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Evaluer la crédibilité dune ressource sur le web Alexandre Serres URFIST de Rennes 2 octobre 2013 1.

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1 Evaluer la crédibilité dune ressource sur le web Alexandre Serres URFIST de Rennes 2 octobre

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3 PLAN 1/ En introduction : contextes, ruptures et continuités, pratiques... 2/ Cerner les infopollutions 3/ Complexité, notions-clés de lévaluation 4/ Sur la notion de crédibilité 5/ Démarche dévaluation 6/ Ressources A. Serres, URFIST Rennes,

4 INTRODUCTION : CONTEXTES, RUPTURES ET CONTINUITES, PRATIQUES A. Serres, URFIST Rennes,

5 De quoi parle-t-on ? Un processus complexe De nombreuses opérations cognitives et documentaires : –Filtrer les résultats de la recherche –Vérifier la pertinence des résultats par rapport à la requête –Identifier les résultats jugés pertinents : Identifier la nature des sites web Identifier les sources, les auteurs Identifier les supports, les genres documentaires –Juger de la crédibilité des sources retenues –Evaluer la pertinence des ressources par rapport au besoin dinformation –Qualifier la nature des discours –Mesurer lautorité cognitive des auteurs –Evaluer la fiabilité des informations –Evaluer la qualité des ressources et des informations –Retracer, recouper, comparer, vérifier –…–… 5 A. Serres, URFIST Rennes, 2013

6 Le renversement du modèle de validation La question de la qualité de linformation Lexplosion des infopollutions et des croyances La question de la confiance A. Serres, URFIST Rennes, Quel est le problème ?

7 Trois réponses complémentaires : –Technique : Amélioration des techniques de filtrage, métadonnées, web sémantique... –Mais risque de lillusion techniciste –Sociale : Les réseaux sociaux et la force du collectif, le filtrage collaboratif, les réseaux de confiance… –Risque de lillusion sociale avec la confiance excessive dans la communauté évaluation de l'information = jugement personnel –Educative : Lindispensable formation des internautes, des élèves… A. Serres, URFIST Rennes, Quelles réponses ?

8 EVALUER DANS QUELS CONTEXTES ? Plusieurs contextes entremêlés : Sociopolitique : La question de la confiance Informationnel : La crise du modèle de validation Sociotechnique : La numérisation du savoir Internet, le web social Socioculturel : La crise des médiations, les nouvelles pratiques A. Serres, URFIST Rennes,

9 TITRE DE DIAPOSITIVE « Il n'y a pas de si grand philosophe qui ne croie un million de choses sur la foi d'autrui et qui ne suppose beaucoup plus de vérités qu'il n'en établit (...) Il faut donc toujours, quoi qu'il arrive, que l'autorité se rencontre quelque part dans le monde intellectuel et moral. Sa place est variable mais elle a nécessairement sa place. » (Tocqueville, De la démocratie en Amérique, 1840) Quelle est la place de lautorité, intellectuelle et morale, sur les réseaux sociaux ? CONTEXTE SOCIOPOLITIQUE DE LA CREDIBILITE A. Serres, URFIST Rennes,

10 locale globale verticale horizontale Confiance scientifique Confiance Internet Source : Geoffrey Bilder, Journal of Electronic Publishing, 2006 CONTEXTE SOCIOPOLITIQUE ET SOCIOTECHNIQUE DE LA CREDIBILITE A. Serres, URFIST Rennes,

11 Quelles valeurs dominantes ? « Instantanéité », tyrannie de linstant : –Contradiction avec la lenteur de lévaluation Popularité, notoriété, buzz… : –Dérive des indicateurs purement quantitatifs Visibilité : –Mise en scène de soi comme nouveau critère dévaluation de linformation ? « L'évaluationnite » : –omniprésence de l'évaluation, du jugement, du vote, de l'avis... Règne de l'affectif : –Evaluer = aimer ou ne pas aimer ? CONTEXTE SOCIOTECHNIQUE : LE WEB SOCIAL A. Serres, URFIST Rennes,

12 Le partage, le collaboratif : –Valeur cardinale du web 2 Dans le web 1 : usager « seul face à linformation » Dans le web 2 : usager seul mais en réseau –Potentialités les plus fortes, garde-fous contre manipulations… –Mais attention à « lillusion sociale » de lévaluation ! CONTEXTE SOCIOTECHNIQUE : LE WEB SOCIAL A. Serres, URFIST Rennes,

13 Daprès les études sur les pratiques : –Peu d'attention portée à l'évaluation de l'information chez les jeunes –Confiance trop grande dans les résultats des moteurs de recherche –Méconnaissance ou confusion des critères dévaluation –Facilité dutilisation dun site considérée comme critère de crédibilité –Difficultés à évaluer linformation REPERES SUR LES PRATIQUES INFORMATIONNELLES DES JEUNES A. Serres, URFIST Rennes,

