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LA BIODIVERSITÉ COMMUNALE

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Présentation au sujet: "LA BIODIVERSITÉ COMMUNALE"— Transcription de la présentation:

1 LA BIODIVERSITÉ COMMUNALE
Embellir en préservant Villes et Villages Fleuris François JEANNEL Directeur du CPIE vallée de Somme

2 Qu’est ce qu’un CPIE ? Pour plus d’informations : www.cpie.fr
C’est une association qui s’implique dans le développement durable d’un territoire donné au service d’une gestion humaniste de l’environnement. C’est aussi un label attribué par l’Union nationale des CPIE, reconnue d’utilité publique, qui repose sur des valeurs d’Humanisme, de Promotion de la citoyenneté et des démarches participatives, et de Respect de la connaissance scientifique. Réseau national de 80 CPIE, 16 URCPIE et adhérents 35 ans de label Pour plus d’informations :

3 Focus sur le CPIE vallée de Somme
A l’origine : - Création de l’Association Somme Nature en 1993 - Labellisation CPIE 16 mois plus tard (juin 1994) Signes particuliers : - 20 d’expérience sur le territoire - Une équipe d’une dizaine de permanents - Des compétences variées : éducation et sensibilisation à l’environnement, insertion sociale et professionnelle, études environnementales, formations au développement durable, etc.

4 Une implication sur l’ensemble du territoire de la Somme
Siège de Dury Marais de Samara Ferme d’Antan Depuis 2009 Intervention à l’Est du département Bois de Frémontiers Baie de Somme

5 Un projet associatif triennal
Un objectif : « Etre un acteur incontournable du développement durable départemental » Axe stratégique n°1 : Accroître et promouvoir la fonction Ressources Axe stratégique n°2 : Valoriser le patrimoine naturel départemental tout en préservant la biodiversité

6 Un projet associatif triennal (suite)
Axe stratégique n°3 : Contribuer aux projets environnementaux des territoires

7 Les jardins et espaces communaux, des refuges pour la biodiversité ?
Un constat global: perte de diversité biologique à l’échelle mondiale : Perte grave car impacte directement nos activités et ressources La biodiversité se réfugie dans des zones refuges (milieux naturels préservés principalement) èLes espaces communaux et les jardins de particuliers peuvent contribuer largement à la préservation de la biodiversité Perte de diversité biologique: -Rythme d’extinction actuel de l’ordre de 100 à 1000 fois plus rapide que le rythme naturel -perte car fragmentation/destruction des habitats, réchauffements climatiques, introduction d’espèces exotiques envahissantes, surexploitation des ressources… Impacts sur les activités de loisir (promenade, chasse, pêche) mais également économiques: Ex: sur-pêche donc plus de Thon rouge et de moins en moins de Cabillaud Ex: Moins en moins de pollinisateurs à cause des pesticides + ondes électromagnétique + parasites (varroa) donc production agricole impactée… 7

8 La préservation de la biodiversité communale
Intérêts pour la commune : Participer à la préservation de la biodiversité (image « verte ») Embellir la commune / améliorer le cadre de vie des habitants et usagers Soutenir les activités économiques (agriculture via les auxiliaires) et de loisir (chasse, pêche, randonnée) Valoriser ou développer un patrimoine en impliquant la population (gouvernance/actions participatives) 8

9 LES RÔLES DE LA COMMUNE ET DES ESPACES PRIVÉS

10 Intervention dans les corridors écologiques
Le réseau écologique : è3 éléments de base Les zones noyaux: sources de biodiversités Les corridors : connectivité entre les noyaux Les zones tampons : protègent les zones noyaux et les corridors des influences ext. Le réseau écologique: permet les échanges entre les différentes population d’espèces et ainsi favorise le brassage génétique. Si réseaux écologique plus fonctionnel : effondrement des populations par accumulation de tares génétiques (consanguinité). Réseau écologique: -zones noyaux : zones sources de biodiversité où les espèces peuvent se reproduire et s’alimenter (larris, marais, boisements anciens…) -corridors : zones de déplacement des espèces afin de transiter entre les noyaux : Ÿ Matrice du paysage (vallons, vallées sèches, cols montagneux…) Ÿ Structures linéaires (haies, bocage, cours d’eau, secteurs de prairies…) Ÿ Éléments relais (carrières, mares prairiales, boisements isolés…) -zones tampons : zones servant à encaisser les perturbations à la place des zones noyaux. Ex: ourlet forestier, boisements autour d’un larris, prairies autour d’une ripisylve… 10

