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ARAGON (Louis) Il ny a pas damour heureux BATARD (Léone) La tendresse BERTHAUD (Monique) Le monde est à vous CELLETTE (Nicole) Maturité CHETAIL ( Charlotte.

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1 ARAGON (Louis) Il ny a pas damour heureux BATARD (Léone) La tendresse BERTHAUD (Monique) Le monde est à vous CELLETTE (Nicole) Maturité CHETAIL ( Charlotte ) Matin de Septembre DELABAUT (Michèle) Jour après jour ELUARD (Paul) Liberté FALIP (Simone) Hymne au sourire GARNIER (Marie-Thérèse) Optimisme GERZAT (Anne-Marie ) Cinquante ans GUIBBERT (Hélène) Rêveries sous un chêne JACQUET (Gilbert) Toujours le temps JALET La tendresse KIEFFER (Etiennette ) Parfums de bonheur LAFONT (Elisabeth ) Solitude LARETTA (Jean) Le pas LE GUERN (Yves) Vingt ans MAROT (Lucie) Lamitié MARTINEAU (Patrick) Ils ont… MIGNARD (Renée-Jeanne ) Rêver Lamour PASTOU (Solange) Que jaime Chrysanthèmes PROPHETE (Paule) Tendresse Noël dautrefois ROLLAND (Claudie) Je voudrais ROUX (Denise) Si jétais lamour SARRAMEA (Jean) Lespoir SERVAT (Gilles) Les derniers rayons SIMONIN (Marion – 15 ans) Approchez… VALLE (Pierre) Vive lan 2000… VINCHES (Lucienne) Savoir vieillir AUTEUR INCONNU Lorsque jai le cœur à rêver Hymne à la paix Pour lire un poème, cliquer 1 fois sur son titre

2 Rêver Il ne faut pas briser un rêve Même sil paraît insensé. Dans notre existence trop brève, Le bonheur est vite passé. Les idéaux de la jeunesse Qui nous ont abreuvés souvent, Trop tôt emportés par le vent Dans nos cœurs jamais ne renaissent. Lâpre destin se fait complice De désirs à peine assouvis. Le sort ne fait pas de devis Pour faire payer ses caprices. Vois celui que lespoir fait vivre A genoux devant léternel, Les yeux tournés vers larc-en-ciel Pour un ailleurs qui le délivre. La vie est un bouquet de roses Quil faut sempresser de cueillir Avant que la peur de vieillir Ne nous fasse les jours moroses. Il ne faut pas briser un rêve Même sil paraît insensé. Dans notre existence trop brève, Le bonheur est vite passé. Renée-Jeanne Mignard Retour au sommaire

3 Sur mes cahiers d'écolier Sur mon pupitre et les arbres Sur le sable sur la neige J'écris ton nom Sur toutes les pages lues Sur toutes les pages blanches Pierre sang papier ou cendre J'écris ton nom Sur les images dorées Sur les armes des guerriers Sur la couronne des rois J'écris ton nom Sur la jungle et le désert Sur les nids sur les genêts Sur l'écho de mon enfance J'écris ton nom Sur les merveilles des nuits Sur le pain blanc des journées Sur les saisons fiancées J'écris ton nom Sur tous mes chiffons d'azur Sur l'étang soleil moisi Sur le lac lune vivante J'écris ton nom Sur les champs sur l'horizon Sur les ailes des oiseaux Et sur le moulin des ombres J'écris ton nom Sur chaque bouffée d'aurore Sur la mer sur les bateaux Sur la montagne démente J'écris ton nom Sur la mousse des nuages Sur les sueurs de l'orage Sur la pluie épaisse et fade J'écris ton nom Sur les formes scintillantes Sur les cloches des couleurs Sur la vérité physique J'écris ton nom Sur les sentiers éveillés Sur les routes déployées Sur les places qui débordent J'écris ton nom Sur la lampe qui s'allume Sur la lampe qui s'éteint Sur mes maisons réunies J'écris ton nom Sur le fruit coupé en deux Du miroir et de ma chambre Sur mon lit coquille vide J'écris ton nom Sur mon chien gourmand et tendre Sur ses oreilles dressées Sur sa patte maladroite J'écris ton nom Sur le tremplin de ma porte Sur les objets familiers Sur le flot du feu béni J'écris ton nom Sur toute chair accordée Sur le front de mes amis Sur chaque main qui se tend J'écris ton nom Sur la vitre des surprises Sur les lèvres attentives Bien au-dessus du silence J'écris ton nom Sur mes refuges détruits Sur mes phares écroulés Sur les murs de mon ennui J'écris ton nom Sur l'absence sans désirs Sur la solitude nue Sur les marches de la mort J'écris ton nom Sur la santé revenue Sur le risque disparu Sur l'espoir sans souvenir J'écris ton nom Et par le pouvoir d'un mot Je recommence ma vie Je suis né pour te connaître Pour te nommer Liberté ….Liberté Paul Eluard Retour au sommaire

