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1 Avertissement Ce fichier powerpoint, transmis aux étudiants à leur demande pour les aider à préparer leur examen, est destiné à un usage strictement privé. Il ne sagit pas dun « syllabus ». La connaissance du contenu de ce fichier est (évidemment) tout à fait insuffisante pour réussir lexamen.

2 Introduction à la philosophie des sciences

3 Tél Permanence le vendredi à partir de 15h

4 Examen oral portant sur La matière vue au cours Les textes du portefeuille de lectures (disponible à partir du 1er mars, dans mon bureau).

5 En guise dintroduction…. Lépistémologie, cette partie de la philosophie qui sefforce de réaliser une analyse de la connaissance scientifique est une discipline aujourdhui contestée

6 par les scientifiques par les cognitivistes et les spécialistes de lIA Texte 1 : W.V.O. Quine par les sociologues …et même par les philosophes des sciences Texte 2 : M. Serres

7 Introduction à la philosophie des sciences I.Lespace science – culture – société II.Quest-ce que la science? III.Le statut épistémologique des sciences humaines

8 I. Science-culture-société 1.Les disciplines 2.(Techno)sciences et démocratie 3.Les philosophes et la science

9 1. Les disciplines Théorie de la connaissance (gnoséologie) Recherche sur lorigine, la nature et les limites de la connaissance. Analyse a priori des formes de lactivité de la faculté de connaître Epistémologie Etude critique de la connaissance scientifique. Etude a posteriori de la formation des hypothèses, des concepts et des méthodes mises en œuvre par la science

10 1. Les disciplines Théorie de la connaissance et épistémologie Philosophie des sciences –Toute réflexion de nature philosophique sur les sciences –Etude de questions spécifiques à telle ou telle science

11 J. Monod, Le Hasard et la nécessité (1970) Fr. Jacob, La logique du vivant (1970) I. Prigogine et I. Stengers, La nouvelle Alliance (1979) B. dEspagnat, A la Recherche du réel (1979)

12 1. Les disciplines Théorie de la connaissance et épistémologie Philosophie des sciences Sociologie et anthropologie des sciences

13 1. Les disciplines Théorie de la connaissance et épistémologie Philosophie des sciences Sociologie et anthropologie des sciences

14 Sociologie des sciences Une approche sociologique des sciences peut-elle être pertinente? texte 3 : B. Latour

15 Le point de vue de lépistémologie « classique » La sociologie des sciences ne peut expliquer que les aspects secondaires de la pratique scientifique (elle na rien à dire du contenu des théories) ou les erreurs (elle na rien à dire des théories vraiment scientifiques)

16 Le point de vue des sociologues des sciences Le principe de symétrie de D. Bloor exemple : la controverse Pasteur-Pouchet sur la génération spontanée texte 4 : B. Latour En science, il ny a pas de « péché originel » : de « bonnes » théories peuvent avoir été inspirées par des présupposés non-scientifiques

17 Lanthropologie constructiviste de B. Latour Contrairement à ce que pourrait laisser penser la sociologie des sciences, la société nest pas capable, à elle seule, de fermer une controverse. La société est (comme la nature) transformée, construite, inventée lors des controverses Exemple : Pasteur et les microbes texte 5 : B. Latour

18 Selon B. Latour, la solidité dune science ne lui vient pas de lintérieur, mais de la solidité des acteurs auxquels elle parvient à se lier. Une proposition contestée… Texte 6 : Latour Texte 7 : Stengers Texte 8 : Latour

19 Remarque : La philosophie des sciences doit-elle être normative ou descriptive?

20 récréation 23AB Vérifier que la règle suivante est respectée : si une carte porte un nombre pair dun côté, elle porte une voyelle de lautre Rem. On sait que chaque carte porte un nombre dun côté et une lettre de lautre

21 La philosophie des sciences doit-elle être normative ou descriptive? remarques 1.Lépistémologie – plutôt normative – est plutôt mieux reçue par les scientifiques que la sociologie des sciences, qui se prétend descriptive 2.Les positions ne sont pas tranchées. Lépistémologie normative sinspire des pratiques des physiciens. Les critères de scientificité tendent à être des critères de proximité par rapport à la physique

22 1. Les disciplines Théorie de la connaissance et épistémologie Philosophie des sciences Sociologie et anthropologie des sciences Histoire des sciences

