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Troubles Spécifiques des Apprentissages Nice, le 24 octobre 2012 Centre de Référence des Troubles des Apprentissages Hôpitaux pédiatriques de Nice CHU.

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1 Troubles Spécifiques des Apprentissages Nice, le 24 octobre 2012 Centre de Référence des Troubles des Apprentissages Hôpitaux pédiatriques de Nice CHU – LENVAL Enseignante Agnès Szikora/Aynaud - Enseignante Orthophoniste Maria NESMES - Orthophoniste Neuropsychologue Jérôme Bianchi - Neuropsychologue

2 LA THEORIE Le rôle de lenseignant Enseignante LA THEORIE Le rôle de lenseignant Agnès Szikora/Aynaud - Enseignante

3 En classe Repérer (tous niveaux, dès la PS) Prévenir (Cycles I et II) Aider spécifiquement en groupe restreint (tous niveaux) Adapter la pédagogie en classe (tous niveaux)

4 2 catégories délèves en difficulté dapprentissage Difficultés dapprentissage Les difficultés sont ponctuelles, momentanées ou passagères. Trouble spécifique dapprentissage Les difficultés sont persistantes voire permanentes (retard 2 ans en lecture, en mathématiques) Amène lenfant à subir des échecs répétitifs

5 Etayer = Soulager, apporter laide nécessaire pour apprendre

6 Les difficultés se manifestent au niveau de… Lattention/concentration (sélectionner, traiter, retenir, structurer et utiliser linformation) La mémoire (visuelle, auditive, à court terme, à long terme) Lexpression (exprimer de façon structurée…) La conceptualisation La coordination La socialisation (isolement..) Lautonomie (dans lexécution dune tâche) Du raisonnement (analyser, se questionner, établir des liens) De la compréhension des consignes

7 UNE QUESTION DE SANTE PUBLIQUE Les troubles des apprentissages concernent 5% des enfants dune tranche dâge,1% sont atteints de troubles sévères Février 2000 : rapport Jean-Charles RINGARD préconise ladoption de mesures pour améliorer le repérage, le dépistage, et la prise en charge Mars 2001: Plan daction interministériel 5 axes Prévenir dès la maternelle Identifier les enfants porteurs dun trouble des apprentissages Prendre en charge Informer, former, rechercher, évaluer Assurer le suivi du plan d action

8 Troubles perceptifs Déficience globale : 2à3% Troubles spécifiques « DYS. » DYSPHASIE (1%) DYSLEXIE (2 à 8%) DYSPRAXIE DYSCALCULIE THADA (3%) ENFANTS PRECOCES (2%) CAUSES DES DIFFICULTÉS DAPPRENTISSAGE SCOLAIRE 24% enfants dune classe dâge scolaire Facteurs environnementaux Excès de pression Manque de motivation T.O.C. Dysharmonie évolutive Dépression Troubles du comportement INSTRUMENTALESPSYCHOLOGIQUES

9 LA SPIRALE DE LECHEC DÉPRESSION anxiété de performance syndrome déchec désinvestissement Désadaptation Marginalisation Dépression sévère TROUBLES DU COMPORTEMENT Repli DYSPHASIE DYSLEXIE DYSPRAXIE DEFICIT DATTENTION ECHEC SCOLAIRE Baisse de lestime de soi Conflits avec lenvironnement

10 LA MAÎTRISE DU LANGAGE, ÉLÉMENT FONDAMENTAL o Lépanouissement de la personnalité o La réussite scolaire o Lintégration sociale o Linsertion professionnelle o Fait partie des 5 éléments qui permettent laccès à la fonction symbolique (le dessin, le jeu symbolique, limage mentale, limitation différée cad en labsence de modèle) o Lépanouissement de la personnalité o La réussite scolaire o Lintégration sociale o Linsertion professionnelle o Fait partie des 5 éléments qui permettent laccès à la fonction symbolique (le dessin, le jeu symbolique, limage mentale, limitation différée cad en labsence de modèle)

