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L’otite moyenne chronique cholestéatomateuse

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Présentation au sujet: "L’otite moyenne chronique cholestéatomateuse"— Transcription de la présentation:

1 L’otite moyenne chronique cholestéatomateuse
Pr M.Benchaoui Maître de conférences. Service ORL CHU de Constantine

2 Définition Il fut décrit pour la première fois sous le nom de « carie de l’oreille » par Duverney en 1683. « Skin in wrong place » selon la dénomination de Gray ou « peau en situation anormale », le cholestéatome se caractérise par la présence de peau dans l’oreille moyenne avec accumulation de kératine réalisant une véritable tumeur bénigne. La capacité du cholestéatome d’envahir, de détruire et d’infecter constitue tout le danger de ce type d’otites chroniques.

3 Rappel anatomique

4 Anapath Le choléstéatome se définit par la présence de peau dans l’oreille moyenne. Cette peau desquame et le produit de desquamation forme une pseudo-tumeur qui se développe excentriquement et s’infecte. Cette peau sans annexes, appelée matrice, a une allure brillante caractéristique. C’est l’élément essentiel qui produit le choléstéatome et conditionne son extension.

5 Anapath Deux aspects macroscopiques sont décrits :
Le choléstéatome en sac herniaire Il forme une masse régulière arrondie d’où s’échappent occasionnellement un ou deux prolongements lobulés vers la caisse ou la trompe auditive. Le choléstéatome digitiforme Appelé également choléstéatome ramifié à développement anarchique. L’épidermose Ce terme est réservé aux migrations épidermiques anarchiques en coulée ou en nappe, à partir d’un élément saillant ou adhérent notamment le manche du marteau.

6 Anapath Les poches de rétraction
La poche de rétraction consiste en une invagination du tympan fragilisé dans la cavité tympanique. Elle est dite fixée si elle est adhérente au promontoire et aux autres structures de la cavité tympanique. Dans ce cas, l’épiderme remplace la muqueuse de l’oreille moyenne. L’épithélium malpighien repose directement sur le chorion souvent très mince.  

7 choléstéatome En sac herniaire digitiforme Poche de rétraction épidemose

8 Anapath Etude microscopique
Il s’agit d’une accumulation de kératine desquamée dans l’oreille moyenne, entourée d’une matrice constituée de cellules basales et de la couche malpighienne de l’épithélium squameux kératinisant.

9 Pathogénie Il n’existe pas de théorie unique pour expliquer la formation de tous les choléstéatomes. 1) Théorie de l’inclusion embryonnaire Elle explique la formation du choléstéatome à partir du tissu embryonnaire restant dans le tissu osseux de l’os temporal. A partir de sa localisation primitive, il peut se propager. La membrane tympanique peut perforer dans la phase avancée de l’affection, puis apparaissent l’infection et l’otorrhée.

10 Pathogénie 2) Théorie de la métaplasie épithéliale
Le choléstéatome survient par la métaplasie de l’épithélium respiratoire sous l’effet du processus inflammatoire chronique

11 Pathogénie 3) Théorie de la migration épithéliale
Selon cette théorie, les cholestéatomes de l’oreille moyenne tirent leur origine de l’épithélium squameux kératinisant du conduit auditif externe et de la membrane tympanique. La migration épithéliale est théoriquement envisagée selon différentes modalités : a- L’envahissement direct Cette théorie explique l’apparition de cholestéatome par la migration de l’épithélium squameux stratifié dans l’oreille moyenne à travers une perforation le plus souvent marginale mais aussi à partir d’une perforation centrale.

12 Pathogénie b- L’invagination ou rétraction
Elle explique la formation du cholestéatome à partir d’une poche de rétraction tympanique suite à une pression intratympanique négative qui est souvent la conséquence d’un dysfonctionnement de la trompe auditive. c-La croissance papillaire Le cholestéatome est constitué par la prolifération papillaire de la couche basale de la peau du conduit auditif externe ainsi que la couche cutanée de la membrane tympanique en réponse une stimulation interne (ou intratympanique) ou externe ( ou extratympanique).

13 Pathogénie d-L’implantation cellulaire
Le cholestéatome se forme par l’implantation de l’épithélium pavimenteux stratifié avec kératinisation dans la caisse après un traumatisme. Il peut s’agir : de paracentèse. de la pose d’aérateurs transtympaniques.  d’interventions sur le tympan. de lésions traumatiques du tympan. d’interventions sur l’oreille moyenne de fractures du rocher.

14 choléstéatome Inclusion embryonnaire Métaplasie épithéliale
Implantation cellulaire Migration épithéliale

15 Diagnostic positif Deux tableaux cliniques sont possibles :
A) Soit le diagnostic est évident Le tableau clinique est caractéristique : 1) Signes cliniques l’otorrhée : évoluant de manière traînante, plus ou moins abondante, caractérisée par sa fétidité. la surdité : elle est de transmission, plus ou moins importante. l’otalgie : souvent absente et n’est retrouvée que dans lors des poussées de réchauffement. des vertiges, des acouphènes, une paralysie faciale périphérique  peuvent compliquer le tableau habituel.