23 Lhistoire des sciences Lhistoire des sciences est intimement liée à la philosophie des sciences quelques exemples Fr. Jacob I. Prigogine et I. Stengers A. Koyré

24 La manière dont lhistorien travaille est liée à sa position par rapport au couple épistémologie/sociologie des sciences Histoire internaliste et histoire externaliste Histoire nécessaire et histoire contingente

25 1. Les disciplines Théorie de la connaissance et épistémologie Philosophie des sciences Sociologie et anthropologie des sciences Histoire des sciences Vulgarisation et journalisme scientifique

26 Comment concilier lindispensable recours aux experts et les exigences de la démocratie? La vulgarisation constituerait-elle une solution?

27 B. Bensaude-vincent : La science contre lopinion. Histoire dun divorce. (texte 7) 17ème-18ème siècle : le public impliqué dans la science –Le public (choisi) qui assiste aux expé- riences contribue à conférer à ces expériences solidité, fiabilité, universalité

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29 B. Bensaude-vincent : La science contre lopinion. Histoire dun divorce. 17ème-18ème siècle : le public impliqué dans la science –Le public (choisi) qui assiste aux expé- riences contribue à conférer à ces expériences solidité, fiabilité, universalité –Des amateurs éclairés participent à la production et à la diffusion de la science

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34 Fin du 18ème : lengouement pour la science est immense

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38 Lépoque révolutionnaire : la rupture –La science écarte lopinion : laffaire Mesmer

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40 « Les seuls témoins quon doive croire sur les faits extraordinaires sont ceux qui en sont les juges compétents. Il [existe], dit-on, un fluide universel dont les effets sétendent depuis les astres les plus éloignés jusquà la terre. Eh bien je ny peux croire que sur lautorité dun physicien »

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43 Fin du 18ème : lengouement pour la science est immense Lépoque révolutionnaire : la rupture – La science écarte lopinion – La révolution française contre la science académique – La question de la compatibilité de la science et de la démocratie est posée

44 Début du 19ème : un jeu à trois entre science, public et pouvoir

45 Faut-il répandre la science dans le public et si oui, comment? –LAcadémie des sciences à lépoque dArago : la publication des Compte rendus –LAcadémie après la mort dArago –A. Comte : champion dune conception dogmatique de la science Partisan dun contrôle de la science par le public

46 Fin du 19 ème siècle : un public docile Les deux fonctions du public de la vulgarisation –Fonction politique –Fonction épistémologique

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49 Fin du 19 ème siècle : un public docile Les deux fonctions du public de la vulgarisation –Fonction politique –Fonction épistémologique Deux fonctions qui, selon les savants de lépoque, exigent la docilité Au 20 ème siècle : lachèvement du processus

50 Texte 9 B. Bensaude-Vincent Quelques épisodes de lhistoire du divorce entre science et opinion. Texte 10 I. Stengers Ce qui nous manque, ce sont des « critiques » en matière de science, comme il y a des critiques en matière de musique. Texte 11 J.-M. Lévy-Leblond Il manque à la science une composante essentielle de toute activité culturelle : la dimension critique.

51 I. Lespace science-culture- société I.1. Les disciplines I.2. (Techno)science et démocratie I.3. Les relations entre science et philosophie

52 I.2. (Techno)science et démocratie Texte 12 : J.-M. Lévy-Leblond La science ne suppose pas la démocratie, elle ne la garantit pas non plus. Mais elle ne peut constituer un obstacle à la démocratie.

53 I.3. Les relations entre science et philosophie M. Serres : la philosophie cherche sans cesse à occuper un site doù elle puisse sapproprier la science Texte 12 : M. Serres

54 Quatre tentatives illégitimes pour parler de la science sans parler du dedans de la science –Voir la science « du dessus » : le site grec –Voir la science « du dessous » : le site kantien –Voir la science « de lavant » : le site des Lumières –Voir la science « de larrière » : le site des penseurs du soupçon.