11 LES COMPOSANTES DU LANGAGE Sémantique/Pragmatique ( étude du sens et de lusage dun mot ou dun énoncé dans un contexte de communication) Sémantique/Pragmatique ( étude du sens et de lusage dun mot ou dun énoncé dans un contexte de communication) Syntaxe (ordre des mots) Syntaxe (ordre des mots) Lexique et morphologie (dictionnaire mental des mots et de leur formation) Lexique et morphologie (dictionnaire mental des mots et de leur formation) Phonologie/Phonétique (Classification des sons perçus et organisés dans la syllabe et le mot) Phonologie/Phonétique (Classification des sons perçus et organisés dans la syllabe et le mot)

12 LEVOLUTION DU LANGAGE ECRIT L acquisition du langage écrit est le résultat de lapprentissage explicite dun système symbolique arbitraire (L.O. = phénomène naturel.) Cet apprentissage nécessite un traitement conscient et volontaire des composantes du L.O.

13 FONCTIONS EXÉCUTIVES NÉCESSAIRES À LACQUISITION DU LANGAGE ÉCRIT Gnosies visuo-spatiales (analyse « cérébrale » du texte en terme de graphie) Perception et stratégie dexploration visuelle Perception phonétique (pour le langage dicté) Mémoire à court terme et mémoire verbale Capacité dattention Praxies constructives (réalisation des graphies) Gnosies visuo-spatiales (analyse « cérébrale » du texte en terme de graphie) Perception et stratégie dexploration visuelle Perception phonétique (pour le langage dicté) Mémoire à court terme et mémoire verbale Capacité dattention Praxies constructives (réalisation des graphies)

14 Les trois étapes de lapprentissage de la lecture selon U.Frith Étape ORTHOGRAPHIQUE SENS M,ai,s,on/mezŏ/ Procédure globale Les mots sont analysés à partir de leur orthographe de façon globale sans recours à lanalyse phonologique. Le mot en tant que tel est immédiatement reconnu. Lévocation du sens est quasi immédiate. Étape ALPHABETIQUE Lapprentissage des relations entre lécrit et loral sétablit (correspondance entre les graphèmes et les phonèmes). Lenfant réalise que les mots quil entend et quil voit sont formés dunités de plus petite taille. SENS M,ai,s,on /m//e//z//ŏ/ Procédure analytique Étape LOGOGRAPHIQUE Lenfant devine le mot par la reconnaissance dindices extérieurs (couleur, forme dun emballage, logo de marque). PEPSI = REPSI

15 DROIT GAUCHE Témoin Dyslexique GAUCHE Cortex temporal moyen Cortex temporal supérieur Cortex partiéral inférieur Le cerveau du dyslexique

16 Exemple de transmission autosomique dominante avec pénétrance plus marquée chez les garçons Étude neuropsychologique faite Dyslexie et génétique

17 Les deux procédures de lecture « CHÂTEAU » ANALYSE VISUELLE (identité, position…) « CHÂTEAU » Production orale / ʃ ato/ lecture par adressagelecture par assemblage Lexique visuel (Orthographique) Reconnaissance Globale du mot Système Sémantique (sens du mot) Château Système de conversion des graphèmes en sons CHÂTEAU ʃ ato

18 bol

19 confortablement

20 tafemornencoble

21 Atteinte de la voie dassemblage Faible connaissance des associations lettre/son Déficit de lanalyse segmentale de la parole, dans la discrimination phonémique entrave la compréhension Trouble de la perception auditive (surtout les phonèmes dont larticulation est courte <40 millisecondes : p/b ) Du fait de ces difficultés, utilisation stratégie par « adressage »:les mots reconnus à partir dindices visuels souvent incomplets. paralexies verbales :bergerie lu berger,écolier lu école paralexies sémantiques: ruisseau lu rivière … La faiblesse du décodage est palliée par une utilisation massive de la voie sémantique. Lecture laborieuse des logatomes (relation graphème/phonème obligatoire)

22 Atteinte de la voie dadressage IIncapacité dautomatiser la lecture à partir de la forme visuelle des mots. IIncapacité à récupérer en mémoire la prononciation associée au mot. EErreurs de régularisation sur la lecture de mots irréguliers : lettres muettes (doigt, sept..) ou non respect de l'orthographe dans la prononciation (femme, second,oignon..) PPerturbation de laccès à la signification du texte lu, difficulté à accélérer le rythme de la lecture, à la représentation mentale, au raisonnement inférentiel.

