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JN Gosselin http://terroirs-oeno-jng.skynetblogs.be OENO ELEMENTS JN Gosselin http://terroirs-oeno-jng.skynetblogs.be JNG-oeno éléments.

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1 JN Gosselin http://terroirs-oeno-jng.skynetblogs.be
OENO ELEMENTS JN Gosselin JNG-oeno éléments

2 TABLE DES MATIERES La matière première Définition du vin Slide 4 Composition de la vendange Slide 4 Evolution du grain de raisin Slide 6 Les constituants principaux de la vendange Slide 7 La récolte Slide 13 Date de la vendange Slide 13 Détermination de la maturité du raisin Slide 14 Transformation de la matière première Slide 16 La fermentation alcoolique Slide 16 La fermentation malo-lactique Slide 24 Opérations communes à toutes les vinifications Slide 26 Traitements mécaniques de la vendange Slide 26 Le sulfitage Slide 33 Maîtrise de la fermentation alcoolique Slide 38 Les vinifications Slide 41 La vinification en rouge Slide 42 La vinification en blanc et rosé Slide 50 Les vinifications spéciales Slide 64 JNG-oeno éléments

3 TABLE DES MATIERES Le vin et son élevage Slide 73 Etude du vin Slide 73 Maturation et vieillissement Slide 85 Clarification naturelle Slide 91 La clarification provoquée Slide 106 Les maladies du vin Slide 118 Maladies et accidents microbiens Slide 119 Maladies physicochimiques Slide 127 Les faux goûts du vin Slide 131 JNG-oeno éléments

4 La matière première A. Définition du vin
Le vin est le produit obtenu exclusivement par la fermentation alcooliquee, totale ou partielle, de raisins frais, foulés ou non, ou bien de jus de raisin. B. La vendange La grappe = La rafle + les raisins (peau + pulpe + pépins) La rafle = 3% tanins (saveur herbacée,âpre,astringente) + 80% eau + 3% minéraux (surtout K) JNG-oeno éléments

5 La matière première Le raisin = la pellicule + la pulpe + les pépins
La peau = matières colorantes (flavones pour les raisins blancs et anthocyanes pour les rouges ) + arômes variétaux + tanins + matières pectiques La pulpe = eau 70-78% + sucres 20-25% + acides organiques libres + acides organiques combinés + matières azotées + matières minérales Les pépins = tanins (rustiques et astreingents) + huiles JNG-oeno éléments

6 La matière première C. Evolution du grain de raisin JNG-oeno éléments

7 La matière première D. Les constituants principaux de la vendange et leur rôle Les sucres * Glucose et fructose * Teneur: g/l de moût (même jusqu’à 350g/l) * proviennent de la synthèse chlorophylienne (soit à partir du saccharose qui s’hydrolyse ou soit à partir des amidons en réserve dans les parois cellulaires) Rôle : Ils sont fermentiscibles (par l’action des levures) Les acides organiques * 90% acide tartrique (stable et spécifique de la vigne) et acide malique (instable et présent dans tous les fruits) * 10%: ac citrique, pyruvique, fumarique, glutamique….etc Rôles : * Acidité donne fraîcheur au vin (Trop peu acide = vin “plat” / Trop acide = vin “mordant, raide”) * Acidité s’oppose au développement de ferments indésirables * Milieu acide favorise la dissolution et la révélation des matières colorantes. JNG-oeno éléments

8 La matière première Les polyphénols
Les végétaux fabriquent des noyaux aromatiques à partir desquels ils synthétisent des phénols, des polyphénols et des corps très complexes comme la lignine et les tanins, constituants essentiels des parties solides. En oenologie, on sépare les polyphénols en 2 groupes: les matières colorantes et les polyphénols incolores A. Les matières colorantes * Les anthocyanes = pigments de teinte vive, rouges ou bleus, présents dans la pellicule des raisins noirs et qui donnent leur couleur aux vins rouges jeunes. * Les flavones, pigments de teinte jaune, présents dans la pellicule de tous les raisins, qu’ils soient noirs ou blancs. Variation et rôle oenologique des matières colorantes: * Dans le raisin: les conditions favorables à l’apparition des anthocyanes sont: la lumière, la chaleur, la faible vigueur de la vigne. La coloration du raisin dépend aussi de la nature du cépage. * Dans le vin: on trouve: - des anthocyanes libres - des anthocyanes condensés (liés aux tanins, aux acides, ou aux sucres) JNG-oeno éléments

9 La matière première - Des anthocyanes polymérisés qui tendent à se déposer au fond des bouteilles à la longue. Une oxydation poussée altère la matière colorante provoquant le brunissement. B. Les polyphénols incolores On parlera principalement des tanins. * ils sont plus solubles dans l’alcool que dans l’eau; donc, les longues cuvaison enrichissent le vin en tanins. * Ils sont aussi plus solubles à chaud qu’à froid. * Les tanins du bois de l’élevage en barriques sont une autre famille de tanins (dits galliques) * les tanins protègent le vin contre l’oxydation car ils sont oxydables (forment des mélanines de couleur brune avec l’oxygène) * les tanins précipitent au contact des protéines de la salive, ce qui donne une idée de l’astringence du vin liée à sa teneur en tanins (le corps du vin) * les bons tanins sont apportés par la pellicule; ces derniers ont une structure moins polymérisés que ceux des pépins qui apportent un caractère végétal. * A la maturité industrielle du raisin (max de sucre), succède la maturité phénolique , moment où la couleur et les tanins sont présents en quantité importante. Plus le vin contient de tanins, plus il est astringent.. Les tanins apportent la structure au vin et assurent donc la garde au vin. JNG-oeno éléments

10 La matière première 4. Les matières odorantes
Excessivement nombreuses, elles sont présentes essentiellement dans la pellicule sauf les muscats qui contiennent des arômes dans la pulpe également. Les arômes sont spécifiques du clone, mais peuvent aussi dépendre du terroir et du mode de conduite de la vigne On considère 2 familles d’arômes: A. Les arômes libres du raisin (sustances olfactives et gustatives +- volatiles) * Les substances aromatiques renfermant un noyau aromatique et ayant des odeurs caractéristiques (ex: la vanilline) * Les esters résultant de l’équilibre chimique alcool-acide, ils apportent une note fruitée ou florale. * Les aldéhydes résultant de l’oxydation ménagée des alcools, ils apportent une note florale * Les composants terpéniques aux odeurs délicates (ex: citronnelol) caractéristiques des vins de muscat et des vins d’Alsace. B. Les précurseurs d’arômes Lors de la libération du jus pendant le foulage, on remarque que l’intensité aromatique du jus augmente. Un précurseur d’arôme est une molécule liée à une autre et qui ne deviendra aromatique qu’après scission avec cette autre molécule par un processus du type thermique, ou enzymatique par ex. En l’occurence, la fermentation est un processus enzymatique. JNG-oeno éléments

11 La matière première 5. Les matières pectiques
Ce sont des substances entrant dans la composition des membranes cellulaires du raisin où elles sont associées entr’autre à la cellulose. Chimiquement, ce sont des polysaccharides qui se caractérisent par leur pouvoir gélifiant. Les matières du type pectiques vont conférer une certaine viscosité au jus, apporter un trouble , gêner la clarification et favoriser le colmatage des filtres, d’où le recours à l’enzymage pectolytique. 6. Les matières azotées Les matières azotées se trouvent dans le raisin sous forme d’acides aminés et de leurs polymères, et aussi sous forme de protéines. Ces matières constituent les aliments azotés nécessaires à la vie des levures et sont donc utiles au bon démarrage de la fermentation. 7. Les enzymes Le métabolisme des êtres vivants est sous la dépendance de réactions biochimiques qui sont assurées par la présence d’enzymzes.On trouve dans le raisin: * des oxydases: qui sont néfastes dont la “laccase” présente dans les raisins pourris et oxydant les polyphénols (brunissement du moût). Une vendange saine et un sulfitage adéquat limiteront leur champ d’action. * les hydrolysases: uitles car découpent les grosses molécules inhibant la clarification. * les protéases: utiles car découpent les acides aminés et apportent de l’N2 assimilable. * les pectinases: utiles car améliorent la clarification du vin JNG-oeno éléments

12 La matière première 8. Les matières minérales
Le vin contient en général plus de métaux que le raisin dont il est issu: le cuivre et le plomb apportés par les traitements et le fer qui peut passer dans le jus lors du traitement mécanique de la vendange. Fer et cuivre peuvent amener des casses métalliques et favoriser les casses oxydasiques. JNG-oeno éléments

13 La récolte 1. La date de la vendange
La maturité industrielle, qui correspond à une teneur en sucre maximum, n’est pas forcément le stade optimum pour réaliser la récolte. La date de la vendange sera décidée en fonction du type de vin recherché à maturité technologique : * avant maturité complète pour les blancs appréciés pour leur fruité et leur fraîcheur * après maturité pour les rouges, cad pour les teneurs suffisantes en tanin et en matière colorante (maturité phénolique) mais avant une chute importante de l’acidité. * à surmaturation pour les liquoreux * à vendange encore un peu acide pour les effervescents JNG-oeno éléments

14 La récolte 2. La détermination de la maturité du raisin
La dynamique de la maturation du raisin est suivie par: Des moyens empiriques: Maturité = date de la floraison +100 jours, + 50 jours après la véraison. Des moyens scientifiques: basés sur l’évolution d’indices mesurables: * Indice de maturité donné par l’indice sucre/acidité. Le sucre est déterminé par réfractométrie et l’acidité par acidimétrie. (Indice entre 35 et 45) * La dégustation: les viticulteurs échantillonnent des raisins provenant d’endroits différents de la parcelle et goûtent (jugement basé sur l’expérience du viticulteur) * La maturité phénolique déterminée par analyse va donner une idée sur l’évolution des polyphénols au cours de la maturité du raisin. JNG-oeno éléments

15 Détermination de la maturité du raisin
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16 TRANSFORMATION DE LA MATIERE PREMIERE
Lors de la vinification, la matière première peut subir 2 transformations majeures: Une fermentation alcoolique , sous l’action des levures. Elle amène la formation d’alcool à partir des sucres. Une fermentation malolactique, sous l’action des bactéries. Elle provoque la dégradation de l’acide malique en acide lactique. Celle-ci n’est pas recherchée dans tous les vins. A. La Fermentation alcoolique 1. Le phénomène biochimique La fermentation alcoolique peut être présentée comme une transformation chimique par l’intermédiaire d’enzymes à l’intérieur de microorganismes (les levures) C6H12O6  2 CO2 + 2 CH3CH2OH + 28 KCal + nombreux produits secondaires. Hexose levures Ethanol 100 g g g (=25 litres) 180 g (+- 1 l de moût) → 50 litres CO2 + 11° alcool La transformation est très complexe mettant en jeu de nombreux enzymes et se réalise en plusieurs étapes! JNG-oeno éléments

17 TRANSFORMATION DE LA MATIERE PREMIERE
2. Les produits secondaires formés par la fermentation alcoolique Les réaction biochimiques de moûts en fermentation sont donc des réactions enzymatiques à l’intérieur des cellules des levures. En conséquence, elle donne lieu à la formation de produits secondaires. Certains proviennent de la réaction elle- même, d’autres du métabolisme azoté des levures; d’autres enfin de réactions enzymatiques parallèles. A. Produits provenant de la fermentation des sucres Le glycérol dont la quantité moyenne par vin est de 6 à 10 g/l. et dont, dont la saveur est sucrée, contribue à donner du moëlleux au vin. L’éthanal (aldéhyde acétique CH3CHO) . On le trouve dans le vin à des doses variables de 20 à 60 mg /l qui peuvent atteindre 300 mg. Il se combine au SO2 pour donner un composé stable sans inconvénient organoleptique tandis qu’à l’état libre, il donne un goût d’évent caractéris- tique des vins oxydés, madérisés. On peut le faire disparaître, s’il n’est pas trop prononcé, par un léger sulfitage. il peut aussi provenir en dehors de la fermentation alcoolique, de l’oxydation de l’alcool. L’acide acétique (CH3COOH). C’est le constituant essentiel de l’acidité volatile du vin. Dans les fermentations saines, les doses restent faibles : 0.2 à 0.3 g/l. En quantité élevée, (>0.88 g/l pour les vins blancs, 0.98g pour les vins rouges exprimés en H2SO4/l) , il rend le vin inconsommable (piqûre acétique) JNG-oeno éléments

18 TRANSFORMATION DE LA MATIERE PREMIERE
L’acide succinique se rencontre toujours dans le vin à dose faible (0.6 à 1.5 g/l) L’acide lactique (< 1 g/l) provenant de la fermentation alcoolique ou de la fermentation malolactique. L’acide pyruvique, produit intermédiaire de la fermentation alcoolique, évolue différemment suivant les caractéristiques du milieu. C’est une plaque tournante qui conduit à de nombreux corps aux goûts divers tels que : l’acide formique (goût piquant), l’acide fumarique (goû de fumé), l’acide propionique (chou aigre), le diacéthyl (noisette, beurre frais), l’acétoïne au goût d’amande. Tous ces arômes font partie de la gamme des arômes dits secondaires ou de fermentation. B. Produits résultant des matières azotées (acides aminés du raisin ou apportés par les levures) Ce sont surtout des alcools supérieurs cad renfermant un nombre de carbones supérieur à 2 . (alcools propyliques, butyliques, amyliques…). Ils appportent un goût agréable surtout quand le nombre de carbone est supérieur à 10. JNG-oeno éléments

19 TRANSFORMATION DE LA MATIERE PREMIERE
C. Produits résultant des réactions enzymatiques paralèles: les esters Les esters proviennent de l’action d’un acide sur un alcool par l’intermédiaire des estérases des levures. Or dans le vin, sont en présence, des acides et des alcools, on peut donc prévoir l’existence de nombreux esters. Les esters biochimiques (ceux formés pendant la fermentation alcoolique) : L’acétate d’éthyle est le plus important d’entre eux ; il provient de l’action de l’acide acétique sur l’alcool éthylique. Il donne un goût de piqué, même à très faible dose ( g/l) Les esters les plus légers donc les plus volatils se révèlent par des goûts de fruits : bananes, pommes, pêches. Les plus lourds donnent des goûts de noisette, de beurre. Les esters chimiques (ceux qui se forment au cours du vieillissement du vin) dont la teneur totale peut atteindre 1 g/l interviennent dans le bouquet tertiaire du vin. Ces esters sont importants pour les vins jeunes mais disparaissent par hydrolyse avec le temps. JNG-oeno éléments

20 TRANSFORMATION DE LA MATIERE PREMIERE
3. Les levures L’examen au microscope (grossissement 400 à 500) d’une goutte de moût en pleine fermentation montre la présence d’un grand nombre de corpuscules translucides : les levures. Ce sont des champignons microscopiques très répandus dans la nature jouant un rôle considérable dans l’élaboration et la transformation des produits alimentaires (le pain par ex). Ces levures se trouvent en faible quantité sur la peau du raisin et après les vendanges, une grande partie meurt tandis que d’autres subsistent à l’état de spores dans le sol et dans les chais. Elles ne peuvent assurer une FA normale. Saccharomyces cerevisiae est peu abondante sur raisin mais elle est pratiquement la seule espèce fermentaire.Après quelques jours de vendange, elle est omniprésente dans les chais et assure un levurage spontané bien connu des vinificateurs. JNG-oeno éléments

21 TRANSFORMATION DE LA MATIERE PREMIERE
Dans la plupart des cas, la fermentation alcoolique est menée par une seule espèce : saccharomyces cerevisiae et Bayanus. La levure a besoin pour vivre d’eau, de glucides, de matière azotée et de matières minérales. Elle trouve toutes ces substances dans le moût de raisin. Comme toute cellule vivante, la levure dispose de catalyseurs spécifiques: les enzymes. Ces derniers favorisent les transformations chimiques nécessaires à la vie. La fermentation se déroule en anaérobiose non stricte. Les réserves en oxygène du moût sont utiles aussi bien pour la multiplication des levures que pour leur maintien en l’état. On dispose actuellement de souches de LSA (Levures séches actives), évoluant chaque année. L’Institut de la vigne et du vin possède un catalogue reprenant toutes les souches disponibles classées selon différents critères. JNG-oeno éléments