14 1.6 Quelques repères sur les comportements informationnels des jeunes Selon une étude britannique : –« la culture informationnelle des jeunes ne s'est pas améliorée avec l'augmentation de l'accès à la technologie » (UCL, JISC, Estève-Bouvet, Isabelle (trad.). Comportement informationnel du chercheur du futur)Comportement informationnel du chercheur du futur Expertise numérique et informationnelle des jeunes : qualifiée de « discours à la mode » REPERES SUR LES PRATIQUES INFORMATIONNELLES DES JEUNES A. Serres, URFIST Rennes,

15 Lévaluation de linformation nest pas : –Une simple compétence info-documentaire –Encore moins une opération technique Cest une activité multi-dimensionnelle : –Dimensions sociopolitique, cognitive, documentaire, sociale, technique… Qui repose sur larticulation entre : –Nouveaux contextes et mécanismes de confiance –Capacité de jugement critique des individus Pour conclure lintroduction… A. Serres, URFIST Rennes,

16 En conclusion de lintroduction… En résumé, lévaluation de linformation est une opération à la fois : –Plus cruciale quavant internet –Plus complexe avec le numérique –Plus importante dans les études universitaires –Encore sacrifiée et méconnue Pour conclure lintroduction… A. Serres, URFIST Rennes,

17 CERNER LES INFOPOLLUTIONS, LES BIAIS COGNITIFS A. Serres, URFIST Rennes,

18 Information comme nouvel environnement et comme nouvelle pollution –notion « dinfo-pollution » Typologie des info-pollutions : –La surabondance –La contamination –La désinformation, les rumeurs –La médiocrité –Linvasion publicitaire –Le temps réel Importance de bien cerner les info- pollutions et les biais cognitifs LES INFOPOLLUTIONS A. Serres, URFIST Rennes,

19 19 Le déluge informationnel Chaque seconde sur Internet… Source : Qmee,Qmee, Juillet 2013

20 Un problème déjà ancienancien La nouveauté : le changement déchelle –En quelques mois, autant de contenus créés que dans toute lhistoire de lhumanité Le problème : –« les travailleurs du savoir passent 15 à 35% de leur temps à la recherche d'information –seulement la moitié de ceux qui recherchent de l'information sur le web parviennent à leurs fins » (enquête IDC 2007) Les enjeux : –Comment ne pas sombrer sous linformation ?Comment ne pas sombrer sous linformation ? Quels remèdes face à « linfobésité » ? –Maîtriser les outils de recherche –Utiliser les outils de veille –Savoir définir ses besoins dinformation –Filtrer les sources INFOPOLLUTIONS : la surcharge informationnelle 20 A. Serres, URFIST Rennes, 2013

21 Image de la marée noire : –Prolifération des informations indésirables : révisionnisme, pornographie, sectes… Exemples : –Contamination des résultats sur les moteurs de recherche : Exemple sur GoogleGoogle –«lastroturfing », ou usurpation de représentativité"astroturfing Risques : –Dangers de manipulation : par les sectes, les sites révisionnistes, les sites complotistes... –Problèmes de sécurité de linternet : explosion des escroqueries, du spam.. Sur la manipulation, voir FB HuygheFB Huyghe LES INFOPOLLUTIONS : la contamination, les manipulations A. Serres, URFIST Rennes,

22 Le conspirationnisme : –« Le conspirationnisme désigne lattitude consistant à substituer abusivement à lexplication communément admise de certains phénomènes sociaux ou événements historiques, un récit alternatif qui postule lexistence dune conspiration. » (Conspiracy Watch)Conspiracy Watch Ancienneté du complotisme : –Voir lhistoire des « Protocoles des Sages de Sion »Voir lhistoire des « Protocoles des Sages de Sion » –Essor actuel des théories complotistes –Changement déchelle avec internet Voir lexemple du 11 septembrelexemple du 11 septembre Complexité des causes et du phénomène complotiste : –un problème politique, culturel, épistémologique… –cognitif : le « mille-feuilles argumentatif » des complotistes –mais aussi informationnel : Comment identifier les sites complotistes ? Meilleure garantie : –Culture générale, politique, historique, et informationnelle Ressource utile : Conspiracy Watch Conspiracy Watch A. Serres, URFIST Rennes, LES INFOPOLLUTIONS : Les manipulations, le complotisme

23 Petit exercice sur les sites complotistes : – sur Google, taper la requête « enquete attentats 11 septembre 2001 »enquete attentats 11 septembre 2001 –Repérer les 6 ou 7 sites adeptes de la théorie du complot sur la 1 ère page des 10 résultats ! A. Serres, URFIST Rennes, LES INFOPOLLUTIONS : Les manipulations, le complotisme

24 24 Des sites à lécoute…

25 Exemple de lavortement : –Intox : Voir les sites : SOS.IVG, Avortementivg.com, Ecoute IVG, SOS Bébés, SOS Détresse…SOS.IVGAvortementivg.com Ecoute IVGSOS BébésSOS Détresse –Qui se cache derrière ces sites ? –Désintox : Lenquête de lAFP, janvier 2013Lenquête de lAFP Article du Monde, du 25 février 2013Monde Article de BFM du 28 septembre 2013Article de BFM Le site gouvernemental IVG.gouv.frIVG.gouv.fr A. Serres, URFIST Rennes, LES INFOPOLLUTIONS : la contamination, les manipulations