23 Vincent: dysorthographie essentiellement de surface. Brillant à loral. Classe de 5éme: 9 ans, dyslexie-dysorthographie mixte, à prédominance phonologique: Lanpeureure eu une idé dune estréme vannitée: sont peple devrée oublié toucequi cétait passer avant sont reigne. Lui cerait le pemié emperer. Lhistouare comenserait aveque lui. Un ceaurbeau perchez sur lentaine dinbatimen tain dans son bec un souris bresé. Rendu furie (furieux) par cer (cet)oiseau cuile (cruel), des enfen lece (lancent) de caiou pour loublige a senvolé.

24 La finalité de la lecture la compréhension donc: Acquérir un haut niveau dautomaticité dans lidentification des mots écrits Permet datteindre un niveau de compréhension écrite égal à celui de la compréhension orale

25 3 types de problèmes pour l élève qui apprend à lire dans une écriture alphabétique : Il ne dispose pas de représentations orthographiques des mots, na pas accès aux unités phonologiques Degré de transparence des relations graphèmes /phonèmes (varie en fonction des langues) Lunité de base dune écriture alphabétique nest pas la lettre mais le graphème qui renvoie au phonème, unité de base du système phonologique

26 Les 3 prédicteurs les plus fiables de lapprentissage de la lecture: Les capacités danalyse phonémique et le niveau de connaissance des lettres Les capacités de mémoire phonologique à court terme La dénomination rapide (dimages dobjets, de couleurs accès au lexique oral) LES CAPACITES DANALYSE PHONEMIQUES SONT CRUCIALES Elles permettent daccéder au principe de ce type décriture (alphabétique)

27 Extraire de linformation de ce qui est écrit Indentification des mots isolés Compréhension orale, Sémantique syntaxique, Connaissance du monde La performance de Lecture

28 Compétences sous-jacentes à la reconnaissance des mots Le traitement de linformation visuelle Le traitement de linformation auditive Perception Attention Identification des lettres Discrimination phonémique Répétition des logatomes ou non mots Conscience phonologique

29 La conscience phonologique peut être définie comme laptitude à percevoir et se représenter la langue orale comme une séquence dunités ou de segments tels que la rime, la syllabe et le phonème.

30 Pourquoi l'enfant dyslexique ne peut apprendre à lire ? La conversion des graphies en sons : un processus simple en apparence La conscience phonologique : le fondement linguistique de la lecture L'identification des mots : une finalité = l'orthographe l'automatisation : un dénominateur commun

31 ANGLAIS Très difficile...à lécrit 40 phonèmes pour 1120 graphèmes ALLEMAND Difficile... ESPAGNOL Un peu plus facile... ITALIEN Plus facile phonèmes pour 33 graphèmes LES LANGUES

32 Pourcentage de mots lus par les enfants de 14 pays européens après une année dapprentissage (daprès Seymour et al., 2003)

33 Situations…

34 La locomotive est devant, en tête, à droite Le temps et lespace wagon locomotive

35 Elle peut sanalyser selon 2 dimensions complémentaires : La lecture : une activité complexe Décodage/identification des mots Compréhension = objectif de lactivité de lecture Accès à la forme phonologique (prononciation) A la forme orthographique(écriture) Accès au sens Dimension non spécifique à la lecture Préexiste à lapprentissage de la lecture Ces 2 dimensions doivent être coordonnées pour assurer une lecture courante dans laquelle les mots et leurs significations sont intégrés au fur et à mesure de leur rencontre en une interprétation cohérente du texte en cours de traitement.

36 Les difficultés de compréhension Les enfants qui éprouvent des difficultés à identifier les mots ne peuvent pas en terme de ressources cognitives et attentionnelles, traiter une activité de compréhension Les facteurs susceptibles dinfluencer lactivité de compréhension sont nombreux : structure du texte, titre, propositions, inférences, vocabulaire nouveau …

37 Le rôle des titres Recherche de Bachira Tomeh (1996) Lecture dun texte structuré ( avec titre et paragraphes marqués) et même texte non structuré proposé à 2 groupes délèves QCM proposé après lecture

38 Augmentation des erreurs en labsence de structuration du texte

39 Produire des inférences Déduire des informations non explicitement mentionnées dans le texte Déduire à partir des connaissances stockées en mémoire à long terme pour construire une représentation personnalisée du texte Les inférences sont INDISPENSABLES à la bonne compréhension