4 Lorsque jai le cœur à rêver… Moi, je me raconte une histoire, En regardant la pluie tomber Quand tout est gris sous le ciel noir Et que les toits semblent pleurer. Et puis, si jai le cœur serré, Je chante pour trouver lespoir En regardant la pluie tomber, En regardant venir le soir. Et les murmures de la pluie Me chuchotent des mots berceurs, Des airs chantants et si jolis, Que de ma peine vient loubli, Tandis que renaissent les fleurs !!! Et que senvole au loin lennui !!! Mais soudain, léger comme un rêve, Un espoir timide se lève… Alors là, dans lombre blottie, Comme un oiseau au bord du nid, Comme un petit enfant songeur, Qui écoute chanter la pluie, Dans la paix sans souci de lheure, Moi, jécoute chanter mon cœur !!! Auteur inconnu Retour au sommaire

5 Rien n'est jamais acquis à l'homme, ni sa force Ni sa faiblesse, ni son cœur. Et quand il croit Ouvrir ses bras, son ombre est celle d'une croix Et quand il croit serrer son bonheur, il le broie Sa vie est un étrange et douloureux divorce Il n'y a pas d'amour heureux Sa vie, elle ressemble à ces soldats sans armes Qu'on avait habillés pour un autre destin A quoi peut leur servir de se lever matin Eux qui 'on retrouve au soir désœuvrés incertains Dites ces mots " Ma vie " et retenez vos larmes Il n'y a pas d'amour heureux Mon bel amour, mon cher amour, ma déchirure Je te porte dans moi comme un oiseau blessé Et ceux-là sans savoir nous regardent passer Répétant après moi les mots que j'ai tressés Et qui, pour tes grands yeux, tout aussitôt moururent Il n'y a pas d'amour heureux. Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard Que pleurent dans la nuit nos cœurs à l'unisson Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare Il n'y a pas d'amour heureux Il n'y a pas d'amour qui ne soit à douleur Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri Et pas plus que de toi l'amour de la patrie Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs Il n'y a pas d'amour heureux Mais c'est notre amour à tous deux Il ny a pas damour heureux Louis Aragon Retour au sommaire

6 Hymne à la Paix Jai rêvé que lenfant au berceau, ange de linnocence, Ne connaîtrait jamais, en ce monde, la violence ! Jai rêvé que nous serions tous frères Sur une planète où il ny aurait plus de guerre ! Jai rêvé que lalouette, sélevant dans lazur, Chanterait un hymne à la gloire dun monde très pur ! Jai rêvé dun soleil radieux Eclairant un monde heureux ! Jai rêvé quun arc-en-ciel auréolerait la terre Et que ce serait laube dun monde damour et de lumière ! Jai rêvé, enfin, que « les hommes saimeraient damour » Dans un monde où je serais troubadour. (Auteur inconnu) Retour au sommaire

7 Lamitié Lamitié, vous pouvez la cultiver, Même si vous nêtes pas jardinier. Lamitié, faites-la germer Comme une graine de tendresse, Noubliez pas de larroser Avec sourire… et gentillesse. Engrais à mettre en abondance : Bonté, douceur et tolérance. Voyez déjà les jolies fleurs Toutes parfumées de bonheur. Faites-en vite des bouquets, Des gerbes et des boutonnières, Et sans plus tarder, offrez-les A chacun sans nulle manière. Sur la planète de la Vie Où, ensemble, nous avons grandi, Continuons à bien soigner Cette douce plante : lamitié. Lucie Marot Parfums de bonheur On retient, en passant, tout au long de la vie, Des regards et des voix. On les cache en son cœur Dans un jardin damour où chaque fleur cueillie Embellit un bouquet aux parfums de bonheur. Les sourires éteints parlent dans nos silences Quand lheure est immobile et le temps sans couleur, Parsemant de points dor la nuit de nos errances Pour nous offrir lumière et subtile chaleur. Oui, nous gardons en nous tant de voix familières, Tant de regards croisés au hasard des chemins ! Ils traversent les ans, leurs grâces singulières Accompagnent nos jours aux ultimes demains. Ainsi lon va, glanant tout au long de la vie Des parcelles de ciel. On les cache en son cœur Dans un jardin damour où chaque fleur cueillie Embellit un bouquet aux parfums de bonheur. Etiennette Kieffer Retour au sommaire

