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MEDICAMENTS ET GROSSESSE

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Présentation au sujet: "MEDICAMENTS ET GROSSESSE"— Transcription de la présentation:

1 MEDICAMENTS ET GROSSESSE
Dr Elisabeth ELEFANT Centre de Référence sur les Agents Tératogènes (CRAT). Hôpital Armand-Trousseau. Présidente du Groupe « Reproduction, Grossesse et Allaitement » AFSSAPS.

2 NATURE DES RISQUES EN COURS DE GROSSESSE
Risque tératogène: malformatif au sens classique (morphotératogène). Période à risque: 2 premiers mois. Risque fœtal: action sur le développement ou la maturation fœtale (foetotoxicité). Période à risque: 7 derniers mois. Risque néonatal: effet direct du produit administré avant l’accouchement. Risque à distance: cancérogenèse, troubles du comportement...Période à risque: toute la grossesse. Ne pas limiter les précautions de prescription au seul premier trimestre

3 DONNEES GENERALES Taux de base des malformations congénitales : 2 à 3%
La plus dangereuse des expositions ne provoque jamais 100% de malformations. Au pire : 20 à 30%. Les expositions pouvant justifier une interruption de grossesse sont très rares : dérivés de synthèse de la vitamine A per os (Roaccutane*, Soriatane*) alcoolisme maternel thalidomide chimiothérapie anticancéreuse et radiothérapie

4 DONNEES GENERALES Malgré un risque connu pour le fœtus ou l’enfant, certains traitements sont indispensables au traitement maternel : bénéfice maternel +++ Un diagnostic anténatal peut permettre de dépister d’éventuelles anomalies en cours de grossesse pour ces expositions: lithium thymorégulateurs certains anti-convulsivants…

5 MODIFICATIONS PHARMACOLOGIQUES EN COURS DE GROSSESSE
ABSORPTION 1° Gastro-intestinale Augmentation du temps de vidange gastrique et du péristaltisme intestinal Augmentation du pH gastrique Vômissements 2° Pulmonaire Paramètres physiologiques modifiés pendant la grossesse d’où : Quantités totales inhalées augmentent pendant la grossesse Transfert des gaz semble ralenti (ex : capacité de diffusion du CO2 diminue légèrement pendant la grossesse)

6 MODIFICATIONS PHARMACOLOGIQUES EN COURS DE GROSSESSE
ABSORPTION 3° Cutanée Facteurs limitant le passage cutané sont modifiés : PM bas : bon passage Surface exposée proportionnelle à l’absorption Lésions (couche cornée en particulier) augmente l’absorption Etat d’hydratation du stratum corneum augmente au cours de la grossesse, d’où une absorption accrue des substances polaires Finesse de la peau selon les parties du corps favorise le passage Occlusion et température élevée favorisent le passage Flux sanguins locaux varient au cours de grossesse : augmentés par 6 aux mains et par 2 aux pieds pas de modification au bras et aux jambes Métabolisme dans le derme semble possible, ainsi qu ’un stockage avec relargage ultérieur.

7 MODIFICATIONS PHARMACOLOGIQUES EN COURS DE GROSSESSE
DEBIT CARDIAQUE Augmenté de près de 50 % dès la fin du 1° trimestre Débit régionaux augmentés :peau, reins, poumons, utérus. Entraînement plus rapide dans la circulation par contact local (peau, poumons) DISTRIBUTION Fortement modifiée en cours de grossesse, essentiellement en raison de l’augmentation du volume circulant de 40 à 50 % ( maximum à SA) et de l ’accroissement du compartiment aqueux intra et extra-cellulaire. Conséquence essentielle :dilution des substances et augmentation du volume de distribution (et donc de la demi-vie d’élimination) des produits. METABOLISME Peu modifié ELIMINATION Elimination rénale très augmentée (en raison  d’une accélération de la filtration glomérulaire et de l’excrétion, dues à l’augmentation du débit cardiaque)

8 PARAMETRES PLACENTAIRES
PASSAGE TRANSPLACENTAIRE Le placenta n’est pas une barrière Epaisseur de la membrane de 20 à 2µ Surface d’échange augmente tout au long de la grossesse Critères identiques à ceux des autres passages transmembranaires : diffusion simple essentiellement. Donc le passage augmente avec : le petit poids moléculaire le faible degré d’ionisation la liposolubilité la vascularisation placentaire Rôle métabolique du placenta est limité