55 Remarque à propos du deuxième site : –le projet fondationnaliste –la critique de Quine –L « épistémologie naturalisée » Remarque à propos du quatrième site : Les « penseurs du soupçon » ont tendance à démolir une thèse non en la réfutant, mais en la « dévoilant », en exhibant sa véritable fonction. Texte 13 : I. Hacking (Mannheim)

56 M. Henry –La science prétend ramener la subjectivité à des données objectives. En cela, elle est lennemie de la vie et de la culture. –La phénoménologie a, de plus, montré que le projet galiléen était paradoxal –Fascinées par le modèle galiléen, les sciences humaines paient leur quête de légitimité scientifique de la disparition de leur objet. Texte 14 et 15 : M. Henry, La Barbarie

57 II. Quest-ce que la science? II.1. G. Bachelard : la science contre le sens commun II.2. Le positivisme : la science contre la métaphysique II.3. K. Popper : la science contre les pseudo-sciences II.4. La critique de lempirisme II.5. Les « paradigmes » de Th. Kuhn II.6. La question du relativisme

58 - A. Chalmers, Qu'est-ce que la science? Biblio essais, 1987 (Bibliographie après chaque chapitre). - L. Soler, Introduction à lépistémologie, ellipses, A. Barberousse, M. Kistler, P. Ludwig, La philosophie des sciences au XXème siècle, Champs Flammarion, 2000.

59 Remarque : la question de la démarcation entre science et non-science a des répercussions sur le plan éthique et politique. Texte 16 : I. Lakatos

60 II.1. G. Bachelard ( ) La science contre lopinion : la « coupure épistémologique » La formation de lesprit scientifique (1938) : une psychanalyse de la con- naissance objective.

61 La science se développe en surmontant les « obstacles épistémologiques » –Obstacle verbal –Obstacle substantialiste –Obstacle pragmatiste –La connaissance première Textes 17 à 21

62 La connaissance première comme obstacle épistémologique En science, selon Bachelard, « rien nest donné, tout est construit ». rem. Comment « sortir du laboratoire » Faire de la science, cest abandonner le pittoresque de lobservation première. La science désenchante le monde. La critique de B. Latour

63 II.2. Le positivisme La science contre la métaphysique II.2.1. Le positivisme dA. Comte II.2.1. Le positivisme logique : le Cercle de Vienne. II.2.3. Les scientifiques et le positivisme

64 II.2.1. A. Comte ( ) Le projet dA. Comte : organiser la société sur une base scientifique. Le système des sciences : Mathématique Astronomie Physique Chimie Biologie Sociologie

65 La loi des trois états état théologique état métaphysique état scientifique ou positif Textes 22 à 24 La place de la philosophie dans le système de Comte

66 II.2.2. Le positivisme logique Un empirisme sophistiqué et radical. -Un empirisme compatible avec lexistence des vérités logiques et mathématiques, qui ne dépendent pas de lexpérience -Un empirisme radical : seules les propo- sitions scientifiques ont un sens

67 Propositions analytiques et propositions synthétiques Les propositions analytiques sont des propositions dont la vérité ou la fausseté ne dépend que du sens des mots quelles contiennent. Les propositions qui ne possèdent pas cette propriété sont synthétiques. Les propositions synthétiques sont les seules à pouvoir nous dire quelque chose sur le monde.

68 Le statut des propositions mathématiques –Pour le Cercle de Vienne, les propositions mathématiques sont analytiques. –Les propositions mathématiques ne peuvent donc rien nous apprendre sur le monde. –La question de larticulation des mathéma- tiques au réel.

69 Le dogme du positivisme logique : il ny a pas de proposition synthétique a priori. Toute proposition qui nest pas tautologique doit être fondée sur lexpérience. Le sens dune proposition nest rien dautre que sa méthode de vérification. les (pseudo)énoncés métaphysiques sont dépourvus de sens. Textes 25, 26 : Carnap

70 Le dépassement de la méta- physique par lanalyse du langage Les « pseudo-énoncés » métaphysiques nont pas de sens –Parce quils contiennent des mots qui nont pas de sens –Ou parce quils contiennent des « erreurs de catégorie » texte 27 : Heisenberg

71 La métaphysique profite des imperfections des langues naturelles. Dans une langue logiquement correcte, les questions métaphysiques ne pourraient même pas être formulées.