8 Solitude Solitude, sais-tu pourquoi je taime ? Solitude, sais-tu pourquoi je tattends ? Solitude, sais-tu pourquoi je tespère ? Solitude, sais-tu pourquoi je tai apprise ? En toi, je trouve le refuge face au regard étranger, En toi, je trouve le silence face à linexplicable, En toi, je trouve la paix face à lépuisement, En toi, je trouve celle que je suis devenue. Avec toi, jai parcouru des chemins inconnus, Avec toi, jai parcouru lespoir et la désespérance, Avec toi, jai parcouru la vie et la souffrance, Avec toi, jai appris à tout réapprendre. Alors, Solitude, quand ma main tu lâcheras, Et quune main nouvelle viendra se tendre, Alors, Solitude, souvent mon cœur reviendra, Car pour aimer, il faut savoir attendre. Elisabeth Lafont Retour au sommaire

9 Que jaime… Jaime sentir ma joue caressée par la brise Et entendre soudain, quand se lève le vent, Des feuilles argentées la douce mélodie, Sous larbre où je rêve parfois en mendormant. Jaime en solitaire les longues promenades Dans les nombreux sentiers qui me sont inconnus, Et des petits ruisseaux en suivre les méandres Jusquau pied de leur source échappant à la vue. Jaime toutes les fleurs mais préfère la rose Que je regarde naître et vivre sous mes yeux Et voudrais être abeille… butiner sa corolle Mabreuvant de rosée au nectar délicieux. Jaime le petit jour quand le soleil timide A lhorizon sélève sur la mer endormie, Fenêtres grandes ouvertes ma chambre sillumine De lor de ses rayons jusquau pied de mon lit. Jaime près de létang quand descend la pénombre Près de la vieille barque qui danse au gré du vent, Contempler la palette qui maquille ses ondes Aux couleurs indécises dun arc-en-ciel géant. Mais lorsque tout séteint que tout nest que silence Et que tel un aveugle mes yeux sont dans la nuit, Jattends impatiemment que le jour recommence Car avide de vivre… Dieu… que jaime la Vie… Solange Pastou Le pas Un jour on fait un pas et cest un premier pas. Sans doute le plus beau, on ne sen souvient pas. Et puis, tout doucement, on dit : « à petits pas ». Dans la vie on avance… malgré quelques faux pas.* A vingt ans, on apprend, comment marcher au pas. Arrive alors un jour, pourquoi, on ne sait pas, On trouve une âme sœur, et on unit nos pas. La famille grandit et avance à grand pas. Enfin, le dos se voûte, plus petits sont les pas. Un soir vers linconnu, on fait le dernier pas. Doù on ne revient pas. Soyons gais et rions. Ne nous attristons pas. Car demain, sur la nuit, le jour prendra le pas. Jean Laretta Retour au sommaire

10 Tendresse La tendresse, cest beau comme un chant de mésange. Des plus grands sentiments cest le troublant mélange. Lorsque lamour charnel séteint au gré des jours, Elle nous est acquise et demeure toujours. La tendresse, cest leau qui coule de la source Que lon voudrait capter pour arrêter sa course. Cest lémerveillement dun automne tardif Qui protège en secret notre fragile esquif. La tendresse survit aux terribles outrages Dont les griffes du temps ont marqué nos visages. Cest une symphonie empreinte de couleurs, Ou le rayon despoir qui vient sécher nos pleurs. La tendresse est la main qui doucement se pose Sur le berceau drapé de mousseline rose. Cest larbre qui jaunit près de larbuste vert Dans les premiers frimas dun redoutable hiver. La tendresse est la fleur que lon cueille et lon donne ; La faute quà lenfant si vite lon pardonne ! Cest le doux crépuscule aux étranges lueurs Dans lhorizon sans fin des âmes et des cœurs… Paule Prophète Retour au sommaire