9 PARAMETRES FOETAUX 1.METABOLISME
Oxydo-réduction en place tôt (5°-6°semaine) Glycuroconjugaison presque nulle jusqu’au terme problème des métabolites actifs problème de l’immaturité de conjugaison 2.DISTRIBUTION Circulation particulière d’où distribution rapide aux organes cibles shunt partiel du foie court-circuit de la circulation pulmonaire 3.ELIMINATION Passe essentiellement par la mère (organe épurateur du fœtus)

10 METHODE D’EVALUATION DU RISQUE
Données animales: Trois segments reproduisent les différentes étapes de la reproduction : 1. fertilité 2. organogenèse (sur 2 espèces différentes : rongeurs et non rongeurs) 3. vie fœtale /allaitement

11 METHODE D’EVALUATION DU RISQUE ANIMAL
Segment I: étude le la fertilité Au moins 1 espèce 3 niveaux de dose Lots de 24 animaux de chaque sexe Mâles traités 70 jours avant accouplement Femelles traitées 14 jours avant accouplement La moitié des femelles continue d’être traitée pendant la gestation Moitié des femelles sacrifiée 5-6 jours avant la mise bas Moitié met bas naturellement, on laisse aller jusqu’au sevrage

12 METHODE D’EVALUATION DU RISQUE ANIMAL
Segment II: étude d’embryotoxicité et du pouvoir tératogène 2 espèces (dont 1 non rongeur) 3 niveaux de dose Lots de 20 femelles gravides pour les rongeurs, 12 pour les non rongeurs Durée du traitement: J5-J6 jusqu’à J15: rongeurs J5-J6 jusqu’à J18: non rongeurs Césarienne avant la mise bas Etude qualitative et quantitative des protées: mères: corps jaunes, implantations, résorptions fœtus: anomalies externes, squelette et viscères Nécessité données historiques sur les souches et évaluation statistique rigoureuse

13 METHODE D’EVALUATION DU RISQUE ANIMAL
Segment III: étude péri et post-natale Au moins 1 espèce (rat)*3 niveaux de dose Lots de 12 femelles gravides Durée du traitement: J15 au sevrage Animaux sacrifiés et autopsiés

14 DANS LA PRATIQUE Pas de malformation chez l ’animal
Point rassurant car on ne connaît pas de substance malformative chez l’Homme qui ne le soit pas aussi chez l’animal. Donc a priori, on rassure si l’exploration des fonctions de reproduction correctement effectuée est négative. Effet malformatif chez l ’animal Cet élément ne constitue pas l’argument systématique pour conseiller une interruption de la grossesse, mais conduit à une attitude de prudence et à une surveillance prénatale orientée.

15 DANS LA PRATIQUE CONCLUSION
Pour une même substance on peut être amené à déconseiller la prescription lorsque la grossesse est connue, sans pour autant évoquer une interruption de grossesse si le produit a été pris par mégarde au cours d ’une grossesse ignorée ni le proposer en cours de grossesse.

16 ISOTRETINOINE ROACCUTANE*
Dérivé de synthèse du rétinol: 13-cis-retinoic acid existe à l ’état naturel dans l ’organisme en très petites quantités, comme métabolite du rétinol Demi-vie d ’élimination plasmatique 10 à 20 h pour le principe actif, 24 à 49 h pour le métabolite actif  élimination complète (8 demi-vies, soit 99.7% éliminés) en 16.3 jours Indications très limitées, surveillance particulière ++ Posologies: 0.5 à 1 mg/kg/j. Cures de 16 semaines

17 ISOTRETINOINE ROACCUTANE*
Une centaine de cas isolés recensés Anomalies des dérivés des crêtes neurales crâniales: crânio-faciales: microties, anoties, agénésies ou sténoses du conduit auditif externe, cardio-vasculaires: tétralogie de Fallot, TGV, ventricule à double entrée, tronc artériel commun, CIV haute, artère sous-clavière rétro-oesophagienne, hypoplasie aortique SNC: hydrocéphalies (sténoses aqueduc de Sylvius, kystes du 4° ventricule, holoprosencéphalie), malformations cérébrales (hypoplasie ou agénésie cérébelleuse, microdygénésie cérébelleuse, agénésie focale, agyrie focale corticale, hétérotopies, calcifications) thymus: hypoplasie, aplasies, ectopies

