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1 Empêcher la femme de sortir même pour aller à la mosquée « Ca vient doù » ?

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Présentation au sujet: "1 Empêcher la femme de sortir même pour aller à la mosquée « Ca vient doù » ?"— Transcription de la présentation:

1 1 Empêcher la femme de sortir même pour aller à la mosquée « Ca vient doù » ?

2 2 Certains hommes même laissent leur femme faire les courses mais leur interdisent daller à la mosquée !

3 La femme participait à la vie active dans toutes les sphères dactivités à laube de lIslam de même quelles se rendaient à la mosquée et rassemblements publics 3 Cette tendance nexistait pas du temps du prophète

4 Fâtima bint Qays raconte : « on appelait les gens à la prière et aux rassemblement publics. Je my rendais avec les croyants et je minstallais dans le premier rang des femmes juste derrière le dernier des hommes » (Hadith authentique rapporté par Mouslim)

5 5 Le prophète a dit : « Nempêchez pas les adoratrices de Dieu de se rendre aux mosquées de Dieu » (rapporté par Al Mouslim)

6 Zaynab, lépouse de Abdallah, rapporte que le prophète a dit : « Lorsque lune de vous se rend à la mosquée, quelle ne touche pas au parfum » (Hadith authentique rapporté par Mouslim)

7 7 Selon Oumm Atiya, le prophète a dit à propos des 2 fêtes : « Faites sortir les jeunes filles de leur retraite et les femmes ayant leurs règles afin quelles assistent aux bonnes œuvres et aux invocations des musulmans » (rapporté par Al Boukhari)

8 Abdallah ibn Omar ( fils de Omar) dit : « le prophète a dit : ninterdisez pas aux femmes de se rendre à la mosquée la nuit. Un de ses fils dit : nous ne les laisserons pas sortir et prendre cela comme prétexte Le fils de Omar sexclama : quoi, je te répète les paroles du prophète et tu dis : nous ne les laisserons pas ! » (Hadith authentique rapporté par Mouslim)

9 Cest ainsi que le calife Omar ninterdisait pas à son épouse Atika bint Zaid de faire en congrégation la prière du matin et du soir bien que cela lui déplaise à cause de la parole du prophète : « nempêchez pas les adoratrices de Dieu de se rendre aux mosquées de Dieu » (al Boukhari) 9

10 10 Pourquoi certains maris empêchent aujourdhui leur femme de sortir, même pour aller à la mosquée la journée ?

11 11 CERTAINS HOMMES EMPÊCHENT LA FEMME DE SORTIR MÊME POUR LA MOSQUEE EN RAISON DE 4 FACTEURS Sous linfluence de faux hadiths qui visent à exclure la femme du champs social et quil faut (re) connaitre Par exagération de la règle de prévention des risques suite à une méfiance maladive envers la femme Par suivisme de fatwas ancienne qui, même si elles étaient justifiées dans un contexte et une mentalité donnée, sont aujourdhui défectueuses Par abandon de lhomme du grand djihad (effort sur lui) en fermant les portes à la mixité publique licite et autres droits de la femme

12 12 Certains hommes empêchent la femme de sortir sous linfluence de hadiths forgés de par leur suivi malgré leur étrangeté (énoncé contraire à lorthodoxie de lIslam) Ces faux hadiths ont conduit lhomme à exclure la femme du champs social aidé en cela par une certaine mysogynie masculine héritée de certaines traditions

13 13 Le prophète laissait les femmes participer aux prières en commun, sans faire de différence entre celles de jour ou de nuit, sans mettre de rideaux entre elles et les hommes devant, les jeunes comme les moins jeunes. Elles participaient aux réunions où lon dispensait le savoir et répondaient à lappel à des réunions générales, Elles émancipaient des esclaves et prenaient la parole en public … Des hadiths forgés ont néanmoins vus le jour qui écartent la femme de la société et de son évolution ou prônent la soumission totale due à lépoux. Il faut les connaitre pour sen méfier

14 14 Exemples de hadiths forgés sur la femme : « ta prière dans ta chambre est meilleur » ; « la prière que la femme accomplit toute seule vaut 25 fois plus que celle quelle accomplit en commun » « La femme nest que mal et le pire des maux en elle, cest quelle est indispensable » « les femmes ne sont que parole incohérente et intimité : contenez leur parole incohérente par le silence et dissimulez leur intimité dans les maisons » « La femme ne doit ni recevoir le salut ni le donner » « toute femme qui sort sans ordre de son mari subit la colère divine jusquà ce quelle rentre chez elle ou quil accepte son acte »

15 15 Certains hadiths forgés circulent qui ont favorisé linstauration dun climat malsain dénonce Moncef Zenati : les rapports hommes-femmes sont devenus très compliqués. Cétait autrement à lépoque du prophète mais le problème, cest quon impute cela à la sounna - Un homme ne parle pas à une femme et vice versa - Une sœur ne doit pas dire as salâmou alaykoum à un frère car sinon il va penser quelque chose. Les musulmans sont - ils tous malades ? Celui qui dit ça, il est malade et il pense que tout le monde est malade comme lui On essaye de se justifier par de tels hadiths : « la meilleure chose pour la femme est de ne pas être vu par un homme et de ne pas voir un homme » soit il ne faut pas quils soient dans un même espace ni quils échangent Comment la fille du prophète Fatima a-t-elle pu répondre ainsi à la question du prophète et lui répondre : tel père, telle fille … cette parole forgée va à lencontre de la pratique à lépoque du prophète et des limites éthiques telle linjonction du port du hijab comme du Coran (Zakariya échange avec Marie dans le Temple, Moussa avec 2 sœurs qui attendent pour abreuver leurs bêtes)