22 TRANSFORMATION DE LA MATIERE PREMIERE
4. La dynamique de la fermentation alcoolique Le déroulement de la fermentation alcoolique est sous dépendance de nombreux facteurs, maîtrisables ou non, par le vinificateur. Certains, externes au milieu sont des facteurs physiques ; d’autres internes au milieu sont des facteurs chimiques. A. Facteurs physiques 1. Facteurs agissant sur les levures La température : les levures sont incapables de se multiplier au dessous de 10°C. Lorsque la t° atteint 20°C, la prolifération des levures dans un milieu humide s’accélère pour passer par un maximum vers 30°C. Au dessus de 35°C, leur activité diminue rapidement, la fermentation risque de s’arrêter. C’est pourquoi lors de la cuvaison, tout doit être mis en oeuvre pour que la t° du moût ne s’élève au dessus de cette t°. La fermentation des moûts blancs à t° élevées (au-delà de 25°C ) produit des vins aux arômes lourds caractéristiques (odeur de caoutchouc). Action de la pression :le CO2 est inhibiteur de la fermentation mais il faut atteindre la pression de 7 bar pour la bloquer complètement. Action de l’agitation : l’agitation est nécessaire pour éviter l’accumulation des levures au fond de la cuve ; en principe l’agitation naturelle par le CO2 est suffisante. Action de l’oxygène: Bien que qualifiée de vie sans air, la FA ne peut se passer d’O2 dont le rôle est indispensable dans la multiplication des levures. C’est la raison pour laquelle, on aère en effectuant des remontages de moût à la surface de la cuve. Action de l’azote: enrichissement si nécessaire (sulfate d’ammonium) JNG-oeno éléments

23 TRANSFORMATION DE LA MATIERE PREMIERE
2. Facteurs agissant sur la fermentation alcoolique La température : Entre 20 et 30°C, les levures transforment 10% de sucre en plus pour une augmentation de t° de 1°C. Au-delà de 35°C, l’activité fermentaire chute brutalement. Plus les levures travaillent vite, moins le rendement sucre-alcool est grand. Elles donnent alors beaucoup de produits secondaires. De plus, elles risquent de s’arrêter plus tôt. Il est donc nécessaire de maîtriser la t° de vinification, afin d’assurer : * un bon déroulement de la fermentation * une transformation correcte des sucres * la non altération des constituants du vin JNG-oeno éléments

24 TRANSFORMATION DE LA MATIERE PREMIERE
B. La Fermentation Malo - Lactique Après la fermentation alcoolique, ou bien peu de temps avant son achèvement, un trouble peut apparaître dans le vin. Du gaz carbonique se dégage, la couleur se modifie et une baisse de l’acidité totale se révèle de l’analyse. 1. Le phénomène biochimique L’acide malique, biacide se transforme en acide lactique, monoacide sous l’intervention de bactéries qui opèrent cette transformation grâce à leurs enzymes.. 134 g d’acide malique (acide fort) donne naissance à 90 g d’ac lactique (ac faible) + 44 g de CO2. A. Les bactéries lactiques Les bactéries lactiques du vin sont soit des bacilles (lactobacillus) soit des coques sphériques (leuconostoc). B. Modification du milieu La fermentation malolactique a pour but d’ affiner le vin….. L’acide malique (l’acide de la pomme verte au goût très prononcé , est remplacé par l’ac lactique moins agressif (l’acide du yaourt). L’augmentation du pH rend le vin plus souple. Aussi, la FML n’est pas favorable aux qualités sensorielles de tous les vins.(Vins blancs du sud!) Mal conduite, la FML est une déviation provoquant l’altération du vin. Une FML normale ne forme que des traces d’acidité volatile (0.05 – 0.15 g/l). JNG-oeno éléments

25 TRANSFORMATION DE LA MATIERE PREMIERE
Le vinificateur a intérêt à rendre la FA la plus complète possible de façon à éviter l’attaque des sucres résiduels par les bactéries lactiques et donc la production d’acidité volatile. C. Les conditions favorables et les bonnes pratiques ph: t° 20-23°C Oxydation ménagée Sulfitage modéré sinon on les inhibe On dispose maintenant de bactéries sélectionnées que l’on ensemence lors du remontage. 2. La FML dans les vins La FML s’impose pour l’ensemble des vins rouges à qui elle confère souplesse, rondeur et stabilité microbiologique. La FML n’est générale que pour certains vins blancs septentrionnaux, typiquement avec les vins de Chardonnay, de Champagne et de Bourgogne. Les résultats sont plus variables , moins favorables avec des cépages plus riches en arômes variétaux (Riesling, Sauvignon). Par ailleurs, on recherche plus d’acidité, de fraîcheur dans les vins blancs que dans les vins rouges pour une même région, et en particulier pour les vins blancs du sud. Cependant les années à vendange acide, elle peut servir de désacidification. Les vins rosés sont en position intermédiaires. Dans les vins moelleux, doux et liquoreux, la FML est redoutée par risque de piqûre lactique. En principe, les doses importantes de SO2 la rende impossible. JNG-oeno éléments

26 OPERATIONS COMMUNES A TOUTES VINIFICATIONS
La fin de la FML doit être suivie par analyses régulières ; 1 à 3 fois par semaine selon la vitesse du phénomène. Dès la fin de la FML, le vin doit être soutiré et sulfité Dans les vins rouges, la FML se déclenche en 2 ou 3 jours, elle est achevée en 2 semaines. Dans les vins blancs, sa réalisation est plus délicate et plus languissante. A. TRAITEMENTS MECANIQUES DE LA VENDANGE 1. Vendange manuelle et mécanique La place de la vendange mécanique se rencontre dans tous les vignobles à l’exception des vins par tries successives ou en raisins entiers. Elle est plus limitée dans les régions très pentues, à de très petites parcelles, pour les cépages trop fragiles et les très grands crus. La vendange mécanique doit respecter certaines règles simples : Préparer le vignoble pour avoir des raisins bien répartis, à une hauteur régulière et de préférence avec une vigne palissée. Récolter à la date optimale, lorsque les grains se séparent facilement Régler les machines avec la vigueur minimale pour réduire la récolte des feuilles et sarments. Assurer un transport rapide au chai. La récolte doit se limiter au fruit, à la grappe mûre, sans présence de feuilles, de sarments et de raisins verts et/ou altérés. JNG-oeno éléments

27 OPERATIONS COMMUNES A TOUTES VINIFICATIONS
2. Le tri de la vendange La vendange ne doit contenir que les grappes mûres et saines à l’exclusion des feuilles, sarments et grapillons. Quelques principes pratiques : Les tris ou sélections les plus précoces, les plus en amont sont les plus efficaces. L’effeuillage n’est pas un tri de raisin mais il favorise l’homogénéité de la maturation et réduit les besoins en tri. L’échelonnement de la récolte a un coût négligeable et une efficacité très élevée. Il est recommandable de trier avant une récolte mécanique Les tables de tri à l’entrée de la vendange au chai permettent une très haute sélection de la qualité du raisin. JNG-oeno éléments

28 OPERATIONS COMMUNES A TOUTES VINIFICATIONS
3. Transport, réception et transfert Le transport du raisin de la vigne au chai puis le transfert vers les chais doit suivre quelques règles simples : Rapidité : Les phénomènes parasites de macération, oxydation…sont proportionnels au temps et à la température. Des durées de 10 à 30 minutes sont négligeables, des durées de plusieurs heures au soleil sont toujours dommageables. Température : macération et oxydation sont toujours réduites à basse température. Macération : Les jus libérés à la vigne entraînent des macérations incontrôlées, presque toujours nuisibles à la qualité des vins blancs, plus acceptables pour les vins rouges. On doit utiliser des récipients de faible profondeur pour réduire l’écrasement par tassement. JNG-oeno éléments

29 OPERATIONS COMMUNES A TOUTES VINIFICATIONS
4. Le foulage A. But et effet L’opération consiste à faire éclater les grains de raisin entre 2 cylindresécartés, sans pour cela écraser les pépins et la rafle. Elle a pour effets : libérer le max de jus, et d’homogénéiser l’ensemble. de mettre en contact les levures situées sur la pellicule et le moût d’aérer le moût pour assurer un bon développement des levures et donc un bon départ de fermentation. de permettre une bonne macération de l’ensemble de la vendange, une bonne dissolution des matières colorantes contenues dans la pellicule, ainsi que le passage des levures et activateurs de fermentation présents dans la pruine. B. Pratique du foulage Autrefois, il se pratiquait au pied !Deux grands types : combinés avec l’égrappoir seul JNG-oeno éléments

30 OPERATIONS COMMUNES A TOUTES VINIFICATIONS
5. L’égrappage (ou éraflage) A. But et effet L’opération consiste à séparer la rafle du reste de la vendange. Elle a lieu avant ou après le foulage, souvent dans un appareil combinant ces 2 opérations. B. Conséquences L’éraflage est recommandé en général. Il peut être partiel (10 à 30% de non éraflé, dans ce cas on renforce la structure du vin, on le protège des dégats issus d’une légère pourriture, on facilite le pressurage et même le bon achèvement des fermentations) ou total comme dans le Bordelais. JNG-oeno éléments

31 OPERATIONS COMMUNES A TOUTES VINIFICATIONS
6. Le pressurage A. But et effet L’opération consiste à extraire le moût ou le vin, qui imprègne les matières solides de la vendange ou du marc. Le pressurage réalise et achève l’extraction fractionnée. Il doit libérer la totalité du jus de la pulpe , le meilleur des jus de pellicules(cad les composés aromatiques et phénoliques de qualité) sans extraire les composés à odeur et saveurs herbacées ou huileuses des pellicules, des rafles ou des pépins. Elle sépare donc les phases liquide et solide. Elle s’effectue soit : Sur de la vendange ayant déjà fermenté dans le cas de la vinification en rouge. Sur des raisins frais légèrement égouttés dans la vinification en B. Techniques du pressurage Le marc ou la vendange sont comprimé contre un paroi perforée, en bois ou en métal ; ou bien contre une poche en caoutchouc gonflée d’air. La pression est obtenue par divers moyens mécaniques, hydrauliques, pneumatiques. Le pressurage est fractionné . par plusieurs pressées de plus en plus fortes, on extrait plusieurs qualités de jus. Celle-ci gonflée à l’aide d’air comprimé, presse le marc contre la cage et en extrait le vin. Les jus de fin de pressurage (10 à 20%) sont isolés car de qualité très inférieure. JNG-oeno éléments

32 Pressoir pneumatique JNG-oeno éléments

33 OPERATIONS COMMUNES A TOUTES VINIFICATIONS
B. LE SULFITAGE Le sulfitage consiste à apporter à la vendange et dans le vin fait, une certaine quantité d’anhydride sulfureux (SO2), dans le but de réaliser une bonne vinification et assurer la conservation du vin. On distingue donc le sulfitage en vinification et en conservation. Le SO2 se transforme en H2SO3 en solution aqueuse, cet acide est lui-même dissocié comme suit : H2SO3  HSO3- + H+  SO3--+ 2H+ Ces 3 formes H2SO3, HSO3- et SO3-- constituent par définition le SO2 libre. En solution complexe, comme les moûts et le vin, le SO2 réagit avec divers composés organiques ayant des fonctions aldéhydes ou cétones pour former le « SO2 combiné ».Le SO2 total = la somme SO2 libre et SO2 combiné. 1. Propriétés du sulfitage (SO2) en œnologie Sélectionner le milieu fermentaire    Le moût de raisin issu de la vendange contient une flore biologique variée; grosso modo, on peut dire que celui ci contient des bactéries et des levures.   Si on abandonne du moût de raisin à l'air, la fermentation alcoolique ne se produira pas ; en effet, les bactéries acétiques agiront plus vite que les levures et transformeront le jus de raisin en vinaigre. JNG-oeno éléments

34 OPERATIONS COMMUNES A TOUTES VINIFICATIONS
  Le devenir naturel du jus de raisin n'est donc pas le vin mais bien un mélange de vinaigre (acide acétique) et d’alcool.....l'homme a donc modifié le cours naturel des choses en créant le vin grâce au sulfitage , et c'est Pasteur le premier qui expliqua le mécanisme biologique de la fermentation alcoolique et le rôle du  SO2 .  Et c'est là qu'intervient donc le sulfitage en sélectionnant le milieu fermentaire car les bactéries acétiques étant plus sensibles que les levures à l'action du SO2, ces dernières ont donc le champ libre pour entamer leur travail de transformation des sucres du moût de raisin en alcool.     Propriétés antioxydantes    *  Propriétés anti oxydasiques: le SO2 protège les moûts de l'oxydation par destruction des activités des enzymes issues du raisin et/ou de la pourriture (les oxydases). * Après fermentation, le vin n'est plus protégé par le CO2. Par ajout de SO2, celui-ci se trouve en état de capter l'oxygène disponible avant tout autre corps oxydable. Le SO2 est dit anti oxydant. Par cette propriété, le SO2 protège les anthocyanes (les colorants du vin) de l'oxydation.                  Son apport empêche :   * l'oxydation et la madérisation des vins blancs    * la casse oxydasique (vendanges pourries = présence d'oxydase)   * le goût d'évent de l'éthanal (Le SO2 se combine à l'éthanal)   *le développement des maladies à cause de ses propriétés antiseptiques vis à vis des bactéries. JNG-oeno éléments

35 OPERATIONS COMMUNES A TOUTES VINIFICATIONS
Les propriétés clarifiantes et dissolvantes du SO2 En retardant la mise en route de la fermentation, le SO2 favorise le dépôt plus ou moins rapide des matières en suspension dans le moût (propriété utilisée dans le débourbage des vins blancs). En accélérant la nécrose des cellules du raisin,le SO2 facilite la libération de leur contenu. L'effet est particulièrement important vis-à-vis des cellules de la pellicule, riches en anthocyanes, tanins et arômes. Le SO2 participe à la structure des vins en favorisant l'extraction des composés phénoliques; il y a obtention de vins plus colorés. Le SO2 acifie le moût Il s'oppose au développement des bactéries susceptibles de s'attaquer aux acides (surtout l'acide malique)  2. Moments du sulfitage Dès l’encuvage: pour laisser travailler les levures et inhiber les bactéries au fur et àmesure du remplissage de la cuve après chaque ajout de vendange. Pour la vinification en blanc, dans les jus à la sortie du pressoir.        Pour les vendanges mécaniques, il est conseillé de sulfiter le moût recueilli dans les bennes à doubles fonds. JNG-oeno éléments

36 OPERATIONS COMMUNES A TOUTES VINIFICATIONS
Dès l’encuvage: pour laisser travailler les levures et inhiber les bactéries au fur et à mesure du remplissage de la cuve après chaque ajout de vendange. Pour la vinification en blanc, dans les jus à la sortie du pressoir.        Pour les vendanges mécaniques, il est conseillé de sulfiter le moût recueilli dans les bennes à doubles fonds. Après les fermentations: * A la fin de la FA, pour protéger les quelques sucres résiduels de l’attaque des bactéries lactiques (piqûre lactique!) * A la fin de la FML pour protéger l’acide tartrique de l’attaque des bactéries lactiques (la tourne), l’acide citrique (goût aigre –doux) ainsi que les acides aminés (production d’amines biogènes) Sulfitage d’élevage et de mise en bouteilles: Tous les vins sont élevés en présence de SO2 libre toujours pour maîtriser les microorganismes et lutter contre les oxydations. 3. Comment peut on réduire le sulfitage? Par une hygiène générale depuis la récolte jusque la mise en bouteilles. Par une protection contre la pourriture grise et acide (produits, stratégie de traitement, effeuillage….) JNG-oeno éléments

37 OPERATIONS COMMUNES A TOUTES VINIFICATIONS
Par un tri à la récolte et au chais Par la maîtrise des fermentations : t° contrôlée, LSA…. Par une élimination des levures et bactéries devenues inutiles après fermentations Par un élevage avec aération contrôlée Par des clarifications provoquées par collage, filtrations…. 4. Doses usuelles de SO2 Vinification en rouge : - saine et froide : 3 g/hl - état sanitaire moyen : 5 g/hl (= dose de base) - vendange altérée : 6 à 8 g/hl Vendange blanche ou rosée : 3g/hl Vendange en liquoreux : 3 à 5 g/hl JNG-oeno éléments