40 « Jacques traversa la route sans regarder de chaque côté. Une voiture arrivant à toute vitesse na pas eu le temps de sarrêter. En se réveillant, Jacques était à lhôpital. » Pour comprendre que « la voiture a percuté Jacques » et construire une représentation cohérente de linformation, il est nécessaire de produire des inférences. Un énoncé nest jamais complet, il ne dit pas tout. Il renferme un grand nombre dinformations implicites. Le simple fait de poser des questions « pourquoi laction sest-elle produite? » « comment ? » « que se passe-t-il après » permet de faire produire des inférences

41 Les anaphores « Jane avait besoin du crayon de Susan. Elle le lui donna. » Préparer la lecture par des questions ciblées et codes couleurs

42 Enseigner la compréhension pour prévenir les difficultés … en entraînant les enfants aux différentes composantes de la compréhension : Les anomalies ou incohérences Les modèles de situation Les connecteurs Les déductions La causalité Les anaphores La compréhension dun récit La compréhension des consignes

43 POUR CONCLURE …. Tenir compte des difficultés sans les sacraliser Laider à créer des outils de ré-évocation ; lui apprendre à les ranger dans sa tête pour savoir comment le retrouver et sen servir au bon moment (en collaboration avec lorthophoniste) Proposer des contrats de réussite Lélève doit apprendre à se cogner à la réalité du monde « non-dys » Prendre le temps de le regarder, de lécouter, de comprendre ses stratégies, ce qui sera une aide précieuse pour dautres élèves en difficultés qui ne sont pas atteints de troubles spécifiques des apprentissages.

44 Paradoxe : Les enfants lecteurs précaires lisent moins bien que les enfants lecteurs, ce qui fait augmenter les écarts Connaissances sur le monde Niveau de vocabulaire Niveau de lecture Temps de lecture Allington (1994) à âge égal: Fort lecteur lit 1900 mots par semaine/16 pour un faible lecteur Cunningham (1999) Les 10% des meilleurs lecteurs (90 e centile) lisent en 2 jours le même nombre de mots que les 10% des plus faibles (10 e centile) en 1 an

45 Le rôle de lOrthophoniste Orthophoniste Le rôle de lOrthophoniste Maria NESMES - Orthophoniste

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47 Recopier ce texte:

48 Problème à résoudre en 30 secondes: Fa nié mal ade lemaide sain lu iapresque rit troiscons primais deGir émieu pargeourpan dan uijour lécon pri messon van dupart bois tedessinc con bienfo tila che taideb oite?

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50 Ce que nest pas la dyslexie Une maladie à la mode. Quelques confusions et ou inversions de sons. Une stratégie des parents pour quon soccupe de leurs enfants. Un effet pervers de léducation, du milieu social ou culturel. La conséquence dune souffrance affective ou dune mauvaise méthode de lecture. NI LES ENSEIGNANTS NI LES PARENTS NE SONT RESPONSABLES

51 Cest un trouble structurel = Une difficulté durable et sévère de lapprentissage de la lecture chez des enfants: Normalement intelligents Sans troubles sensoriels ou neurologiques Elevés au sein dun milieu socio-culturel normalement stimulant Et normalement scolarisés Diagnostic porté quand il y a de 18 à 24mois décart entre lâge réel de lenfant et son niveau de lecture.

52 Le rôle de lOrthophoniste Evaluer le langage oral et le langage écrit avec des batteries de tests standardisés. Définir le type de trouble, sa sévérité et le projet thérapeutique. Demander des bilans complémentaires. Participer aux projets daménagement scolaire, informer les enseignants avec laccord des parents.

53 Le bilan orthophonique Anamnèse. Niveau de langage oral (expression/compréhension) écarter une dysphasie. Lecture oralisée de texte déterminer âge de lecture Lecture de mots réguliers (désenchantement) irréguliers (monsieur) pseudomots (iffarmitave) analyse des voies de lecture. Compréhension de texte avec et sans limite de temps. Dictée (mots, non mots, textes) Conscience phonologique et aptitudes métalinguistiques. Stratégies visuo attentionnelles. Autres évaluations si nécessaire. SYNTHESE avec parents et équipe pluridisciplinaire. PEC ou non? Orientation vers dautres professionnels.