72 Non-sens Traduction dans un langage logiquement correct Drau en ist nichts Es gibt nicht etwas das drau en ist Wir suchen das Nichts Wir finden das Nichts Wir kennen das Nichts Pas de traduction possible

73 Le positivisme logique entreprend de « dissoudre » les questions méta- physiques grâce à lanalyse du langage. Pour Carnap, les « questions métaphysiques » doivent être ramenées à des considérations linguistiques Ex. des questions dexistence : Texte 29 : Carnap

74 II.2.3. Les physiciens et le positivisme Rappel Pour un positiviste, il faut sen tenir à lobservable, se contenter de « sauver les phénomènes ». La science na pas à décrire le réel, mais à fournir des « recettes qui marchent »

75 Le positivisme a pu passer pour la philosophie spontanée du savant Pourtant, les scientifiques ont souvent résisté au positivisme Ex. de Galilée

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77 Le positivisme a pu passer pour la philosophie spontanée du savant Pourtant, les scientifiques ont souvent résisté au positivisme Ex. de Galilée Ex. de Planck Texte 30 : Einstein Texte 31, 32 : Heisenberg

78 II. Quest-ce que la science? II.1. G. Bachelard : la science contre le sens commun II.2. Le positivisme : la science contre la métaphysique II.3. K. Popper : la science contre les pseudo-sciences II.4. La critique de lempirisme II.5. Les « paradigmes » de Th. Kuhn II.6. La question du relativisme

79 II.3. K. Popper : La science contre les pseudo-sciences II Critique de linductivisme II.3.2. Le falsificationisme

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81 II.3.1. Critique de linductivisme Définition de linductivisme « naïf » Linductivisme repose sur une conception erronée des rapports théorie - expérience. –Il faut des présupposés théoriques pour entreprendre une observation ou une expérience. Texte 33 : Hempel

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83 II.3.1. Critique de linductivisme Définition de linductivisme « naïf » Linductivisme repose sur une conception erronée des rapports théorie - expérience. –Il faut des présupposés théoriques pour entreprendre une observation ou une expérience. –Les faits observés ne le sont que parce quils sont sélectionnés pour leur pertinence par rapport à une problématique qui précède lobservation. Les faits sont faits.

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85 une conception erronée des rapports théorie - expérience.(suite) –Lobservation ne prend son sens que par rapport à un arrière-plan théorique. Texte 34 : Fr. jacob –On ne peut déterminer quels sont les « paramètres pertinents » quen fonction de présupposés théoriques. Texte 35 : K. Popper Texte 36 et 37 : A. Einstein Texte 38 : I. Stengers

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87 Réponse à lobjection : la distinction entre contexte de découverte et contexte de justification Le problème de linduction Texte 39 : Popper Une nouvelle énigme de linduction Comment distinguer les propriétés que lon peut projeter inductivement des propriétés pour lesquelles une telle projection est illégitime? Texte 40 : Goodman

88 Toutes les émeraudes sont vertes Vleu : vert jusquau 1/1/2007 bleu ensuite Les nombreuses observations démeraudes que jai réalisées me permettent daffirmer que Toutes les émeraudes sont vleues et donc, après le 1/1/2007, que Toutes les émeraudes sont bleues

89 Emerose : émeraude jusquau 1/1/2007 rose ensuite Les nombreuses observations démeraudes (vertes) que jai réalisées me permettent daffirmer que Toutes les émeroses sont vleues et donc, après le 1/1/2007, que Toutes les roses sont bleues

90 Malgré ces difficultés, beaucoup dépistémologues ont choisi de rester inductivistes parce quils ne voulaient pas renoncer à lempirisme. Mais ce choix risque de faire de notre connaissance « une croyance ration- nellement indéfendable ».

91 II.3.2. Le falsificationisme La démarche du scientifique selon le falsificationisme La force du falsificationisme

92 La démarche scientifique selon le falsificationisme Les théories sont des conjectures librement créées par lesprit. La confrontation avec lexpérience nintervient que dans un second temps. Cette confrontation doit être comprise en termes de « réfutation » et non de « vérification ». La science progresse par conjectures et réfutations.

93 La force du falsificationisme La résolution du problème de linduc- tion. Il est possible dêtre empiriste sans être inductiviste Mais cette solution suppose que lon renonce à la notion de « vérité scientifique ». Texte 41, 42 : K. Popper

94 Un critère de scientificité : la réfutabilité Une hypothèse est réfutable sil est possible dimaginer au moins un énoncé dobservation qui lui est contradictoire. Le critère de réfutabilité doit permettre déliminer les affirmations vagues, sans véritable contenu informatif. Textes 43 et 44 : K.Popper

95 La prise en compte de la dimension historique La science progresse en remplaçant des théories réfutées par de nouvelles théories au moins aussi réfutables que les précédentes.