16 16 On veut effacer la femme de la société : « la femme doit rester chez elle et ne pas sortir sans lautorisation de son mari » en se basant sur des hadiths infondés quil faut connaitre afin de les éradiquer tel le suivant forgé : « Dieu a pardonné les péchés de ton père grâce à ton obéissance à ton époux » aurait affirmé le prophète à une femme qui lorsquelle lui demanda la permission de visiter son père souffrant en labsence de son époux, il aurait refusé (!?) jusquà ce quil meurre (!?) puis aurait agi de même lorsquelle voulu se rendre à son enterrement quant lIslam prône limportance dentretenir et préserver les liens de sang ?! « Une femme qui sort sans lautorisation de son mari (genre pour acheter du pain), un ange la maudit ainsi que toute chose devant laquelle elle passe » ?! Il y a même des prédicateurs qui viennent à regretter une certaine époque où la femme ne sortait quen 3 occasions (miskîn) : - Lors de sa naissance ; Lors de son mariage ; A sa mort

17 17 « Il est regrettable que des savants tels Ibn al Jawzî mort en 1256 entérinent le sens de ces hadiths forgés et donc implicitement les acceptent. Ainsi écrit-il : « la femme doit autant que possible se garder de sortir : si elle se sent elle-même à labri, les autres ne sont pas à labri delle. Si elle est obligée de sortir, quelle sorte avec la permission de son époux et vêtue dhabits grossiers ; quelle passe par des lieux peu fréquentés plutôt que les grandes rues ou marchés et quelle évite de faire entendre sa voix (aHkâm an Nisâ ) »

18 Quel modèle devons nous suivre ? Est-ce le modèle féminin façonné par la voie prophétique ou le modèle prôné par des savants tels Ibn al Jawzî et ceux qui lont suivi où la femme est ramenée aux pratiques préislamiques que lIslam a condamné avant de lui donner ses droits progressivement ? 18

19 Certains savants empêchent la femme de sortir par exagération dans la règle de prévention des risques Cette exagération a conduit à imposer à la femme de nombreuses contraintes contraires à la voie de lIslam (la sharia comprise dans le sens dune orientation générale divine) visant à lexclure du champs social au contraire de la Loi de Dieu en raison de suspicions maladives envers elle 19

20 LIslam ordonne à la femme de rechercher le savoir nécessaire à sa pratique, permet à la femme dassister à la prière en commun comme dy prendre la parole sans chercher à charmer de sa voix ni se parfumer, prescrit que limam consacre une leçon spéciale aux femmes, permet de se découvrir le visage et les mains hors de chez elle et de se vêtir en couleur, permet de vendre, acheter et de travailler pour gagner sa vie ainsi que de travailler pour aider son époux dans le besoin, permet à la femme dordonner le bien et dinterdire le mal, prescrit que la femme panse les blessés et donne à boire aux combattants, permet de cotoyer les hommes dans la limite des règles de bienséance islamiques mais …. cela lui est interdit au nom de la prévention des risques

21 Au nom de la prévention des risques, daucuns sabstiennent de nombreuses actions licites : ils interdisent à la femme de prier à la mosquée, de sinstruire auprès dun homme érudit, que ce soit dans les assemblées mixtes ou réservées aux femmes. Ils interdisent que les hommes et les femmes échangent des salutations ou sordonnent mutuellement le bien et le mal et ils ne permettent pas à la femme de conduire une voiture … Il y a 2 erreurs en sabstenant de ces actions licites et en empêchant leur pratique : le fait de sabstenir du licite et le fait détablir une confusion entre le licite, les actions réprouvées et lillicite (ce que la loi de Dieu a déclaré licite est ici réprouvé ou vu illicite)

22 Ce refus de permettre aux femmes nombre dactions licites comme de se rendre à la mosquée (surtout les jeunes) au nom de la prévention des risques et de la préservation contre les tentations (Sad adh dharai) met en danger la loi de Dieu : « lerreur liée à ce motif est labandon des conditions posées par les docteurs des fondements du droit pour assurer la validité de lapplication de la règle de prévention des risques. (Lencyclopédie de la femme en Islam de Abd al Halîm abou Chouqqa, éd Qalam)

23 23 Conditions posées pour la validité de lapplication de la règle de prévention des risques (dharîa)

24 Ibn Qayyim précise que les choses permises (moubâh) ne pouvaient être limitées que lorsquil était certain ou très probable quelles mèneraient à un mal alors que certains ont déclarés les choses licites (même expressement autorisées) illicites si elles peuvent mener à un mal même de façon exceptionnelle : ceux-là font preuve de pessimisme sans peser limportance du mal et limportance de lavantage liés à son accomplissement alors que ce dernier lemporte