38 OPERATIONS COMMUNES A TOUTES VINIFICATIONS
LA MAITRISE DE LA FERMENTATION ALCOOLIQUE Qu’observe t on dans une cuve de moût en fermentation ? Un foisonnement (dégagement de CO2) + formation du « chapeau » (remontée des matières solides)dans le cas d’une vendange rouge. Une augmentation de la t° du moût Une diminution de la densité due à la formation d’alcool. Une augmentation de la couleur pour les vins rouges due à la macération + la production d’alcool + l’augmentation de la t°, facteurs favorisant la diffusion des colorants des peaux de raisin. Une modification de la saveur du moût. La FA doit être contrôlée et maîtrisée tout au long de son déroulement, afin d’être la plus régulière possible et la plus complète possible. Les risques d’arrêt de fermentation ou d’altération de la matière première seront ainsi écartés. JNG-oeno éléments

39 OPERATIONS COMMUNES A TOUTES VINIFICATIONS
Les vinificateurs connaissent et doivent pratiquer le relevé régulier  : La densité : Au fur et à mesure de la transformation du sucre en alcool, la densité du milieu diminue pour finalement tomber entre et La température : La t° indique les conséquences de l’activité levurienne . L’élévation de t° dépend fortement des conditions extérieures (t° extérieure, type de cuves…) La numération des levures : les levures vivantes et mortes réagissent différemment à certains colorants. Elles sont différenciées par examen au microscope. Le résultat est rapide (10 à 30’) ; il est pratiqué directement dans certains chais et de nombreux laboratoires. JNG-oeno éléments

40 OPERATIONS COMMUNES A TOUTES VINIFICATIONS
La maîtrise de la température La thermorégulation des cuves permet aujourd’hui d’avoir une bonne maîtrise de la t° de fermentation. On considère les t° optimales de vinification suivantes: Vin rouge : Min 25°C / Optimum : ° / Max 32° Vin blanc : Min 16° / Optimum : 18-20° / Max 22° Vin liquoreux : Min 18° / Optimum : 20-22° / Max : 25° JNG-oeno éléments

41 LES VINIFICATIONS JNG-oeno éléments

42 LA VINIFICATION EN ROUGE
LES VINIFICATIONS LA VINIFICATION EN ROUGE Différence entre la vinification en rouge et la vinification en blanc : le pressurage ne s’opère qu’après la fermentation tandis qu’en blanc, cette opération se fait le plus vite possible sur la vendange fraîche. 1. Opération particulière de la vinification en rouge: La cuvaison Opération caractéristique de la vinification en rouge, la cuvaison réunit 2 opérations aux exigences différentes : la FA et la macération. La FA : Dans le cas de la vinification en rouge, bonne extraction ne fait pas bon ménage avec basse t° de fermentation. Par contre, les risques de températures trop élevées doivent être maîtrisés. Macération : l’objectif est de faire passer des substances aromatiques et phénoliques des pellicules, des pépins et parfois des rafles dans le moût en fermentation pour fournir au vin arômes variétaux, couleur et structure. L’objectif n’est pas l’extraction totale mais l’extraction optimale cad sélective des constituants organoleptiquement intéressants. Les longues macérations augmentent le degré de condensation des tanins, une diminution de leur astreingence, une augmentation du taux de combinaisons anthocyanes/tanins et une intensification de la couleur. Longue macération= Extraction + Structuration des composés phénoliques (combinaisons). Courte macération= Composition phénolique déficitaire, tanins peu condensés et anthocyanes libres (polyphénols insuffisamment stabilisés). JNG-oeno éléments

43 LES VINIFICATIONS Les paramètres de la cuvaison La durée : Celle-ci est plus courte qu’auparavant et est variable suivant divers facteurs : 1. La qualité recherchée : Les vins de qualité seront cuvés assez longtemps pour qu’ils soient riches en tanins, en couleur et en constituants qui participeront à la formation du bouquet. (6 à 8 jours pour des vins de moyenne garde et 2-3 sem pour les vins de garde). Par contre les vins de consommation courantes, devant être souples ne seront cuvés que quelques jours. (2-3 jours) 2. Quand la FA est terminée, la cuvaison ne doit pas durer plus de 2-3 jours sinon on gagne en tanins, mais on perd en arômes. 3. La matière première : l’éraflage permet de rallonger la durée de cuvaison sans risque de goût herbacé. La température * Faible t°(<25°C) : donne des arômes de fruit et de fermentation. * Forte : bonne extraction des anthocyanes et des tanins, permet de raccourcir la cuvaison. * Optimale : 28-30°C / Max 32°C Les deux styles peuvent avoir leur place pour obtenir les meilleurs assemblages. * Mesure de la t° : au cœur de la cuve là où elle est décisive pour la fermentation. JNG-oeno éléments

44 LES VINIFICATIONS Conclusion : L’agitation L’alcool Le SO2 L’enzymage
L’agitation favorise l’extraction de tous les composés des pellicules, des pépins et des rafles. L’alcool L’alcool est un solvant connu : il libère les anthocyanes des pellicules et surtout les tanins des pépins en fin de fermentation. Le SO2 Une dose normale de SO2 stabilise la couleur, protège les composés phénoliques formés de l’O2, une dose élevée donnera un niveau d’extraction trop élevé (vins durs). L’enzymage L’enzymage améliore l’extraction des anthocyanes de la pellicule ainsi que les tanins présents dans les vacuoles. On peut obtenir ainsi des tanins plus abondants, moins astreingents, moins amers. Conclusion : Le type de cuvaison détermine la couleur, l’aptitude au vieillissement, le corps, la charpente et l’arôme secondaire. C’est dire l’importance de cette phase. L’ensemble des opérations d’extraction des jus doit réaliser une extraction fractionnée, sélective. Le vin n’est que du raisin mais pas tout le raisin. ! JNG-oeno éléments

45 LES VINIFICATIONS Les remontages durant la cuvaison
1. Buts des remontages Favoriser les échanges pellicules-pépins / Jus Aérer pour favoriser le développement des levures, pour éviter la réduction du SO2 vers des produits soufrés du type H2S et pour favoriser les réactions anthocyanes-tanins qui assurent l’intensité et la stabilité de la couleur. 2. Pratiques des remontages Remonter 50 à 100% du volume de la cuve chaque jour jusqu’à densité de 1. Les remontages doivent être courts et fréquents. Le chapeau doit être arrosé de façon homogène Les remontages ultérieurs après FA risquent d’entraîner une surextraction des tanins et des pépins. Les remontages doivent être guidés par des dégustations. La durée optimale de cuvaison ne peut être définie. * < 7 jours : vins légers trop peu extraits * > 3 semaines : exige d’excellents raisins, une surveillance, un élevage long et un marché adapté. Une cuvaison trop longue avec raisins non adaptés aggravera les défauts (rusticité,saveurs herbacées, amertume….) JNG-oeno éléments

46 LES VINIFICATIONS 2. Le décuvage et pressurage
Quand la FA est terminée, on laisse écouler ou égoutter le vin dit de goutte. Il reste alors à l’intérieur de la cuve les matières solides ou marc, contenant encore une forte proportion de vin. Ces marcs sont dirigés vers le pressoir pour en extraire le vin qui sera appelé « vin de presse ». On distingue : L’égouttage ou élevage du « vin de goutte » : *Avant cette opération, il est important de déterminer la teneur en sucres résiduels dont la teneur devra être inférieure à 2 g/l vérifiée par analyse. * La densité devra généralement être inférieure à 1 * Autres types d’analyses :Indice de polyphénols, anthocyanes, acidité volatile,pouvoir tannant. * Le vin de goutte est dirigé vers une cuve propre, de préférence chaude, après test de tenue à l’air (pour ajoute de SO2 ou pas) de façon à la préparer à la FML. Le pressurage: « vin de presse » Le vin obtenu par pression du marc est différent du vin de goutte : il est plus riche en extrait sec, en tanin et même en acidité volatile. Il peut être : * soit directement ajouté au vin de goutte après dégustation * soit on le mélangera plus tard au vin de goutte après clarification, collage et filtration. * soit destiné à d’autres utilisations telle que la distillerie. Aussitôt le vin écoulé, on met tout en jeu pour que la FML se déclenche le plus rapidement possible. JNG-oeno éléments

47 LES VINIFICATIONS 3. Nouvelles méthodes de cuvaison
Des méthodes récentes permettent d’enrichir les moûts insuffisamment riches en polyphénols en accentuant les effets de la macération. La macération préfermentaire à froid qui consiste à refroidir la vendange foulée et éraflée à l’encuvage vers les 5°C pendant 5-10 jours par apport de glace carbonique. La vendange est ensuite réchauffée et vinifiée traditionnellement. Cette technique amplifie l’extraction phénolique et l’intensité aromatique. La macération préfermentaire à chaud qui consiste à porter la vendange à 40-50°C pendant quelques heures et ensuite refroidie. Cette technique permet d’extraire la couleur, mais aussi une extraction tannique qui donne des tannins souples et enrobés. Les vins gagnent en finesse et complexité mais perdent en intensité aromatique. La thermovinification: cette technique consiste à chauffer la vendange à 70-75°C pdt un laps de temps très court (30-40’), à le refroidir ensuite. La flash détente: on soumet le vendange à une t° de 85-95°C et à une mise sous vide instantannée. La macération finale à chaud qui consiste à réchauffer la vendange après la FA par remontage dans un échangeur de chaleur. JNG-oeno éléments

48 LES VINIFICATIONS 4. La vinification dite en « Macération carbonique »
La macération carbonique est une technique de vinification qui consiste à placer des raisins récoltés à la main (intacts, non écrasés) non éraflés et non foulés dans une cuve saturée en CO2. Transformations : la cuve referme 3 sortes de raisin : * des raisins écrasés au fond de la cuve. Ils libèrent leur jus * des raisins entiers plongés dans le jus * des raisins entiers baignant dans le CO2 Il y a donc 3 sortes de transformation : * Une FA d’origine levurienne dans le jus des raisins écrasés qui doit se réaliser sans tarder afin d’éviter tout risque de piqûre lactique. * Une macération des raisins entiers baignant dans le jus * Un métabolisme anaérobie en phase gazeuse pour les raisins entourés de CO2. Cet état amène une fermentation intracellulaire d’origine enzymatique qui conduit : * à la formation d’alcool par une FA enzymatique ressemblant à la FA classique. * à la formation de composés aromatiques caractéristiques. Ils communiquent aux vins des qualités organoleptiques typées, plus harmonieuses et caractérisées par des com- posantes végétales, lactiques et fruitées du type « Kirsch » JNG-oeno éléments

49 LES VINIFICATIONS Réalisation pratique Intérêts
La vinification se fait en 2 temps : * Macération carbonique : * Utilisation d’une cuve à fermeture hermétique munie d’une soupape de sécurité * Apport de CO2 provenant d’une bouteille sous pression * Remplissage complet de la cuve en raisins entiers * Réajustement de la cuve en CO2 * Macération de +- 8 jours à 35°C ou 10 jours à 25°C. * FA levurienne supplémentaire qui doit se produire lentement à t° basse.(20°C)des qualités organoleptiques typées, plus harmonieuses et caractérisées par des composantes végétales, lactiques et fruitées du type « Kirsch », bonbon anglais. Intérêts * L’arôme primaire est mieux conservé (les t° étant plus faibles) * Les vins sont plus souples (moins d’acide malique/pH + élevé) * De couleur stable arôme secondaire marqué par la phase anaérobie : plus de phénols odorants (cinnamate d’éthyle= marqueur de la macération carbonique), goût de compote de fruits. Cette macération est depuis longtemps utilisée dans le Beaujolais car elle convient bien au gamay mais aussi dans le Languedoc pour le carignan. JNG-oeno éléments

50 1. Les arômes des vins blancs
LES VINIFICATIONS B. LA VINIFICATION EN BLANC ET ROSE 1. Les arômes des vins blancs Dans tous vins blancs du monde, les arômes essentiels pour les vins blancs ont des origines multiples pouvant être regroupées en quelques catégories: Arômes variétaux: directement issus et dépendants du raisin (cépage, terroir, millésime, productivité, état sanitaire) Arômes préfermentaires: également issus du raisin mais d’abord sous forme liée et devant être libérés avant fermentation : les précurseurs d’arômes. Arômes fermentaires: découlant directement de la FA . Ils dépendent surtout du type de levure et de leurs conditions de développement. Ces arômes sont importants mais peu typiques du cépage et du terroir, ils sont relativement fugaces. Les LSA doivent privilégier la manifestation des arômes variétaux sans imposer d’arômes fermentaires dominants sans personnalité. Arômes post fermentaires : se manifestant au cours de l’élevage des vins (en cuves, fûts ou bouteilles) par transformation des arômes précédents selon la présence ou l’absence des levures, des bactéries de l’aération, du bois. Ils constituent à peu près le « bouquet du vin ». JNG-oeno éléments

51 LES VINIFICATIONS 2. Les critères de bonnes pratiques de l’élaboration des vins blancs secs D’une manière générale, on peut dire que l’élaboration des vins blancs requiert encore plus de rigueur car elle est plus délicate que celle des vins rouges ; car elle se fait à partir d’une matière première souvent sensible ; elle donne des produits résistants moins bien au vieillissement. Elle exige: Des raisins de qualité bien cultivés: les régions traditionnelles mono cépage (Bourgogne, Alsace, Loire) exploitent les différences de terroir. Les autres régions jouent les complémentarités entre leurs cépages. De saines pratiques viticoles s’imposent (maîtrise des rendements et état sanitaire impeccable) Un procédé sans failles: éviter les appareils trop brutaux, des oxydations parasites, des t° excessives ou une hygiène approximative. La moindre erreur simple détruit complètement tous les efforts consentis ailleurs. Des variantes bien maîtrisées qui personnaliseront le vin (ex : Brève macération pelliculaire après récolte, pressurage doux, etc) Des assemblages bien étudiés de cuvées différentes mais complémentaires. JNG-oeno éléments

52 LES VINIFICATIONS 3. Maturité et date de récolte
Dans la vinification en blanc, il y a très peu d’échanges entre les matières solides et le jus, le raisin étant pressé avant le départ en fermentation. On peut faire du vin blanc à partir de raisins noir ; la macération étant soit complètement absente ou réduite. On classe les vins blancs selon leur richesse en sucres résiduels : Secs : < 5 à 10 g/l Demi secs : g/l Doux : g/l Moëlleux : g/l Liquoreux : > 40 g/l 3. Maturité et date de récolte Les raisins mûrs et sains donnent des vins plus agréables (arôme plus typique, sans caractères herbacés, équilibre en bouche plus complet) et plus aptes à un élevage de quelques années. Dans le cas de vins blancs secs, on privilégie quelques aspects, selon les styles de vins recherchés : Une légère sous maturité peut maintenir plus d’arômes de cépages (ou leurs précurseurs d’arômes) mais au risque de conserver des arômes herbacés. On recherche fréquemment une acidité suffisante, voire un peu élevée. Source de fraîcheur, elle ne doit pas provoquer la dureté. Le niveau optimal dépend des autres paramètres (sucres résiduels, structure, arômes…) Un parfait état sanitaire est nécessaire pour la préservation des arômes variétaux. Le dosage de l’activité laccase s’impose sur tous les moûts d’origine non maîtrisée. La dégustation des pellicules des raisins reste l’outil indispensable pour apprécier l’évolution de la maturation et la date optimale de récolte, parcelle par parcelle. JNG-oeno éléments

53 LES VINIFICATIONS La récolte manuelle, plus chère, demeure très favorable à l’élaboration des vins de qualité : pas de feuilles, possibilité de tri, pas d’écrasement.   Tri à la récolte: Rien ne remplace la sélection des meilleurs raisins en éliminant fruits verts, pourris, aigres ainsi que tous les débris végétaux (feuilles, pétioles….). Sa pratique, manuellement à la vigne ou au chai, est à la fois très simple dans son principe et assez coûteuse dans sa réalisation. Surmaturation: Il est souvent intéressant de récolter certaines parcelles quelques jours après la maturation normale, on obtient alors des vins plus charnus, plus complets, plus aptes à une consommatioon tardive. JNG-oeno éléments