11 Intervention dans les corridors écologiques
Exemple : la haie Rôle de refuge, de site d’alimentation et de structure de déplacement pour de très nombreuses espèces Viser la diversité d’espèces (locales), de structures, d’âges et de taille Tailler les haies fin septembre - début octobre Hérisson, crapaud commun et Pipistrelle commune : utilisent la haie comme site de chasse mais également comme refuge pour l’hiver (hérisson et crapaud) et comme site de transit lors des migrations (crapaud commun et pipistrelle commune) à rôle de biocorridor. Les haies au sein des communes (haies dans des jardins privés ou publics) jouent un rôle important pour les espèces migratrices (oiseaux, insectes ou chauves-souris) devant traverser les milieux urbains. Espèces locales pour les haies: érable champêtre, cornouiller mâle, noisetier, aubépine, fusain, bourdaine, lierre, houx, genévrier, chèvrefeuille arbustif, néflier vrai, merisier, prunellier, nerprun, églantier, ronce (sans épines), sureau noir, sureau à grappes, sorbier, viorne… Espèces locales et haie avec des espèces variées: meilleure croissance et meilleure résistance aux maladies et à la météo que des espèces cultivées hybrides ou exotiques. + fournissent un meilleur abri et une meilleure fonctionnalité écologique pour les espèces (alimentation plus variée, meilleur refuge…) que les haies monospécifiques ou exotiques. Intérêt des essences locales: varier les couleurs, les formes et fournir des niches écologiques pour un plus large panel d’espèces (invertébrés notamment). 11

12 Des refuges pour la biodiversité
La mare communale et les mares de jardin Refuge de biodiversité pour de nombreuses espèces parfois menacées Site d’alimentation pour de nombreuses espèces Espèces: Haut-gauche: Alyte accoucheur (le mâle transporte les œufs): besoin de mares avec des murets ou tas de pierre Haut-droite: Triton alpestre mâle : espèce qui peut se reproduire dans des mares peu profondes et parfois récentes Bas-gauche: Libellule déprimée : prédateur de moustiques et autres insectes Bas-droite : Couleuvre à collier : prédateur de Grenouilles, têtards et invertébrés aquatiques Opération un Dragon dans mon jardin: -En 5 ans d’opération, plus d’une 40aine de particuliers et de communes qui ont bénéficié de l’opération dans la Somme -12 des 16 espèces picardes contactées dans la Somme, avec des surprises, comme la découverte du Triton crêté et du Crapaud calamite chez un particulier du littoral. -3 conseils sur des créations et des restaurations de mares (principalement auprès de communes). 12

13 Des refuges pour la biodiversité
L’installation de nichoirs Permet de favoriser des espèces prédatrices comme les rapaces nocturnes ou les chauves-souris Ré-ouvre l’accès à des bâtiments fermés Installation généralement peu coûteuse Chauve-souris en bas: Oreillard gris : une des deux espèces d’Oreillards (la deuxième étant l’Oreillard roux), celle qui affectionne le plus les bâtiments pour y gîter. Pose de nichoirs à chouettes et à chauves-souris: -espèces prédatrices de « nuisibles »: campagnols, souris, certains insectes comme les moustiques par exemple. -espèces qui ont souffert de la fermeture des clochers ou la réfection des vieux bâtiments. Généralement, les bénéfices se font voir assez vite (surtout concernant les chauves-souris). La conception et la pose nécessitent un accompagnement pour être réalisées correctement. Opération une dame blanche dans mon grenier: Une dizaine de particuliers et de communes suivies en 4 ans 3 espèces de rapaces nocturnes (sur 5) contactées (Effraie des clochers, Chouette hulotte, Chevêche d’Athéna) 2 à 3 conférences de sensibilisation gratuites réalisées par an. 13