26 Quels remèdes ? –Rôle-clé de lidentification des sites : Savoir reconnaître un site révisionniste, sectaire, etc. –Outils politiques, juridiques : Lutte contre les théories complotistes : Conspiracy WatchConspiracy Watch Identification des hoax, des virus.. : HoaxBusterHoaxBuster Signalement de sites dangereux : Internet-Signalement.gouv.fr Internet-Signalement.gouv.fr –Quelques remèdes « socio-techniques » : outils de filtrage Voir Web Of Trust :Web Of Trust –Exemple dalerte de WoTdalerte de WoT Importance de lesprit critique, de la culture générale, de la culture du doute… LES INFOPOLLUTIONS : la contamination, les manipulations

27 « DESINFORMATION : Utilisation de techniques de linformation, notamment de linformation de masse, pour induire en erreur, cacher ou travestir les faits. [Norme AFNOR XP X ] » « La désinformation est un processus, utilisable à tous les niveaux dans toutes les sphères de la communication, et qui consiste à présenter :désinformationcommunication –une information fausse comme vraie, –une partie d'information vraie comme une totalité indépendante et vraie pour elle-même, –une partie d'information fausse comme une totalité indépendante et vraie pour elle-même, –une information vraie comme fausse. » (source TechnoScience.net)TechnoScience.net LES INFOPOLLUTIONS : la désinformation

28 Image de lintoxication alimentaire Ancienneté du problème de la fiabilité Quels aspects ? –Le changement déchelle –La confusion des sources –Les nouveaux enjeux de la guerre de linformation : Voir lexemple dun rapport américain sur Israël : info ou intox ?lexemple Israël : –Lexplosion des croyances Quels remèdes ? –Rôle-clé de lévaluation de linformation : Développer des méthodologies de lobservation, de la déduction… Importance des connaissances, de la culture générale Esprit critique –Limites des solutions techniques Lectures utiles : Gérald Bronner. La démocratie des crédules. PUF, 2013 (voir compte- rendu)compte- rendu FB Huyghe LES INFOPOLLUTIONS : la désinformation A. Serres, URFIST Rennes,

29 Explosion des images manipulées : –Exemple de louragan Sandy sur New York en octobre 2012 : Voir le travail du journaliste Alexis C. Madrigal, dans le magazine The Atlantic, ou larticle « Sandy fais-moi peur »The AtlanticSandy fais-moi peur Voir le test sur les images manipulées ou véridiquestest sur les images manipulées Quels remèdes ? –Le sens de lobservation ! –Utilisation doutils : Le moteur TinEye ou Google Imagesmoteur TinEye –Pour comparer les versions Pour trouver les informations EXIF dune photo : –Loutil de Jeffrey FriedlLoutil de Jeffrey Friedl –Plugs-in Firefox : –Développement des recherches informatiques sur lidentification des images Ressources : –Savoir reconnaître une photo truquée en ligne, ThotCursusSavoir reconnaître une photo truquée en ligne A. Serres, URFIST Rennes, LES INFOPOLLUTIONS : la désinformation des images

30 Rumeur : information qui circule en samplifiant et en se déformant (voir P. Froissart) Ampleur du phénomène sur le web : hoax, rumeurs médiatiques, phénomène du buzz... –Voir Elle court, elle court la rumeur »Elle court, elle court la rumeur Sur les rumeurs, voir : –Rumeurs et rumorologie, le site de Pascal FroissartRumeurs et rumorologie –HoaxBusterHoaxBuster –CLEMI. Rumeur ou information ? Niveau 4ème, 3ème, Lycée.Rumeur ou information ? Niveau 4ème, 3ème, Lycée LES INFOPOLLUTIONS : la rumeur A. Serres, URFIST Rennes,

31 Nombreux biais cognitifs venant perturber le jugement, expliquer les croyances…(voir G. Bronner) Le biais de confirmation : –« désigne la tendance naturelle qu'ont les individus à privilégier les informations qui confirment leurs idées préconçues ou leurs hypothèses (sans considération pour la véracité de ces informations) et/ou d'accorder moins de poids aux hypothèses jouant en défaveur de leurs conceptions » (Wikipedia)Wikipedia –Opposé à la démarche scientifique (K. Popper) : « une proposition est scientifique sil est possible de montrer quelle est fausse »une proposition est scientifique sil est possible de montrer quelle est fausse –Ancienneté du biais de confirmation : Voir la sociologie des médias, la psychologie sociale… A. Serres, URFIST Rennes, LES BIAIS COGNITIFS

32 Le théorème de la crédulité informationnelle : –« plus le nombre dinformations non sélectionnées sera important dans un espace social, plus la crédulité se propagera » (Bronner, p. 48) –Amplification du biais de confirmation sur internet, par la surabondance de loffre cognitive : Chacun peut trouver confirmation de ses croyances, hypothèses, opinions… –Exemple dune étude de 2006 sur les lecteurs de blogs politiques : « 94 % des 2300 personnes interrogées ne consultent que les blogs de leur sensibilité » (Bronner) –Aggravation par les « bulles de filtrage » des moteurs : Résultats adaptés selon lutilisateur, selon de nombreux critères Effets pervers de la « personnalisation » des résultats A. Serres, URFIST Rennes, LES BIAIS COGNITIFS

