Art romain Sculpture: Portrait républicain, portrait impérial

Slides:



Advertisements
Présentations similaires
Un peuple à la recherche d’une terre
Advertisements

Lhistoire des arts en 6 e et en 2 nde Enseigner la cité des Athéniens au V e s. grâce à lart parthénonien.
Le Parthénon est un monument qui se situe au centre d Athènes, sur l Acropole, un point culminant de la ville à 156 m d altitude. Pour accéder au Parthénon,
Terminologie: style, perspective, raccourci
La première Renaissance en sculpture
IX. Le monde romain : le Haut-Empire (27 av. J.-C. – 192 apr. J.-C.)
AUGUSTE LE POUVOIR DES IMAGES.
MONUMENTS OF PARIS.
Art romain – peinture: Illusionnisme romain
« LES MONUMENTS ».
I. L'art céramique A. Fabrication du vase
La sculpture grecque classique
La sculpture classique architecturale
Gemma Augustea Rance Mathilde 3e5.
Visite du musée du Louvre
Module 1: Lintroduction. Résultats dapprentissage 6.1 analyser la chute de lEmpire romain; 6.2 décrire la situation sociale, politique et économique.
Timgad POMPEII.
La sculpture grecque.
Le Paris de la IIIe République :
3-1-4 L’évolution de la sculpture pendant le Moyen Âge
2-2-2 Art romain: Sculpture
Sortie Paris : le Louvre
Les premières civilisations
julio-claudienne Les empereurs de la période Auguste Tibère Caligula
2-2-4 L’art romain, systématisation
Les couples étrusques et romains
L’Introduction La périodisation
La sculpture de l’Ancien au Moyen Empire Les tombes du Moyen Empire
Rappelez-vous: la sculpture du Moyen âge en Occident
Bosra.
ABOU SIMBEL.
Histoire en textes et images
LES MASQUES Par: Sarah Dykeman, Amber Newell, et Jessie Porter.
Les arcs de triomphes Arc de Titus Arc de Septième-Sévère
Les 7 Merveilles du Monde
Sommaire Les Forums impériaux Le Forum de Trajan: a) Basilique Ulpienne b) Colonne Trajane Les marchés de Trajan Le Forum d’Auguste Le Forum de César.
Rappelons nous: la sculpture archaïque
Trajan.
L’art grec: La sculpture
Kroisos, héros mort sur le champ de bataille, 525 av. J.C.
Le Forum Romain.
Découvrez ce qu’on pensait de la terre au Moyen-Age et ce qu’on en pense de nos jours. Présentation sur les différentes pensées philosophiques à propos.
Les mosaïques.
SEMINAIRE DECOUVERTE DES ARTS
LE FORUM ROMAIN Pendant des siècles, le Forum Romain fut le centre de la vie publique, et le foyer commercial, juridique, religieux et politique de Rome.
Quand Rome dominait le monde :
Sculpture, Ier siècle après JC, Musée du Louvre
Les 7 Merveilles du Monde
L’empire : l’empereur, la ville, la romanisation
Introduction Sculpture Architecture Peinture
Leçon 1 - Rome, une citoyenneté ouverte
Art romain – peinture: Illusionnisme romain Peinture romaine: illusion de matière, de volume, d’espace… Les mosaïques: motifs décoratifs, portraits, scènes.
Introduction à la sculpture de la première renaissance
Résumé: Art paléochrétien Nouvelles croyances, nouveau style artistique: Les premiers artistes chrétiens, provenant des milieux judaïques, doivent inventer.
1-3-5 Le style égyptien.
Résumé: Art paléochrétien Nouvelles croyances, nouveau style artistique: Les premiers artistes chrétiens, provenant des milieux judaïques, doivent inventer.
IX. Le monde romain : le Haut-Empire (27 av. J.-C. – 192 apr. J.-C.)
L’art égyptien: La sculpture de l’Ancien, du Moyen et du Nouvel Empire
Thème 2 : l’invention de la citoyenneté dans le monde antique
Les mosaïques paléochrétiennes
Les sculptures grecques du Louvre
L’Empire romain : Octave, premier empereur
Rappelons nous: L’art byzantin Introduction, périodes, Premier âge d’or L’Empereur Constantin le Grand déplace en 323 la capitale de l’Empire Romain dans.
L’art grec: La sculpture
La sculpture grecque: de l’archaïque au préclassique (le style sévère, la première moitié du Vème siècle avant J.C.) Rappelons nous: la sculpture archaïque.
La sculpture grecque du Vème siècle avant J. C
Ressources externes Document 1 : un extrait des « Fastes » du poète latin Ovide (43 av. JC- 17). Ovide est un poète de l'époque d'Auguste (premier empereur.
L’art grec: les débuts…
SUITE CHAP.1 : CONQUETES , EMPIRE ET ROMANISATION
Introduction Sculpture Architecture Peinture
Transcription de la présentation:

Art romain Sculpture: Portrait républicain, portrait impérial Bas relief narratif (historique)

L’art romain: la sculpture Nous avons déjà mentionné que, les Romains étant de grands admirateurs d’art grec, toute une catégorie de sculptures ne sont que des copies des œuvres grecques, mais qu’il existe toutefois dans l’art romain une autre catégorie de sculptures, qui est authentiquement romaine: il s’agit du portrait et du bas-relief narratif ou historique. Nous avons vu que la principale caractéristique de la sculpture romaine est la recherche de la ressemblance avec le modèle.

