Quel avenir pour la défense belge ? Dr. J. Henrotin, CAPRI, ISC La menace Guerre hybride : combinaison des modes de guerre réguliers (accès aux technologies.

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Transcription de la présentation:

Quel avenir pour la défense belge ? Dr. J. Henrotin, CAPRI, ISC La menace Guerre hybride : combinaison des modes de guerre réguliers (accès aux technologies destinées aux armées) et irrégulier (guérilla) : EI, groupes libyens, AQMI… … incluant des opérations meso-terroristes expéditionnaires ou homegrown (Bombay, Paris,..) … et un risque radiologique, chimique et biologique « improvisé » (Irak, Syrie, Russie) Permanence de la guerre régulière : Ukraine, tensions en Asie avec fort impact prévisionnel sur les économies et modes de vie européens. Les présupposés stratégiques du plan de transformation de 2000 sont maintenant caducs : –Echec du dialogue stratégique avec la Russie ; remilitarisation des relations internationales ; –Accroissement notable de la puissance de feu des entités subétatiques y compris en Afrique ; –Les guerres se gagnent au sol : aviation et marine sont essentiels mais ne suffisent pas ; –Limites de la coopération EUR/OTAN : on partage la logistique, pas les risques au combat ; –La Belgique est la seule à s’être « spécialisée » : le pari de l’interdépendance militaire est perdu ; –Réduction des capacités alliées affaiblissant la sécurité coopérative ; –Emergence du Cyber comme thématique stratégique au-delà de la cybersécurité.

Quel avenir pour la défense belge ? Dr. J. Henrotin, CAPRI, ISC La Belgique dépense très peu pour sa protection et celle de ses citoyens. Pourtant elle… –Est le 24 ème pays le plus riche au monde –Est le 8 ème le plus riche de l’UE –A un PIB par habitant plus important qu’en Grande-Bretagne ou aux EAU. Hors-pensions, le budget était de 2,715 milliards (0,66 % du PIB), dont 1,846 milliard (68 %) de dépenses pour le personnel. Sur une hypothèse de 40 % en moyenne de prélèvements (précompte, sécu, etc.) et sous réserve de données précises, 738,4 millions sont revenus à l’Etat sous forme de précompte et de cotisations. Le « budget vérité » de ce que l’Etat a déboursé sans retour était donc, selon cette hypothèse, de 1,976 milliard d’euros. C’est déjà 0,5 % du PIB… Et ce avant de perdre à nouveau 1,5 milliard, soit les ¾ d’un budget annuel… A titre de comparaison, toujours pour la même année, les dépenses publiques totales en Belgique ont été de 208,5 milliards. Seuls 869 millions d’euros ont ainsi été affectés à l’entraînement, à l’équipement, aux infrastructures et aux opérations. 509 millions de moins que le budget 2013 de la coopération au développement[1] ;[1] 411 millions de moins que l’entretien des routes en Wallonie de 2009 à 2013[2] ;[2] 168 millions de moins que le budget 2013 des transports en commun bruxellois[3].[3] ---- [1][1] Soit 1,378 milliard d’euros. [2][2] Soit 1,1 milliard d’euros - [3][3] 1,037 milliard - p.10.

Quel avenir pour la défense belge ? Dr. J. Henrotin, CAPRI, ISC Les conséquences : un effondrement capacitaire. Le cas de la composante terre. En 2013, la Belgique avait un budget militaire équivalent à celui du Portugal (pour un PIB supérieur), avec des capacités moindres sauf au plan aérien ; mais des déploiements extérieurs plus nombreux. Aujourd’hui, la puissance de feu de la composante terre se résume à quatre chiffres : 18, 32, 24 et 52, que l’on peut comparer aux chiffres de 2000[1], voire de 1992[2].[1][2] Elle est inférieure (entre autres…) à celle d’un Etat comme l’Estonie (1,32 millions d’habitants). Ne restent que deux brigades. Les options disponibles en opérations extérieures se sont ainsi réduites à des fonctions de soutien au sens large[3] ou de force protection, d’autant plus que les budgets « entrainement » sont également victimes des réductions budgétaires.[3] --- [1][1] 18 AIV dotés de canons de 90 mm (comparativement à 130 Leopard de 105 mm) ; 32 AIV dotés de canons de 30 mm (et 367 autres AIV, Pandur et Dingo dotés de mitrailleuses, comparativement à blindés) ; 24 obusiers de 105 mm (comparativement à 72 M-109 de 155 mm) ; 52 mortiers de 120 mm (comparativement à 18). Sources : IISS Military balance 2001 et [2][2] A ce moment, les forces belges disposaient de 334 chars Leopard ; 514 AIFV-B dotés d’un armement de 25 mm ou de missiles MILAN ; 127 M-109 de 155 mm et 249 autres obusiers ; 18 mortiers de 120 mm. Une mobilisation aurait alors impliqué l’équivalent de 6 brigades, 11 régiments et une vingtaine de bataillons en sus. Source : L’année stratégique 1993, DUNOD, Paris, [3][3] Déminage, soutien médical, logistique.