18 ISOTRETINOINE ROACCUTANE*
Fréquence du risque: 23 % Période à risque difficile à établir: au moins les deux premiers mois de grossesse Recommandations: mesures de prescription et de délivrance très particulières (consentement écrit, tests de grossesse mensuels..) Contraception efficace obligatoire pendant toute la durée du traitement et le mois qui suit son arrêt

19 LITHIUM Neurolithium* (Gluconate de Li), Téralithe* (Carbonate de Li)
Indications: maladie bipolaire  Tt au long cours Cardiopathies congénitales : environ 8% des cas Spécificité : maladie d’Ebstein : 1 à 3% versus 1/ population générale Risque faible mais existe Intérêt du diagnostic anténatal sur le cœur fœtal Différentes stratégies possibles (fin de l’organogenèse cardiaque vers J50) et demi-vie d’environ 24h Surveillance des lithiémies en fin de grossesse Surveillance du NNé: fonction cardiaque +/- lithiémie au cordon

20 MISOPROSTOL CYTOTEC® ARTOTEC ® GYMISO ®
Données générales: Analogue de prostaglandine E1 Demi-vie courte: 1.5 h Dose humaine thérapeutique:12 µg/kg Comprimés à 200 µg Indications de l’AMM: gastroentérologie, orthogénie Animal: pas de malformation chez le rat ( µg/kg/j) et le lapin (1.000 µg/kg/j). Résorptions chez le lapin.

21 MISOPROSTOL CYTOTEC® ARTOTEC ® GYMISO ®
Homme: Malformations signalées au Brésil dans un contexte d’avortements clandestins: une cinquantaine de cas isolés recueillis rétrospectivement deux études cas-témoins (Pastuszak 1998, Vargas 2000) Pas d’augmentation des malformations lors de l’utilisation sur prescription médicale avérée dans 3 séries prospectives (Schüler 1999, CRPV 1999, et 2005 avec participation du CRAT)

22 MISOPROSTOL CYTOTEC® ARTOTEC ® GYMISO ®
Description des malformations: Syndromes de Moëbius: paralysie des 6° et 7° paires crâniennes, bilatérale le plus souvent Parfois associés à des anomalies des membres: réductionnelles: agénésies de doigts, de phalanges, de métacarpes, absence unilatérale de pied, « anneaux de striction » ou autres: syndactylies, camptodactylies, pieds bots, arthrogrypose Quelques hydrocéphalies toujours associées aux anomalies précédentes

23 MISOPROSTOL CYTOTEC® ARTOTEC ® GYMISO ®
Contextes d’exposition: tentative d’avortement clandestin dans la quasi totalité des cas au cours du 1° trimestre, mais peu de précisions, avant 12 SA le plus souvent par voie orale et/ou vaginale (2 cas par voie IV) posologie variable association à d’autres produits à visée abortive dans 30 à 50 % des cas: hormone, quinine, ergotamine, tisanes…(Schüler 1999, Vargas 2000)

24 MISOPROSTOL CYTOTEC® ARTOTEC ® GYMISO ®
Etudes cas-témoins: Pastuszak 1998: cas-témoins au Brésil sur des syndromes de Moëbius « paralysie uni ou bilatérale du nerf facial avec ou sans autre signe neurologique ou malformation » 49% exposés au misoprostol parmi 96 Moëbius 4.3% exposés au misoprostol parmi 96 AFTN OR: 29.7 ( ) Vargas 2000: cas-témoins au Brésil sur des Vascular Disruption Defects (VDD) 34.4% exposés au misoprostol parmi 93 VDD 4.3% exposés au misoprostol parmi 279 autres malformations P <

25 MISOPROSTOL CYTOTEC® ARTOTEC ® GYMISO ®
Etude prospective (Schüler 1999) Suivi prospectif au Brésil: - 86 grossesses exposées au misoprostol au 1° trimestre - comparées à 86 grossesses exposées à un produit non tératogène au 1° trimestre. Risque malformatif: - misoprostol: 3%, - sans misoprostol: 2.5% - RR: 1.12 ( ) non significatif