54 LES VINIFICATIONS A. Extraction du jus
1. Traitement mécanique de la vendange : Douceur et Rapidité ! Doit être réalisé le plus rapidement possible pour éviter l’oxydation des jus, et la macération des parties solides et liquides. Il convient d’éviter toutes dilacérations des parties herbacées, à l’occasion des pompages. * Egouttage Après foulage, cette opération consiste à séparer sans aucune ou avec une très légère pression, le jus des matières solides. L’égouttage a pour but de diminuer le volume à pressurer. Différents types d’ appareils sont utilisés : soit statiques (le jus s’écoule par gravité) ou mieux : dynamiques (à cylindre fixe ou tournant) où là une légère pression est exercée, ce qui augmente la qualité et le rendement en jus. * Pressurage Il reste encore 30 à 40% de jus dans le marc sortant de l’égouttoir ; il faut extraire ce complément par pressurage qui est plus délicat que dans la vinification en rouge. Ce n’est pas du vin que l’on extrait mais un jus sucré, visqueux qui s’écoule difficilement. Pour faciliter cet écoulement, la vendange n’est pas égrappée, les rafles jouant le rôle de drains collecteurs. JNG-oeno éléments

55 LES VINIFICATIONS 4. Opérations particulières à la vinification en blanc Le pressurage doit être assez puissant pour sortir tout le jus mais pas trop pour éviter l’écrasement des rafles, pellicules et pépins dont les constituants amers et herbacés pourraient diffuser dans le jus. Pour résoudre ce problème, on opère en effectuant plusieurs pressées successives, séparées chacunes par un émiettage ou par rebêchage du marc. Le moût de qualité n’est que la partie noble du raisin. L’extraction des moûts est la clé des vins blancs réussis et mérite une attention aiguë. Variante: La macération pelliculaire préfermentaire On favorise la dissolution dans le moût des substances aromatiques contenues dans la pellicule et sous exploitées par pressurage immédiat. Après éraflage, léger foulage des raisins sains, et un léger sulfitage, on laisse macérer plusieurs heures avant pressurage assure une protection contre l’oxydation. Cette technique ne peut être exécutée que par des personnes qualifiées maîtrisant la technique. JNG-oeno éléments

56 LES VINIFICATIONS 2. Débourbage Le jus provenant des égouttoirs et même des pressoirs est très trouble ; il contient en suspension des débris de rafles et de pellicules, des levures, des substances protéiques et pectiques, des particules terreuses, mais aussi des levures, bactéries, et colloïdes plus ou moins floculés. Effets du débourbage L’élimination des bourbes a de nombreux effets à rechercher ou réduire. - L’élimination d’une partie des levures peut retarder le départ de la FA, le levurage est pratiquement nécessaire. - L’élimination des débris de pellicules réduit la fermentescibilité des moûts. Cette élimination pourrait expliquer la réduction d’arômes variétaux. - Les bourbes éliminent une fraction parfois importante des résidus de pesticides présents dans la pellicule. - Les moûts débourbés donnent des vins moins riches en alcools supérieurs aux odeurs lourdes et en « composés C6 »(hexanol) aux odeurs herbacées mais ils sont plus riches en esters éthyliques d’acides gras et en acétates aromatiques d’odeurs agréables (vins jeunes et primeurs aux arômes fruités). JNG-oeno éléments

57 LES VINIFICATIONS 4. Opérations particulières à la vinification en blanc - Les moûts débourbés donnent des vins plus pauvres en composés soufrés, à odeurs désagré-ables (réduit, chou, ail…), lourds et légers formés par les levures. - La séparation des débris terreux réduit fortement les teneurs en fer et en calcium des vins. Choix de l’intensité du débourbage On mesure l’importance des bourbes par « la turbidité » à l’aide d’un turbidimètre. Les techniques de débourbage A. Le débourbage statique - Naturel (très utilisé) : demande peu de matériel mais est lent, à efficacité limitée et peu maîtrisable. Pour la réaliser, on peut simplement attendre que les particules plus grosses se déposent spontanément , mais on peut aussi pratiquer le débourbage avec : Addition de SO2 qui a la propriété de clarifier en retardant la FA et facilitant le dépôt des impuretés. L’action du froid qui bloque l’activité des levures et favorise le dépôt des bourbes - Avec enzymage pectolytique (vise à casser les chaînes pectiques et diminue par là la viscosité du jus) : est rapide, donnes des boues compactes, est intense parfois trop. JNG-oeno éléments

58 LES VINIFICATIONS 4. Opérations particulières à la vinification en blanc - avec collage : donne une clarification plus complète amis est lent, le choix de colle est délicat et le dépouillement parfois excessif. B. Le débourbage dynamique - par centrifugation : Cette technique élimine très rapidement une très forte proportion de particules assez grosses. Le trouble résiduel ne peut être éliminé que par décantation, collage ou filtration. C’est une technique coûteuse (investissement et fonctionnement) - par filtration :Les particules sont retenues par un support en fonction de leur taille. Voir chapitre de « la clarification provoquée » Remarque : Pour résumer, il est inutile de rechercher un très fort rendement en jus brut au pressurage ( par pressurage long avec production de bourbes abondantes) suivi de débourbage sévères et coûteux. Il est préférable de se limiter à un rendement brut plus modéré en jus de haute qualité facile à valoriser. JNG-oeno éléments

59 LES VINIFICATIONS B. Fermentation du jus
Le moût débourbé est envoyé dans des cuves ou fûts, où se fera la FA. Le bentonitage consiste à éliminer les protéines du moût. Il améliore la limpidité. Après débourbage, un bentonitage aux doses de 50 g/hl peut éviter un traitement thermique. La bentonite fixe les protéines et en partie les enzymes: laccase des raisins botytrisés et la tyrosinase des vins sains. Elle ne gêne pas la FA. L’usage de la bentonite est quasi systématique en vinification en blanc sec. La FA des vins blancs est toujours plus lente que celle des vins rouges. La t° doit être comprise entre 16 et 22°C ; l’optimum étant de 18° à 20°C jusqu’à la mi fermentation car les arômes fermentaires se forment en début de FA ; ensuite, il est préférable de laisser aller la t°vers 20-22°C pour un bon achèvement de la FA. La FA à basse t° (vers 10°C) avec levures adaptées engendre des arômes du type « amylique » masquant les arômes de raisin. Actuellement, la FA s’effectue le plus souvent en cuve. Il convient de bien la suivre et de la régulariser afin d’éviter toute oxydation du moût. On contrôle mieux le déroulement de la FA en cuve de faible volume. JNG-oeno éléments

60 LES VINIFICATIONS Le décuvage ou soutirage à la fin de la FA (à densité de 1010) et quand la teneur en sucres est < à 2g/l. Cette opération a un double but : * séparer les grosses lies du vin * éviter la réduction du SO2 en H2S. Les vins devant subir une FML resteront sur lies dans des conditions favorables à cette transformation (débourbage et sulfitage léger) La FML est souvent difficile en blanc ; elle nécessite un ensemencement préalable avec des bactéries adaptées.Le sulfitage rapide même avant disparition de l’acide malique est recommandable. JNG-oeno éléments

61 LES VINIFICATIONS 5. Nouvelles techniques complémentaires de vinification en blanc L’ élaboration de vins fruités, typés par l’arôme du cépage, a poussé le vinificateur à favoriser les échanges «  pellicule – phase liquide de la vendange » en ayant recours à des techniques nouvelles, aujourd’hui rendues possibles s sans risque d’altération :  A. Macération préfermentaire La macération préfermentaire, pratiquée sur une vendange blanche, mûre, parfaitement saine, entièrement éraflée, modérément sulfitée (3 à 5g/hl) pendant 4 à 8 heures à la t° de 18°C, donne des jus enrichis en constituants pelliculaires (substances odorifères, polysaccharides, tanins, sels de K).Les vins ainsi obtenus auront ainsi plus de fruité, de rondeur, de tenue en bouche et, un pH plus élevé. B. Stabulation à froid des jus sur leurs bourbes fines Pratique délicate qui consiste à tenir les jus sur leur bourbes pendant 1 à 2 semaines pour permettre le largage des substances depuis les débris pelliculaires.  C. Révélation de l’arôme libre Le complexe aromatique du raisin est surtout sous forme liée. Leur révélation en formes libres est sous la dépendance d’enzymes présentes dans la vendange mais le plus souvent inhibées par le sucre du raisin.Certaines souches de levures ont un équipement enzymatique favorisant cette révélation. JNG-oeno éléments

62 LES VINIFICATIONS 5. Nouvelles techniques complémentaires de vinification en blanc   D. Préservation des qualités organoleptiques Les arômes acquis doivent être préservés et pour cela : * Il faut réaliser une FA autour de 18°C (> 18° = départ de substances volatiles ; trop basse = risque de goûts amyliques) * Il faut éviter les sulfitages excessifs : le SO2 en excès amène des goûts salés, le SO2 libre est révélé à la dégustation. * Il faut éviter les pratiques œnologiques défectueuses : vins oxydés, départ d’arômes par clarification exsessive, faux goûts….. * A l’inverse une certaine acidité, une teneur en CO2 autour de mg/l font ressortir les arômes à la dégustation. JNG-oeno éléments

63 LES VINIFICATIONS 6. Elaboration du vin rosé
 Ces vins sont obtenus à partir de raisins rouges à jus incolore ou peu coloré. Ils se rapprochent des vins blancs par leur caractéristiques chimiques et organoleptiques (leur extrait sec est faible du à une macération courte)  Différentes méthodes d’obtention A. Vinification en blanc (gris) Méthode identique à celle pratiquée pour les vins blancs. Le pressurage sera doux pour éviter l’écrasement des pellicules pour ne pas libérer trop de matière colorante.   B.Méthode par saignée partielle de la cuve La cuve est remplie de vendange foulée. Au bout de 12 à 15h, avant tout départ de la FA, on pratique une saignée de la cuve sur environ ¼ du volume qui est transféré dans une autre cuve pour y subir une vinification en blanc ; le reste de la cuve subit une vinification en rouge. C. Vinification des vins d’une nuit ou vins de 24 heures Foulage, mise en cuve, sulfitage, macération, sont effectués dans l’ordre ; au bout de 24 h, (= bonne dissolution des matières colorantes, des tanins et des matières minérales) on pratique une saignée de la cuve. Les vins obtenus sont souples, fruités et frais. JNG-oeno éléments

64 1. Les vins effervescents
LES VINIFICATIONS C. LES VINIFICATIONS SPECIALES 1. Les vins effervescents Ils sont obtenus en enfermant dans un récipient bouché et résistant, du vin contenant encore du sucre et des levures ; la fermentation va continuer ou repartir ; le CO2 formé restera en solution sous pression et provoquera la formation de mousse. On distingue :  A. Les vins naturellement effervescents Ex : La Clairette de Dié, la Blanquette de Limoux, le Gaillac obtenus par la mise en bouteille d’un vin jeune dont la fermentation principale a laissé un peu de sucre non fermenté. B. Méthode champenoise Se réalise en 2 temps : 1. La préparation du vin de base ou cuvée La récolte se fait à maturité moins avancée. Triage de la vendange au vignoble qui a pour but d’éliminer les grains défectueux ou pourris (oxydase et casse brune) 3 cépages : Pinot Meunier, Pinot Noir et Chardonnay Le pressurage : pour éviter que des matières colorantes ne diffusent dans le jus, on réalise un pressurage rapide sans foulage. L’appelation « Blanc de Blanc » correspond à des vins élaborés avec le Chardonnay. JNG-oeno éléments

65 LES VINIFICATIONS Autre particularité : le pressurage est fractionné et réglementé en Champagne. La tenue d’un carnet de pressoir est obligatoire. * La cuvée et la 1ère taille  : correspond aux 1ers jus écoulés qui proviennent de la zone inter médiaire de la pulpe, plus fragile et plus riche en sucre et en acide tartrique. * La 2ème taille nécessite une serre plus poussée, les jus sont enrichis en substances provenant de la pellicule : éléments minéraux, polyphénols, substances odorantes. Ils sont moins fins et présentent un pH plus élevé. Ainsi, sur 4 tonnes de raisin, on sélectionné 2 000 l de cuvée et 500 litres de taille La fermentation : le moût obtenu précédemment doit présenter certaines caractéristiques : * degré alcoolique : 10-11° * acidité optimale : obtenue en acidifiant ou en désacidifiant. Certains font réaliser la FML dans le but d’augmenter la stabilité du vin. * être incolore sinon une décoloration aux charbons œnologiques s’imposent. La FA se fera à basse t°, après léger débourbage au SO2. On peut également assembler des vins de l’année avec d’autres plus vieux. JNG-oeno éléments

66 LES VINIFICATIONS 2. L’élaboration du vin effervescent
L’ensemble des opérations visent à : * provoquer une nouvelle fermentation , après avoir mis le vin en bouteille * éliminer le dépôt des levures qui s’est formé dans la bouteille. Pour cela, on réalise :  Le tirage : C’est l’addition d’une quantité déterminée de liqueur de tirage (sucre + levures). On ajoute en moyenne 24 g de sucre/l afin d’obtenir une pression de 5 à 6 atmosphères à l’intérieur de la bouteille. Les levures sont enfermées dans des billes d’alginate. La prise de mousse : c’est la 2éme fermentation. Les bouteilles sont placées horizontalement sur lattes à 12-18°C, la fermentation se produit lentement. La mise sur pupitre et remuage : ces opérations ont pour but de faire descendre le dépôt de levures sur le bouchon de la bouteille, placée goulot en bas. Cette opération peut être automatisée et programmée par l’emploi de gyropalettes. Le dégorgement : il consiste à éliminer le dépôt en utilisant la pression du CO2 existant dans la bouteille. Il est réalisé à la glace ; le goulot de la bouteille est plongé dans la saumure à -10°C. Il se forme un bouchon de glace emprisonnant le dépôt.Celui ci est éliminé par le CO2 lorsque l’on ouvre la bouteille. Le temps de séjour sur lies marque le vin. Un délai minimum est imposé par l’AOC ; il peut être prolongé pour les cuvées exceptionnelles. JNG-oeno éléments

67 LES VINIFICATIONS La mise à niveau : pour remplir les bouteilles au même niveau, on pratique l’addition d’une liqueur de dosage (vieux vin+esprit de cognac+sucre en quantité variable) permettant d’obtenir du Champagne Brut, Sec, Demi Sec ou Doux. Le vieillisement : Il faut attendre plusieurs mois de maturation en cave avant que le produit ne soit à son maximum de qualité. C. Méthode traditionnelle et méthode ancestrale La prise de mousse en bouteilles est pratiquée pour l’élaboration d’autres vins effervescents. Selon la réglementation de la CEE, le terme méthode champenoise n’est plus autorisé et a été remplacé par « méthode traditionnelle »(prise de mousse après séjour sur lies d’au moins 9 mois ) et « méthode ancestrale » si la prise de mousse est réalisée sur vin mi fermenté, dans ce cas, il n’y a pas d’addition de liqueur de tirage.   D. Les vins mousseux sans appelation d’origine Ce sont des vins dont l’effervescence résulte d’une seconde fermentation en cuve close. Il est nécessaire de réaliser : * une prise de mousse rapide (quelques jours) grâce à un ensemencement de levures important et aux possibilités de chauffer la cuve. * de stopper la fermentation par réfrigération (-5°C) lorsque la pression au manomètre atteint 5 at. * d’incorporer la liqueur de dosage.Les vins mousseux produits en France, en cuve close, peuvent être vendus sous le nom de mousseux sans autre indications. JNG-oeno éléments