33 « Lavarice cognitive » : –Susan Fiske et Shelley Taylor, « Social Cognition », New York, Random House, 1984 –«lavarice cognitive conduit souvent à endosser des croyances douteuses mais relativement convaincantes parce que sur nombre de sujets, la motivation des individus nest pas assez forte pour leur inspirer des procédures de contrôle mental » (Bronner)Bronner –« principe déconomie par lequel nous remplaçons assez souvent une connaissance méthodique par le mol oreiller de la croyance » (Bougnoux).Bougnoux –Rapport entre effort et coût cognitif –Tendance spontanée à privilégier : Les hypothèses qui confirment nos croyances (biais de confirmation) Les explications simples sur des problèmes complexes A. Serres, URFIST Rennes, LES BIAIS COGNITIFS

34 Image de la malbouffe –Problème de linformation de mauvaise qualité, non fiable, mal structurée, mal identifiée, etc. Quelles manifestations ? –Phénomène de la redondance –Simplification des messages –Hétérogénéité, indifférenciation des sources –Effacement de la source, de lauteur –Ravages du plagiat Quels effets ? –conformisme, relativisme généralisé, baisse des exigences... Quels remèdes ? –formation universitaire, travail sur les sources, évaluation de linformation... LES INFOPOLLUTIONS : la médiocrité de linformation A. Serres, URFIST Rennes,

35 Caractéristiques du numérique : –vitesse pure, temps réel, instantanéité… Complexité de la question de la vitesse de linformation : –coïncidence de lévénement, de sa saisie, de sa transmission, de sa réception Risques du temps réel sur TwitterRisques du temps réel Effets pervers sur la recherche dinformation, sur lapprentissage… –Contradictions des temporalités de la recherche dinformation et de lapprentissage –Pratiques de survol, de zapping… LES INFOPOLLUTIONS : la logique du temps réel A. Serres, URFIST Rennes,

36 Prolifération du racisme sur les réseaux sociaux :Prolifération du racisme Confusion autorité/popularité (Cf Technorati) Technorati « effet de meute » : sagesse ou folie des foules ?« effet de meute » Dangers de la transparence absolueDangers de la transparence Problèmes de la confiance sur les réseaux sociauxProblèmes de la confiance sur les réseaux sociaux LES INFOPOLLUTIONS : propres au web social A. Serres, URFIST Rennes,

37 Nombreux problèmes et risques socio-cognitifs : –Saturation intellectuelle, passivité, paresse intellectuelle –Manipulation, intoxication –Méfiance généralisée, culture du soupçon, paranoïa… –Absence de recul critique, crédulité… –Conformisme, culte de la popularité, de laudience, maoisme numérique –Indifférenciation des sources dinformation, relativisme des sources –Non respect des sources, du droit dauteur, plagiat –… LES INFOPOLLUTIONS : conséquences 37 A. Serres, URFIST Rennes, 2013

38 COMPLEXITE DE LEVALUATION DE LINFORMATION A. Serres, URFIST Rennes,

39 Ne pas occulter la complexité de lévaluation de linformation : –Pas de « recettes » –Pas doutils-miracles Démarche de questionnement : –Nombreuses connaissances nécessaires –Apprendre à discerner, à distinguer… –Evaluation de linformation = apprentissage du jugement critique COMPLEXITES DE LEVALUATION DE LINFORMATION A. Serres, URFIST Rennes,

40 A. Serres, URFIST Rennes, Trois grands facteurs de complexité : –Multiplicité des critères d'évaluation –Hétérogénéité des pratiques informationnelles –Diversité des dimensions de l'évaluation de l'information COMPLEXITES DE LEVALUATION DE LINFORMATION

41 Questions : –Quels sont les principaux critères dévaluation ? –Quelles sont les différences entre les notions de crédibilité, autorité, qualité et pertinence ? A. Serres, URFIST Rennes, Complexité : multiplicité des critères dévaluation

42 A. Serres, URFIST Rennes, Evaluer une ressource = mobiliser 2 grandes catégories de critères : –Des critères « transversaux », liés à des notions –Des critères « d'objet », liés aux composantes dune ressource Plusieurs objets à distinguer dans toute évaluation : –La source –Lauteur –Linformation –La structuration du contenu –La présentation, le graphisme, la lisibilité… –Lusage, « lutilisabilité » –Confusion fréquente des objets à évaluer : Par ex. entre fiabilité de source et facilité daccès Complexité : multiplicité des critères dévaluation

43 –La structuration : du document, du site.. Cohérence, qualité, présentation, facilité de repérage… –Lusage : Lisibilité, graphisme, « utilisabilité » du site… Confusion fréquente des objets à évaluer : –Par ex. entre fiabilité de source et facilité daccès Dans toute ressource, au moins quatre objets à évaluer : –La source, lauteur… Fiabilité, crédibilité, réputation, etc. > connaissance des circuits de l édition... –Linformation : Qualité de linformation, validité, fiabilité… > connaissances disciplinaires Complexité : les critères dobjets A. Serres, URFIST Rennes,