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26 En outre, celui qui se prononce doit préciser quil sagit de son opinion propre donc le résultat dune interprétation et non pas un texte tiré du livre de Dieu ou de la sounna de son prophète. Il ne doit pas les présenter comme une vérité absolue émanant de Dieu (toute opinion peut être juste ou fausse) Les anciens, écrit Ibn Qayyim admettaient lopinion personnelle et sy référaient et se contentaient de dire : « ceci est mon opinion, si elle est juste, cest grâce à Dieu, si elle est fausse, cest moi qui en suis responsable et non pas Dieu et son prophète »

27 A noter quil existe deux types de dharîa (acte qui, bien que relevant de la permission originelle est tel quil constitue un « sas » vers un autre acte : cest le degré de probabilité de lentrainement du second acte par le premier qui est à considérer) A)1 ière Dharîa : le caractère interdit ou obligatoire a été stipulé dans les textes et les savants ont ensuite établi que linterdiction était par mesure de précaution ( labsorption dénivrant en petite quantité, prière rituelle au moment du lever du soleil, voyager en la seule compagnie dune femme dont on nest ni le mari ni le proche parent, recevoir lintérêt, etc.) Cet interdit par précaution écrit Ibn Taymiyya peut être levé en cas de nécessité ou besoin (la maslaha râjiha ou lutilité lemporte)

28 B) 2 ième Dharîa : laction ne fait lobjet daucun texte la rendant interdite ou obligatoire mais ce sont les savants qui lui attribue la même règle interdite ou obligatoire que lacte dont elle est le « sas » ou « la porte » (Ainsi parler avec une femme avec qui on nest pas marié et qui nest pas sa proche parente est autorisé du moment que le contenu de la conversation ne contredit pas léthique islamique et cela sans obligation que la conversation réponde à une nécessité ou à un besoin contrairement à ce que certaines personnes proclament) Abou Chuqqa pense néanmoins que, par mesure de précaution, il faut mieux éviter les conversations de ce genre qui sont faites de façon longue et répétée avec la même personne, sauf si on ne peut faire autrement

29 Le premier cas (A) fait lunanimité des anciennes écoles à lexception de celle de Ibn Hazm (du fait quil sattache au sens apparent du coran et de la sounna et ne reconnait aucune autre source secondaire telle que le raisonnement par analogie, le principe de lintêrêt public (maslaha), le principe de précaution …) Quant au deuxième (B) - ou action en soi autorisée ne faisant lobjet daucun texte et susceptible de conduire à un autre acte interdit cette dharîa fait lobjet de désaccord et de divergence dopinion entre les anciennes écoles. Sy ajoute un cas voisin faisant lui aussi objet de désaccord : laction qui ne relève plus de la simple permission originelle mais qui est explicitement autorisée par les textes (telle lautorisation à la femme de se rendre à la mosquée mais à propos duquel Aïsha a fait valoir son avis que les femmes ne devraient plus sy rendre pour cause de mal lemportant)

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34 En tout état de cause, même si certains savants appliquent le principe de précaution (dharîa) pour interdire ce qui a été permis (ou même expressément recommandée) par crainte que cette action conduise sûrement ou très probablement à une autre clairement interdite car constituant un mal (mafsada), ce principe de précaution doit être tempéré dans son application si le mal nest pas généralisé (insécurité manifeste) Cest ainsi quun courreur de jupon fut exilé par Omar de sa ville mais il serait anormal dinterdire laccès à la mosquée à toutes les femmes parce que certaines viendraient légèrement vétues à la mosquée ou parfumées de même que le marché ne leur est pas interdit alors que le risque y serait plus grand

35 35 Trois principes généraux de lIslam appellent à la modération dans lapplication de la prévention des risques

36 1)le principe de recherche de la facilité (S22, v78) ne doit pas être entravé par le principe de précaution en restreignant le domaine du licite sauf pour des cas exceptionnels 2)le musulman est présumé innocent : la confiance du Sage Législateur en la droiture et linnocence des fidèles constants dans la prière - ce qui nempêche pas lexistence dinstants de faiblesse occasionnels - est confirmée par la licéité de la mixité et de la participation de la femme aux activités de la société bien quelles soient susceptibles douvrir la voie à la tentation. Lexcès dans la prévention revient à nier cette innocence et à sous-estimer les musulmans (Quant à la participation de la femme pour soigner et abreuver les blessés, elle répondait aussi à un besoin de pareils services pour larmée)

37 3) Linterdiction du licite met en danger la loi de Dieu que ce soit aux motifs erronés : - a) de rechercher à se rapprocher davantage de Dieu et den être récompensé (le prophète a blamé 3 hommes qui considéraient sa pratique insuffisante et voulaient rechercher des récompenses supplémentaires en sabstenant de ce que Dieu a déclaré licite en disant : celui qui souhaite séloigner de ma pratique nest pas des miens ; rentre dans cette catégorie, la femme qui veut imiter les épouses du prophète en portant le Nikab et sinterdisant le remariage)

38 - b) ou au motif de piété et déloignement des choses douteuses (dont peu de gens ont connaissances selon un hadith souvent mal compris ce qui nécessite pour le peuple de se référer aux savants pour dissiper le doute en les faisant entrer soit dans le domaine du licite soit dans le domaine de lillicite) - c) ou encore celui de la prévention des risques et de la préservation des tentations dont nous avons déjà parlé (La Loi de lIslam sattache à libérer lêtre humain des chaînes de linterdiction frappant les bonnes choses de la vie (S5 v87, S6 v140) ; Dieu na imposé aux juifs des interdits supplémentaires que pour punir linjustice comme énoncé dans le coran (S4, v ) )