26 MISOPROSTOL CYTOTEC® ARTOTEC ® GYMISO ®
Mécanisme d’action évoqué: Fetal Vascular Disruption Defect du aux contractions utérines induites par le misoprostol les malformations décrites avec le misoprostol font partie de cette entité vasoconstriction des artères utérines après 200 µg entre 7 et 15 SA (index de résistance et de pulsatilité) (Yip 2000) une étiologie vasculaire est avancée dans le Moëbius et les syndromes approchants (séquence de Pierre Robin, dysphagie…) (Sarnat 2004) dans 3 syndromes de Moëbius avec prise de misoprostol, l’anatomo-pathologie cérébrale est en faveur d’une « ischémie-hypoxie » ancienne au niveau du tronc cérébral (Marques-Dias 2003)

27 MISOPROSTOL CYTOTEC® ARTOTEC ® GYMISO ®
Conclusion Augmentation des Moëbius (OR de 25) et des anomalies des extrémités (OR de 12) (Méta-analyse de Silva Dal Pizzol-2006) Le contexte de la prise semble être un élément important (prescription) Une surveillance prénatale est souhaitable, a fortiori dans un usage hors AMM Orientation sur: le massif facial (mouvements oculaires, déglutition, mimique) les membres la motilité fœtale le SNC

28 ACIDE VALPROÏQUE-VPA-VALPROATE DEPAKINE*, DEPAMIDE*, DEPAKOTE*
I. Risque malformatif global : le VPA multiplie par 4 à 5 le taux de base de la population générale: jusqu’à 15.7 % en monothérapie le risque tératogène du VPA est supérieur à celui des autres anticonvulsivants Le risque augmente si la posologie est > 1000mg/j

29 ACIDE VALPROÏQUE-VPA-VALPROATE DEPAKINE*, DEPAMIDE*, DEPAKOTE*
II. Syndrome malformatif du valproate : Cardiopathies congénitales (sans spécificité) Hypospadias Anomalies de fermeture du tube neural (2 à 3%) Anomalies des membres: réductionnelles, pré-axiales, arachnodactylie Dysmorphie faciale caractéristique : Front bombé Distance inter-temporale diminuée Plis épicanthiques Hypertélorisme Ensellure nasale large, nez court antéversé Philtrum long et peu marqué Lévre supérieure fine, vermillon Craniosténoses : trigonocéphalie, oxycéphalie Retard psychomoteur

30 ACIDE VALPROÏQUE-VPA-VALPROATE DEPAKINE*, DEPAMIDE*, DEPAKOTE*
III. Intérêt de l’acide folique Aucune preuve d’efficacité On peut en proposer, en maintenant un diagnostic prénatal adapté IV. Fin de grossesse Modification de l’agrégation plaquettaire, thrombopénie, diminution du fibrinogène Hypoglycémies néonatales Surveillance: mère: NFS, fibrinogène, temps de coagulation enfant: NFS, TCK, fibrinogène, glycémie

31 ACIDE VALPROÏQUE-VPA-VALPROATE DEPAKINE*, DEPAMIDE*, DEPAKOTE*
V. Retard psychomoteur (RPM) QI verbal significativement diminué sous VPA mono ou polythérapie (QI global normal) 800 mg/j : 8-15 points de QI en moins. En dessous pas de différence avec non exposés Une aide extra-scolaire est significativement plus importante à partir de 4 ans. La moitié des enfants ont besoin d’orthophonie (14% dans les autres groupes).

32 ACIDE VALPROÏQUE-VPA-VALPROATE DEPAKINE*, DEPAMIDE*, DEPAKOTE*
VI. Troubles envahissants du développement 5 syndromes d’Asperger 10 autismes avec syndrome polymalformatif de valproate 11 traits autistiques 5 hyperactifs avec déficit de l’attention Ces effets semblent ressortir avec VPA, mais aussi parfois avec la carbamazépine.