11 Optimisme Quand on se sent le cœur brisé Laissons le temps le consoler, Le printemps naît dans une rose L'amour n'est pas loin, je suppose ; Quand on a le cœur déchiré Hâtons-nous de le réparer Avec une belle reprise Pour que l'été le cicatrise ; Quand on a le cœur en lambeaux Il faut rajuster les morceaux Sans plus tarder, avec adresse, Car l'automne est là qui vous presse ; Quand les coups durs l'ont bien meurtri, Le cœur enfin s'est aguerri, Nul hiver au souffle de glace N'entamera sa carapace ; Même si notre petit cœur Touche le fond de la douleur Et semble réduit en charpie Alléluia ! il est en vie ! Marie-Thérèse Garnier Lespoir Lespoir est chose frêle ainsi quun papillon ; Sa naissance est létoile au brillant qui vous grise, Dans les jours incertains, une voie, une prise, Un chemin de clarté, un timide sillon. Ce sourire secret tel un chant de grillon, Murmure intérieur, félicité promise, Peut nêtre quune fleur, fugitive et soumise, Ou le champ clos dun cœur où lor nest que billon. Mais quand lespoir senvole, enivrant et sincère, Lavenir est ami, lexistence légère, Cest le cri dallégresses aux multiples splendeurs ! Parmi les sentiments dont notre âme dispose, Cest laide précieuse en qui la vie repose : O lhumaine richesse, alcôve du bonheur ! Jean Sarramea Retour au sommaire

12 La tendresse La tendresse, cest la rose dautomne, Cest le charme dun soir qui se dore. Ce nest pas un chant monotone, mais celui dun cœur qui sendort. La tendresse, cest un baiser quon donne, Cest un sourire qui vaut plus que de lor, Quon échange quand on se pardonne Et qui de faible vous rend fort. La tendresse, cest un chat qui ronronne Au creux de vos genoux et doucement sendort. Cest quand dehors il vente et tonne, Que, dans la cheminée, le feu crépite et se tord. La tendresse, cest lhorloge qui sonne Quand le sommeil vous quitte avant laurore, Que, sous la couverture, votre main sabandonne*dans la main de celui qui dort encore. Léone Batard Retour au sommaire

13 Lamour Lamour est une fleur éclose Quon ne peut cueillir quune fois, Qui sépanouit comme rose, Et se meurt quand le cœur a froid. Lamour est un enfant sauvage Qui se grise de liberté, Comme la vague sur la plage, Comme le cheval indompté. Lamour est une source vive, Un torrent fantasque et fougueux, Une rivière à la dérive, Un fleuve calme et généreux. Lamour cest la mer qui sapaise Pour le bateau qui rentre au port, La statue naissant de la glaise, La magie dun enfant qui dort. Lamour cest le délire extrême Qui vous tient plus que de raison, Qui fait aimer qui ne vous aime, Qui suit jusquà la déraison. Lamour cest une course folle A la recherche du bonheur, Une émouvante farandole, La troublante ronde du cœur. Lamour cest le divin partage, Le don de soi, lhumilité, Cest le miraculeux message, Hymne éternel à la beauté. Renée Jeanne Mignard Retour au sommaire

14 Hymne au sourire Il est le frère aîné du bourgeon au printemps Il pénètre les cœurs, il en ouvre la porte. Il est pour le souffrant, comme un baume apaisant, Il éclate de vie, cest lAmour quil transporte. Il engendre la joie, il marque son passage, Il porte des bijoux, de précieuses dentelles. Au miroir des saisons il fixe son image Conquérant de lEspoir, il en est le modèle. Sa beauté proverbiale jamais ne se flétrit. Il garde sa jeunesse sous les rides du temps. Il éclipse la rose, il embaume, il guérit Cest un autre soleil, un merveilleux diamant. Quel est donc ce charmeur, ce tendre magicien ? Aux yeux si plains daurore et de sérénité Il passe chaque jour sur le bord du chemin. Il se nomme SOURIRE. Laviez-vous deviné ? Simone Falip Retour au sommaire