44 Des « allants-de-soi » peu explicités : –« Évaluer la qualité et la pertinence de l'information », compétence D4.3 du nouveau B2i Adultes Mais quest-ce que la qualité de linformation ? La crédibilité ? Lautorité dune ressource ? La pertinence ? –Importance de bien distinguer ces notions, qui ne se recouvrent pas COMPLEXITES… : la distinction des notions A. Serres, URFIST Rennes,

45 Crédibilité = « Caractère, qualité rendant quelque chose susceptible d'être cru ou digne de confiance » –Synonyme de fiabilité Rôle-clé de la confiance : –Crédibilité toujours à construire –Plus proche dun sentiment que dune qualité factuelle Crédibilité dune ressource : –Qualité perçue, à partir de différents indices QUATRE NOTIONS A DISTINGUER : la crédibilité A. Serres, URFIST Rennes,

46 Relations avec autres notions : –Crédibilité comme première condition de lautorité –Crédibilité comme élément de la qualité de linformation mais pas de recouvrement entre qualité et crédibilité –Crédibilité différente de la v éracité, ou de la vérité –Crédibilité différente de la pertinence QUATRE NOTIONS A DISTINGUER : la crédibilité A. Serres, URFIST Rennes,

47 Selon Patrick Wilson : « une relation dinfluence de pensée, impliquant au minimum deux personnes, lune accordant à lautre sa confiance parce quelle maîtrise un domaine spécifique de compétences » Diversité des autorités cognitives : –Personnes, livres, organisations, outils… Autorité cognitive fondée sur la crédibilité, la réputation, lexpertise –Mais autorité plus forte que la crédibilité : Notion dinfluence choisie, de reconnaissance dune expertise Idée de connaissance de « seconde main » QUATRE NOTIONS A DISTINGUER : lautorité cognitive A. Serres, URFIST Rennes,

48 Notion « dautorité informationnelle » (E. Broudoux) Quatre types dautorités informationnelles : –Lautorité énonciative : liée à un auteur, à un collectif… ; –Lautorité institutionnelle : Éditeur, organisation, source… –Lautorité du support : Liée au type de document ; –Lautorité de contenu : « plausibilité intrinsèque » du texte QUATRE NOTIONS A DISTINGUER : lautorité cognitive A. Serres, URFIST Rennes,

49 Trois grandes approches de la qualité : –« Qualité documentaire » : Ensemble de critères, liés aux caractéristiques formelles du contenu dune ressource –Qualité de linformation, au sens info-news Voir la Charte de qualité de linformationCharte de qualité de linformation –Qualité des données (info-data) : « La définition de la qualité est propre à lutilisateur, cest-à-dire elle est relative à la satisfaction de ses besoins en termes de choix et dappréciation des facteurs de la qualité » (Harrathi et Calabretto)Harrathi et Calabretto > Confondue avec la pertinence QUATRE NOTIONS A DISTINGUER : la qualité de linformation A. Serres, URFIST Rennes,

50 4ème approche de la qualité : approche « usagers », selon Robert S. Taylor (1986) –Jugements de valeur permanents de lusager, dans linteraction avec ressources –Cinq valeurs : lexactitude (accuracy) la complétude (comprehensiveness) lactualité de linformation (currency) la fiabilité (reliability) la validité (validity). > qualité comme critère à la fois documentaire et dusage QUATRE NOTIONS A DISTINGUER : la qualité de linformation A. Serres, URFIST Rennes,

51 Qualité documentaire liée à la crédibilité et à lautorité, mais à distinguer également : –Ressource crédible : de plus ou moins bonne qualité –Ressource de bonne qualité, sans avoir une grande crédibilité de réputation Qualité documentaire varie selon le domaine : –Information juridique, économique… –Sur la qualité de linformation médicale, voir le Netscoring et le HONCodeNetscoring HONCode Quelques critères « universels », communs à tous les domaines : –Critères de linformation professionnelle QUATRE NOTIONS A DISTINGUER : la qualité de linformation A. Serres, URFIST Rennes,

52 Linformation, selon les critères de linformation professionnelle : –identifiée, « sourcée » –fiable –précise, exacte, complète –apportant du nouveau –fraîche, actualisée –accessible –ayant un impact, un effet –bien structurée, bien organisée, bien rédigée Qualité documentaire de linformation : –Seule vraiment formalisable pour lévaluation QUATRE NOTIONS A DISTINGUER : la qualité de linformation A. Serres, URFIST Rennes,

53 « Qualité de ce qui est adapté exactement à l'objet dont il s'agit. » Notion complexe, nombreux modèles, nombreuses théories Au fondement de la recherche documentaire: – "Degré de corrélation entre une question et la réponse apportée » –approche précise mais réductrice de la pertinence Confusion avec la relevance –Nécessité délargir la notion Différentes catégories de pertinences QUATRE NOTIONS A DISTINGUER : la pertinence A. Serres, URFIST Rennes,

