Douleurs et escarres en SLD

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Transcription de la présentation:

Douleurs et escarres en SLD Bernard Pradines (Albi) PH-PT Mercredi 23 octobre 2002 Toulouse

Prévalence Hôpital Emile Roux (Cornu HP, 2002). Pansements : 28 % un peu douloureux en hétéro-évaluation et 18,5% beaucoup. Pour ces derniers, douleur signalée dans le dossier dans 38,5% des cas.

Prévalence Hôpital Vaugirard (Lhuillery D., 2006), prévalence de la douleur lors des pansements  relevée depuis 5 ans : 32 % en 2002, 73.5% en 2006 sensibilisation à la reconnaissance de la douleur.

Douleurs Démences sensori- cognitive affective (A-D) comportementale discriminative cognitive affective (A-D) comportementale Démences

douleur Mémoire affective de la douleur Opposition aux soins Anxiété anticipatrice

Douleur dans le temps Escarres et douleurs Douleurs permanentes : rares en Soins de Longue Durée Douleurs intermittentes

Echelle verbale simple TF : douleur très forte F : douleur forte M : douleur moyenne L : douleur légère 0 : aucune douleur le plongeon rétrograde

Ce qui s'entend : vocalisations, Ce qui se voit : expression faciale, position, mouvements, Ce qui s'entend : vocalisations, Ce qui se touche : crispation, Ce qui se mesure : pouls, PA, fréquence respiratoire.

expression du visage : regard et mimique, position spontanée au repos, Trois principales grilles françaises : items identiques ou très proches expression du visage : regard et mimique, position spontanée au repos, relation à autrui, réactions pendant la mobilisation, réactions pendant les soins des zones douloureuses.

vocalisations à type de plaintes, Deux grilles des Etats-Unis : items identiques ou très proches (PAINAD et CNPI) expression faciale, vocalisations à type de plaintes, langage corporel à type de crispation et d'opposition à l'approche soignante.

F A C S

Coghill RC, McHaffie JG, Yen YF Coghill RC, McHaffie JG, Yen YF. Neural correlates of interindividual differences in the subjective experience of pain. Proc Natl Acad Sci U S A. 2003 Jun 24 [Epub ahead of print]. Imagerie corticale par IRM fonctionnelle.

Schéma corporel

position, mobilisation, arrachage du pansement ? Escarres et douleurs position, mobilisation, arrachage du pansement ? réfection de la plaie ? douleur après pansement ?

Position escarres postérieures, Escarres et douleurs Position escarres postérieures, hétéro-évaluation tient compte surtout d'éléments antérieurs.

Position Escarres et douleurs mise en position la plus tardive possible : préparation préalable, disposer de l'ensemble du matériel de soin.

Position, mobilisation Escarres et douleurs Position, mobilisation installation confortable : coussins, cales, possibilité de se tenir, musique ? la position doit-elle être modifiée en cours de réfection des pansements ?

Quelques propositions thérapeutiques nettoyage de la plaie par lavage au SSI, choix des pansements, espacement des soins.

Arrachage du pansement Escarres et douleurs Arrachage du pansement hydrocellulaire < hydrocolloïde trop absorbant ?

espacement des soins : fréquence Escarres et douleurs espacement des soins : fréquence surtout indication : curative : détersion, cicatrisation, palliative : douleur, odeurs, exsudats, saignements.

non facteur de risque en soi : lit. Escarres et douleurs Prévention facteurs de risque : immobilité, dénutrition, incontinence, altération de l'état général, inactivité, pathologie intercurrente, position (½ assise !!!), support au lit et au fauteuil, non facteur de risque en soi : lit.

Quelques propositions thérapeutiques évaluation de l'efficacité thérapeutique : pas toujours atteinte d'emblée, thérapeutiques médicamenteuses ayant le moins de retentissement cognitif possible : paracétamol oral (effervescent ?) et injectable une heure avant le début du soin, anesthésiques locaux, en gel, crème ou patch une demi-heure avant les soins sur la plaie. opioïdes en gel ? coxibs dans leurs indications : parécoxib ? autre : néfopam ?

N2O-O2 MEOPA* MEDIMIX* ENTONOX* KALINOX*

N2O-O2 Avantages : Réversibilité rapide : 3 à 10 minutes, Légère sédation.

N2O-O2 Inconvénients (1) : myélopathie et neuropathies périphériques : l’inhalation répétitive, usage illicite, déficit, même discret, en vitamine B12, en folate, potentiel tératogène ? synthèse d'ADN, personnels bloc opératoires : malformations, avortements spontanés ...

N2O-O2 Inconvénients (2) : cavités closes, nausées et vomissements, granulopénie et/ou une thrombocytopénie et/ou une anémie mégaloblastique, réduction de fertilité, couche d'ozone.

N2O-O2 Inconvénients (3) : ne peut pas apporter à lui seul une analgésie significative, technique à apprendre, surveillance particulière, gestion des stocks, Confusion avec O2 ?

Les valves valve de Ruben, valve de Digby-Leigh.

Ballon trop vide : soulever le masque et augmenter le débit. Les valves Ballon trop plein : blocage de la valve, soulever le masque et diminuer le débit, Ballon trop vide : soulever le masque et augmenter le débit.

MEDIMIX50®-135bar surveillance continue du patient par une personne se consacrant exclusivement à cette tâche, L'administration immédiatement interrompue en cas de perte du contact verbal, Le patient doit être détendu, respirer normalement et répondre aux ordres simples : en cas d'apparition d'une sédation importante avec perte du contact verbal, le masque sera retiré jusqu'à la reprise du contact, .

Quelques propositions thérapeutiques Geste douloureux association de moyens