15 Moi, si jétais lamour, jenvahirais la terre, Et partout dans le monde, jabattrais les frontières ; Je lierais dun ruban les gâchettes des fusils, Dans les casques de fer jinstallerais des nids, Aux bouches des canons je mettrais des chansons Qui parleraient de joie, de soleil, de moissons. Moi, si jétais lamour, jentrerais sans frapper Dans les cœurs endurcis qui refusent daimer, Jétoufferais la haine, la violence, la rancœur, A la place jy mettrais la bonté, la douceur… Et les cœurs délivrés, débordant dallégresse Chercheraient à leur tour à donner la tendresse. Moi, si jétais lamour, jirais dans les prisons, Je briserais les chaînes, jôterais les baillons De ceux que lon opprime, ceux qui ne croient à rien… Geôliers et prisonniers iraient main dans la main, Ils bâtiraient ensemble un village de paix Où lancienne injustice nentrerait plus jamais. Moi, si jtais lamour, jirais sans me lasser, Je lancerais mes flèches pour que tous soient touchés, Et sur la terre entière on aimerait son prochain, Les hommes ne convoiteraient ni leur sol, ni leurs biens, Les paroles dEvangile leur serviraient de loi A lunanimité, je serais enfin roi… Moi, si jétais lamour, je chanterais si fort Que mon chant couvrirait les appels de la mort, Elle reculerait devant mon bouclier, Laissant les enfants vivre et les hommes saimer… Moi, si jétais lamour, je voudrais que mon nom Sinscrive en lettres dor sur le seul des maisons… Denise Roux Si jétais lamour… Retour au sommaire

16 Rêveries sous un chêne A lombre dun grand chêne, dans les journées dété;, Au zénith du soleil, souvent je viens chercher Sous sa tiède fraîcheur, des moments de détente, Et dans la solitude, une paix bienfaisante. Indulgent et complice, cet arbre séculaire Protège mon refuge comme un gentil grand-père. De ses longs bras noueux charpentant la toiture, Il en fait une voûte à lépaisse voilure. Dans le creux dun hamac, mollement allongée, Perdue dans mes pensées, je me laisse bercer. Parfois un fin rayon vient me faire des bises A travers le feuillage que fait danser la brise. Joublie dans ces instants les contraintes du monde, Mon esprit se libère, et léger, vagabonde. En contemplant lez ciel, si clair et lumineux, Tous mes songes senvolent comme des oiseaux bleus. Hélène Guibbert Retour au sommaire

17 La tendresse Quel beau sentiment daffection… Séprendre sans prétention… Se laisser cajoler par des gestes de douceur… Samadouer par un regard charmeur… Caresser la joue du revers de la main… Enjôler tendrement par des câlins… La tendresse Tenir à quelquun sans vouloir sen séparer… Se griser de paroles doucement murmurées… De petits « Je taime » que lon ose se dire… Etre déjà fier dêtre lié par des souvenirs… Cest aussi se comprendre en se regardant.. Partager des confidences mutuellement… La tendresse Cest se blottir sans hésiter… Risquer un baiser à peine effleuré… Sattacher à ces signes profonds… Toujours vouloir garder cette liaison… Ne pas blâmer ni juger… Surtout ne jamais trahir… La tendresse Sans crainte sapprocher tout près… Essuyer ses larmes en secret… Se gâter dune épaule pour sapaiser… Rêver de pensées tendres à senivrer… Pouvoir se fier de sa présence… Etre charmé par son influence… La tendresse Se laisser séduire par une câlinerie… Dévoiler à son oreille des chuchoteries… Dans un baiser sur le front, fermer les yeux, Du bout des doigts, frôler les cheveux… Frissonner juste à son toucher… Sentir la vraie joie dêtre aimé.. Toutes ses émotions marquées avec délicatesse Témoignent la vraie « Tendresse » Alors laissez parler votre cœur. Jalet La tendresse Retour au sommaire