Comparaison des moyens alloués à la défense de quelques pays à la population similaire à la Belgique (2013) BelgiquePays-BasSuèdePortugal Population (millions)10,74416,8059,11910,799 PIB (milliards Eur)395, , Part du PIB affecté à la défense (pensions inclues)1 %1,3 %1,1 % (hors-pensions)2,1 % Budget de défense (milliards d’euros, pensions comprises) 3,967,774,5 (hors-pensions)2,5 Effectifs militaires Active Réserve Forces terrestres Brigades d’active Chars de combat Véhicules de combat d’infanterie Blindés (transport et patrouille) Artillerie (155 mm) Artillerie (105 mm) Mortiers (120 mm) Drones tactiques [1] et MALE [2] [1] [2] 2 13 (2015 : 0) ? (2015 : 140) (programme en cours) 2 [3] [3] (24 à terme) [4] [4] Force aérienne Avions de combat Transport = ou > C-130 Guerre électronique/patrouille et surveillance maritime Ravitailleurs en vol Hélicoptères de combat lourds Hélicoptères de manœuvre (2015) 72 (37 à terme) Marine Frégates et destroyers Corvettes/patrouilleurs lourds Sous-marins Amphibies lourds Hélicoptères ASM à terme à terme Source : IISS, Military Balance 2014 ; OTAN.

Quel avenir pour la défense belge ? Dr. J. Henrotin, CAPRI, ISC Les hypothèses linéaires consistent ne pas faire de choix. La « râpe à fromage ». Menée depuis 1992, ses résultats ont abouti au point de rupture et à l’inadaptation que l’on connaît. La « neutralisation stratégique » liée à une stabilisation du budget ou à de nouvelles réductions. –L’impossibilité concrète (entraînement, équipement) de conduire des opérations extérieures impliquerait mécaniquement un recentrage sur la protection du territoire. –Deux hommes malades ne font pas un homme en bonne santé : glissement géopolitique vers les Pays-Bas dont moyens les plus remarquables vont passer sous commandement allemand et dont les forces se réduisent. –Maintien d’unités d’infanterie motorisée (et non plus mécanisée) ; d’une capacité de police du ciel a minima (si investissement) et des capacités de guerre des mines de la marine, indispensable à la protection d’Anvers et Zeebrugge. –Au mieux la capacité de transport aérien par A400M pourrait être maintenue mais elle ne confèrerait pas de véritable « atout comparatif » en Europe. –La Belgique serait alors virtuellement incapable d’intervenir à l’étranger : l’équipement ne suffit pas et savoir défendre une position en Belgique n’est pas savoir mener les opérations interarmes complexes auxquelles sont accoutumées pratiquement toutes les armées. –Au final, la Belgique disposerait ainsi d’une « gendarmerie lourde ». –Une telle posture risque donc de déforcer la position belge à l’égard de l’OTAN, en particulier en cas d’attaque d’un Etat-membre (article 5). –Des fonctions internationales comme la coopération technique militaire ne pourront que se réduire avec le temps. In fine, la Belgique ne serait plus qu’un partenaire politique mineur, dont la souveraineté serait en partie confiée à d’autres. 3) La dissolution des forces armées en tant que mesure d’économie managériale n’est citée que pour mémoire : il est douteux que l’OTAN et les partenaires européens du 24ème pays le plus riche au monde acceptent qu’elle fasse payer à d’autres sa sécurité sans contrepartie financière substantielle – et sans doute plus élevée que les 2,715 milliards hors-pensions payés en 2013.