96 II. Quest-ce que la science? II.1. G. Bachelard : la science contre le sens commun II.2. Le positivisme : la science contre la métaphysique II.3. K. Popper : la science contre les pseudo-sciences II.4. La critique de lempirisme

97 II La critique de la base empirique Le problème de la « base empirique » et lévolution du Cercle de Vienne Quine, la critique du réductionnisme et la relativité de lontologie. La question de la fiabilité de la base empirique selon K. Popper

98 Le problème de la « base empirique » et lévolution du Cercle de Vienne Selon lempirisme, la connaissance doit se fonder sur des « énoncés dobservation » ou « énoncés protocolaires ». Que sont ces énoncés de base? Les thèses de Carnap La critique de Neurath

99 Les trois thèses de Carnap ( ) Le contenu des énoncés protocolaires est indépendant de toute théorie Les énoncés protocolaires nont besoin daucune justification. Tout le reste est justifié à partir deux. Le langage protocolaire est un langage privé, propre à chaque sujet. Texte 45 : les trois thèses du premier Carnap

100 La critique de Neurath (1933) Tout énoncé dobservation est « imprégné de théorie » Il ny a pas de « vérité primitive ». Tous les énoncés exigent une justification. Les énoncés dobservation sont, demblée, formulés dans le langage (intersubjectif) de la physique. Texte 46 : Neurath

101 Les suites de la critique de Neurath : Cohérentisme vs fondationnalisme –Ou bien on considère quil faut à la science une base empirique absolue; mais alors, il doit sagir dimpressions subjectives incommunicables –Ou bien on considère quil faut à la science un fondement objectif; mais alors, ce fondement ne peut pas être absolu, il dépend nécessairement de lensemble du système.

102 Quine et la relativité de lontologie Une version radicale de la thèse de limprégnation de tout énoncé par la théorie : Nos perceptions sensorielles nimposent pas le découpage en objets auquel nous sommes habitués. Ce découpage en objets, cette ontologie est toujours relative à un langage. Texte 47 et 48 : Quine

103 La question de la fiabilité de la base empirique selon K. Popper Les énoncés dobservation sont faillibles parce quils présupposent des théories elles-mêmes faillibles Les énoncés dobservation sont faillibles parce que ce que nous observons peut dépendre de nos attentes ou dautres paramètres person- nels. Popper en vient à affirmer que notre acceptation des énoncés de base résulte dune décision ou dun accord. Texte 49 : Popper

104 II.4. La critique de lempirisme II.4.1. La critique de la base empirique II.4.2. La sous-détermination des théories et les objections conventionnalistes II.4.3. La confrontation avec lhistoire des sciences

105 II.4. La critique de lempirisme II.4.1. La critique de la base empirique II.4.2. La sous-détermination empirique des théories scientifiques II.4.3. La confrontation avec lhistoire des sciences

106 II.4.2. Sous-détermination des théories et objections conventionnalistes Selon les conventionnalistes, le choix des théories scientifiques est affaire de convention. ex. du principe dinertie Les données empiriques ne suffisent pas, à elles seules, à désigner les théories quil faut conserver ou abandonner. La théorie est empiriquement sous-déterminée. Il ny a ni vérification ni réfutation concluante.

107 Il ny a pas de réfutation concluante, parce quil est toujours possible de protéger la théorie en ajoutant une hypothèse ad hoc. le caractère « ad hoc » dune modification se reconnaît à ceci que lintroduction de cette modification diminue le degré de réfutabilité de la théorie.

108 Il ny a pas de réfutation concluante parce quil est toujours possible de dévier la réfutation sur une autre hypothèse. (thèse de Duhem-Quine).

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110 Texte 50 : Hempel Texte 51 : Quine La réponse de K. Popper : un vrai scientifique nutilise pas les stratagèmes conventionnalistes. Texte 52 : Popper

111 II.4. La critique de lempirisme II.4.1. La critique de la base empirique II.4.2. Les objections conventionnalistes II.4.3. La confrontation avec lhistoire des sciences

112 Lhistoire des sciences montre que lexpérience ne fournit pas un verdict immédiat. Cest seulement à long terme que lon décide de conserver ou dabandonner une théorie.