18 Je voudrais Je voudrais me saouler de printemps et de fleurs Pour voir ce monde gris habillé de couleurs, Où les blanches colombes chassant les vautours, Rythmeraient de leurs ailes un refrain damour ! Les ruisseaux de larmes en ce monde insensé, Seraient une onde bleue sublime de clarté, Où flotteraient les notes dun hymne à la paix, Afin que les toujours deviennent des jamais ! Plus de flaques de sang, plus de corps mutilés, Mais des coquelicots aux pétales froissés ; Dans les mains des soldats, plus darmes, des bijoux Pour donner en offrande, ici, là-bas, partout !… Las ! lhiver qui sévit me prive du printemps… Il suffirait quun jour, lespace dun instant, Un vent compatissant chargé darômes sains, Souffle sur notre monde, où lon pourrait enfin, Goûter toute une vie de printemps et de fleurs, Parfumée de respect, de bonté, de douceur, Où les hommes voudraient vivre comme des frères, Où lamour, à jamais, jugulerait la guerre. Claudie Rolland Retour au sommaire

19 Maturité Il faut tout pardonner mais jamais oublier, Garder comme un secret toutes nos expériences. Faire de nos erreurs un fameux bouclier Qui sert pour lavenir à épauler nos chances. La chance de vivre vieux, en évitant le pire, La chance dêtre meilleur et aussi bien plus fort, La chance de rester calme et même de sourire Devant les injustices qui font tant mal au cœur. Il faut tout pardonner en gardant son sang-froid Et voir venir la main qui a pu nous meurtrir. Sans nous laisser toucher une seconde fois, Cest cela lexpérience et cest cela mûrir. Nicole Cellette Toujours le temps De mon temps, on avait le temps Le temps de saimer et de sourire Pour bien faire, on prenait le temps Le temps de bien travailler, de bâtir. On prenait le temps pour voyager Le temps de prier et de réfléchir Et même le temps pour samuser Le temps de se reposer, de sendormir. Maintenant on na plus beaucoup de temps Et on oublie le temps de sépanouir Toujours on court après son temps On laisse le temps du stress nous envahir. Il ne faudrait pas penser tout le temps Au dernier temps, à lultime repentir. Car on arrivera toujours à temps Pour passer le temps du dernier soupir. Après lhiver reviendront encore des printemps, Des ciels bleus et des temps pour chanter. On peut espérer encore bien longtemps Profiter du temps, de se plaire, de sémerveiller. Jai connu jadis le temps des amours, Souvent profité du temps des bêtises, Mais voici lautomne, les mauvais jours, Ah ! quil vienne encore, le temps des cerises ! Gilbert Jacquet Retour au sommaire

20 Chrysanthèmes Morne et triste est ce jour où toute la nature Sapprête au repos sous un ciel gris et bas, Nous laissant cependant sa plus belle parure Dor, de roux et de bruns qui crissent sous nos pas. Dans cet immense azur où flottent les chimères, A quoi ressemblez-vous, chères âmes perdues ? A léclat dune étoile dispensant sa lumière Ou à létole vierge suspendue dans les rues ? Quand, une fois lan, nous fleurissons vos tombes, Est-ce au cœur dune fleur quon peut vous respirer, Ou vous enfuyez-vous, effrayées par le monde, Sur laile dun oiseau dans le vert dun cyprès ? A cet instant précis, pour alléger ma peine, Loin de vous, seule, à la fin du jour, Japporte en ce lieu ces jolis chrysanthèmes Qui, mieux que moi encore, vous diront mon amour. Solange Pastou Retour au sommaire

21 Ils ont… Ils ont lenvie de vivre quon éprouve à leur âge Et celle de poursuivre un chemin commencé Peut-être damorcer un important virage Sans pour cela tirer un trait sur le passé. Libérés des contraintes, ayant le temps pour eux Profitant dun bonheur quils ont bien mérité Ils savourent ce moment en se prenant au jeu De jouir du présent en totale liberté. Ils ont des rêves étranges, familiers Qui leur donnent des ailes pour aller de lavant Des désirs plein la tête et de belles idées. De lamour quils réservent à leurs petits-enfants Ils ont lœil pétillant et le cœur enjoué Un esprit encore jeune empreint dhumanité. Patrick Martineau Savoir vieillir Vieillir, cest glaner des printemps Au fil des jours et des nuits. Vieillir cest oublier ses ans Soublier, pour oublier lennui. Vieillir, cest vivre assez longtemps Pour parcourir un long chemin, Pour mélanger le passé le présent Se souvenir dun amour lointain. Vieillir, cest avoir des cheveux blancs Avoir un visage aux joues ridées Vieillir cest regarder en souriant Savoir rire, comprendre et savoir aimer. Vieillir peut être une douce ivresse Si quelquun vous prend par la main, Sil vous donne un peu de tendresse Vieillir peut être un gai refrain. Vieillir, cest garder un regard malicieux Sur les choses et sur les gens, Vieillir cest savoir encore être heureux Devant le regard dun petit enfant. Lucienne Vinches Retour au sommaire