33 ACIDE VALPROÏQUE-VPA-VALPROATE DEPAKINE*, DEPAMIDE*, DEPAKOTE*
Conclusion Tout faire pour envisager une alternative thérapeutique dès l’instauration d’un traitement chez une femme jeune ou en âge de procréer Ne pas prescrire VPA chez la femme en âge de procréer sans contraception efficace Si une grossesse est découverte sous traitement: ne pas arrêter brutalement sans avis spécialisé relayer dès que possible par un autre traitement à condition de maintenir un équilibre de la pathologie envisager un diagnostic prénatal adapté

34 AINS et FIN DE GROSSESSE
Tous les inhibiteurs des prostaglandines (y compris les inhibiteurs de COX2, et l ’aspirine à plus de 500 mg/j) Toxicité cardio-pulmonaire par constriction partielle ou totale in utero du canal artériel: -insuffisance cardiaque droite, mort in utero, HTAP post-natale -écho: fuite tricuspidienne, hypertrophie paroi inter-ventriculaire.. Toxicité rénale: -insuffisance rénale fœtale et/ou néonatale transitoire ou définitive -écho: oligoamnios, voire anamnios et anurie néonatale Atteinte de l’hémostase: allongement du temps de saignement pour la mère et l ’enfant

35 AINS et FIN DE GROSSESSE
Risque qui concerne tous les AINS sans exception: toxicité de classe Les effets cardio-pulmonaires peuvent se voir dès 24 SA et ils sont d’autant plus graves que la prise est proche du terme (risque de MFIU) La diurèse fœtale commence vers la 12° semaine de développement La prise de tout AINS est formellement contre-indiquée dès le début du 6° mois (24 SA). Avant 24 SA, la prescription doit être prudente.

36 IEC ET SARTANS LOPRIL* RENITEC*… HYZAAR* COZAAR* TARGEG*...
A priori pas de risque malformatif, mais encore peu de données Risque foetotoxique essentiellement +++: atteinte rénale (oligoamnios, anamnios, anurie) avec dysgénésie tubulaire histologique exceptionnels anomalies d ’ossification de la voûte crânienne (absence d ’écaille temporale, voire plus) CAT: en cas d ’exposition fortuite sur une grossesse débutante: pas d ’inquiétude particulière, pas d ’interruption de grossesse prescription contre-indiquée à partir du 2° trimestre jusqu’à l’accouchement.

37 ANTALGIQUES Premier pallier Deuxième pallier
paracétamol toute la grossesse Deuxième pallier Dextropropoxyphène Di-antalvic* éviter les traitements longs en particulier à l ’approche du terme toute la grossesse Codéine données contradictoires pour le début de grossesse, mais plutôt rassurantes fin de grossesse, mêmes remarques que pour le dextropropoxyphène

38 ANTIEMETIQUES Donormyl* (Doxylamine) : 20 mg le soir plus 10 mg éventuellement le matin (protocole canadien) Primpéran* Vogalène*, Motilium* Largactil*, Dogmatil* Zophren*

39 ANTIHISTAMINIQUES 1° intention toute la grossesse:
cétirizine (Virlix*) desloratadine (Aerius*) fexofénadine (Telfast*) levocétirizine (Xyzall*) loratadine (Clarytine*)

40 ANTITUSSIFS OPIACES 1° intention: dextrométorphane (Nodex*…)
2° intention: pholcodine ou codéthylline Attention en fin de grossesse: propriétés morphinomimétiques (durées de prise brèves, pas de fortes posologies)

41 FLUIDIFIANTS BRONCHIQUES
Cystéines peuvent être prescrites si nécessaire -acétylcystéine (Exomuc* Fluimucil*…) -carbocistéine (Rhinathiol*…) Dornase alpha (Pulmozyme*) et Mesna (Mucofluid*) bénéfice ++ donc peuvent être prescrites Les autres: à éviter, manque de données

42 CORTICOÏDES PER OS Risque tératogène :
Animal : effet tératogène en fonction des espèces Homme : pas de risque malformatif a priori Risque fœtal et néonatal : en cas de prise chronique à posologie modérée: - risque de RCIU modéré - insuffisance surrénalienne aiguë exceptionnelle. En pratique : ne pas arrêter un traitement nécessaire pratiquer un bilan néonatal si traitement jusqu’à l’accouchement: poids, diurèse, glycémie

43 CORTICOÏDES INHALES 1° intention Béclométhasone (Bécotide*...)
Budésonide (Pulmicort*) 2° intention (car moins de données cliniques) Fluticonasole (Flixotide*) Mais, on peut maintenir un traitement bien équilibré par l’une des deux dernières molécules en cours de grossesse

44 ANTIDEPRESSEURS TRICYCLIQUES BENZODIAZEPINES NEUROLEPTIQUES et/ou ANTIPSYCHOTIQUES
Aspect malformatif Aucun élément d’inquiétude sur le plan malformatif chez les femmes exposées au 1° trimestre. Aripiprazole (Abilify®): données positives chez l’animal à doses 3 à 11 fois la posologie humaine maximale recommandée (variants squelettiques mineurs, rares hernies diaphragmatiques). A suivre.