68 LES VINIFICATIONS 2. Vins de liqueur (VDL) et vins doux naturels (VDN)
Ils sont obtenus à partir de moûts de raisin frais, crus ou cuits, partiellement concentrés ou non, et additionnés d’alcool soit avant ou après la fermentation.  A. Les mistelles VDL Ex : Pineau des Charentes, le Ratafia de Champagne, le Floc de Gascogne, la Macvin du Jura. C’est un moût de raisin frais, très riche en sucre, qui est muté à l’alcool.Il suffit pour cela d’apporter 16 à 17% d’alcool pur. Comme il ne se produit pas de fermentation, il n’existe pas de produits secondaires tels le glycérol et l’acide succinique.  B. Les vins doux naturels VDN Ex : Muscats de Rivesaltes, de Beaumes de venise, de Lunel / Maury Lorsqu’ils proviennent d’une appelation contrôlée, ils doivent : * Provenir exclusivement de cépages de : Muscat, Grenache, Malvoisie, Maccabeo * Posséder au moins 14° alcool en puissance * Avoir reçu en cours de fermentation 5 à 10% d’alcool de titre supérieur à 90% JNG-oeno éléments

69 LES VINIFICATIONS 3. Vins doux , Vins liquoreux
Ce sont des vins provenant de vendange généralement blanche et obtenus sans addition d’alcool. Ils contiennent plus de 10 g de sucre par litre, et parfois plus. On les classe en : * demi secs : 5 ou 10 à 20 g de sucre par litre * doux : jusqu’à 30 g * moelleux jusqu’à 40 g * liquoreux : > 40 g Leur caractère sirupeux tient à la présence de sucre et de glycérol et aussi à une grande richesse en matières pectiques. Ils sont élaborés suivant 2 procédés distincts de vinification : * à partir de raisins très mûrs (surmaturés ou passerillés) ou atteints de pourriture noble (ce sont les vins naturellement doux) * par mutage au SO2. Le moût de départ est très riche en sucre, plus de 300 g/l. La FA peut s’arrêter d’elle-même avant que la totalité du sucre ne soit transformé en alcool. JNG-oeno éléments

70 LES VINIFICATIONS 3. Vins doux , Vins liquoreux
A. Vins obtenus à partir de raisin surmaturé ou passerillé Ce passerillage est obtenu sur pied ou hors de la souche (les raisins sont étendus sur des lits de paille ou suspendus à des fils de fer). Pour accélérer ce phénomène qui dure 3 à 4 mois, on pratique un passerillage artificiel. Le passerillage naturel n’est guère actuellemnt que dans le Jura pour l’élaboration des vins de paille. Le moüt du Savagnin utilisé, contient de 400 à 500 g de sucre par litre ; il est mis en fût pour la FA. Celle-ci peine à démarrer à cause de la richesse en sucre, c’est pourquoi on la favorise par ensemencement de Saccharomyces bayanus. B. Vins obtenus à partir de raisins atteints de pourriture noble La vendange Cépages concernés : Sémillon, Sauvignon, Muscadelle, Chenin, Traminer…. Régions : Vallée de la Dordogne (Monbazillac), Vallée de la Garonne (Loupiac, Cérons, St Croix du Mont), Vallée du Ciron et de la Garonne (Sauternes et Barsac), Vallée du Layon,Vallée du Rhin. Ce sont des régions à brouillards automnaux. JNG-oeno éléments

71 LES VINIFICATIONS La pourriture noble est due à l’action d’un champignon : Botytris Cinerea qui modifie la composition du raisin. En plus de concentration du raisin qui est en surmaturation, le champignon provoque la destruction partielle des acides et des sucres. La proportion sucre/acide en est modifiée en faveur des sucres. Le Botrytris Cinerea forme des corps chimiques notamment : * Le glycérol : il vient s’ajouter à celui déjà produit pendant la FA , il donne du moëlleux au vin * des acides : citrique, gluconique, acétique et des substances mucilagineuses : les dextranes. * des enzymes : la laccase entre autre. * des antibiotiques comme la botytricine * des activateurs de croissance L’évolution des raisins varie d’une baie à l’autre ; aussi la vendange est faite par tries successives. On ne ramasse que les raisins ou des portions de grappe, atteints de pourriture noble bien développée. JNG-oeno éléments

72 LES VINIFICATIONS La vinification
* L’extraction se fait rapidement. Le jus de la dernière presse est séparé. Les derniers jus ont une forte densité ; ils sont riches en substances élaborées par la pourriture noble. Les pressoirs hydrauliques verticaux sont très adaptés à cette extraction et permettent une séparation facile des différentes qualités de moût. La cryoextraction sélective permet d’obtenir au pressurage des jus de meilleures qualités. * Sulfitage : 3 à 5 g de SO2 / hl qui permet un léger débourbage avant mise en FA. * Débourbage avant FA est nécessaire (réalisé en une nuit) * FA : le milieu est défavorable vu la richesse en sucre et l’appauvrissement en levures, en éléments azotés et riche en substances inhibitrices (botytricine) ; aussi on réalise la FA à t° plus élevée que lors d’une vinification en blanc sec (18-22°C). L’apport de thyamine est favorable (moindre formation de corps cétoniques). * Bentonitage : juste après démarrage en fermentation. (éviter casses protéiques et cuivriques) * Mutage au SO2 (20-25g/hl) après refroidissement et/ou soutirage, filtration…lorsque la richesse en alcool est suffisante. Eventuellement filtration sur Kiselguhr pour éliminer les substances se combinant au SO2. L’élevage La mise en bouteilles se fait après 2 années en fûts ou en cuve. JNG-oeno éléments

73 LE VIN ET SON ELEVAGE A. ETUDE DU VIN
Les opérations d’élevage des vins ont pour but d’en révéler les potentialités : Débarasser le vin des résidus de fermentation devenus inutiles et constituants les lies, les troubles composés de levures, bactéries, débris de raisins Eliminer le CO2 en excès dont la teneur passe de g/l à 0.3 g-0.8 g/l environ. Clarifier le vin de façon durable et donc de le stabiliser. Préserver les arômes de jeunesse issus du raisin et des fermentations et préparer l’apparition du bouquet. Favoriser l’équilibre des saveurs A. ETUDE DU VIN   1. Composition du vin La vinification provoque dans le milieu en fermentation : Des modifications chimiques : * transformation des sucres en alcool + glycérol + produits secondaires (FA) * transformation de l’acide malique en acide lactique + produits secondaires (FML) Des modifications des teneurs en certains constituants , elles sont provoquées par la variation du milieu. JNG-oeno éléments

74 LE VIN ET SON ELEVAGE Le vin évolue avec le temps : on y a identifié plus de 1000 constituants dont plus de 350 ont été dosés . Ainsi, la composition d’un vin est complexe, variable et variée. Elle dépend : De la qualité du raisin De la date de la vendange Des conditions de récolte Du mode de vinification De l’âge du vin Le tableau suivant donne une indication sur les valeurs moyennes des teneurs des constituants essentiels : JNG-oeno éléments

75 LE VIN ET SON ELEVAGE Le tableau suivant donne une indication sur les valeurs moyennes des teneurs des constituants essentiels : JNG-oeno éléments

76 LE VIN ET SON ELEVAGE  L’analyse chimique ne renseigne pas sur les qualités organoleptiques . En effet, un vin est jugé au travers de stimulations diverses : gustatives, olfactives, mécaniques, chimiques et visuelles ; mais c’est une impression d’ensemble et la persistance en bouche qui prime. Il est donc indispensable que le vinificateur teste l’harmonie des vins, aux différentes étapes de leur élaboration et de leur élevage. 2. Evolution chimique des constituants du vin pendant la vinification A. L’alcool éthylique (éthanol) Il représente 8 à 17% du volume du vin (et jusqu’à 23% pour les vins spéciaux vinifiés avec apport d’alcool).Le degré d’alcool correspond au nombre de litres d’alcool contenus dans 100 litres de vin. Le d° d’alcool a une grande influence sur la qualité du vin. Les vins doivent avoir une teneur d’alcool ne descendant pas en dessous d’un minimum et parfois ne dépassant pas un maximum. Ces valeurs sont variables selon le type de vin, la région viticole et le cas échéant de son appelation. Le d° alcoolique apporte force, chaleur et douceur au vin. En effet, l’éthanol a une saveur douce à faible concentration et une saveur brûlante à forte concentration. Un vin sucré est d’autant plus harmonieux qu’il est riche en acide et en alcool. JNG-oeno éléments

77 LE VIN ET SON ELEVAGE B. L’acidité totale (ou acidité de titration) et pH Le vin contient de nombreux acides minéraux et surtout organiques ; soit à l’état libre soit à l’état de sels acides (ex : bitartrate de K).La somme de leurs fonctions acides libres, constitue l’acidité totale du vin. Elle est déterminée par titrimétrie et est exprimée en g d’H2SO4 qu’il serait nécessaire d’ajouter à 1 litre d’eau pour obtenir la même acidité.   La notion de pH est très importante en œnologie . Sa valeur intervient dans : la résistance des vins aux maladies, aux fermentations secondaires ou aux troubles ferriques. Le goût La couleur : plus intense à pH bas Le pouvoir antiseptique du SO2 : à pH bas, la fraction du SO2 dissoute et active augmente La clarification est plus difficile à pH bas.  Ces acidités découlent de la présence des acides issus du raisin (tartrique, malique, citrique), des fermentations (lactiques, succiniques, acétiques), des conservateurs (SO2, CO2…) plus ou moins neutralisés par les bases, surtout le K pour 90% issu du raisin. JNG-oeno éléments

78 LE VIN ET SON ELEVAGE C. L’acidité volatile
Par définition, l’acidité volatile d’un vin est constituée par l’ensemble des acides gras de la série acétique, que l’on rencontre à petite dose dans le vin. Elle s’exprime aussi en g d’H2SO4 par litre. Un moût de raisins frais ne contient pas d’acidité volatile Au cours de l’élaboration des vins, il se forme de l’acide acétique, en quantité variable selon les levures et les conditions de réalisation de la FML si cette dernière est réalisée ( g/l) En cours de conservation, l’acidité volatile peut se développer davantage par oxydation de l’alcool sous l’action de bactéries acétiques et lactiques. L’acidité volatile est donc considérée comme étant le thermomètre de la santé du vin. Lorsqu’elle dépasse g H2SO4 / l, le vin commence à être malade. Le vin n’est plus marchand , il est piqué si la teneur dépasse 0.88 g /l et donc destiné à la vinaigrerie. Ces valeurs limites sont modifiées si le vin a séjourné longtemps ,en fûts ou s’il s’agit de raisin vendangé en pourriture noble. D’autre part, les levures consomment l’acide acétique. JNG-oeno éléments

79 LE VIN ET SON ELEVAGE D. Les polyphénols
Les composés phénoliques sont des constituants majeurs des vins, responsables de leurs caractéristiques organoleptiques et de la couleur. La qualité et le vieillissement des vins dépend en partie de leur composition phénolique, qui elle-même liée, entre autres, à des facteurs variétaux, à la qualité du raisin (d’où l’importance d’une parfaite maîtrise de la maturité et des rendements), aux conditions de culture et de vinification. Les composés phénoliques sont des composés très réactifs, instables et les réactions commencent dès la rupture de l’intégrité cellulaire (foulage par ex) et se poursuivent tout au long des fermentations et du vieillissement des vins. Les vins rouges renferment : Des tanins (polyphénols incolores) qui proviennent du raisin et du bois pour les vins conservés en barrique. Des anthocyanes provenant du raisin exclusivement. 1. Pendant l’élevage et le vieillissement du vin Anthocyanes et tanins évoluent : Ils s’oxydent sous l’action de l’aération et des enzymes (polyphénoloxydase) conduisant à la formation de quinones et ensuite au brunissement du vin. (le SO2 s’oppose à cette oxydation) Ils se polymérisent (entr’eux) et forment d’autres pigments. JNG-oeno éléments

80 LE VIN ET SON ELEVAGE Ils se copolymérisent (se combinent avec des molécules de natures différentes) Ils se condensent. On trouve dans le vin fait : Des catéchines, constituants des tanins Des anthocyanes libres, des anthocyanes condensés Des anthocyanes combinées aux tanins Des tanins, peu, moyennement ou très condensés Des complexes colloïdaux : polysaccharides-tanins, sels tanins, anthocyanes polymérisés.  2. Pendant l’évolution des vins La couleur augmente alors que le taux d’anthocyanes total diminue. Anthocyane + O2 = Molécule X Molécule X + tanins = forme combinée de couleur stable et plus intense Les tanins s’oxydent, prennent une teinte jaune. * certains précipitent * d’autres évoluent vers des structures condensées aux qualités organoleptiques meilleures. JNG-oeno éléments

81 LE VIN ET SON ELEVAGE E. Les substances odorantes
La flaveur des vins résulte du mélange harmonieux d’une multitude de substances odorantes aux origines diverses. On distingue 3 familles d’arômes : 1. Les arômes variétaux Ils sont faits de : substances odorantes du raisin, passant en l’état dans le futur vin de substances odorifantes susceptibles plus tard de donner des corps volatils au contact d’autres substances.. Le vinificateur doit tout mettre en œuvre : * pour protéger les arômes variétaux de l’oxydation * favoriser leur extraction et éventuellemnt leur transformation dans les jus de blanc (macération pelliculaire préfermentaire) * les conserver pendant la vinification (t° peu élevée, levures aromatiques pour les blancs, macération carbonique pour les rouges)  2. Les arômes fermentaires Ils représentent la plus grande part des substances odorantes du vin. Ils résultent de la réaction chimique mais aussi du métabolisme des levures. Ce sont les esters, les alcools supérieurs et les acides gras. (Intérêt de l’élevage sur lies pour certains types de vins) JNG-oeno éléments

82 LE VIN ET SON ELEVAGE 3. Les arômes tertiaires
Leur complexité est grande : Ils résultent d’une longue évolution, tant en contact ménagé avec l’air lors de l’élevage, qu’à l’abri de l’air en bouteille. Ainsi apparaissent des notes aromatiques nouvelles (odeur de sous bois, odeurs animales….) qui parfois ne se révèlent qu’à l’ouverture de la bouteille. Ils n’apparaissent que dans les vins riches et charpentés qui ont la capacité de vieillir. De véritables transformations chimiques d’estérification et d’oxydoréduction se réalisent au cours du vieillissement. Aldéhydes, alcools et esters biochimiques apportent chacuns leur note dans la flaveur des vins. JNG-oeno éléments

83 LE VIN ET SON ELEVAGE 2. Evolution physico chimique pendant la vinification Le vin est un liquide qui contient des constituants très divers en solution. Les uns (alcool, sucres, acides….) sont à l’état de molécules, dissociées ou non en ions ; les autres à l’état colloïdal , formant des pseudosolutions encore appelées solutions colloïdales. A. Les solutions colloïdales Les colloïdes sont : soit des macromolécules de dimension de l’ordre du 1/10ème du micron soit des micelles (agrégats de molécules) de l’ordre du 1/1000éme du micron. Dans le vin, ce sont des tanins, des matières colorantes, des matières pectiques et des complexes métalliques. (ex : tanins-fer). Les colloïdes sont des troubles d’où la nécessité de clarifier le vin, opération qui se réalisera grâce à la floculation avec un colloïde de charge électrique opposée (= le collage). JNG-oeno éléments

84 LE VIN ET SON ELEVAGE B. Les solutions vraies
Les autres constituants du vin sont à l’état cristalloïde; cad à l’état de particules très petites (molécules ou ions) formant des solutions électrolytiques ou non électrolytiques. solutions non électrolytiques : le sucre, l’alcool, le glycérol, se trouvent dans le vin à l’état de molécules non dissociées solutions électrolytiques : les acides, les sels minéraux, se rencontrent à l’état d’ions négatifs et positifs. Parmi ceux-ci, les ions H+ auront une importance particulière puisque l’acidité du milieu sera fonction de leur concentration. Elle est mesurée par le pH JNG-oeno éléments

85 LE VIN ET SON ELEVAGE B. MATURATION ET VIEILLISSEMENT DU VIN
  Le vin nouveau obtenu après fermentations n’a pas encore atteint son optimum de qualité gustative. En fait, il renferme des substances odorantes de nature chimique différente. On appelle : Arôme primaire (ou variétal) : l’ensemble des substances provenant du fruit. (le fruité) Il dépend des cépages et s’atténue dans le vin. Il est composé de substances à noyau benzénique, d’esters d’acide gras élevés….. Arôme secondaire (ou bouquet secondaire) : celui formé au cours des fermentations : les aldéhydes. Les alcools supérieurs et les esters. Il s’affine puis s’atténue dans le temps. Arôme tertiaire (ou bouquet tertiaire) : celui acquis pendant la maturation. Il résulte de l’oxydation des aldéhydes et de l’estérification des alcools. JNG-oeno éléments