Le portrait romain C’est la recherche de la ressemblance avec le modèle qui est la principale caractéristique de la sculpture romaine. Tandis que l’artiste grec exprimait l’idée d’un homme générique, idéal, la mentalité romaine privilégie l’individualisation et l’identification. Julius Caesar, c. 50bc Julius Caesar, c. 50bc

Tandis que l’artiste grec exprimait l’idée d’un homme générique, idéal, la mentalité romaine privilégie l’individualisation et l’identification. Sculpture hellénistique: Portrait de Delos, inquiet, vers 80 aC Portrait bust of a man, 1st century B.C.; Republican Buste - portrait républicain, Ier siècle av. J.C.

Ces portraits remplacent le masque mortuaire en cire du chef de famille défunt, périssables, et représentent donc à l’origine des documents visuels, non des ouvres d’art. À partir du II siècle av. J.C. Patricien romain portant les bustes de ses ancêtres, vers 30 av. J.C.

La sculpture républicaine Dès la période républicaine les chefs politiques et militaires sont honorés par les statues. Ces statues n’ont pas subsisté, nous ne savons pas si elles s’attachait à être ressemblantes ou si elles identifiaient les modèles par leur pose, leurs attributs, et les inscriptions. Ici c’est l’attention portée aux détails du vêtement et le geste s’adressant à la foule qui sont typiquement romains. Aulus Metelus (l’Orateur), début du Ier siècle av. J.C., bronze Aulus Metelus (l’Orateur), début du Ier siècle av. J.C.

La sculpture impériale Si le geste et le réalisme du rendu du vêtement demeurent, dans ce portrait de l’Empereur Auguste nous voyons aussi réapparaitre un souci d’idéalisation: nous retrouvons dans l’art romain le concept, originaire d’Égypte, de la divinité de la personne du souverain. Augustus in armor, 40bc, vatikanski muzej Auguste de Primaporta, vers 20 av. J.C.

Les Romains vont user de ce procédé d’abord dans les provinces orientales où cette croyance est traditionnellement établie, pour ensuite l’adopter comme part de la politique officielle: nous pouvons parler de propagande. Auguste de Primaporta, vers 20 av. J.C. Empereur Octavian Augustus, Ier siècle après JC

Bas reliefs historiques L’art impérial ne se limite pas aux portraits. Les empereurs commémorent les événements importants de leur règne sur des bas reliefs narratifs. Ces reliefs nous rappellent l’art du Proche Orient: nous avons vu ces reliefs narratifs donnant un compte-rendu détaillé des campagnes militaires royales décorer les palais assyrien et perses: 865bc,cca King Ashurnasirpal II (883-859 BC), palais de Darius à Persepolis

Dès le IIIème siècle av. J Dès le IIIème siècle av. J.C, les Romains représentent leur victoires sur les panneaux peints portés dans des processions. Au cours des dernières années de la République ces représentations acquièrent une forme plus durable: sculptées en bas-relief, elles sont fixées sur des édifices: autels monumentaux (Ara Pacis, empereur Auguste), colonnes (colonne Trajane) ou arcs de triomphe (Arc de Titus). Autel de la paix, Arc de Titus, colonne Trajane

Ara Pacis, Autel de la Paix: L’empereur Auguste, « prince de la Paix » érige à Rome un monumental autel de la paix (Ara Pacis) (13-9 av J.C.) Ara Pacis, l’autel de la Paix, Rome (empereur Auguste, la construction voté par le Sénat en 13 av JC et érigé en quatre ans)

Une frise court le long du mur, où apparaissent les scènes allégoriques, les panneaux décoratifs mais aussi la procession solennelle menée par l’empereur.

Nous trouvons trois types de reliefs ornant Ara Pacis: la procession solennelle, les représentations symboliques et les reliefs décoratifs. Nous voyons ici à gauche la représentation symbolique de la Déesse-mère Terre, avec la personnification de deux vents, et à droite un panneau décoratif. Si les représentations symboliques rappellent l’art hellénistique, les panneaux décoratifs n’ont pas d’équivalent dans l’art grec.

