Delphine HEQUET Cours IFSI Fevrier 2007

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Transcription de la présentation:

Delphine HEQUET Cours IFSI Fevrier 2007 MENOPAUSE Delphine HEQUET Cours IFSI Fevrier 2007

DEFINITION La ménopause est définie par une aménorrhée secondaire d’'une durée supérieure ou égale à 12 mois. Elle survient vers 51-52 ans en France. Dix millions de femmes sont concernées. L'espérance de vie des femmes est actuellement de 85 ans ; une femme vivra un tiers de sa vie pendant cette période. Diagnostic clinique Biologiquement : FSH > 20 UI/l E2 < 30pg

CONSEQUENCES A COURT TERME Les bouffées de chaleur Dans plus de 75 % des cas. Induit par la carence œstrogénique ménopausique. Elles durent en général quelques mois mais peuvent se poursuivre pendant des années. Autres troubles parfois ressentis Troubles de l'humeur : irritabilité, état dépressif, anxiété, tristesse, insomnie, pertes de mémoire, sécheresse vaginale pouvant être à l'origine de dyspareunie, de modifications de la libido L’ensemble de ces symptomes est appelé syndrome climatérique.

CONSEQUENCES A MOYEN TERTME Elles prédominent au niveau des organes cibles des œstrogènes : Vulve et vagin Atrophie de la vulve et du vagin. Amincissement des grandes et petites lèvres. Rétrécissement de l’orifice vulvaire et de la lumière vaginale. Assèchement et fragilisation de la muqueuse. Diminution de a flore de protection vaginale diminue entraînant une plus grande sensibilité$ de l'épithélium aux infections. Appareil génital Atrophie cervicale Diminution de la taille du corps de l'utérus Atrophie de l$'endomètre. Atrophie mammaire (liée à une résorption du tissu graisseux sous-cutané) Diminution de la taille des mamelons. Les poils et cheveux tendent à se clairsemer dans les zones dépendantes des œstrogènes ; Au contraire, peuvent apparaître une pilosité de type androgénique (lèvre supérieure, joues). Amincissement de la peau. Poids L'index de masse corporel augmente après 50 ans ; ses causes sont multiples : diminution des dépenses énergétiques, augmentation de l'apport calorique, redistribution de la masse corporelle (augmentation de la masse grasse et diminution de la masse maigre

CONSEQUENCES A LONG TERME Ostéoporose post-ménopausique Déminéralisation osseuse Problème de santé publique : Elle atteint une femme sur quatre. Par carence œstrogénique 7 à 10 ans après l'arrêt des règles. Risque de fractures au niveau des vertèbres et des poignets Le risque fracturaire est apprécié par un examen : la densitométrie osseuse. Athérosclérose coronarienne Après la ménopause, progressivement la fréquence des coronaropathies féminines va rejoindre celles des hommes. Le rôle respectif de l'âge et de la carence œstrogénique est controversé. Troubles cognitifs et qualité de vie. La qualité de vie peut être appréciée par le bien être physique, mental et social. Troubles de l’humeur, irritabilité, syndrome dépressif.

TRAITEMENT HORMONAL SUBSTITUTIF 1/2 Œstrogènes et progestatifs (sauf si hystérectomie) Quels sont les principaux effets bénéfiques ? ¤ Prévention ou traitement des complications à court et moyen termes : bouffées de chaleur, atrophie vaginale, troubles de l'humeur, troubles de la trophicité vaginale. ¤ Prévention des complications à long terme : - Ostéoporose : diminution de 50 % des fractures ostéoporotiques (rachis), Quels sont les principaux risques ? ¤ les maladies thrombo-emboliques : le risque est multiplié par 2 à 4 ¤ les cancers hormono-dépendants : - Cancer du sein Des études ont mis en évidence une augmentation du risque de cancer du sien de 2,3 % par an chez des femmes sou THS, soit 2 cancers pour 1000 femmes traitées pendant 5ans et 6 cancers pour 10000 femmes traitées pendant 10 ans. Ce risque se normalise 5 ans après arrêt du traitement. - Cancer de l'endomètre Le cancer de l'endomètre est relativement fréquent en période post-ménopausique. Rappelons simplement qu'une imprégnation estrogénique isolée et persistante, endogène ou exogène, favorise incontestablement l'apparition d'une hyperplasie de l'endomètre et peut-être de cancer. L'adjonction d'un progestatif empêche de toute façon toute prolifération intempestive de la muqueuse utérine. Toutes les statistiques actuellement disponibles montrent une diminution de la fréquence du cancer de l'endomètre chez les femmes traitées par cycles artificiels, par rapport aux femmes non traitées. Il semble admis aujourd'hui que la durée d'administration du progestatif constitue un facteur important. 12 jours semblent le minimum indispensable au cours d'un cycle comportant 25 jours d'œstrogènes et 10 jours pour un cycle de 21 jours.

TRAITEMENT HORMONAL SUBSTITUTIF 1/2 Qui traiter ? Il doit être proposé à toutes les femmes après une information précise et adaptée sur les avantages, les inconvénients et les risques éventuels. En priorité les femmes ayant des troubles climatériques, un risque d'ostéoporose ou de maladies cardio-vasculaires et celles ayant une ménopause précoce. Examen préalable avant instauration d'un THS Interrogatoire : ¤ Vérifie l'existence d'une aménorrhée, ¤ Apprécie l'importance des troubles climatériques, ¤ Vérifie l'absence de contre-indications Examen clinique ¤ Général (poids, TA, état veineux,…), ¤ Gynécologique (seins, frottis,…). Des examens complémentaires systématiques : ¤ Biologique : cholestérol, triglycérides, glycémie, ¤ Mammographie (si non réalisée récemment). Les principales contre-indications sont réparties en : ¤ Contre-indications absolues : cancer du sein, maladies thrombo-emboliques (antécédents de phlébite profonde inexpliquée, d'embolie pulmonaire, d'accidents emboligènes inexpliqués) et des maladies plus rares (lupus, tumeur hypophysaire, porphyrie, affections hépatiques graves et évolutives, hyperlipidémie sévères, HTA grave), ¤ Contre-indications relatives : elles nécessitent une discussion en fonction de leur sévèrité et du contexte ( désir de THS, possibilités de surveillance). Ceux sont : fibrome, endométriose, mastopathies bénignes, HTA, Diabète insulino-dépendant, antécédents familiaux de cancer du sien, de l'endomètre, otospongiose, cholestase, …