113 Si lon appliquait strictement le principe méthodologique du falsificationnisme, aucune théorie ne parviendrait à se développer. ex. de lhéliocentrisme

114 Les « programmes de recherche » selon I. Lakatos : Lorsque le programme de recherche est mis en difficulté, le scientifique sefforce de modifier quelques hypothèses auxiliaires (la « ceinture protectrice ») pour conserver le « noyau dur » du programme.

115 Il ny a pas dexpérience cruciale. La décision de conserver ou dabandonner une théorie dépend de lévaluation à long terme de son caractère progressif ou dégénératif. Texte 53 : I. Lakatos Texte 54 : Th. Kuhn Lakatos et léchec de lépistémologie démarcationniste Texte 55 : I. Stengers

116 II. Quest-ce que la science? II.1. G. Bachelard : la science contre le sens commun II.2. Le positivisme : la science contre la métaphysique II.3. K. Popper : la science contre les pseudo-sciences II.4. La critique de lempirisme II.5. Les paradigmes de Kuhn

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118 Deux types de disciplines (deux manières de former les experts) Celles qui mettent les étudiants en contact avec lhistoire de leur science Celles dont linstrument fondamental est le manuel remarque : Limportance des exercices Textes 56 et 57

119 Définition dun paradigme Le paradigme est un modèle, un exemple, qui définit implicitement les problèmes et les méthodes légitimes dun domaine de recherche

120 Les deux régimes des sciences sous paradigme La science normale Une activité de résolution dénigmes Le paradigme nest pas mis en cause Textes 58,59 Les révolutions scientifiques Le paradigme ne fait plus autorité On rediscute les fondements de la discipline Textes 60,61

121 Le caractère dogmatique de la science normale La science normale est dogmatique et elle a raison de lêtre –La science normale refuse de considérer certaines questions et elle a raison de le faire.

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123 Le caractère dogmatique de la science normale La science normale est dogmatique et elle a raison de lêtre –La science normale refuse de considérer certaines questions et elle a raison de le faire. – La science normale résiste avec acharnement au changement et elle a raison de le faire Texte 62 – Le scientifique sen tient à une seule interpré- tation, quil transmettra à la génération suivante.

124 Le dogmatisme de la science normale est nécessaire à lapparition des révolutions scientifiques. Textes 63, 64 Les enjeux politiques de cette question Textes 65,66

125 Lincommensurabilité des paradigmes Il y a, dans lhistoire des sciences, des ruptures radicales La compétition entre paradigmes est, pour Kuhn, un thème essentiel. La scène privilégiée nest plus lexpérience cruciale Mais La controverse entre les paradigmes

126 Or La comparaison des paradigmes fait problème. Changer de paradigme, cest changer toute sa grille dinterprétation du monde

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129 Les partisans de paradigmes différents –Ne se posent pas le même genre de questions –Ne considèrent pas comme légitime le même type dexplications –Ne « vivent pas dans le même monde »

130 Deux paradigmes différents ont des manières différentes dévaluer la valeur des théories scientifiques Introduire une théorie vraiment nouvelle, cest aussi introduire une nouvelle conception de la science. Il ny a pas de mesure de la valeur scientifique qui soit universellement reconnue. Les paradigmes sont incommensurables

131 En conséquence Il ny a pas dargument purement logique qui pourrait forcer un savant à abandonner un paradigme pour en adopter un autre. Textes 67, 68, 69, 70

132 Le statut des sciences humaines selon Th. Kuhn Les sciences humaines sont dans un état « préparadigmatique » caractérisé par une absence de consensus sur les questions méthodologiques Les sciences humaines nentretiennent pas le même rapport avec leur passé que les sciences dures.

133 Remarque à propos de lextension du terme « paradigme »

134 II. Quest-ce que la science? II.1. G. Bachelard : la science contre le sens commun II.2. Le positivisme : la science contre la métaphysique II.3. K. Popper : la science contre les pseudo-sciences II.4. La critique de lempirisme II.5. Les paradigmes de Kuhn II.6. La question du relativisme

135 Définition du « relativisme » Deux questions : Y a-t-il un critère simple, éternel, universel, qui permettrait de juger quune théorie est, de manière absolue, meilleure quune autre? Le partage science/non-science est-il clairement établi?