39 39 Certains hommes empêchent la femme de sortir à cause davis juridiques anciens toujours suivis malgré leur défauts (les avis religieux soit les Fatawas sont le fruit dun effort dinterprétation, appelé ijtihad, de savants ayant dû atteindre le degré de mujtahid - habilité à concilier devoir et réalité comme le souligne le moujtahid Y Qaradawi)

40 Il faut distinguer ici : 1.Le jugement général en matière de règles de vie sociale qui sapplique à tous en tout temps et tout lieu et a valeur dexécution (autorisation du prophète à la femme de se re rendre à la mosquée et même plus interdiction du prophète aux hommes de les empêcher de sy rendre) 2.Les fatwas ou avis juridiques émis par certains savants au cours de lhistoire (et ils nont pas valeur dexécution) pour adapter un jugement à une situation circonstantielle particulière ou restreindre comme ici une liberté (à noter quil peut coexister à ce propos une pluralité davis selon les règles propres à chaque école juridique tant pour accepter un hadith que pour interpréter un texte équivoque)

41 41 En bref, lIslam est basé sur des jugements fondamentaux généraux à propos desquels les savants sont unanimes et ils sont immuables (règles établies par un texte univoque issu dune source sûre de lIslam afin de préserver les droits fondamentaux : la foi, la vie, la raison, lespèce humaine et les biens telles linterdiction du prophète dempêcher les croyantes de se rendre à la mosquée)

42 Toute loi sinscrit en effet dans les 3 types dintérêt suivants : Lindispensable « Darûrî » qui vise à protéger un des 5 droits fondamentaux - Interdiction de lapostasie ou obligation de la prière pour sauver la foi (dîn) : - Interdiction du terrorisme ou obligation de se nourrir pour sauver la vie (nafs) - interdiction de la magie, alcool, drogue pour sauver la raison (aql) - Interdiction du meurtre et de lhomosexualité pour sauver lespèce (nasl) - Interdiction du vol pour sauver les biens (mâl) Le nécessaire non vital « hâjî » qui vise à préserver la qualité de vie et complète lindispensable - Forte Recommandation de manger équilibré pour ne pas menacer la bonne santé; daller à la mosquée pour fortifier la foi et la fraternité - Interdiction de linsulte qui menace la dignité, de la nudité pour le savoir vivre, dempêcher la femme de se rendre à la mosquée adorer Dieu laccessoire « tahsînî visant ainsi le bien être de la personne et qui embelli lindispensable - est légèrement recommandé le fait de sourire en plus de rendre le salam (une obligation) et de le rendre complet (forte recommandation) - le fait de manger un dessert (sans excès) est un acte licite = permis (ni vital ni nécessaire)

43 43 Sajoute à ce corpus de règles immuables, les avis ou fatwas juridiques où le juge habilité à les émettre peut parvenir à la vérité (il reçoit de Dieu deux récompenses) ou se tromper et il en est aussi récompensé sil est sincère (une seule fois). Cet effort dinterprétation est changeant et amené à être modifié en fonction dun contexte différent afin de rester fidèle à la voie de lIslam (soit lorientation immuables des sources)

44 44 Exemple de Fatwas émises au cours de lhistoire telles celles dHamid al Ghazali pour les femmes de son époque (XII S)

45 « Il faut prévoir, dit-il dans la revivification des sciences de la religion, un rideau empêchant les hommes et les femmes de se voir, sinon il y a un risque de perversion et lexpérience montre les actes blâmables (nés de cette situation) mais la traversée de la mosquée par la femme couverte ne doit pas être interdite même sil lui est préférable de ne pas la traverser du tout (chapitre : la commanderie du bien et le pourchas du mal) On est loin de la pratique du prophète : Sahl ibn Sad rapporte que les fidèles priaient avec leur pagne attaché autour du cou parce quil était trop court (en raison de leur pauvreté) et quon demanda aux femmes dattendre pour relever la tête que les hommes soient complètement assis [afin déviter de voir une partie de leur corps lors de la prosternation] (hadith rapporté par al Boukhari et al Muslim)

46 « Il faut aussi interdire laccès des femmes à la mosquée, pour la prière et les séances dinvocations, si cela comporte des risques de tentation » ajoute til en citant une parole de Aïscha rapportée par Boukhari et Mouslim « si le prophète avait vu ce que les femmes font après lui, il leur aurait interdit de se rendre à mosquée » A noter que cest en raison de cet avis de Aîsha que des savants ont considéré que lautorisation explicite du prophète ( et non une simple permission originelle) pouvait être levée en considération du mal que cette venue à la mosquée va très probablement occasionner (dharîa) dans un contexte différent de celui du prophète tout en évaluant (muwâzana) le bien et le mal

47 47 Le défaut des Fatwas qui empêchent la femme daller à la mosquée et sont toujours suivis malgré leurs défauts

48 « Le refus de la majorité des juristes anciens, dit-il, de permettre aux femmes, et surtout les jeunes, de se rendre à la mosquée pour faire la prière, dans un objectif de prévention des risques et par crainte de tentation - éviter quelles ne tentent les hommes ou ne soient tentés par eux - est un exemple de Fatwa qui doit être entièrement revu (car défectueuse) »