54 La « pertinence-système » : –p–pertinence de la représentation du document (indexation...) et recherche d'information elle-même. les outils de recherche La « pertinence-utilisateur » : trois types –p–pertinence de la formulation de la requête : l utilisateur + les outils (interfaces) –p–pertinence de la présentation des résultats : uniquement les outils –p–pertinence du document par rapport au besoin : uniquement l utilisateur La « pertinence-thème » : –p–pertinence du contenu du document par rapport au thème évaluation de l information QUATRE NOTIONS A DISTINGUER : trois types de pertinences A. Serres, URFIST Rennes,

55 Dans lévaluation de linformation, pertinence = adéquation dune ressource à : –un besoin précis : De quel type dinformation ai-je besoin ? –un contexte précis : Dans quel but se fait la recherche dinformation ? –un usage précis : Pour quel type dusage ? Usage facilité ou non ? –un individu précis : Quel rapport avec le niveau, le degré de connaissance du sujet, les représentations, les opinions… ? Impossibilité de formaliser lévaluation de la pertinence QUATRE NOTIONS A DISTINGUER : la pertinence A. Serres, URFIST Rennes,

56 Bien distinguer les combinaisons entre les notions. Une ressource peut être : –crédible, de qualité, mais non pertinente : Ex. dune thèse en Licence –peu crédible, mais de qualité et pertinente : Ex. dun site personnel inconnu, mais de qualité et pertinent –crédible, mais de mauvaise qualité et non pertinente: Ex. dun article de revue de mauvaise qualité –non crédible et de mauvaise qualité mais pertinente Ex. dun site sectaire pour un dossier sur les secte Pas de superposition entre ces trois ensembles de critères Pour lusager, primauté de la pertinence sur tous les autres QUATRE NOTIONS A DISTINGUER A. Serres, URFIST Rennes,

57 SUR LA CREDIBILITE A. Serres, URFIST Rennes,

58 Deux typologies de la crédibilité : –selon les objets de crédibilité : Source, auteur, support, document –selon les types de crédibilités : (Fogg et Tseng, 1999) CREDIBILITE : typologies A. Serres, URFIST Rennes,

59 Quatre objets de crédibilité à mesurer : –Crédibilité de la source : Réputation, sérieux, notoriété, fiabilité de léditeur, de lorganisation, du média, de lhébergeur du site… Première crédibilité à évaluer, car conditionne largement les autres ; –Crédibilité de lauteur : Degré de confiance dans un auteur, lié à son expertise, sa notoriété ; Crédibilité essentielle sur internet, avec lauto- publication : –Ex. des blogs CREDIBILITE : typologie selon les objets A. Serres, URFIST Rennes,

60 –Crédibilité du support : Image de sérieux, de fiabilité… du support, du média, du type de document… : –Ex. : crédibilité plus forte dune revue scientifique, par rapport à une revue de vulgarisation, ou un blog… Type de crédibilité difficile à mesurer sur internet –Crédibilité du document : Image de sérieux et de fiabilité de la ressource elle- même Liée à la présentation, à la structuration, au type dexpression, au type dinformation… –Mais différent de la fiabilité de linformation CREDIBILITE : typologie selon les objets A. Serres, URFIST Rennes,

61 Crédibilité présumée : –> représentations Confiance accordée a priori à quelquun, à une source, en fonction des représentations, des croyances, des hypothèses des usagers… –Confiance plus forte pour un ami que pour un vendeur… Crédibilité réputée : –> réputation Confiance accordée selon la réputation, la notoriété, laffiliation dune source à une autorité… –Confiance plus forte pour un site universitaire que pour un site commercial Typologie de Fogg et Tseng, 1999 CREDIBILITE : typologie selon les facteurs de crédibilité A. Serres, URFIST Rennes,

62 Crédibilité de surface, ou apparente : –> apparence, présentation : Présentation dune personne, dune ressource, dun site web –Ex. : registre de langue, couverture dun livre, graphisme dun site web… Comprend la crédibilité du support et du document Rôle très important dans les pratiques des usagers Crédibilité dexpérience : –> usage Liée à lexpérience personnelle dune personne, dune ressource, dun site… Comprend lusage, ou « lutilisabilité » Typologie de Fogg et Tseng, 1999 CREDIBILITE : typologie selon les facteurs de crédibilité A. Serres, URFIST Rennes,

63 Variable du niveau détude : –Etude de Ziming Liu et Xiaobin Huang (2005) –Comparaison entre étudiants de premier cycle et étudiants avancés Etudiants de premier cycle : –critères concernant l'auteur (réputation, affiliation…) (>81 %) ; –apparence (layout) (à 21,1 %) ; –réputation du site web. Etudiants de second cycle : –Plus dimportance aux critères de contenu (véracité, qualité de linformation, etc.) CREDIBILITE : critères et pratiques de la crédibilité A. Serres, URFIST Rennes,