86 LE VIN ET SON ELEVAGE A. Oxydation
1. Phénomènes chimiques pendant l’élevage   A. Oxydation Le vin est très avide d’oxygène, il s’en dissout au cours de la conservation en fûts, et lors des diverses manipulations œnologiques (soutirages, transvasements, mise en bouteilles). Mais il n’y a pas d’oxygène libre en dissolution, car il se combine très rapidement aux divers constituants du vin Modifications chimiques Les oxydations portent sur des constituants essentiels : * L’acide tartrique qui peut se transformer en acide oxalique. * Les matières tanoïques : la transformation oxydative des tanins et des matières colorantes se traduit par une diminution de l’âpreté, de l’astreingence et par une modification de la couleur (le vin rouge se tuile, le vin blanc jaunit légèrement) * L’alcool s’oxyde en donnant de l’éthanal = goût d’évent * L’O2 interfère avec les arômes variétaux, par ex en transformant les terpènes des muscats en oxydes moins aromatiques et en composés moins typés. * L’oxydation des composés soufrés formés par les bactéries éliminent leurs caractères déplaisants (ail, chou, œuf pourri…..). JNG-oeno éléments

87 LE VIN ET SON ELEVAGE Les facteurs agissant sur l’oxydation
* Accélérant le phénomène: - le fer et le cuivre jouant le rôle de catalyseur d’oxydation - l’oxydase, enzyme pouvant provoquer la casse brune - la laccase provenant des raisins pourris catalyse l’oxydation des polyphénols.  * Retardant le phénomène: tous les antioxydants tels le SO2, les tanins et l’acide ascorbique (Vit C) et le SO2 assurant la protection contre la casse brune. Les effets de l’oxydation Si l’aération trop brutale du vin est néfaste pour le vin, l’action modérée de l’O2 est indispensable aussi bien pendant les fermentations que pendant la phase de maturation du vin (éviter que le vin ne soit en situation de réduction qui fait évoluer le SO2 vers les sulfures) JNG-oeno éléments

88 LE VIN ET SON ELEVAGE B. L’estérification
Dans le vin, cohabitent les acides et l’alcool. Il est donc normal qu’il se produise des réactions d’estérification. Une première estérification assez rapide. Elle résulte de l’action de l’alcool sur les acides formés en cours de fermentation : acide lactique et acide acétique. Ces esters sont neutres et volatils. Les principaux sont : l’acéthate d’éthyle , très volatile et donnant une goût de piqué au vin, à des concentrations très faibles (0.2g/l) et une odeur particulière et le lactate d’éthyle. C. Transformation des matières tanoïques Les tanins se polymérisent et ces polymères améliorent les qualités organoleptiques . Ils précipitent en quantités faibles avec le temps. En plus qu’ils protègent les anthocyanes de l’oxydation, les tanins peuvent aussi se condenser avec des protéines, des polysaccharides et surtout avec les anthocyanes pour former un composé coloré stable qui ne change pas de couleur avec les variations de pH ou du potentiel redox. Les anthocyanes en plus des réactions importantes avec les tanins, peuvent aussi se combiner avec l’acide tartrique en un complexe entraîné par les précipitations tartriques. Les anthocyanes peuvent se combiner aussi avec les protéines et les polysaccharides, précipitation de la matière colorante pendant le vieillissement dans les fûts ou dans la bouteille. JNG-oeno éléments

89 LE VIN ET SON ELEVAGE A. Insolubilisation du bitartrate de potassium
2. Phénomènes physiques pendant l’élevage   A. Insolubilisation du bitartrate de potassium   Dans les vins jeunes en hiver, se déposent des cristaux de bitartrate de K (ou crème de tartre). Ceux-ci sont microscopiques , lamellaires, lourds. Ils précipitent au fond des récipients ou sur le bouchon de la bouteille couchée. Cette précipiotation a pour effet de diminuer l’acidité totale du milieu ; modifiant ainsi sa résistance aux bactéries et surtout ses caractères organoleptiques. Pour empêcher cette précipitation en bouteilles, on peut ajouter l’acide métatartrique ou faire subir un traitement par le froid suivi d’une filtration. B. Evaporation de l’alcool et des substances volatiles Durant la conservation en fûts , le vin perd un peu d’alcool par évaporation : 0.2 à 0.3% par an. (consumme) 3. Facteurs agissant sur ces phénomènes A. Cas du vieillissement naturel Facteurs externes Nature du récipient : tout récipient convient pour autant que l’on puisse aérér modérément le vin lors de soutirages par ex. Les fûts laissent passer un peu d’air de façon constante. JNG-oeno éléments

90 LE VIN ET SON ELEVAGE La température : les basses t° facilitent la dissolution de l’oxygène ; les hautes t° accélèrent la plupart des réactions d’oxydation ou d’estérification. Facteurs internes * les antioxygènes tels les tanins, le SO2 et la vitamine C retardent et empêchent l’oxydation des autres constituants du vin. * L’alcool et les acides produisent des esters par estérification. * L’éthanal qui inhibe l’action du SO2 libre en se combinant avec lui et catalyse les estérifications. B. Cas du vieillissement artificiel On peut citer des moyens qui accélèrent le vieillissement du vin : l’agitation (+ grande dissolution de l’O2), l’incorporation d’oxygène gazeux dans le vin, l’alternance de hautes et basses températures, l’utilisation des radiations et des ultra sons. JNG-oeno éléments

91 LE VIN ET SON ELEVAGE C. CLARIFICATION NATURELLE 1. Soutirages
Cette opération consiste à séparer le vin clair, des dépots qui se forment au fond des fûts ou des cuves en transvasant le vin d’un récipient (cuve ou barrique) dans un autre. Les particules dans les cuves sont soumises : A des forces de diffusion, provoquées par les mouvements browniens A des forces électriques, attractives ou répulsives A des mouvements de convection, dus à la différence de t° en divers points de la cuve.  De plus la composition chimique du vin influencera aussi la vitesse de sédimentation et la charge des particules. A. Effets du soutirage La décantation A la sortie de la cuve en fermentation, le vin n’est pas encore limpide. Il contient en suspension des matières solides (débris de rafles, de pellicules, de pépins….) ; des granules de colloïdes en suspension, des levures, des sels plus ou moins solubles (bitartrate de K) qui n’ont pu précipiter à cause du dégagement de CO2. JNG-oeno éléments

92 LE VIN ET SON ELEVAGE Peu à peu, tout cet ensemble va se déposer plus ou moins rapidement en formant des lies. La présence de ces lies au contact du vin peut présenter des inconvénients : *Elles renferment des ferments de maladie *Elles peuvent être remises en suspension et trouble le vin à nouveau * Elles sont le siège de réactions chimiques , surtout de réduction, pouvant réduire le SO2 et donner des composés sulfurés type H2S. Le dégazage A chaque transvasage, une partie du CO2 dissous se dégage. L’homogénéisation Lors d’un séjour prolongé en récipient, il se crée de fortes hétérogénéités des teneurs en SO2, CO2, levures et bactéries entraînant de fortes différences de dégustation et de risques microbiens. L’aération On doit éviter aussi bien le blocage des vins puissants sous aérés que l’usure prématurée de vins aimables mais légers par sous aération. La suroxydation entraîne une usure rapide des vins qui deviennent inaptes à une garde raisonnable. Nouvelles techniques d’aération : Pour accélérer l’assouplissement de vins rouges jeunes, on propose des systèmes de « micro aération continue », type barboteur d’aquarium. JNG-oeno éléments

93 LE VIN ET SON ELEVAGE B. Rythmes des soutirages Durant la 1ère année :
* 15 jours-3 semaines après le décuvage: 1er soutirage qui a pour but de séparer rapidement le vin de ses grosses lies. * Vers la Noël : 2nd soutirage après les 1ers froids qui ont précipités le bitartrate de K. * Mars – avril : 3ème soutirage * avant les chaleurs : éventuellement 4ème soutirage Durant la 2ème année: Les traditionnels soutirages tous les 3-4 mois demeurent une référence. Les fréquences doivent être déterminées par l’évolution gustative réelle du vin lot par lot. C. Pratique du soutirage Le soutirage peut être réalisé de deux manières différentes: soit à pression atmosphérique (vins jeunes) soit à l’abri de l’air (vins vieux). Une hygiène parfaite de la cuve réceptrice s’impose. Une étude préalable du vin s’impose : essai de tenue à l’air et analyse de la teneur en SO2 restant. Un sulfitage de maintien s’imposera éventuellement. JNG-oeno éléments

94 LE VIN ET SON ELEVAGE 2. Sulfitage
Les soutirages sont l’occasion de complèter les éventuelles insuffisances de SO2 libre avec une bonne homogénéisation. Pour les barriques : le méchage est toujours utilisé. Pour les cuves de 10 à 20 hl : les comprimés effervescents sont très pratiques. Pour les grandes cuves : les solutions sulfureuses ou le SO2 gazeux. Le brassage complémentaire par un gaz inerte (N2 en général) à l’aide de cannes de remontage assure une excellente homogénéisation, à recommander. 3. Ouillage L’ opération consiste à remplir avec du vin le vide partiel qui se fait dans le fût ou la cuve pour diverses raisons. Lors de la conservation en barrique, on observe une diminution du volume du vin par contraction, par évaporation et par perte de CO2. Quand le vin est en contact avec l’air, il faut craindre la piqûre acétique due à une bactérie aérobie (mycoderma aceti). Il est donc nécessaire de combler ce vide régulièrement par apport de vin de même nature. JNG-oeno éléments

95 LE VIN ET SON ELEVAGE A. Pratique de l’ouillage
L’opération consiste en un remplissage mais aussi en un bouchage pour éviter les pertes. Cette opération exige soin et propreté ; on doit utiliser un vin de qualité débarassé de levures et bactéries et légèrement sur-sulfité (30-50 mg/l SO2 libre) Le remplissage se fait toutes les semaines au début de conservation puis tous les 15 jours et puis tous les mois. Dans les barriques, le bouchage se réalise au moyen d’une bonde (la bonde en silicone remplace actuellement la bonde en bois entourée d’un linge ou la bonde en verre). La bonde sur le côté permet d’espacer les soutirages et ouillage. B.Méthodes de remplacement L’ouillage étant une opération longue et coûteuse, on peut l’éviter par l’emploi de chapeaux flottants ou de procédés plus récents notamment la conservation sous gaz inerte. Ce procédé n’est applicable que sur cuves étanches. On utilise l’azote souvent en combinaison avec le gaz carbonique. JNG-oeno éléments

96 LE VIN ET SON ELEVAGE 4. Elevage des vins en cuve ou en barrique
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97 LE VIN ET SON ELEVAGE A. L’affinage du vin
L’élevage en cuves respecte les caractères issus du raisin et des fermentations. Les techniques de vinification ainsi que leurs modes d’élevage doivent toujours être adaptées aux types de vins recherchés. Un vin souple et aromatique nécessite l’utilisation d’une vendange saine à maturité. La t° de fermentation doit être suffisamment basse (20-25°) pour favoriser l’accumulation d’arômes fermentaires; l’élevage est alors relativement simple: court élevage en cuve, soutirage et filtration. L’élevage en cuve est moins onéreux, celle-ci sert à double emploi : fermentation et élevage. De plus le besoin en main d’œuvre est plus réduit. Cependant, la dissolution continue de l’O2 ne se réalise pas comme dans l’élevage en fût et les seuls apports d’O2 viennent des soutirages, ce qui semble assez violent en oxydation. (ce qui peut être pallié par microbullage). De plus, la clarification est moins efficace sur des grands volumes que sur des petits; il est donc nécessaire de filtrer plus ou moins sévèrement L’élevage en barriques se justifie par la recherche de caractères aromatiques spécifiques pouvant complèter ceux du vin nouveau, sans les écraser. La philosophie pour l’obtention d’un vin de garde est différente: récolte en début de surmaturation, rendements maîtrisés, t° de fermentation augmentée pour favoriser la libération des tanins et des anthocyanes, macération raisonnée (intensité du travail mécanique du marc, fréquence de lavage du marc) et enfin élevage sous bois JNG-oeno éléments

98 LE VIN ET SON ELEVAGE Dans ce cas, l’élevage sous bois permet d’assouplir le vin, de complèter sa charpente et sa structure, d’apporter davantage de gras, de rondeur et de stabiliser la matière colorante. L’équilibre idéal est affaire de goût mais seuls les grands vins sont durablement mis en valeur par l’élevage en barriques. Traditionnellement ,cet élevage se fait en fûts de chêne de 225 litres (barrique bordelaise) créant les conditions optimales d’oxygénation, et permettant la dissolution de différents composés provenant du bois. Remarques concernant l’élevage en fûts de chêne Tous les vins rouges de garde n’engendrent pas une valeur ajoutée suffisante, permettant l’achat annuel de fûts de chêne. L’investissement est conséquent, surtout si l’on veut renouveler de façon régulière son parc de barriques. De plus, la main d’œuvre nécessaire à ce type d’élevage (ouillage, soutirage…) est important. Certains vins rouges n’ont pas une aptitude à évoluer en fûts de chêne, surtout quand il s’agit de fûts neufs. Ces vins sont initialement trop faiblement structurés, en raison d’un manque quantitatif et qualitatif de tanins, et n’ont pas un potentiel anthocyanique pour une évolution significative de la couleur (intensification et stabilisation). Dans ce cas, un élevage en fût même de courte durée se traduit par un assèchement des tanins. JNG-oeno éléments

99 LE VIN ET SON ELEVAGE L’utilisation de fûts de chêne âgés (>3 ans) apportent peu d’avantage : ils sont peu onéreux mais marquent moins le vin. Les inconvénients sont néanmoins multiples: perte de diffusion d’O2 à cause du colmatage des pores par des dépots tartriques et diminution progressive voire totale après 3 ans des tanins typiques du bois…..Le fût devient avec le temps ,un « récipient » sans plus d’intérêts. Le passage sur bois amène : Un contact ménagé avec l’air, qui se produit par diffusion au travers du récipient, mais aussi à la surface du liquide et durant les soutirages pratiqués. La dissolution des composés du bois, notamment : * des tanins galliques : ils provoquent les mêmes transformations que les tanins du raisin, oxydation, condensations, copolymérisation et sédimentation modifient couleur, astrein- gence et saveur du vin * des aldéhydes aromatiques : ils proviennent : - de l’oxydation des tanins ou de leurs dérivés (dans le bois ou dans le vin) - de la dégradation des tanins ou de la lignine lors du brûlage et de la chauffe de la futaille. Ils induisent des flaveurs dont la plus caractéristique est celle de la vanille donnée par l’aldéhyde vanillique qui devient flaveur de champignon au vieillissement JNG-oeno éléments

100 LE VIN ET SON ELEVAGE * des substances odorantes non phénoliques, mal connues chimiquement ; elles sont responsables de ce que l’on nomme le goût de boisé. * des phénomènes d’évaporation, de saturation, de floculation * l’évolution chimique du vin : - elle conduit à l’affinement des qualités organoleptiques - elle conduit à l’augmentation du taux d’acidité volatile - elle conduit à la diminution de la teneur en tanins Remarque : Les vins blancs élevés en barrique Ils sont marqués par le bois de façon plus subtile s’ils y subissent aussi la FA. Ces phénomènes sont d’autant plus marqués que les vins sont laissés sur lies et bâtonnés. On obtient ainsi des vins de garde plus bouquetés, ronds, gras, charnus. Mais, l’excès de bois peut écraser les vins blancs qui peuvent perdre leur arôme variétal de jeunesse ! JNG-oeno éléments