22 Matin de septembre Il faisait frais en ce matin dautomne. Lair avait la senteur de lencre sur le cahier. Pour un peu on aurait retrouvé lécolier Qui attendait, anxieux, lheur où la cloche sonne. Etait-il loin ce temps, ces années de tendresse, Où, le cartable en main, il fallait sen aller ! Que de jours insouciants nous avions pu passer, Assis à nos bureaux, écoutant la maîtresse. Des bons points, des images, des pages de lecture, Des leçons de morale, des cartes de géo, Des calculs à lardoise, des chansons au piano, Sans oublier, bien sûr, les lignes décriture. En ce matin dautomne, le temps avait passé. On avait retrouvé la douce nostalgie De ce bonheur lointain, revenu par magie. Il faisait frais pourtant, lair sentait lencrier. Charlotte Chetail Retour au sommaire

23 Jour après jour Les mois et les années près de nous se bousculent ; Dans la pièce tranquille, on entend la pendule Au tic-tac familier qui égrène les heures, Heures trop furtives quand passe le bonheur. Que mimporte le temps qui coule et qui mentraîne ! Je garde dans le cœur des trésors de richesse. Que le temps emporte mes craintes et mes peines, Je garde au fond de moi les moments de tendresse. De la douce enfance, aux senteurs de confitures, Défilent les visages que jai tant aimés. Le temps me les a pris au fur et à mesure, Mais de ma mémoire il ne peut les effacer. Pas plus que ma jeunesse sage et insouciante, Mes premiers amours, mes rêves dadolescente. Des sentiments confus en désirs qui senflamment, Jai regardé la vie avec mes yeux de femme. Comme laraignée tisse patiemment sa toile, Jai construit mon bonheur année après année. Il est des jours parfois où le soleil se voile, Mais quand il nous revient, cest à nouveau lété. Puis doucement viendra lautomne de ma vie ; Imperturbable, la rivière suit son cours. Serrant très fort ta main, vers des cieux infinis, Je partirai pour le voyage sans retour ? Michèle Delabaut Cinquante ans Cinquante ans sont écrits sur les pages du temps, Un demi-siècle de fleurs à chaque printemps, Belles mailles endroit, sombres mailles envers Pour tricoter le bonheur, parfois le revers. Nous sommes jeunes encore, aimons plaisanter, Nous moquant des quelques rides, fils argentés Qui, cependant, nous donnent un charme certain, La sérénité est là, qui nous tend la main. Quand nos grands senvolent avec leurs propres ailes, Nous laissant les gardiens de leur maison denfance, Il est bon dêtre deux comme des hirondelles Qui tissaient leur nid de brindilles despérance. A leur tour, les petits-enfants viennent au monde Ensoleillant nos jours dune clarté immense ; Guidés par notre amour, ils entrent dans la ronde Rafraîchissant nos cœurs par leur tendre innocence. Anne-Marie Gerzat Retour au sommaire

24 Le monde est à vous Vous qui avez eu vingt ans en lan deux mille Vous êtes alors de ceux qui auront pour mission De guider vers lespoir ce monde pas facile, Et de le ramener à moins de dérision; Donnez à vos enfants le goût des choses simples, Pour quils puissent construire ensemble, dès demain, Une société humainement plus humble, En privilégiant tous les métiers de main. Soyez plus vigilants : structurez vos familles. Faites de votre toit un home de bonheur. Dites à vos garçons de respecter les filles, Et instaurez la paix comme un code dhonneur. Pour que la liberté si chère à nos ancêtres, Ceux qui se sont battus pour garder nos valeurs, Soit toujours défendue et que règnent en maîtres Les droits et les devoirs vers louverture des cœurs. Monique Berthaud Retour au sommaire