14 Concilier fleurissement et biodiversité
Éviter les espèces exotiques pouvant devenir envahissantes : Pour les espèces végétales : choisir si possible des espèces locales ou des espèces exotiques connues Pour la lutte biologique : bien choisir les auxiliaires Plantes à droite: -Aster américain (origine Amérique du nord) : utilisé encore couramment en ornement: formation rapide de fourrés denses (rhizomes et grande production de graines) à colonisation des milieux naturels, impacts sur la sylviculture (gêne la pousse des jeunes arbres), impacts sur l’élevage (colonisation des prairies mais délaissées par le bétail). Lutte par fauche bi-annuelle (fin mai et mi-août) afin d’épuiser les plantes. A réaliser plusieurs années de suite afin d’épuiser la banque de graines du sol. -Erable négondo (Origine Amérique du nord) : utilisé encore en ornement. Production d’une grande quantité de graines pouvant être dispersées par le vent. + drageonnement s’il est coupé. àproblématique lorsqu’il s’implante dans les ripisylves car les graines sont transportées par l’eau. Lutte principalement par cerclage pour les jeunes individus et par abattage et contrôle des rejets sur les arbres adultes. -Berce du Caucase (Origine Caucase) : utilisée en ornement car impressionnante. Production de nombreuses graines. à Problématique car la sève provoque des brûlures parfois graves et elle forme des peuplements denses limitant les activités. Lutte par coupe de l’espèce sous le collet. A l’heure actuelle une seule espèce interdite à la vente : la Jussie. -Coccinelle asiatique (Origine Chine) : introduite dans le cadre de la lutte biologique contre les pucerons. S’est acclimatée et consomme les pucerons, les larves de coccinelles locales et accessoirement les fruits de certains arbres (cerises, pommes…). URCPIE action Plantes exotiques envahissantes: -Diagnostic de plantes exotiques envahissantes sur certains secteurs puis transmission au CBNBl. -Chantiers de lutte (en partenariat avec le CBNBl) essentiellement sur la Jussie à Ailly-sur-Somme? -Conseils sur la sélection d’espèces 14

15 Concilier fleurissement et biodiversité
La gestion différenciée La gestion différenciée : consiste à faire varier l’entretien des espaces verts en fonction de leur usage et de leurs situations = arrêter de « sur-gérer » l’intégralité des milieux de la commune. Du plus horticole ou plus naturel Classement selon : Mise en évidence savoir faire jardinier Rigueur de la composition Pérennité plantations Polyvalence des usages Caractéristiques : 1. Espaces de prestige : Parcs et squares de centre ville Richesse horticole Massifs floraux élaborés Mise en scène Végétaux architecturés Pratiques d’entretien : Entretien quotidien Arrosage régulier Désherbage régulier (manuel et mécanique) Fertilisation régulière Æ compost Taille Renouvellement des massifs floraux 2. Espaces soignés : Parcs, squares, Boulevards très fréquentés, Cimetières, Ronds-points Arbustes Massifs fleuris limités Pratiques d’entretien Entretien hebdomadaire Remplacement annuel 3. Espaces traditionnels : Espaces verts d’accompagnement des habitations, de voirie Plantes couvre-sols, rosiers, bulbeuses… Absence annuelles/bisannuelles Associations de plantes spontanées Prairies fleuries Entretien hebdomadaire / modéré Arrosage éventuel Désherbage régulier (mécanique / thermique) 4. Espaces naturels aménagés : Grand parc, parc rustique, Zone de loisirs Végétaux indigènes Absence de massifs fleuris Pratiques d’entretien : Entretien limité (selon fréquentation) Pas d’arrosage Pas de désherbage Paillis recyclés Fauchages espacés Remplacement des végétaux épisodiques 5. Espaces sauvages : boisements, marais… Arbustes et arbres champêtres Plantes sauvages Interventions très espacées Maintenance des infrastructures Nettoyage mensuel (Pas d’arrosage Pas de désherbage) Fauchage annuel à bisannuel (chemins) Pas de remplacement des végétaux 15