54 La PEC orthophonique Projet à partir des résultats observés. Sappuyer sur les compétences de lenfant. Utiliser les méthodes accessibles à lenfant, trouver des moyens de facilitation, impliquer les parents et les enseignants. Cest une rééducation pour développer ou renforcer les bases indispensables à la maîtrise du langage écrit. CE NEST PAS UNE AIDE AUX DEVOIRS !!!!!!!!

55 ACTUALITES SUR LES TROUBLES PRAXIQUES : THEORIE ET PRATIQUE Neuropsychologue ACTUALITES SUR LES TROUBLES PRAXIQUES : THEORIE ET PRATIQUE Jérôme Bianchi - Neuropsychologue

56 = > Difficultés à la maison : manque dautonomie difficultés dhabillage (lacets,...) maladresse à table (mauvaise tenue des couverts...) = > Difficultés scolaires : mauvaise tenue du crayon, écriture peu lisible difficultés en géométrie, en maths, en sport (non participation, mis à lécart) difficulté dutilisation des outils scolaires (compas, règle, cahier)... = > Difficultés affectives : diminution de lestime de soi repli sur soi, crainte sentiment dinsécurité,... QUELQUES SIGNES DAPPEL

57 DEROULEMENT DE LACTIONVISION PERCEPTION Main sur la poignée Tourner la poignée Pousser la porte Planification et programmation Contraction musculaire, ajustement, correction précision, force … Exécution Tourner + pousser Geste / action Tableau daprès Pannetier, E. (2007) Ouvrir une porte …

58 VISION PERCEPTION Main sur la poignée Tourner la poignée Pousser la porte Planification et programmation Contraction musculaire, ajustement, correction précision, force … Pas de rétroaction Tableau daprès Pannetier, E. (2007) 1 er problème 2° problème 3° problème Appuyer + pousser Pousser + tourner Tourner + tirer DEROULEMENT DE LACTION : DYSPRAXIE

59 DÉVELOPPEMENT NORMAL DES PRAXIES QUELQUES REPÈRES Attention : Dyspraxie simple retard Diagnostic délicat avant 4 ans Praxies matures vers ans Tableau daprès Pannetier, E. (2007) ACTIVITES3 ans4 ans5 ans6 ans Salimenter Seul avec cuillère ou fourchette Utilise le couteau Avec couteau et fourchette ensemble Tartine ShabillerEnfile ses pantalons Fermeture éclair, boutons Shabille/se déshabille seul, Fait ses boucles Attache ses chaussures seul DécouperTient les ciseaux Coupe entre les lignes Découpe en suivant les courbes Découpe des formes complexes Dessiner ou écrirePrénom Attraper Ballons à deux mains Balle avec bras et corps Balle avec les mains Balle avec une main Frapper un ballon avec le pied Donne un coup de pied Coup de pied stable Fait rouler avec le pied Coup de pied en courant

60 Dyspraxie motrice / mélokinétique : Trouble de la dextérité dans les mouvements rapides, alternatifs ou en série. Dyspraxie idéatoire : Trouble de la manipulation dobjets ou doutils. Trouble de la succession chronologique des différentes étapes dans la réalisation du geste pour manipuler lobjet. (allumer une allumette) Dyspraxie dhabillage : Trouble dans l'orientation des vêtements et/ou dans l'ordre d'enfilage. Dyspraxie idéomotrice : Trouble de lorganisation du geste moteur en labsence de manipulation réelle de lobjet (faire semblant de) lorsque lenfant doit réaliser des gestes symboliques sur ordre + Déficit dans la réalisation de gestes non significatifs (configurations digitales et manuelles). DIFFÉRENTS TYPES DE DYSPRAXIES DANS LA PRATIQUE...