49 49 Abou Chouqqa précise : « Nos prédécesseurs avaient sans doute certains motifs de prendre de telles précautions ; cétait leur interprétation en fonction de lépoque. Quils aient eu raison ou quils aient eu tort dans cette interprétation, aucune interprétation humaine ne peut demeurer perpétuellement valable, sans quoi elle deviendrait une prescription religieuse absolue comme celles dictées par Dieu

50 Cest pour cela que Y Qaradawi énonce avec indulgence mais aussi force de persuation : « même si il y avait eu à une époque une raison de suspendre la liberté de la femme de se rendre à la mosquée, les circonstances actuelles exigent que cette Fatwa soit entièrement revu » A noter que Y al Qaradawi réunit quant à lui toutes les conditions requises du moujtahid et constitue à lui tout seul une école juridique, au même titre que ses prédécesseurs tels Malik, Abou Hanifa, Ibn Hanbal, ash Shafîi …

51 « les femmes », dit-il, « sortent de chez elles pour aller à lécole, à luniversité, au travail, au marché etc. Il nest pas admissible que seule la mosquée leur demeure interdite, alors quun hadith authentique rapporté par Muslim dit : ninterdisez pas aux servantes de Dieu les mosquées de Dieu. En outre, les bienfaits de la fréquentation de la mosquée ne se limitent pas à la prière : en sy rendant, les femmes peuvent également assister à des cours de religion, faire connaissance avec des femmes vertueuses, pratiquer le bien, sentraider à la charité et à la piété » (Y Qaradawi, « La Fatwa - avis juridique », éd Arrisala, 2012, p99)

52 52 Les caractéristiques du mujtahid ou conditions pour être habilité à émettre des Fatwas (avis juridiques)

53 Y Qaradawi rappelle à cet effet que si tout juriste est un savant, tout savant nest pas juriste, spécialiste des lois impliquées dans la religion et de létude de leurs preuves originelles (coran, hadith, consensus, ijtihad) ou déduites (intérêt général, estimation de ce qui est convenable, jugement dun compagnon) ; de même quun prêcheur nest pas forcément juriste ni le juriste un prêcheur émouvant son public mais à chacun sa spécialité et il convient de reconnaître les limites de sa spécialité. Le titre de juriste (faqih) implique davoir la capacité dextraire les sentences relatives aux différents problèmes et dextrapoler les sentences (capacité à pratiquer lijtihad) en plus de connaitre les sentences déduites par autre que lui. (DVD « le juriste musulman face aux questions actuelles », éd al Furqan) Les oulémas ont énoncé une règle quils ont accepté unanimement … est

54 Y Qaradawi définit ainsi les conditions pour la pratique et la validité de la Fatwa (soit pour être habilité à émettre des avis juridiques) : 1)On ne peut avoir recours à lijtihad quen absence de textes clairs 2) Il faut alors remplir les conditions suivantes : connaître parfaitement la langue arabe connaitre le Coran et ses sciences : ses différentes interprétations ou exégèses selon Ibn Abbâs, Ibn Masûd etc., les circonstances et causes de révélation de chaque verset, le statut de chaque verset... ainsi que le Hadîth et ses sciences : degré dauthenticité de chaque hadîth, sa portée, son statut, son interprétation connaitre labrogé et labrogeant, les versets clairs des autres, la portée générale ou spécifique de chaque texte (à une situation, personne ou catégorie de personnes), les sujets à propos desquels les savants de la communauté ont établi un consensus maîtriser les outils de la jurisprudence (usul al fikh ou règles de base du droit) comme les règles du raisonnement analogique ou qiyas (soit la raison dêtre (illa) et le but (hikma) des prescriptions), les intérêts collectifs, les dérogations etc. et la jurisprudence dans les situations exceptionnelles (famine, contrainte, guerre) 3)Pour être complet, le mujtahid devrait acquérir la connaissance des sciences et de lenvironnement de lépoque (contexte social, politique) ainsi que limpact des Fatwas

55 Y Qaradawi nous donne lexemple suivant : « les juristes anciens considéraient une personne morte à larrêt cardiaque. Ils ont aujourdhui modifié leur conception en raison des avancées de la science : « si le cerveau connait la mort (activité électrique nulle ou EEG plat) alors lindividu est décédé même si son cœur bat encore »