136 Les « non-relativistes » répondent « oui » aux deux questions ex. des inductivistes des falsificationnistes

137 Pour les relativistes, au contraire, il ny a pas de critère simple, éternel, universel, qui permettrait de juger quune théorie est, de manière absolue, meilleure quune autre. Le partage science/non-science perd son caractère absolu.

138 Il convient de ne pas céder à la caricature : Dire quil ny a pas de définition universelle de ce quest la science nest pas nécessairement dire que « tout se vaut » et que les théories scientifiques sont des fictions parmi dautres

139 La science « mauvais objet pour une définition » mais « bon sujet dhistoire » Les critères de scientificité ne peuvent être définis une fois pour toutes, indépendamment de lhistoire des sciences. Texte 71

140 Les positions des différents auteurs Inductivistes et falsificationnistes Thomas Kuhn Texte 72 Texte 73

141 Lanarchisme épistémologique de P. Feyerabend

142 Feyerabend

143 Lanarchisme épistémologique de P. Feyerabend Deux ouvrages polémiques : Contre la méthode. Esquisse dune théorie anarchiste de la connaissance (1975) Adieu la raison (1987)

144 Critique de lépistémologie La recherche dune hypothétique « méthode scientifique » est un passe-temps pour philosophes. Les scientifiques sont des « opportunistes épistémologiques » La seule règle méthodologique qui survit à lexamen de lhistoire des sciences, cest « tout est bon ». Texte 74 : Feyerabend

145 Critique des prétentions de la science La généralisation du thème de lincom- mensurabilité : Il ny a aucun argument qui permette de conclure que la science est supérieure à dautres savoirs, qui lui sont incommensurables. Pour Feyerabend, la science nest quune idéologie parmi dautres. Texte 75

146 III. Le statut épistémologique des sciences humaines

147 Quelques remarques introductives Le problème de la scientificité des sciences humaines est souvent formulé en termes de comparaison avec les sciences exactes, dont on suppose a priori qu'elles ne font pas problème.

148 Le spécialiste des sciences dures naccorde en général pas la même attention que le spécialiste des sciences humaines aux questions épistémo- logiques.

149 La question du statut épistémologique des sciences humaines est particulièrement délicate, du fait de la grande diversité des disciplines que lon place sous le terme « science humaine »

150 III.1. La spécificité des sciences humaines Les sciences humaines ont affaire à des intentions, à des significations. Le scientifique sinterroge sur la signification du comportement du sujet. Le sujet nest pas indifférent à la manière dont on linterroge. Le sujet sinterroge sur la signification du comportement du scientifique.

151 Les sciences humaines ont affaire à des intentions, à des significations. Mais Les intentions ne sont pas observables Faut-il dès lors En conclure que lintution est une notion entachée de mentalisme quil faut éliminer ou Chercher le moyen daccéder à lintention?

152 Retour sur une opposition classique : Explication vs compréhension

153 Dans le cas des sc. humaines, lobjet étudié nest pas indifférent à la manière dont on létudie. Doù une série de difficultés Il est difficile dêtre certain que ce que lon croit observer nest pas produit par le dispositif expérimental Exemples : Leffet Hawthorne Lexpérience de Milgram Leffet Rosenthal Lexpérience Valins

154 Il est difficile dobtenir les sujets « récalcitrants » qui sont indispensables à lévaluation des hypothèses Les catégories des sciences humaines sont interactives, et donc toujours provisoires. Texte 76 : Ian Hacking

155 Quelques mots à propos du constructivisme Selon les constructivistes, beaucoup de notions, de distinctions, de classifications que lon a tendance à considérer comme inévitables, comme déterminées par la nature même des choses sont en fait socialement construites. Texte 77 : Ph. Pignarre

156 III.2. Différentes attitudes devant la « spécificité » des sciences humaines Il ny a quune seule méthode scientifique, il ny a quune seule manière dêtre « vraiment scientifique ». –Ou bien les sc. humaines ne parviendront jamais à se constituer comme sciences et seront, à terme, remplacées par dautres disciplines. –Ou bien la « spécificité » des sciences humaines est une situation provisoire qui sera un jour dépassée. Texte 78 : Durkheim

157 Il convient de développer une épistémologie spécifique pour les sciences humaines

158 Les sciences humaines, entre recherche de légitimité scientifique et souci de prendre en compte la spécificité de leur objet Texte 79 : I. Stengers


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