16 Concilier fleurissement et biodiversité
Pour les espaces à caractère naturel Concilier fleurissement et biodiversité Favoriser les pratiques d’entretien écologique Accepter la végétation spontanée Favoriser la fauche tardive è Préservation des auxiliaires utiles à l’agriculture et de leurs prédateurs + amélioration du cadre de vie Photos: Haut-droite: Paon du jour sur pissenlit A droite: Abeille sur pâquerette Accepter la végétation spontanée : Il n’y a pas de ‘’mauvaises herbes’’, il n’y a que des plantes dont on méconnaît l’utilité Favoriser la fauche tardive : Dans un verger ou un grand parc urbain à caractère naturel : créer des allées pour circuler (= adapter aux usages) Réduire la fréquence et augmenter la hauteur de tonte (8 cm minimum) Laisser sur place qqs jours le foin pour permettre aux graines de tomber et aux animaux de s’abriter. Puis le ramassage du foin permet d’évacuer les éléments nutritifs qui rendraient le sol trop riche Prairie fleurie : laisser faire (résilience) Jachère fleurie : sélectionner sp pas d’espèces exotiques : conservatoire botanique national de Bailleul ou sur le site belge d’Écosem (vente en ligne de semences de prairies avec des espèces locales). è Favorable à toutes les espèces aussi bien les insectes que les oiseaux, les chauves-souris, les reptiles… Jachère fleurie (essences locales) 16

17 Concilier fleurissement et biodiversité
Pour tous les espaces Concilier fleurissement et biodiversité Réduire les produits phytosanitaires : Préserver la flore, la faune et les auxiliaires Préserver les milieux aquatiques Les décomposeurs Les pollinisateurs Le ver de terre Abeille Papillons (mélitée) Les prédateurs Pollinisateurs : + bourdon terrestre, coléoptères, mouches… La survie ou l’évolution de plus de 80 % des espèces végétales dans le monde dépendent directement de la pollinisation par les insectes. Espèces clés de voutes = une grande partie des écosystèmes terrestres s’effondre (sauf celles qui se reproduisent grâce au vent : anémochorie) Plantes : bases des habitats + base chaine alimentaire Prédateurs : + coccinelles, perce-oreille, syrphe, carabe… (insectes) + oiseaux + hérisson + crapauds + grenouilles + lézards + Chauves-souris… Une coccinelle adulte peut manger jusqu’à 80 pucerons par jour. Une larve peut manger durant sa vie à l’état larvaire plus de 400 pucerons. Une coccinelle peut pondre entre 100 et 400 œufs qui écloront au bout d’une semaine. Hérisson :mort si ingestion anti limace Oiseaux : Bergeronnette, Engoulevent, Gobe-mouche, Moineau domestique, Mésange bleue, huppée et charbonnière, Pinson, Rouge-gorge, Rouge-queue Pics : insectes et les larves sous l'écorce des arbres - les pics ne s’attaquent pas à des arbres sains (absence d’insectes) Chauve-souris en photo : pipistrelle commune Décomposeurs + cloportes + collemboles… Diminution de la fertilité des sols Les pesticides réduisent la fertilité des sols en diminuant leur activité biologique (destruction des bactéries, micro-organismes et vers de terre) et donc la décomposition de la matière organique. Le ver de terre : + grosse biomasse sur terre 80% du poids global des animaux terrestres, hommes compris. Sur un hectare de sol forestier, on estime le nombre de vers de terre de 1 à 2 millions. Pollution des milieux aquatiques : D’après l’Institut Français de l’environnement (IFEN) on trouve des résidus de pesticides dans 96% des eaux superficielles et dans 61% des eaux  souterraines en France Triton crêté – exemple picard, dans le parc de la Bouvaque (Abbeville), sur le littoral picard Besoin de mares profondes (60 cm) avec boisements- haies – prairie Æà heure actuelle, mares prairiales peu profondes + en diminution + pollution des mares par pesticides Larve de chrysope (pucerons) Triton crêté 17

18 Valoriser la biodiversité communale
Sensibiliser les habitants et usagers de la commune à la préservation de cette biodiversité : Animations, ateliers, conférences, Démonstrations, Réunions d’information… Impliquer la population dans la préservation de la biodiversité : Concours de fleurissement écologique Inventaires participatifs chez les particuliers Ateliers nichoirs en classe… Communiquer sur les actions menées par la commune : Panneaux explicatifs, brochures, articles dans le journal communal… Usagers: -Elus -Jardins familiaux - 18

19 Merci de votre attention !


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