101 LE VIN ET SON ELEVAGE B. La futaille
En tonnellerie, ce qui fait la qualité du bois, c’est sa porosité et sa richesse en polyphénols. Deux critères qui sont liés à l’origine de l’arbre mais aussi à la fabrication et à l’usage de la futaille. Origine géographique des chênes : elle détermine la nature du sol et du climat mais aussi le peuplement en forêt * Les chênes du centre de la France : l’Allier et le Tronçais, chênes à structure dense et riches en tanins, appréciés pour les vins fins. * Les chênes du Limousin donnent des bois riches en polyphénols, très aromatiques et à structure grossière favorissant les échanges. Ils marquent beaucoup , c’est pourquoi ils sont utilisés pour les vins charpentés. * Les chênes de la Vallée du Rhin donnent des bois aux structures diverses convenant à différents vins. * Les chênes de Bourgogne et du Nivernais aux structures intermédiaires ; les premiers se rapprochent de ceux du Limousin, les autres de ceux de la forêt de tronçais. JNG-oeno éléments

102 LE VIN ET SON ELEVAGE Qualité de la futaille
On utilise des merrains (bois débités par fendage) à 15% d’H2O. Phase de sèchage à l’air libre pendant 3 ans Après fendage, on tire des douelles qui sont assemblées par cintrage ; ce qui nécessite la chauffe du bois. Le type de chauffe aura une influence sur les arômes du vin. Les barriques sont utilisées plusieurs années. On conseille un renouvellement régulier (1/5 en général).  Les barriques neuves sont simplement lavées à l’eau froide puis égouttées et remplies de vin. Les barriques usagées doivent être soigneusement lavées, égouttées et légèrement mèchées. Pratiquement, la mise en barriques de novembre-décembre du vin ayant terminé sa FA et FML, débarassé des grosses lies par un ou deux soutirages, est le plus généralement recommandable. JNG-oeno éléments

103 LE VIN ET SON ELEVAGE 5. Elevage des vins sur lies
Dans certaines régions, on laisse les vins blancs sur lies jusquà leur mise en bouteilles. La biomasse levurienne libère par autolyse des substances dont certaines typent gustativement les vins. Les constituants cytoplasiques donnent des acides aminés précurseurs d’arômes qui évoluent vers des corps volatils.Ils apportent des notes de beurre, de noisette (butanoate), d’amande amêre, (aldéhyde benzoïque), de fraise (furanol). Plus tard, il se révèle des arômes de pêche et de noix verte (lactones). Les parois des levures libèrent des polysaccharides et des mannoprotéines qui apportent l’onctuosité, le « gras » au vin. Les composés soufrés amènent des goûts de réduit d’où l’importance des soutirages dès l’arrêt des fermentations. Légèrement aérés, laissés sur lies fines, quelquefois bâtonnés (pour remettre les lies en suspension), ces vins se clarifieront et s’affineront lentement. L’arrêt du bâtonnage sera décidé après dégustation. Le nez du vin change, évolue puis se stabilise: il est alors temps d’arrêter le bâtonnage. JNG-oeno éléments

104 LE VIN ET SON ELEVAGE 6. Elevage oxydatif des vins
L’oxygène joue un rôle important dans l’évolution des vins. On estime qu’en 3 jours, la moitié de l’O2 libre s’est engagé; l’élevage oxydatif en assure le renouvellement. L’élevage oxydatif se réalise en cuve, en fût et même en bonbonne; sans ouillage, parfois couplé avec l’ensoleillement qui accélère son évolution par les variations de t° qu’il amène. Les vins ne supportent pas une oxydation brutale. Elle ne doit pas entraîner une évolution négative des constituants essentiels mais elle doit marquer le vin ; il y a : Modification de l’intensité colorante par oxydation des polyphénols. * Dans les vins rouges, la teinte rouge est diminuée par les combinaisons tanins-anthocyanes. Elle se tuile puis devient brunâtre (brunissement des polyphénols incolores) * Dans les vins blancs, la teinte devient plus jaune puis ambrée. Modification de la flaveur par : * Assouplissement des vins rouges qui perdent leur astreingence (oxydation + condensation des tanins) JNG-oeno éléments

105 LE VIN ET SON ELEVAGE * Epanouissement des arômes qui deviennent plus intenses et plus complexes * Apparition du caractère « jaune » qui provient d’une oxydation ménagée de l’éthanol en éthanal. Ces vins développent des goûts de pruneau, de cacao puis de noix et de café et aussi de rancio dû à la présence d’éthanal. Une telle évolution n’est possible que sur des vins dont le % en alcool ne permet pas le développement de microorganismes aérobies néfastes (bactéries responsables de la piqûre acétique ou levures responsables de la maladie de la fleur) Ex de vins élevés suivant cette méthode: Banuyls, Maury, Vin jaune JNG-oeno éléments

106 LE VIN ET SON ELEVAGE D. CLARIFICATION PROVOQUEE
 Une clarification lente et sommaire n’est pas suffisante; elle doit être complétée par une clarification provoquée. Le vin non terminé renferme des substances solides ainsi que des substances colloïdales capables de se déposer. On peut classer les particules présentes dans le moût et le vin en fonction de leur taille: En particules visibles à l’œil nu : ce sont les terres et les dépôts minéraux ou végétaux. En particules visibles au microscope électronique : les particules microbiennes En particules de moins de 0.30 mµ : ce sont les particules colloïdales, responsables de l’opalescence des moûts et des vins. Les colloïdes sont sous forme de granules dispersées. Suivant leur dimension, on distingue :  les micelles, (granules de petite dimension de l’ordre du 1/1000ème de micron), les macromolécules,( granules plus grosses, de l’ordre du 1/10ème du micron) restant en suspension (polysaccharides, protéines….). JNG-oeno éléments

107 LE VIN ET SON ELEVAGE  Origine des macromolécules et quantités dans le vin Les apports du raisin : * Matières colorantes ou anthocyanes: 0.2 à 0.5 g/l * Tanins condensés (aux anthocyanes): 1 à 5 g/l * Protéines: 0.05 à 0.1 g/l * Polysaccharides neutres (gommes ou mucilages) et acides (pectines) Les apports des levures C’est par leur paroi cellulaire que les levures enrichissent le vin en composés colloïdaux : * les glucanes (polymères du glucose) * les mannoprotéines (glycoprotéines de la paroi = polysaccharides contenant une fraction protéique dans leur structure). Elles sont libérées soit au cours de la FA par les levures vivantes soit au cours de l’élevage des vins sur lies par autolyse des levures mortes (dégradation enzymatique de la paroi cellulaire). Le bâtonnage des vins blancs sur lies augmente légèrement la libération des colloïdes. Les apports de Botytris En présence de Botytris, le raisin s’enrichit en glucane, macromolécule non dégradée par les enzymes du raisin. JNG-oeno éléments

108 LE VIN ET SON ELEVAGE Rôles œnologiques des mannoprotéines
Les macromolécules et en particulier les mannoprotéines ont de nombreuses incidences œnologiques:   elles améliorent la fermentiscibilité lors de la FA et de la FML. (Plus le débourbage est poussé, moins la FA est facile dû à l’appauvrissement en acides gras à longue chaîne qui sont des activateurs de croissance) elles améliorent sur la stabilisation des vins, stabilisation protéiques, tartrique et stabilisation de la couleur. (elles enroberaient les anthocyanes et les empêcheraient ainsi de précipiter) elles améliorent les propriétés sensorielles du vin : * en agissant sur la qualité de la mousse (sur sa finesse et sa persistance) des vins effervescents. * elles présentent des interactions avec les arômes, en diminuant leur volatilité et en augmentant leur persistance.(elles fixent aussi les composés soufrés indésirables) * elles augmentent le gras des vins blancs en bouche * elles assouplissent les vins rouges par combinaison avec les tanins. (par enrobage des tanins, l’astreingence en est moins ressentie) Conclusion : les macromolécules contribuent à l’état colloïdal du vin, et ne doivent pas être éliminées en trop grande quantité lors de traitement de clarification et de stabilisation afin d’éviter une dévaluation des qualités sensorielles. JNG-oeno éléments

109 LE VIN ET SON ELEVAGE  La clarification provoquée consiste à faire floculer les colloïdes troublant le vin ou susceptibles de le troubler. Pour cela, on peut pratiquer soit le collage et/ou la filtration et la centrifugation. 1. Le collage: Les différents types de colle et leur mode d’utilisation On ajoute au vin une colle dont la floculation rapide et vigoureuse entraîne les particules et une fraction des colloïdes du vin. Il y a un effet clarifiant (élimination du trouble présent) et un effet stabilisant (élimination des colloïdes susceptibles de provoquer un trouble ultérieur). Les colles les plus usuelles sont des protéines. Elles sont chargées positivement et réagissent avec les colloïdes et les particules chargées négativement. Le souci du collage est de limiter le nombre de traitements qui permettent de passer d’un vin trouble à un vin limpide tout en gardant les caractéristiques organoleptiques. On parle de minimal processing. A. La bentonite La bentonite, substance minérale de la famille des argiles, donne dans le vin des micelles électronégatives, provoquant la floculation des colloïdes de signe contraire, surtout les protéines et les matières colorantes. C’est une poudre que l’on met gonfler dans l’eau. Elle est peu recommandée pour les vins rouges, on lui reproche d’éliminer des substances colorantes. JNG-oeno éléments

110 LE VIN ET SON ELEVAGE B. Colles organiques : les protéines
B. Colles organiques : les protéines La gelatine, l’albumine d’oeuf, la caséine, la colle de poisson sont d’excellentes colles. L’albumine d’œuf est une excellente colle pour les vins rouges mais non indiquée pour les vins blancs. La caséine de lait est une des meilleures colles pour le vin blanc. Le collage des vins blancs est plus délicat que le collage des vins rouges . Des essais préalables de labo sont nécessaires afin de déterminer exactement le meilleur couple colle-dose pour éviter tout accident.  Le collage, lorsqu’il est correctement effectué, avec des produits purs, sans doses exagérées, avec une aération réduite, ne modifie pas les qualités organoleptiques d’un vin et même les affine dixit le grand œnologue français Jean Ribereau Gayon. JNG-oeno éléments

111 LE VIN ET SON ELEVAGE 2. La filtration A. Principe
Cette opération mécanique délicate a pour but de rendre le vin limpide et brillant sans le décharner. Elle est pratiquée sur près de 95% des vins. Elle consiste à faire passer le liquide au travers d’une masse poreuse pour le débarasser des impuretés qu’il contient y compris les microorganismes indésirables (bactéries et levures de contamination comme les brets) .   B. Les matériaux filtrants Les plaques filtrantes Constituées d’un ensemble de fibres, cellulose, comme un papier ou un carton poreux complèté d’autres fibres de Kieselghur. Elles peuvent être: dégrossissantes, clarifiantes et stérélisantes. Les terres filtrantes Les terres filtrantes, terres d’infusoires, diatomées, Kieselguhr sont issues de carrières. Les perlites Sont issues de roches volcaniques . Les membranes Ce sont des membranes composites constituées d’une superposition de minces films, tissus, plaques minces constituant des supports filtrants de quelques millimètres d’épaisseur. Elles travaillent à la fois par tamisage et en profondeur. JNG-oeno éléments

112 LE VIN ET SON ELEVAGE C. Collage et filtration
Longtemps séparés, longtemps opposés, collage et filtration sont complémentaires. Le collage est irremplaçable pour la stabilisation et l’assouplissement des tanins, de la couleur et pour l’élimination des protéines en excès. La filtration est seule apte à éliminer rapidement les troubles ainsi que tous les micro-organismes. Tout l’art est de trouver le bon compromis entre l’élimination des particules indésirables et la conservation des macromolécules qui contribuent à la richesse du vin (tanins,polyphénols,polysaccharides..) 3. La centrifugation Le dépôt des matières en suspension est accéléré lorsqu’il s’effectue à l’aide des forces centrifuges. Les centrifuges donnent d’excellents résultats en un temps très court. Elles marchent aujourd’hui en continu et en automatique. Les ultracentrifugeuses éliminent toutes les levures et pratiquement 95% des bactéries ; ils ne peuvent traiter que des vins préclarifiés par collage et même par enzymage (élimination prélable des colloïdes) . 4. La stabilisation tartrique des vins Connue depuis toujours, la présence de dépôts de tartre demeure le principal problème de dépôts dans les vins. A. Qu’est ce que les précipitations tartriques Tous les vins sont l’objet de précipitations tartriques en vinification, lors de l’élevage ou en bouteilles. Le vin contient toujours de l’acide tartrique, du K et du Ca. Ces éléments se JNG-oeno éléments

113 LE VIN ET SON ELEVAGE combinent pour donner des sels dont qui finissent par se déposer; leur solubilité dépendant de nombreux facteurs (la température, la teneur en alcool et aussi le rôle des inhibiteurs comme les polyphénols, les polysaccharides, les mannoprotéines…etc. B. Les techniques de stabilisation tartrique Il existe différentes méthodes de stabilisation tartrique. stabulation à froid : le vin est refroidi à la limite de la congélation vers -4°C, puis maintenu à cette température pendant une semaine environ avant d'être filtré à froid. On améliore l'efficacité du traitement en ajoutant des cristaux de KHT broyés (20 g/hl). Ce procédé peut entraîner une dissolution d'O2 importante non souhaitable pour les vins blancs et rosés s'il est mal maîtrisé procédé par contact : le vin est refroidi vers 0°C et est additionné d'environ 400 g/hl de KHT puis est maintenu sous agitation pendant 4 à 8h. En étant placé en très forte saturation, le KHT précipite jusqu'à stabilité finale. Il s'agit d'un procédé rapide mais qui requiert des durées supérieures pour les rouges (rôle des poly-phénols). Le coût d'achat du KHT est élevé mais il y a possibilité de le recycler la stabilisation tartrique membranaire ou électrodialyse : elle élimine sélective-ment les ions K+, Ca2+ et tartrate par passage du vin sur des membranes élec-triquement chargées. La conductivité électrique suivie en continue, diminue alors de 7 à 25% selon les vins et l'intensité du traitement. Sans effet sur les autres constituants du vin, l'électrodyalise entraîne une légère diminution du pH de l'ordre de 0,1 à 0,15 unité. Le coût de cette technique peut être estimé à 4-6 €/hl JNG-oeno éléments

114 LE VIN ET SON ELEVAGE C. Comment préparer le vin à un procédé aboutissant à sa stabilisation tartrique ? Bien souvent un hiver froid, un élevage long sur lies suffisent à assurer la stabilisation tartrique du vin. Cependant, la plupart du temps une intervention doit être envisagée. Il est alors crucial, avant de procéder à tout traitement de stabilisation et surtout avec les procédés physiques : d'assembler les vins au préalable. Même si 2 vins sont stables séparemment, le mélange ultérieur peut s'avérer instable le vin à traiter doit être bien clarifié par collages et/ou filtration afin d'éliminer les colloïdes du vin qui possèdent un effet retardateur NB : c'est pour ces raisons que la stabilisation tartrique s'inscrit en bout de process d'élevage des vins et juste avant l'éventuelle filtration finale et la mise en bouteille. Cependant, au préalable, on évaluera le risque de précipitation tartrique par des essais de laboratoire.(par ex: essais de tenue au froid) JNG-oeno éléments

115 LE VIN ET SON ELEVAGE 5. Comparaison des divers systèmes de clarification des vins JNG-oeno éléments

116 LE VIN ET SON ELEVAGE 6. La mise en bouteilles
C’est le conditionnement du produit fini ; or celui-ci présente 2 caractéristiques : il est consommable et il est de type déterminé. Cela amène 2 impératifs : le vin doit être marchand, cad conforme à la réglementation en vigueur. Le vin doit être loyal, cad conforme à des critères de qualité. Il sera identifié par un étiquettage réglementaire et déjà à la mise, le lot conditionné doit obligatoirement porter un numéro d’identification . Cette opération ne doit pas être défectueuse. Elle nécessite des précautions élémentaires : avant la mise : contôler les qualités du vin pendant la mise : utiliser du matériel propre après la mise : vérifier la valeur du travail A.Travaux effectués avant la mise 1. Sur le vin L’unification des cuvées a été faite en fin de vinification. Le contrôle des cuvées se fait en deux temps : par dégustation JNG-oeno éléments