56 Y al Qaradawi dénonce un certains nombre de pièges relatif à la Fatwa (pour que celle-ci - la Fatwa ou avis juridique soit juste) : 1)Lignorance ou la négligence des textes, les erreurs dinterprétations ainsi quune mauvaise compréhension des réalités (ainsi la perruque nest pas assimilable à un couvre- chef, cest un artifice interdit. A une jeune fille qui avait perdu ses cheveux suite à une maladie, le prophète a répondu à la famille venue le consulter pour lui mettre une postiche : Dieu a maudit celle qui ajoute des mèches de cheveux et celle qui se fait ajouter des mèches de cheveux (hadith rapporté par Boukhari) 1)Lobéissance aux passions (inclination personnelle, crainte de répression, appât du gain des âmes faibles au cœur malade attaché à ce bas-monde) 3) La soumission à une réalité non conforme à lIslam (comme dautoriser les prêts bancaires en pliant sous la pression de la réalité extérieure ; des gens attachés à leur religion tombent dans ce piège en sévertuent dadapter les textes à la réalité) 4) Limitation de la pensée occidentale (comme de rendre licite le porc à lère moderne) 5) La conservation des Fatwas anciennes sans tenir compte des circonstances nouvelles alors le prophète et à son exemple les compagnons prenaient en compte les circonstances. Ils donnaient des réponses différentes à une même question, selon la situation de celui qui lavait posée, une réponse adaptée à sa situation, et propre à remédier à ses défauts, comme lorsque le prophète permis à lhomme âgé qui jeûne dembrasser sa femme et de linterdire à un jeune homme moins enclin à contrôler ses pulsions. Ibn al Qayyim a consacré tout un chapitre à ce sujet dans un traité destiné à linstruction des juristes intitulé « La variation des Fatwas en fonction du lieu, de lépoque, de la situation et des usages »

57 57 Les fatwas anciennes ont perdurées au cours de lhistoire comme les portes de lijtihad se sont fermées

58 58 Yusuf al Qaradawi nous invite tous, en tant quéminent mujtahid, que nous soyons savants ou suiveurs de savants à sortir du carcan du Taqlid qui a sclérosé la communauté : le Taqlid est limitation de la juridiction établie 200 ans après le prophète par les imams fondateurs décole dans le cadre duquel sont énoncés les lois ou avis fatwas, quand, privée de mujtahids, elle a cessé démettre des fatwas pour adopter ou sadapter à danciens avis dépassés en dépit de leurs défauts

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60 3 générations après ces savants, on assiste à une lente dégradation de lijtihad (taqlîd) Au lieu de revenir au coran et aux hadiths, on considère les paroles de limam fondateur comme sources On tente aujourdhui de revivifier lijtihad (Nahda) en particulier depuis le début de la colonisation Le retour aux sources originelles (Coran et Sunna) dans leurs saines compréhension et à partir desquelles lijtihad doit être réalisé est préconisé « Il ne sagit pas de nier ou de gommer limmense production intellectuelle de plusieurs siècles, de dizaine de milliers de savants. Mais il sagit de faire un tri, de contextualiser les avis, de répondre aux nouvelles questions par de nouvelles approches tellement nécessaires, de revoir ce qui a été dit et qui était considéré jusqualors comme immuable » (Les 6 grands imams ou évolution historique de la jurisprudence islamique » de Mostapha Brahami, éd Tawhid, p 75)

61 « Il sagit de désacraliser les avis du fikh, au sens où cest une production humaine et historique. Il ne sagit pas de nier ou dédulcorer les fondamentaux du fikh, les aspects pérennes ( comme le culte, ce qui est appelé al malûm mina d-dîn bi Darûra). Ceux-là sont immuables. Et ils sont en nombre déterminé. Il sagit de renouveler le fikh dans les autres aspects, là où lijtihad humain a déjà fait ses preuves en extrayant les règles selon les contextes géographiques et historiques où dautres solutions peuvent être envisagées …

62 En effet, il y a dans le discours de lIslam, comme le précise Abdallah ibn Biya, juge et membre du conseil européen de la Fatwa et de la recherche (CERF), les fondements indiscutables à la preuve scripturaire sûre et à la transmission avérée (coran et hadith moutawâtir, transmis par des voies multiples) et dont la signification est claire et sur lesquels repose lédifice de la religion mais il y a aussi ce qui est fondé sur le conjectural et lijtihâd (et ce type de discours non indiscutable est changeant contrairement au premier immuable) quil sagisse de la foi ou des actions qui engagent la responsabilité (jugement ou prescription)

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64 Un exemple davis juridique ancien erroné (Fatwa contemporaines, de Y Qaradawi, éd Ennour, 2009, chapitre « de la position de lIslam sur le chant et la musique », p ) Lavis répandu que la voix de la femme est awra (intime) et ne doit être entendue que du mari ou des parents mahram (avec qui le mariage est illicite) est infondé. Il ny a aucune preuve de cela. Les femmes posaient des questions au prophète dans les assemblées où il se trouvait avec ses compagnons. Ces mêmes compagnons allaient chez les mères des croyants, leur demandaient leur avis sur certains sujets et engageaient des conversations avec elles. Quant à considérer quil sagit là de discussions ordinaires et quil en est autrement pour le chant, les hadiths authentiques rapportés tant par Boukhari que par Muslim prouvent le contraire puisquil est avéré que le prophète a écouté des servantes chanter et loin de les désapprouver, il a dit à Abou Bakr : « laisse-les! »

65 Le prophète envoya Aïscha chercher Arnab une femme connue pour ses chants lors du mariage dune femme de sa famille comme les Ansars aiment les chants. Ce hadith et dautres réfutent les Fatwas relatives à la musique et des déclarations selon lesquelles les chants seraient illicites. Le prophète a dit : « Allah écoute plus attentivement un homme à la belle voix psalmodiant le Coran, quune personne qui écoute une chanteuse » : le prophète ne prends jamais un acte illicite en exemple, et si le chant était illicite, il ne laurait jamais cité (le hadith est rapporté par Ibn Majjah ; Al Hakim le considère authentique selon les critères dAl Boukhari et Mouslim) Le prophète laissa jouer du tambourin une jeune fille qui sétait engagé à célébrer son retour de voyage : aucune promesse nest valable pour un acte illicite, jouer du tambourin ne pouvait être accepté sil létait (daprès Aïcha selon un hadith rapporté par limam ahmed et At Tirmidhi)