64 Variable interculturelle : –Même étude de Ziming Liu et Xiaobin Huang –Comparaison détudiants chinois et américains –Convergences dans les crédibilités présumée et réputée : Présence de références Signalement sur un site respecté Publication en parallèle dans une revue imprimée CREDIBILITE : critères et pratiques de la crédibilité A. Serres, URFIST Rennes,

65 –Différences, dans limportance accordée aux critères : Chez étudiants chinois : –Fréquentation dun site –Présence de tableaux et graphiques –Longueur du document Chez étudiants américains : –Contenu informatif –Affiliation de lauteur CREDIBILITE : critères et pratiques de la crédibilité A. Serres, URFIST Rennes,

66 Rapports inverses aux crédibilités : –Pour les étudiants chinois : Crédibilités apparentes, présumée et de réputation : plus importantes Crédibilité de contenu : sert à éliminer une ressource –Pour les étudiants américains : Crédibilité de contenu : la plus importante Crédibilités de surface, de réputation et présumée : conditions minimales, servent à éliminer CREDIBILITE : critères et pratiques de la crédibilité A. Serres, URFIST Rennes,

67 Nombreuses variables, complexité du jugement de crédibilité Intérêt et limites de l'évaluation de la crédibilité –importance à l'université –rapport crédibilité/pertinence CREDIBILITE : critères et pratiques de la crédibilité A. Serres, URFIST Rennes,

68 DEMARCHE POUR LEVALUATION DE LINFORMATION A. Serres, URFIST Rennes,

69 Evaluer = apprendre à questionner Développer son esprit critique Distinguer entre les composantes dune ressource : –Source –Contenu –Présentation –Usage Apprendre à discerner entre les critères –Crédibilité, autorité, pertinence… DEMARCHE DEVALUATION A. Serres, URFIST Rennes,

70 Savoir (se) questionner : –identifier l'objet de la recherche –Bien définir ses besoins dinformation –bien cerner le sujet –traduire concepts en mots-clés Bien utiliser les outils de recherche : –Mode avancé –Utiliser les opérateurs de filtrage Bien identifier les ressources trouvées : –Bien décoder les URL –Identifier les sources, les auteurs, les documents DEMARCHE DEVALUATION : sept principes A. Serres, URFIST Rennes,

71 Evaluer la pertinence de la ressource : –Par rapport aux besoins, au contexte, au niveau Evaluer la crédibilité –De la source –Du support –De lauteur –Du contenu Evaluer lautorité de lauteur Evaluer la qualité de linformation : –Fiabilité, exactitude… –recouper, critiquer, comparer... DEMARCHE DEVALUATION : sept principes A. Serres, URFIST Rennes,

72 Pour affiner les recherches : SearchCloudlet –Sur un thème : Repérer les principaux sites ou acteurs Identifier les principaux mots-clés DEMARCHE DEVALUATION : outils pour filtrer les résultats A. Serres, URFIST Rennes,

73 Identifier : –Le site web : Savoir décoder les URL Identifier le nom, le statut de lorganisation, de lhébergeur... –Lauteur de la ressource : Nom, statut, coordonnées... –La nature du document : Vulgarisation, opinion, recherche… Type de document : rapport, article, ouvrage… DEMARCHE DEVALUATION : identifier les résultats A. Serres, URFIST Rennes,

74 Type de documents Date du document Nationalité du site Origine, type de site Type de ressource Taille du document Nombre de citations Nom de lauteur DEMARCHE DEVALUATION : bien décoder les résultats A. Serres, URFIST Rennes,

75 Pour repérer (ou signaler) des sites douteux : Web of Trust –Marche à suivreMarche à suivre –Système dévaluation de réputation –Contre les infopollutions (spam, escroqueries, etc.) –A utiliser avec précaution pour juger de la crédibilité dun site WoT : outil de luttes politiquesoutil de luttes politiques DEMARCHE DEVALUATION : outils pour identifier les ressources A. Serres, URFIST Rennes,

76 Pour mieux cerner un site web : SeoQuake :SeoQuake –Les données WhoIs (nom de domaine…) –Le PageRank de Google –Nombre de liens internes et externes –Nombre de signalements sur Delicious –Recherche de la date de lancement dun site : Internet WayBack Machine DEMARCHE DEVALUATION : outils pour identifier les ressources A. Serres, URFIST Rennes,

77 La ressource trouvée correspond-elle : –Au sujet ? Est-elle pertinente sur le sujet ? Est-elle crédible ? –A mes besoins ? Par rapport au type dinformations demandées –A la tâche demandée ? La ressource peut-elle être utile pour un dossier, une note de lecture, un mémoire… ? –A mon niveau ? –A mes connaissances ? Document trop spécialisé ? –A une certaine facilité dusage ? Ressource plus ou moins compliquée à utiliser ? DEMARCHE DEVALUATION : juger de la pertinence des ressources A. Serres, URFIST Rennes,

78 Pour des recherches documentaires, primauté des critères de crédibilité, dautorité et de qualité, qui font partie de la pertinence –Voir limportance de la crédibilité de la source Sauf pour les documents « contre-exemples » Pour des recherches « pratiques », primauté des critères dusage DEMARCHE DEVALUATION : juger de la pertinence des ressources A. Serres, URFIST Rennes,