25 Approchez… A vous qui demain peuplerez le monde Pour lan 2000 porteur dun message de paix Je voudrais vous chuchoter un secret. Ecoutez, futures petites têtes blondes. Je veux vous faire savoir Quavant daimer son voisin Il faut saimer soi-même un peu, Quavant dêtre peureux Il faut savoir ce quil y a plus loin, Quavant de se laisser tomber Il faut oser y croire, Quavant de briser le miroir Il faut pourtant se regarder, Quavant de haïr autrui Il faut savoir ce que renferme son être, Quavant de mépriser lautre Il faut laccepter, sans bruit. Voilà, je voulais juste vous parler un peu damour Vous comprendrez sûrement, un jour… Marion Simonin – 15 ans Vive lan 2000 Voici que devant nous cet an 2000 souvre. Il a hanté nos rêves éblouis de gamins Vieille science-fiction qui commence demain Etait-il aussi beau que celui quon découvre ? Les avions volent bien plus vite que le son, Automobiles et trains ressemblent à des fusées, Nous regardons la lune avec des yeux blasés. Des hommes y ont marché, nous donnant des frissons. Et pourtant tout nest pas transformé sur la Terre. Un progrès reste à faire, aussi dans les consciences : Xénophobie, racisme, exclusion et violence Montent toujours plus haut et fomentent des guerres. Il faudra jeunes gens, qui dans ces temps vivrez, Lutter pour que lamour soit la loi ici-bas, Les robots ne soient pas, de notre vie les rois, Et règne enfin la paix, pour deux mille ans… après ! Pierre Valle Retour au sommaire

26 Les derniers rayons Ne jamais se soumettre et désirer toujours Atteindre l'irréel domaine de l'amour Ici et maintenant, sur les rayons de lune... Suivre la voix du vent, ivre d'air et de chants Nourrir des utopies et manger des chimères Aimer l'intensité des instants éphémères Ici et maintenant, sur les rayons du ciel... Si le ciel est trop noir, inventer des aurores Naître encore une fois et chanter à tue-tête Apprendre à s'envoler dans la joie des alouettes Ici et maintenant, sur les rayons de lune... Ici et maintenant, sur les rayons du ciel Faire rimer la pluie avec le grand soleil Irriguer les terrains, rêvant de forêt vierge Glisser presque immobile sur l'aile des nuages Insouciant des tempêtes, impatient de partir Loin des sombres tunnels nimbés de frénésie Lancer au ciel des notes et cela par plaisir Etre comme un oiseau ailé de fantaisie Sur les derniers rayons dévorant l'horizon et la vie. Gilles Servat Retour au sommaire

27 Vingt ans Vingt ans viennent de sonner au carillon du temps Vingt ans déjà se sont envolés à la poursuite Du rêve, peut-être oublié, dun bonheur sans suite Hélas impossible à capturer, car trop fuyant. Ces vingt ans, tu les as passé surtout à rêver À lamour, à la liberté, à la paix et à la joie À tout vouloir changer comme si tout allait mal. Ces vingt ans, tu les as passé à te transformer Aussi les yeux embués souvrent et tu te vois Tout autre dans un monde laid où tu te sens mal. Vingt ans viennent de sonner au carillon du temps Mais ces vingt ans sont tournés résolus vers demain Dépêche-toi de prendre la vie à pleines mains Et referme la pendule des heures et du temps. Yves Le Guern Retour au sommaire

28 Noël dautrefois La neige, à gros flocons tombait sur la Provence, Mais dans le froid intense on se sentait heureux. Que sont-ils devenus les Noëls de lenfance ? La neige désormais tombe sur nos cheveux… Où sont-ils les Noëls au sein de la famille ? Les rires cristallins des enfants radieux ? Limmense cheminée où la bûche pétille, Les cantiques dantan chantés par les aïeux ? Point de guirlandes dor, égayant la veillée, De festins succulents ni de joujoux royaux, Au modeste sapin grand-mère émerveillée Accrochait son amour à de menus cadeaux. Cétaient quelques bonbons, des biscuits, des oranges, Pour le petit garçon un cheval de carton, Mais pour le dernier-né qui souriait aux anges, La grand-maman cousait un pantin de chiffons. Puis grand-père contait lhistoire de la crèche, De létoile guidant le berger vers Jésus ! De cet âne et ce bœuf qui, sur la paille fraîche Réchauffaient de leur souffle un petit enfant nu… Paule Prophète Retour au sommaire

29 La vie est une rose, chaque pétale une illusion, chaque épine une réalité


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