66 Les compagnons et successeurs déclaraient licite à lunanimité le chant a capella - sans paroles sensuelles ou qui incitent à la débauche - Al Ghazali rapporte ce consensus dans ses écrits Quant au chant accompagné dinstruments de musique, Y Qaradawi cite quil ny a aucun désaccord des gens de Médine à propos de la permission de jouer du Luth. Ibn Jafar composait des musiques puis les écoutaient en accompagnant les chanteuses de son Luth ; Ibn Omar connu pour son intransigeance, ne trouva rien à redire quand il entra chez Ibn Jafar et trouva une servante avec un Luth (certaines avaient un tambour). Plusieurs compagnons écoutaient la musique jouée avec un luth chez lui ainsi que le rapporte par exemple le juge shafiite al Mâwardi daprès amr al As.

67 Des avis juridiques défectueux ont vu le jour par fuite des tentations par le genre masculin plutôt que dy faire face à lexemple du prophète et des compagnons Certains savants empêchent la femme de sortir ou lobligent à porter le Nikab par méfiance maladive envers elle et abandon du djihad intérieur dans le cadre licite de la mixité quils marginalisent ou diabolisent 67

68 « [la conduite d'automobiles par les femmes] peut indéniablement mener à de nombreux actes illicites», tels que « la "khalwa" [fait pour un homme et une femme de se retrouver à 2 seuls] ; l'abandon du "hijab" [le voile] ou la rencontre avec les hommes, sans prendre les précautions nécessaires. Elle pourrait également conduire à commettre des actes «haram» [illicites], donc cela a été interdit. »

69 Pourtant, la licéité de découvrir le visage et les mains est un consensus de toute les écoles juridiques, quelque soit les nuances adoptées dans les fondements du droit musulman (ousoûl al Fikh) définit par H. Amdouni comme la science des preuves du droit, soit des voies ou moyens qui permettent lélaboration des règles de base du droit musulman

70 Certes le principe de précaution est un principe du droit musulman mais mal utilisé, il sert de persécution gratuite envers les femmes contrevenant ainsi à notre belle religion qui a lavé la femme de toute suspicion et lui a juste enjoint de shabiller et se comporter avec pudeur tout en enjoignant aux hommes de baisser du regard en cas dattirance (S24 v30) ce qui suppose quil y ait quelque chose que lon puisse regarder (visage découvert) et non pas « le » regard comme en regardant par Terre la tête dirigée en permanence vers le sol ou en cachant la femme au regard

71 71 La méfiance maladive envers la femme est une tradition qui a sexualisée les relations hommes-femmes

72 Pour quelle raison, la musulmane est-elle mal vue voire calomniée lorsquelle sort ou sadresse à un homme en public ? (mixité, salut, conférence, discussion intellectuelle ou professionnelle …) Cela est dû selon M Diakho à la culture et aux traditions de certains peuples (degré douverture). - bien que la mixité ne pose pas de problème en Islam, cette attitude « ne passe pas » en raison dune suspicion inavouée envers la gente féminine « léternelle Eve tentatrice »

73 De nombreux peuples ont commis des abus au nom de ce principe de précaution, mais cest la femme étrangement qui, toujours, se voit privée de ses droits, jamais lhomme, toujours victime-roi : Les indiens Padaungs passaient des anneaux aux cous des jeunes femmes jusquà lallonger en vue de les dissuader de les tromper (si on enlève des anneaux, la nuque se rompt et elle meurt) ; les chinois ont bandé près de 1000 ans le pied des chinoises afin de la rendre handicapée quand elle marche et la dissuader de quitter la maison de crainte quelle ne trompe son mari ; les chrétiens considèrent la femme comme léternelle tentatrice à cause de la croyance au péché originel. De telles conceptions résultent de la sexualisation malsaine des relations hommes-femmes. Quant au péché originel, Dieu dans le coran a dénoncé ce dogme inventé en disculpant la femme de ces fausses accusations la rendant toujours suspectes. Ce nest pas Eve qui a tenté Adam, tous deux ont goûté au fruit interdit, tous deux se sont repentis et tous deux ont été pardonnés et nul nhérite des fautes dautrui sauf sil y a participé. Dieu avait de toute éternité déjà décrété la descente dAdam et Eve sur Terre pour une vie de test : ce nest pas à cause dEve que nous sommes sur Terre mais bien en raison du décret divin et la vie toute entière est un test.