45 ANTIDEPRESSEURS TRICYCLIQUES BENZODIAZEPINES NEUROLEPTIQUES et/ou ANTIPSYCHOTIQUES
II. Aspect néonatal Passage placentaire probable de tous les psychotropes en proportion variée. En fonction des molécules, possibilité de survenue chez les nouveaux-nés d’effets de nature proche de celles observées chez l’adulte (atropiniques, extrapyramidaux ou sédatifs), en particulier pour les fortes doses maternelles jusqu’à l’accouchement. Diminution systématique des doses maternelles en fin de grossesse n’est pas forcément la meilleure attitude. Attention aux correcteurs (atropiniques).

46 ANTIDEPRESSEURS TRICYCLIQUES BENZODIAZEPINES NEUROLEPTIQUES et/ou ANTIPSYCHOTIQUES
III. Les molécules de première intention Neuroleptiques/antipsychotiques: chlorpromazine (Largactil®) et halopéridol (Haldol®) Amisulpride (Solian®), sulpiride (Dogmatil®) Autres neuroleptiques-antipsychotiques peuvent être prescrits en fonction du bénéfice attendu / à ceux-ci. Tricycliques: imipramine (Anafranil®), clomipramine (Tofranil®), amitryptiline (Laroxyl®) Anxiolytique le mieux adapté tout au long de la grossesse: oxazépam (Séresta®)

47 ANTIDEPRESSEURS IRS INHIBITEURS DE RECAPTURE DE LA SEROTONINE
I. Risque tératogène Prozac*: un millier de grossesses exposées au 1° trimestre, pas d’effet malformatif. Autres: recul un peu moindre, mais données très rassurantes. Paroxétine: résultats contradictoires sur cardiopathies congénitales. A suivre.

48 ANTIDEPRESSEURS IRS INHIBITEURS DE RECAPTURE DE LA SEROTONINE
II. Risque néonatal Signes transitoires et de courte durée Hyperexcitabilité, agitation, troubles de l’alimentation, troubles du sommeil, détresse respiratoire, pleurs incessants, difficulté d’adaptation à la vie extra-utérine sans plus de précisions Parfois nécessitent un transfert en néonatologie Cause de ces symptômes : syndrome d’arrêt ou syndrome sérotoninergique (imprégnation néonatale) HTAP (à confirmer) III. Allaitement: Possible avec la sertraline (Zoloft®) et paroxétine (Déroxat®)

49 ANTIDEPRESSEURS IRS INHIBITEURS DE RECAPTURE DE LA SEROTONINE
III. IRS de première intention quel que soit le terme de la grossesse: Si pas d’allaitement envisagé: fluoxétine (Prozac®) sertraline (Zoloft®) citalopram (Seropram®) escitalopram (Seroplex®) Si allaitement envisagé:

50 ANTIBIOTIQUES De principe aucun antibiotique n’est formellement contre-indiqué en cours de grossesse, la priorité revient au bénéfice maternel attendu. Il existe bien entendu quelques nuances..

51 QUINOLONES Effet malformatif « classique »:
Apurone* Fentes palatines S 200 mg/kg/j Absence d’effet malformatif « classique »  pour toutes les autres quinolones

52 QUINOLONES Effet sur le cartilage articulaire:
effet postnatal chez le rat et le chien: ofloxacine, ciprofloxacine, péfloxacine, enoxacine effet in vitro chez la souris et le poulet + ofloxacine, ciprofloxacine - ac.nalidixique, péfloxacine Données cliniques: pas d ’atteinte articulaire décrite en transplacentaire Si exposition par mégarde en début de grossesse, pas d’inquiétude

53 SULFAMIDES: COTRIMOXAZOLE
Triméthoprime-sulfaméthoxazole Bactrim* a. cinétique TMP [fœtus]=[mère]=[LA] SMX [LA]<[mère] b. effet tératogène l’association est malformative chez l’animal chez l’homme: aucun risque particulier sur séries de patientes traitées (~400 femmes publiées), et recul clinique important. Mais données récentes sur la possibilité d’AFTN et de cardiopathies avec le TMP en début de grossesse sur 2 cas-témoins. A confirmer.