Quel avenir pour la défense belge ? Dr. J. Henrotin, CAPRI, ISC Les hypothèses non-linéaires. 1. « L’investissement des espaces fluides » La logique de spécialisation des forces est poussée à son terme : focalisation sur les forces aérienne, navale, aéroportées/spéciales, opérations psychologiques, cyber et de renseignement (SGRS). La formule crée un avantage comparatif à l’échelon OTAN et européen, en capitalisant sur de réels savoirs-faires et en les optimalisant. Elle implique des investissements (avions de combat, frégates d’intervention aptes au déploiement de forces spéciales, chasseurs de mines, cyber). Politiquement, il permet de garder une liberté de manœuvre quant au choix des partenaires de sécurité privilégiés. Le désavantage de la formule est de réduire l’empreinte au sol de manière minimale. Le risque politique associé aux pertes est ainsi réduit. Mais la formule implique également de se séparer de la brigade médiane ou de la composante médicale et donc de toute possibilité de réagir face à des événements terroristes ou des catastrophes de grande ampleur, ou encore de fournir la protection au sol d’Anvers ou de Zeebrugge. Dans le contexte futur, l’option apparaît donc comme insatisfaisante. Une variante de ce scenario peut être apportée en prenant exemple sur la Norvège (4,7 millions d’habitants). Outre une marine puissante (5 frégates, 4 patrouilleurs furtifs, 6 sous-marins côtiers) et une force aérienne équivalente à celle de la Belgique, l’armée de terre est très légère, avec hommes et une brigade. Par contre, elle dispose d’une « Home guard », centrée sur des réservistes issus d’un service militaire (12 mois et périodes de rappel), de hommes et concrétisant la protection militaire du territoire. Cette variante implique également des investissements.

Quel avenir pour la défense belge ? Dr. J. Henrotin, CAPRI, ISC Les hypothèses non-linéaires. 2. La reconstruction des forces. Le scenario prend en compte un des engagements belges du sommet OTAN de Newport : l’affectation de 2 % du PIB à la défense en Sans parler d’un quadruplement du budget de défense à croissance zéro, il implique de prendre en compte le rang économique de la Belgique. Politiquement, ce scénario permet de garder une liberté de manœuvre quant au choix des partenaires de sécurité privilégiés. Ce réajustement permettrait a minima de sauver ce reste disponible et dans une certaine mesure d’en revenir à la moyenne capacitaire européenne : -capacités aériennes de combat expéditionnaires appuyée sur 48 appareils de combat ; -marine dotée de deux à trois frégates, de chasseurs de mines et d’une capacité de patrouille côtière ; -montée en puissance de la brigade médiane offrant une aptitude à la manœuvre dans les opérations hybrides ; -maintient de la brigade légère et des forces spéciales ; maintient d’un élément médical, éventuellement de réserve ; -retour à un niveau militairement réaliste des budgets dédiés à l’entraînement ; -renforcement des capacités du SGRS. Cette évolution n’est pas, à elle seule, suffisante pour faire face à la conflictualité contemporaine. -Les opérations cyber sont notoirement sous-budgétées (certaines options peu coûteuses peuvent être explorées[2]);[2] -La seule disposition de deux brigades ne permet pas d’offrir une couverture efficace face au risque terroriste ou naturel. -La déflation dans les unités du génie a réduit les capacités à faire face aux risques NRBC Deux options sont envisageables. -Le retour au format préconisé en 2000, centré sur trois brigades. La « nouvelle » brigade pourrait être motorisée, centrée sur la protection des infrastructures critiques/vitales ou encore l’intervention en zone urbaine complexe. -La mise en place d’une structure de garde nationale centrée sur le volontariat et/ou un retour à la conscription sur base volontaire [1][1] En particulier aux concepts chinois ou français de « réserve cyber » fondées sur le volontariat de civils experts.