79 Crédibilité de la source : –Quel est le sérieux de léditeur, de lorganisation, du média, de lhébergeur du site… ? –Quelle réputation, quelle notoriété ? Faire des recherches sur la source Crédibilité de lauteur : –Quelle expertise, quelles autres publications ? –Quelle notoriété, quelles recommandations, quel réseau ? –Quelles intentions ? Pourquoi publie-t-il ? Partager ses connaissances, se promouvoir, vendre, défendre un point de vue, divertir... ? Utiliser les moteurs de recherche de personnes, Google... DEMARCHE DEVALUATION : évaluer la crédibilité des ressources A. Serres, URFIST Rennes,

80 Crédibilité du document : –La nature du document est-elle précisée, visible ? (article, communication de congrès…) –Lauteur est-il clairement indiqué ? –Le document comporte-t-il des références, indique-t-il ses sources ? –Le document est-il bien structuré, cohérent, clair ? –Est-il bien rédigé ? (quelle qualité dexpression ?) –Est-il clairement daté ? (date de création, de mise à jour…) DEMARCHE DEVALUATION : évaluer la crédibilité des ressources A. Serres, URFIST Rennes,

81 Observer la notoriété, linfluence : –Pour les chercheurs : le nombre de publications, les titres… Le nombre et lorigine des citations –Ex. sur Google Scholar –Pour les auteurs de blogs, de ressources : le nombre de liens, de citations –Ex. sur WikioWikio Rester critique face aux indicateurs de popularité ! DEMARCHE DEVALUATION : évaluer lautorité de lauteur A. Serres, URFIST Rennes,

82 Déterminer : –la fiabilité du contenu de linformation –lexactitude, la précision –la rigueur de largumentation Evaluer les qualités formelles : –structuration du document –qualité dexpression –indication des sources DEMARCHE DEVALUATION : évaluer la qualité de linformation A. Serres, URFIST Rennes,

83 DEMARCHE DEVALUATION : en résumé A. Serres, URFIST Rennes,

84 TP SUR LEVALUATION DE LA CREDIBILITE A. Serres, URFIST Rennes,

85 Supports de stages : –Evaluation de linformation sur internetEvaluation de linformation sur internet Voir notamment Ressources sur lévaluation de linformation et Outils pour lidentification…Ressources sur lévaluation de linformationOutils pour lidentification Webographies : –Signets sur Diigo : Liste Evaluation information,Liste Evaluation information Ouvrage : –Serres, Alexandre. Dans le labyrinthe. Evaluer linformation sur internet. Caen : C&F éditions, 2012 RESSOURCES URFIST sur lévaluation de linformation A. Serres, URFIST Rennes,

86 BRONNER, Gérald. La démocratie des crédules. Paris : PUF, 2013 BROUDOUX, Evelyne. Construction de l'autorité informationnelle sur le web. In R. Skare, N. W. Lund et A. Vårheim. A Document (Re)turn: Contributions from a Research Field in Transition. Frankfurt : Peter Lang, Disp. sur : FOGG, B. J., SOOHOO, Cathy, DANIELSON, David R. How do people evaluate a web site's credibility ? Results from a large study [En ligne]. Stanford, California : Persuasive Technology Lab Stanford University, p. Disp. sur : HARRATHI, Rami, CALABRETTO, Sylvie C. « Un modèle de qualité de l'information ». In : EGC'2006. Lille : [s.n.], p. pp Disp. sur :http://apmd.prism.uvsq.fr/public/Publications/Articles/Un%20model e%20de%20qualite%20de%20l%20information_Harrathi,%20Calabrett o.pdf >http://apmd.prism.uvsq.fr/public/Publications/Articles/Un%20model e%20de%20qualite%20de%20l%20information_Harrathi,%20Calabrett o.pdf REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES A. Serres, URFIST Rennes,

87 LIU, Ziming, HUANG, Xiaobin. « Evaluating the credibility of scholarly information on the web: A cross cultural study ». The International Information & Library Review [En ligne]. Juin 2005, Vol. 37, n°2, p Disp. sur : < PICKARD, Alison Jane, GANNON-LEARY, Pat, COVENTRY, Lynne. Users trust in information resources in the Web environment: a status report [En ligne]. Northumbria University : JISC (Joint Information Systems Committee), Disp. sur : repository.jisc.ac.uk/470/2/JISC_User_Trust_final_report.pdf SCHNAPPER, Dominique. « En qui peut-on avoir confiance ? ». Le Monde [En ligne]. 15 Juillet UCL (University College London), JISC (Joint Information Systems Committee), Estève-Bouvet, Isabelle (trad.). Comportement informationnel du chercheur du futur. Information behaviour of the researcher of the future [En ligne]. Londres, Paris : UCL (University College London), JISC (Joint Information Systems Committee), Disp. sur : e_ pdf ; Trad. en français disp. sur : mportement__informationnel_du_chercheur_du_futur.pdf > e_ pdf mportement__informationnel_du_chercheur_du_futur.pdf REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES A. Serres, URFIST Rennes,


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