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17 Diagnostic positif 2) L’examen otoscopique
Fait sous microscope avec micro-aspiration, il est fondamental et fait le diagnostic clinique du cholestéatome : le cholestéatome est visible sous forme d’une masse blanc nacré ou marron cuit, venant facilement à l’aspiration, de consistance molle provenant de l’attique ou d’une perforation postéro-supérieure marginale. La découverte d’une croûtelle au niveau de la pars flaccida est hautement évocatrice. Son exérèse permet de découvrir le cholestéatome. D’autres perforations peuvent être à l’origine d’un cholestéatome : perforation centrale non marginale, antéro-supérieure et même antéro-inférieure. Une poche de rétraction fixée, non autonettoyante, déstabilisée. Un polype (ou des granulations en nombre et dimensions variables) : indolore, rouge, congestif, saignant facilement et qui se laisse volontiers mobiliser par l’aspiration.

18 Perforation de la membrane de Schrapnell

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21 Poche de rétraction non contrôlable
Croutelle cachant une perforation du Schrapnell

22 polype Polype + choléstéatome

23 Polype + croutelle au niveau du Schrapnell

24 Choléstéatome rétrotympanique

25 Perforation large du Schrapnell
Perforation postérieure avec choléstéatome

26 Diagnostic positif 3) L’audiogramme
- Apprécie le degré d’atteinte de l’oreille malade : la surdité est de transmission, plus ou moins importante ou mixte. - Etude de l’oreille controlatérale. 4) L’imagerie L’examen TDM a remplacé la radiographie standard pour le bilan lésionnel. Les signes radiologiques du choléstéatome sont directs et indirects : Les signes directs : c’est à dire la visibilité du processus qui se traduit par une masse plus ou moins ronde , de tonalité homogène de densité de parties molles ne prenant pas le contraste. Les signes indirects : c’est à dire la conséquence de son extension sur les structures de l’oreille moyenne et les parois de la caisse.

27 Diagnostic positif

28 Diagnostic positif

29 Diagnostic positif B) Soit le diagnostic n’est pas évident
Il arrive en effet que le foyer otitique responsable soit passé inaperçu du fait d’un examen limité du patient d’où la règle d’un examen ORL systématique et soigneux devant toute pathologie intracrânienne d’origine infectieuse.

30 Diagnostic différentiel
L’otite moyenne chronique simple : otorrhée mucopurulente ou purulente, à l’otoscopie : perforation centrale sans épiderme.  tumeurs de l’oreille moyenne : bénignes ou malignes. Le diagnostic est donné par l’otoscopie et surtout la biopsie. Tumeur du glomus jugulaire : acouphènes pulsatiles, synchrones au pouls + otorragie + masse rouge violacée à l’otoscopie. Dgc : artériographie.

31 Evolution et complications
Une fois que le choléstéatome pénètre l’oreille moyenne s’ensuit un processus chronique qui n’aboutira jamais spontanément à la guérison et conduira inexorablement à la survenue de complications. Les complications sont : 1) Mineures : phénomène de rétention : bouchon d’épiderme bloquant la perforation entraînant une otalgie intense. poussées de réchauffement : otalgie + exacerbation de l’otorrhée. otorragie. sensations vertigineuses.

32 Complications 2) Majeures a) Otologiques * Patentes :
- extériorisation rétro-auriculaire. - paralysie faciale périphérique. - labyrinthite. * Latentes : - mastoïdite chronique. - dénudation du VII. - dénudation du canal semi-circulaire latéral. - dénudation du sinus latéral. b) Méningo-encéphaliques - méningite. - abcès du cerveau (temporal ou cérebelleux). - empyème sous ou extra-dural. - thrombophlébite du sinus latéral.

33 Paralysie faciale périphérique
Extériorisation rétro-auriculaire Thrombophlébite du sinus latéral

34 Abcès temporo-pariétal gauche
Abcès temporo-pariétal gauche (SPC) Abcès temporo-pariétal gauche (APC)

35 Abcès cérébelleux (53x40mm) avec compression de V4). (SPC)
(APC)

36 Traitement Le traitement est incontestablement chirurgical et consiste à effectuer un nettoyage le plus complet possible de la mastoïde et de la caisse du tympan. 1) Choix de la technique opératoire L’intervention consistera en une technique ouverte ou en une technique fermée. a- Technique ouverte Il s’agit soit d’un évidement pétro-mastoïdien soit d’un évidement avec tympanoplastie. Cette technique est le plus souvent choisie devant : l’ampleur des lésions constatées cliniquement et radiologiquement chez des patients souvent très négligents qui peut aller jusqu’à l’évidement spontané. les conditions socio-économiques souvent défavorables ayant conduit à la survenue de complications endocrâniennes.

37 Microscope opératoire
Salle opératoire Intervention sur cholestéatome

38 Traitement b-Technique fermée
Le principe de cette technique réside en un abord de la cavité tympanique, par voie transmastoïenne, en respectant la totalité du conduit auditif externe et tout particulièrement, la partie profonde de celui-ci afin de préserver le cadre tympanal. Cette technique est essentiellement une chirurgie réparatrice associant au temps fondamental d’éradication des lésions, un temps fonctionnel et reconstructif. 2) Le traitement médical Le traitement médical antibiotique et anti-inflammatoire est indiqué lors des poussées de réchauffement et en préparation à l’intervention chirurgicale mais ne constitue en aucun cas le traitement curatif.

39 Technique ouverte (Evidement pétro-mastoïdien)
Technique fermée (Tympanotomie postérieure)

40 Conclusion L’otite moyenne chronique cholestéatomateuse est dite dangereuse car elle expose au cours de son évolution à la survenue de complications pouvant mettre en jeu le pronostic fonctionnel mais surtout vital du patient. Une fois diagnostiquée, elle sera suivie le plus tôt possible d’une sanction chirurgicale.


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