Dans les représentations symboliques apparait le souci de l’artiste de représenter la profondeur spatiale: nous voyons l’atténuation de la profondeur de taille pour l’arrière plan, fait de rochers et végétation...

Ce souci n’apparait pas dans le panneau décoratif: ici pas de profondeur, la végétation symétrique nous confirme qu’il s’agit bien d’une décoration.

Mais c’est en comparant la procession impériale d’Auguste avec la procession à l’honneur d’Athéna de la frise du Parthénon, en Grèce, que nous voyons le plus facilement la différence entre le bas-relief grec et le bas-relief romain.

La frise du Parthénon appartient à un monde idéal, intemporel: il s’agit d’une procession mythique. L’accent est sur le rythme de cette frise, et du rituel lui-même. parthenon frise_du_parthenon_445-438_av_JC_Phidias La frieze du Parthénon, 445-438 av. J.C., Phidias

La frise de Ara Pacis par contre, une multitude de détails nous indique qu’il s’agit d’un événement déterminé, récent, connu. Les participants, membres de la famille royale, sont traités comme des portraits, le comportement des enfants est anecdotique…

L’Arc de Titus, Rome, 81 après J. C L’Arc de Titus, Rome, 81 après J.C. Cet arc de triomphe fut érigé en 81 après J.C. pour commémorer les victoires de l’empereur Titus.

Il présente deux importants reliefs historique représentant le cortège triomphal célébrant la conquête de Jérusalem: ici aussi il s’agit des événements historiques récents et connus.

Il s’agit d’un événement historique récent et connu: on peut reconnaitre le chandelier à sept branche, porté en procession comme part du butin.

Souvenez vous que l’artiste grec par contre, pour commémorer une bataille, par exemple les victoires sur les Perses, la représentait comme un combat symbolique, mythique: celui des Lapithes et des Centaures ou celui des Grecs et des Amazones, comme ici Scopas, dans la frise du Mausolée d’Halicarnasse… scopas the-battle-of-the-greeks-and-the-amazons-from-the-mausoleum-of-halicarnassus-circa-350-bc

Le but de l’art impérial, glorifier l’empereur, était parfois incompatible avec le traitement réaliste de l’espace: le char impérial tiré par les quatre chevaux de profil, n’est pas où il devrait être: la frontalité de la représentation de l’empereur est une ancienne règle …

La colonne Trajane, Rome, IIème siècle après J. C La colonne Trajane, Rome, IIème siècle après J.C. Érigée pour célébrer les victoires de Trajan sur les Daces, la plus remarquable de ces colonnes inspirées des obélisques égyptiens, est la colonne de Trajan.

La colonne Trajane est remarquable par sa hauteur (37,5 m avec la base) mais surtout par son relief narratif enroulé en spirale, une bande continue de 197 m.

La frise en spirale de la colonne Trajane pose un nouveau problème: le contenu du relief doit être clair et explicatif, et la composition de chaque épisode doit participer au déroulement continu des scènes: l’artiste y réussit en sacrifiant la profondeur spatiale et en réduisant le paysage et l’architecture au décor. La profondeur spatiale

Revenons aux portraits: ceux de la période impériale sont nombreux et de styles divers: entre les portrait des ancêtres réalistes, de tradition républicaine, et classiques à l’inspiration grecque d’Auguste. Ils vont toutefois évoluer avec la société romaine. Empereur Augustus, vers 14–37 Caracalla (Empereur from AD 211 to 217)

Les empereurs de la dynastie Julio-claudienne vont se faire des portraits classicisants: Emperor Gaius Julius Caesar Germanicus, known as Caligula, 37–42 Tiberius (Emperor from AD 14 to 37) Bust of Emperor Nero, c. 60ad

La dynastie flavienne, de militaires arrivée au pouvoir, affiche un scepticisme quant à la nature divine de l’empereur. La période d’instabilité à partir du IIIème siècle, avec menaces barbares et successions au trône par meurtre, voit une suite d’« empereurs soldats ». Leur courte règne ne leur laisse pas le temps de croire en leur nature divine: nous retrouvons le réalisme républicain. Philippe l’Arabe, 244 249 aD

Cette tête, probablement le portrait du philosophe grec Plotin, illustre un autre aspect de la crise du IIIème siècle: le corps est une apparence grossière de l’âme véritable, pourquoi conserver l’apparence de cette apparence? Tête (Plotin), fin IIIème siècle ap. J.C., Ostie

Cette idée annonce la fin du portrait romain: si la ressemblance physique n’a pas d’importance, la représentation n’est que symbole: nous sommes à l’aube du christianisme. C’est ainsi qu’il faut voir la colossale tête de Constantin, premier empereur chrétien. Empereur Constantin, vers 324–337