54 SULFAMIDES COTRIMOXAZOLE
c. foetotoxicité ictère néonatal: jamais rapporté

55 TRAITEMENT DE L’INFECTION URINAIRE BASSE EN COURS DE GROSSESSE
On réalisera si possible un examen cytobactériologique des urines juste avant la mise sous traitement. En attendant les résultats de l’antibiogramme, le pivmecillinam (Selexid®), la nitrofurantoïne (Furadantine®) ou l’amoxicilline-acide clavulanique (Augmentin®) pourront être utilisés quel que soit le terme de la grossesse. En effet, ce sont les antibiotiques à visée urinaire les mieux connus chez la femme enceinte.

56 TRAITEMENT DE L’INFECTION URINAIRE BASSE EN COURS DE GROSSESSE
Si ces options ne sont pas adaptées aux résultats de l’antibiogramme, la fosfomycine (Monuril®), la norfloxacine (Noroxine®) ou la ciprofloxacine (Ciflox®) pourront être utilisées quel que soit le terme de la grossesse. On pourra également avoir recours au cotrimoxazole (Bactrim®) au-delà du 1er trimestre de la grossesse. Si le germe est résistant à ces traitements, consultez le CRAT.

57 CYCLINES Cinétique franchissent le placenta
se déposent sur les matrices calcifiées Pas de risque tératogène pour les expositions précoces: sur environ 840 patientes exposées en début de grossesse

58 CYCLINES Coloration des dents
La minéralisation des dents de lait débute vers 14 semaines de grossesse et se termine 2 à 3 mois après la naissance. Le risque ne concerne que les dents de lait puisque la calcification des dents définitives ne commence qu’après la naissance. Il ne s’agit que de coloration des dents, pas d’hypoplasie de l’émail, ni de prédisposition aux caries. La période à risque concerne essentiellement le dernier trimestre, pour des durées de 15 jours de traitement (tétracycline ou oxytétracycline).

59 AMINOSIDES a. Cinétique
chez la mère: concentrations 50% plus basses pendant la grossesse pour la gentamicine passage transplacentaire ~ 30-40% en moyenne petite quantité retrouvée dans le liquide amniotique (gentamicine)

60 AMINOSIDES b. Retentissement embryo-fœtal
aucun effet malformatif suspecté ototoxicité décrite pour SM ou DHS (tuberculose) et pour kanamycine (~10 cas) pas d ’effet-dose pas de période sensible spécifique oto-émissions souhaitables à la naissance Conclusion: prescription possible avec prudence

61 ANTI-TUBERCULEUX Le schéma thérapeutique doit être identique à celui de tout adulte ++ 1) Aspect malformatif: •Rifampicine, isoniazide, éthambutol: pas de risque tératogène retenu dans l’espèce humaine •Pyrazinamide: peu de données, mais pas de contre-indication de principe •Streptomycine: contre-indiquée (ototoxicité irréversible chez l’enfant)

62 ANTITUBERCULEUX 2) Aspect foetotoxique: •Passage transplacentaire:
RMP: 10 à 30%; INH: 60-70%; EMB: 75% PRL: ?; RFB: ? •RMP et RFB: Vitamine K1 10 mg/j per os à la mère 2 à 3 semaines avant l’accouchement et au nouveau-né en salle de travail 0.5 à 1 mg en IM •INH: Pyridoxine 50 mg/j

63 MACROLIDES CONCLUSION
Préférer l’érythromycine en 1° intention en particulier au 1° trimestre. Azythromycine envisageable si pas d’alternative adaptée, en particulier aux 2° et 3° trimestres.

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68 Centre de Référence sur les Agents Tératogènes - CRAT
tél/fax : Equipe du CRAT: E Elefant, MP Cournot, C Vauzelle, F Assari S De Melo, H Ralaimihoatra Hôpital Trousseau. 26, av Dr Netter Paris.


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