117 LE VIN ET SON ELEVAGE par analyse : * l’acidité totale et volatile
* les teneurs en SO2 libre et total * les quantités de fer, cuivre, et protéines * le nombre de bactéries et levures. D’après les résultats, on effectue les soins complémentaires imposés. Après un comptage des germes, une filtration stérélisante, une mise en bouteille à chaud peuvent être décidées. B. Sur le matériel La mise en bouteilles nécessite une filtration finisseuse, réalisée sur plaques ou sur membranes. Les filtres ,les pompes de régulation de pression, les tuyaux, les cuveries de réception sont lavés et désinfectés. Les bouteilles même neuves sont rincées et égouttées. Celles qui sont récupérées doivent être désinfectées. JNG-oeno éléments

118 LES MALADIES DU VIN L’ensemble des maladies et des accidents est perçu par des modifications de couleur (brunissement,…), de limpidité (troubles et/ou dépôt, dégagement gazeux….), d’odeur (acescence, moisi…), de goût (amertume, acidité…), de composition sans importance organoleptique (plomb…). Pour simplifier, elles peuvent être regroupées en grands groupes : Maladies microbiennes : par les levures et/ou les bactéries Accidents physico chimiques : * casses métalliques liées au fer, au cuivre, au calcium, au potassium. * troubles colloïdaux liés aux matières colorantes, protéiques, glucidiques * « faux goûts et odeurs » d’origine interne et/ou externes * altérations toxicologiques internes et/ou externes. JNG-oeno éléments

119 LES MALADIES DU VIN A. MALADIES ET ACCIDENTS MICROBIENS
Principe : Les levures présentes dans le moût ne peuvent dégrader que les sucres fermentiscibles et rien d’autre ; les bactéries elles, ne peuvent dégrader que l’acide malique et rien d’autre. La stabilité bactérienne ne peut être assurée que par une hygiène générale stricte empêchant le développement des bactéries.  1. Les maladies levuriennes  A. La fleur Symptômes: Un voile blanchâtre apparaît à la surface de la bouteille ou de la cuve Le vin s’aafadit et acquiert un goût d’évent rapellant la pomme. Causes: il s’agit d’un développement de levures type Candida omniprésentes dans les chais. L’alcool se transforme en éthanal (acétaldéhyde) et CO2. Traitements: Conservation des vins en récipients pleins ou sous gaz inerte, avec un taux suffuisant de SO2 libre et une hygiène rigoureuse.. On peut stabiliser le vin par la chaleur ou par addition d’acide sorbique. Remarque: le voile est recherché dans l’élaboration des vins de type Jerez, vins jaunes du Jura. Il est alors constitué de levures Saccharomyces se développant de façon contrôlée sur des vins de titre alcoométriques élevés et leur communiquant des arômes typiques. JNG-oeno éléments

120 LES MALADIES DU VIN B. Les levures de refermentation
Symptômes: Refermentation en vrac ou en bouteilles de sucres résiduels avec formation de troubles, de dégagement de CO2 et apparition de dépôts. Causes: En l’absence de SO2 à dose suffisante, il y a multiplication de levures fermentaires habituelles. Traitements: * Risques réduits pour les vins sans sucres résiduels fermentiscibles (glucose/fructose <0.2 g/l) Les levures fermentaires doivent être éliminées ou réduites après fermentation alcoolique. * L’hygiène générale des chais et des matériels réduit ou supprime les levures de refermentation. * Le sulfitage rationnel, du moût à la bouteille, est très efficace. * En situation difficile, il faut éliminer les levures par la chaleur, les filtrations stériles. * L’acide sorbique, sous réserve de mise en œuvre précise, est efficace.   JNG-oeno éléments

121 LES MALADIES DU VIN C. Levures et faux goûts
Sans manifestation visuelle, certaines levures peuvent former des faux goûts ou le plus souvent des déviations olfactives. 1. Odeurs soufrées Symptômes : Toutes les levures de fermentations forment des composés soufrés volatils de nature et de teneurs très variables. Il y a souvent apparition d’odeurs de type « réduit », H2S, chou, mercaptan, œuf pourri, ail….désagréables même à des dosages infimes. Causes : le cas est fréquent lors de la conservation sur lies mal conduite. On observe aussi la formation de composés soufrés comparables à partir de résidus de soufre élémentaire (utilisé contre l’oïdium), de nombreux pesticides. Traitements * En cas d’élevages sur lies fines en cuve: soutirer les lies et les aérer avant de les réincorporer ; ensuite on doit assurer des aérations suffisantes. Dans les cas des barriques, cette aération se fait automatiquement. * En cas d’odeurs soufrées excessives, il faut intervenir le plus tôt possible par soutirage à l’air. JNG-oeno éléments

122 LES MALADIES DU VIN 2. Odeurs phénoliques
Tous les vins contiennent de faibles teneurs en divers phénols volatils qui participent au bouquet général. Dans certains cas, on observe des teneurs plus élevées communiquant des odeurs variables selon les composés et leurs teneurs : pharmacie, solvant, écurie….. Vins blancs : ces odeurs sont dues à des vinyls phénols issus de transformation enzymatique par les levures ou les enzymes commerciales. On réduit les teneurs en vinyl-phénols par emploi de souches de levures sélectionnées et/ou enzymes pectolytiques purifiés. Vins rouges : ces odeurs phénolées animales (cuir, cheval, écurie) sont dues à des éthyls-phénols peu abondants en fin de fermentation mais pouvant s’accumuler lors de l’élevage. La cause essentielle est le développement de levures du genre Bretanomyces. Les risques sont élevés en cas d’hygiène déficitaire et trop peu de SO2 libre. L’accident est plus fréquent en barrique âgée et mal désinfectée. JNG-oeno éléments

123 LES MALADIES DU VIN 2. Les maladies bactériennes A. La piqûre acétique
Dans ce cas, la teneur en acide acétique du vin s’élève au dessus de g/l avec apparition de l’odeur de piqué due à l’acétate d’éthyle à partir de mg/l. L’examen microbiologique montre la présence de bactéries acétiques (acetobacter aceti) parfois avec un léger trouble. L’acide acétique et l’acétate d’éthyle provoquent un durcissement du vin à des teneurs faibles, bien en dessous de la limite légale. Causes: En présence d’O2, les bactéries acétiques se multiplient et transforment l’alcool en acide acétique et acétate d’éthyle. L’évolution dépend directement de l’importance de la population bactérienne. Cette population est faible et stable pendant la FA et la FML mais elle croît rapidement en présence d’O2 à t° élevée. Lors de l’élevage du vin, à chaque soutirage, on observe une forte augmentation du nombre de bactéries avec le risque de montées successives en acidité volatile. Traitement: on réduit la population initiale par une hygiène stricte, par l’élimination des foyers de contaminations (robinets, tuyaux, cuves, barriques) et par des aérations contrôlées. En situation difficile, on réduit les populations par des filtrations serrées et un traitement par la chaleur. Les bactéries acétiques du vin sont peu sensibles au SO2 ! JNG-oeno éléments

124 LES MALADIES DU VIN B. Les altérations par les bactéries lactiques
La piqûre lactique: il s’agit de l’attaque de sucres résiduels par des bactéries lactiques. En fin de FA ou lors de l’élevage, on observe une augmentation d’acidité volatile avec apparition plus ou moins intense de caractères lactiques (yaourt, lait fermenté) sans odeur de piqué. La piqûre mannitique: Dans ce cas, il y a dégradation de l’acide citrique par des bactéries lactiques avec formation de mannitol . (goûts aigre doux) L’amertume: Dans ce cas, le glycérol est dégradé par les bactéries lactiques avec formation d’acroléine et apparition de saveurs amêres par réaction avec les polyphénols. La tourne : dans ce cas, les bactéries lactiques dégradent l’acide tartrique avec production d’acide acétique et de CO2 (affadissement du vin, vin gazeux, goût « tourné ») Amines biogènes: Diverses souches de bactéries lactiques peuvent transformer certains acides aminés en amines biogènes (hystamine, tyrosine, putrescine, spermine…), substances pouvant entraîner des allergies. Le traitement à la bentonite réduit les teneurs en amines biogènes. Odeur de souris: dû à des bactéries lactiques en fin de fermentations traînantes.  Des études ont prouvé que les bactéries lactiques peuvent survivre de longs mois en cuves, en barriques ou en bouteilles lorsque le taux de SO2 est insuffisant. Elles sont réactivées à l’occasion des aérations accompagnant soutirage, collage. La dégradation organoleptique est irréversible et peut être grave. JNG-oeno éléments

125 LES MALADIES DU VIN B. Les altérations par les bactéries lactiques
  Traitements (préventifs) : * Hygiène rigoureuse avant FA par désinfection du matériel de récolte, transport et transfert du raisin. * Sulfitage préfermentaire rigoureux * FA régulière et complète * Sulfitage post fermentaire précoce et contrôlé. * Elimination rapide des lies inutiles (soutirage, collage, filtrations) * Conservation à t° basse * Contrôles renforcés dans situations à risques (pH trop élevé, vins trop riches en nutriments….) JNG-oeno éléments

126 LES MALADIES DU VIN C. La graisse
Symptôme: le vin prend un aspect huileux, visqueux dû à la présence d’un colloïde du type polysaccharidique (dextrane). Cause: la graisse est liée au développement de certaines souches de bactéries très résistantes malgré la présence d’alcool, de SO2, du pH. Traitement: On enlève les colloïdes par battage et filtrations. Préventivement, il faut maintenir le SO2 libre vers 30 mg/l, filtrer en cascade, ou traiter par la chaleur. Il faut renforcer l’hygiène générale. D. Bactéries et modifications analytiques diverses Carbamate d’éthyle: L’urée des moûts peut être transformée en carbamate d’éthyle par les levures et les bactéries (surfertilisation azotée de la vigne, macérations longues à haute t°) Diacéthyle, acétoîne, butanediol : Les bactéries malolactiques consomment aussi l’acide citrique avec la production d’acide acétique, de diacétyle, d’acétoîne et de 2-3 btanediol. Le diacéthyle confère au vin un caractère beurré caractéristique. Odeur de géranium: Certaines bactéries transforment l’acide sorbique en produits odorants type géranium. JNG-oeno éléments

127 LES MALADIES DU VIN B. LES MALADIES PHYSICO-CHIMIQUES
1. La casse ferrique Symptômes: Présence d’un trouble, pouvant former un léger dépôt, blanchâtre (vins blancs ou rouges) ou bleu-noir (vins rouges). A l’analyse, ce dépôt montre la présence de fer accompagné de phosphates et/ou de tanins. Le trouble peut être plus important en présence d’air, au froid, et à l’abri de la lumière : il peut apparaître dans une bouteille entamée conservée au frigo. Mécanismes: En présence d’O2, le fer présent dans tous les moûts et vins, passe sous forme oxydée dite ferrique (Fe+++) réagissant avec les phosphates et/ou les tannins. En cas d’excès, il y a apparition de trouble le cas est fréquent lors de l’élevage ; à l’occasion des soutirages qui aèrent le vin. Ce trouble précipite en éliminant l’excès initial de fer, le vin est devenu stable. Traitement: La casse ferrique n’apparaît qu’avec des teneurs en fer supérieures à 8-12 mg/l. L’essai de tenue à l’air, au froid, à l’obscurité permet de prévoir les risques. Origines: Le fer provient des particules terreuses, du matériel mais son rôle est devenu négligeable depuis l’apparition de l’inox et autres recouvrements non ferreux. Les teneurs trop élevées en fer sont devenues exceptionnelles. La casse ferrique est devenue rare ; les méthodes préventives de limitation des teneurs en fer des moûts et vins sont suffisantes. JNG-oeno éléments

128 LES MALADIES DU VIN 2. La casse cuivreuse
Symptômes: On constate la présence d’un léger trouble suivi d’un faible dépôt brun, souvent localisé au bas et à l’épaulement des bouteilles couchées. L’analyse montre la présence de cuivre et de protéines, de composés soufrés. Le trouble ne se manifeste que lentement à l’abri de l’air et est favorisé par la chaleur et la lumière. Ce trouble est inexistant ou invisible dans les vins rouges. Origines du trouble: Le trouble résulte d’une réaction entre le cuivre sous forme réduite (Cu+) et les composés soufrés du vin à l’abri de l’air formant un sulfure de cuivre colloïdal précipitant lentement en présence de protéines. Le cuivre provient surtout des traitements cupriques tardifs de la vigne pouvant s’enrichir au contact du cuivre du matériel. Traitement: au ferrocyanure de K sous contrôle d’un œnologue. La casse cuivreuse est devenue rare, elle ne doit qu’être accidentelle avec des installations normalement conçues et entretenues. JNG-oeno éléments

129 LES MALADIES DU VIN 2. Les troubles protéiques
Symptômes: On constate la présence d’un trouble peu dense, d’aspect translucide ou blanchâtre. L’analyse montre une forte présence de protéines. Ce trouble est spécifique des vins blancs (et rosés), il est favorisé par la chaleur, le froid et leur alternance. Causes: Les protéines du raisin et des levures peuvent floculer dans les vins sous l’effet du chaud (35-50°C), du froid et/ou en présence de tanins ajoutés ou apportés par assemblage, élevage en barriques, contact avec le liège. Les techniques de vinification ont tendance à élever la teneur en protéines du vin, les incidents sont donc devenus plus fréquents. Traitement: La limitation du taux de protéines dans le vin est difficile car leur accumulation résulte d’opérations volontaires, recherchées pour d’autres effets bénéfiques. Les protéines excédentaires du vin doivent être éliminées par traitement à la bentonite.Le traitement sur moûts est simple, rapide, peu producteur de lies mais il est difficile de prévoir la dose optimale. Le traitement des vins peut être pratiqué avec la dose optimale, au stade final, mais il impose une opération spécifique et peut entraîner une légère perte de vin et d’arôme. JNG-oeno éléments

130 LES MALADIES DU VIN 2. La casse oxydasique
Symptômes: La laccase, issue de Botytris Cinerea, oxyde l’ensemble des composés phénoliques- anthocyanes et tanins-en entraînant des brunissements et des précipitations pouvant être très importantes. En cas d’activité laccase importante, ces phénomènes sont très rapides , en quelques heures, on parle de « casse oxydasique » durant les vinifications ou lors des écoulages à l’air. Prévention: Le dosage de l’activité laccase résiduelle, au labo après le premier sulfitage post fermentaire, s’impose pour tous les vins contenant un peu de raisins pourris. Traitement: On réduit les effets de la laccase, en vinification, par apport de tanins, on peut conserver un taux suffisant de rafles ou ajouter des tanins de raisins. Si nécessaire, on traitera au printemps par la chaleur ou par sulfitage conséquent. JNG-oeno éléments

131 LES FAUX GOUTS DU VIN Odeur de SO2 (ou de soufre)
Dûe à un excès de dosage du SO2. Odeur piquante voire suffocante. Le SO2 réagit avec les molécules odorantes et efface donc une grande partie des arômes intéressants du vin. Odeur d’œufs pourris (H2S) Apparaît dans les vins nouveaux laissés sans soutirage sur leurs lies de levures. Si l'on intervient rapidement une forte aération suffit à faire disparaître cette mauvaise odeur. Quand l'odeur est plus ancienne, il y a formation de mercaptans (esters thioéthylique), beaucoup plus stables et rebelles à l'aération: le vin est alliacé, croupi, putride.... Goûts, odeurs iodées, de phénol, pharmaceutiques, joints à une forte amertume Dus à la pourriture grise JNG-oeno éléments

132 LES FAUX GOUTS DU VIN END Goûts de sec, de boisé désagréable et sale
  sont communiqués au vin par un logement défectueux, une futaille malpropre envahie par moisissures et bactéries. L'odeur d'acétamide, appelée parfois « odeur de souris », a une origine bactérienne. Les goûts de pétrole, ou d'huile minérale de caoutchouc, de solvant de goudron, de papier, de fumée, de terre, de poussière, de ciment, de tissu, etc.. provenant d'un contact accidentel avec différents produits ou de matériaux. Les goût typiques donnés par les métaux, le cuivre et le fer en particulier. Odeurs animales désagréables de cuir, d'écurie, de sueur ou d'urine de cheval , l'organisme responsable est souvent une levure du genre Brettanomyces. END JNG-oeno éléments


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