61 DIFFÉRENTS TYPES DE DYSPRAXIES DANS LA PRATIQUE... ________ ____________ _____ ________ ____________ ____ ______ _ __________ ___ _________ ________ ___ __ ______ __ ______ __ _____ ___________ __ ______ ________ __ _ ________ ________ _________ ___ _____________ _______ __ ________ _ ___ _______ ________ __ ___ ___________ ________ ________ __ _______ ________ ____________ _____ ________ __________ _ __ _______ ____ _ ____________ __ _____ __ _ __ _______ _____ _______ __ __ ____________ __ ________ __________ __ _ ______ _______ __ ____ __________ ____ __ ____ _______ __ ______ _ _ ____ ____ __ ________ _ __________ _________ ____ ___ ___________ _ _______ ________ _____ __ _____ __________ ___ ___ _______ ________ __ __ _____ ____ _ ______ _ __ ___ _ ________ __ ______ ____ __ _________ _ ______ ___ _ _____ ___ _____ __ ____ ____ ______ __ __________

62 Un petit exercice pour se mettre dans le bain ….

63 LE TROUBLE DACQUISITION DE LA COORDINATION (TAC) Traduction directe du terme introduit par les anglo-saxons dans les années 90 Conférence de consensus international (1994) Critères diagnostiques définis par le DSM-IV A.Les performances dans les AVQ nécessitant une bonne coordination motrice sont nettement au-dessous du niveau escompté compte tenu de lâge chronologique du sujet et de son niveau intellectuel. B.Interférence significative avec la réussite scolaire ou les activités de vie courante. C.La perturbation nest pas due à une affection médicale générale et ne répond pas aux critères de TED. D.Sil existe un retard mental, les difficultés motrices dépassent celles habituellement associées à celui-ci. Critères quantitatifs ? (quels seuils ?) Ne distingue pas un simple retard... On ne parle que de la « coordination motrice »... (Quels tests ? Quelles composantes ?)

64 DYSPRAXIE DÉVELOPPEMENTALE VS TAC Différentes conceptions selon les auteurs Dyspraxie = TAC Dyspraxie TAC Dyspraxie TAC TAC coordination motrice Mouvement sous la commande motrice de muscles, pré-câblé génétiquement Dyspraxie Praxies Geste ensemble de mouvements permettant la réalisation dun projet moteur finalisé, avec ou sans signification TROUBLES PRAXIQUES CHEZ LENFANT DYSPRAXIE DEVELOPPEMENTALE

65 LÉVALUATION Quand lenvisager ? A partir des différents signes dappel (maladresse motrice, difficultés dans lutilisation des outils quotidiens…) La prise en charge pluridisciplinaire (Médecins, Psychologues spécialisés en Neuropsychologie, Orthophonistes, Ergothérapeutes, Orthoptistes …) = Essentiel au diagnostic différentiel Il est très important de prendre en compte les critères dexclusion, la co-morbidité et les retentissements éventuels.

66 Lexemple dune Dyspraxie Visuo-constructive pure Figure de REY Copie

67 Lexemple dune Dyspraxie Visuo-constructive pure Figure de REY Planification

68 CONCLUSION GENERALE Troubles praxiques chez lenfant Dyspraxie développementale Dyspraxie développementale = trouble primaire et spécifique des praxies, durable. Evaluation pluridisciplinaire avec suivi longitudinal Diagnostic différentiel Létiquette ne change pas la qualité de la PEC ! Mieux identifier la nature des troubles pour mieux prendre en charge Adaptations pédagogiques : faire au mieux et favoriser les interactions avec la famille

69 ACTUALITES SUR LE TDA-H Neuropsychologue ACTUALITES SUR LE TDA-H Jérôme Bianchi - Neuropsychologue

70 Pour le TDAH Difficultés avant lécole Difficultés à lécole Difficultés après lécole Difficultés au coucher

71 LATTENTION Les critères du TDAH : DSM IV -Inattention -Hyperactivité / impulsivité Hyperactivité motrice Impulsivité Ou MIXTE !

72 Lattention comporte 5 composantes Lattention dirigée Lattention soutenue Lattention sélective Lattention alternée Lattention divisée Sohlberg et Mateer en 1998

73 Un petit exemple pour se mettre dans le bain … Écouter deux choses à la fois ! Compter les coups de fusil et percevoir et retenir le nom de lanimal …

74 Les fonctions exécutives... Définition : capacités nécessaires pour sadapter à des situations nouvelles. Donc ! Il est nécessaire détablir un plan daction. Implique la Mémoire de travail

75 Nous distinguons : LINHIBITION LA MISE A JOUR LA FLEXIBILITE MENTALE LA PLANIFICATION

76 Merci de votre attention et de votre participation !


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