74 74 La diabolisation de la mixité par lhomme - outre la méfiance maladive envers la femme - est une fuite face à la tentation qui nécessite un effort sur soi

75 Comme le prophète, lorsque certains compagnons ont envisagé le recours à la castration, a considéré que cétait fuir la confrontation des tentations et la lutte contre elles, on peut de même voir dans lexcès de linterdiction faite à la femme de découvrir son visage ou de se mélanger aux hommes en public selon les règles de bienséance de la sounna, également une fuite devant la confrontation. Cette fuite aboutit à la perte de nombreux avantages tel que lapport des femmes à la société ainsi quà laffaiblissement et la perturbation de la personnalité

76 Le fait pour des hommes et des femmes de se côtoyer dans la bienséance et de combattre ensemble les tentations, représente le comportement naturel et sain, et cest la voie que le prophète a enseigné à ses compagnons et sur laquelle il a organisé toutes les activités de la société, y compris la participation de la femme à la vie de la société. De plus, la lutte élargit la compréhension de la vie et renforce la personnalité alors que sa fuite laffaiblit

77 Pour revenir à la question dune discussion entre un homme et une femme dans un cadre public : « parler avec une femme avec qui on nest pas marié et qui nest pas sa proche parente est autorisé (du moment que le contenu de la conversation ne contredit pas léthique islamique). Un acte permis à lorigine reste permis sil est seulement probable quil puisse mener à un interdit pour les écoles hanafite et shafiite (il existe une divergence dopinion sur ce point au sein des écoles juridiques) Rappelons lavis d Abû chouqqa, qui pense que, par mesure de précaution, il faut éviter les conversations de ce genre qui sont faites de façon longue et répétée avec la même personne, sauf si on ne peut faire autrement » (Anas Lala : article 444 de maison islam « ce qui conduit à un acte interdit, est-il lui aussi interdit ? »)

78 78 Le travail de la femme hors du foyer une imitation blamable des sociétés athées dépravées ?

79 79 Certains musulmans arabes voient dans lengagement des femmes dans le travail hors du foyer, une manière de chercher à imiter des sociétés qui souffrent de problèmes moraux et deffritement des liens sociaux. Lillicité ne touche que ce quils (les non musulmans) font et qui est contraire à la législation islamique

80 80 Quant à ce quils pratiquent et qui est toléré, ou autorisé dans notre religion, on ne peut le délaisser au seul motif que les non musulmans le font, car la loi canonique ne peut interdire de ressembler aux autres dans ce que Allah a autorisé. Ainsi, à lépoque du prophète, les femmes étaient actives avec son approbation

81 81 « les femmes ont cet honneur réservé par Dieu de donner la vie et de veiller sur lenfant dès ses premiers instants dans la vie et cest pourquoi les hommes sont tenus de protéger les femmes … il va de soi quil nest pas question quelle soit contrainte à travailler en délaissant ses obligations de mère de famille » précise le Dr Mohammad al Khayat

82 82 « la femme doit avoir la liberté de travailler ou pas, tout en préservant son autonomie et ce quexige delle la fonction de mère. Le travail de la femme chez elle ou en dehors de son foyer ne peut porter atteinte à la qualité de léducation quelle assure pour ses enfants, comme le montre lusage à lépoque du prophète où les travaux étaient durs et éreintants

83 83 Le problème du mouvement saoudien (salafiste) et de sa lecture biaisée sur la femme

84 84 Au contraire des compagnons et des imams fondateurs décole qui, quelque soit leur lecture soit plutôt littérale soit plutôt finaliste, ne perdaient jamais de vue les objectifs et lesprit de lIslam, les salafistes sattachent à la forme des prescriptions au détriment des objectifs et du sens de lIslam

85 85

86 Fatwas envers la femme infantilisantes et aliénantes où le principe de précaution sert à cautionner des attitudes culturelles étrangères à lIslam telles la méfiance envers la femme, éternelle tentatrice de lhomme dans une optique ayant sexusalisé les relations entre membrres du sexe opposé (enfermer la femme sous un Niqab, lempêcher de conduire ou daller sur internet sans mahram ( tuteur ) pour veiller au grain … Étendre la notion d'innovation blâmable ou égarée à de nombreuses choses nouvelles, même licites, sans considération des règles prescrites par les anciens savants de la sunna pour distinguer les différents types d'innovation (Ainsi, ils refusent de faire une traduction partielle du sermon du vendredi sous pretexte que le prophète la disait en arabe en oubliant que son objectif est dêtre compris des fidèles. Ils rejettent toute « innovation » ou bida sauf celles qui obtiennent grâce à leurs yeux tel que le haut parleur ou microphone) Vouloir imposer un avis unique pour les sujets à divergence connue entre les savants comme en niant les autres avis (est ici confondu lunicité de la vérité relative au dogme de lIslam « Dieu, Son message, la vie future » qui est une avec la justesse des avis pluriels tous acceptables (sawab) sils sont fondés)

87 Dire que tous ceux qui ne sont pas en accord avec eux sont des égarés ou du moins des non conformes aux « traces des salafs " comme si les divergences nexistaient pas parmi les salafs (ceux ayant vécu avant ou pour les juristes les 3 premières générations) et que leur voie était unique. Par exemple, le spécialiste des hadiths (donc non habilité à émettre des fatwas) Albani dit que cest le cœur et non le cerveau qui raisonne, pourtant Abû Hanîfa et Ahmad ibn Hanbal disaient, eux, que c'est le cerveau qui raisonne. Ces deux personnages ne font-ils pas partie des Salaf sâlih ? Est-on égaré si sur ce point on suit leur avis et non celui d'autres Salafs, qu'a repris al-Albânî ? Ils interdisent de suivre celui qui, sincère, est souple dans ses Fatwas tel que le président du conseil mondial de la Fatwa Youssouf Qaradawi ils critiquent son appel à vivre en bonne harmonie (amitié) avec les gens du livre soucieux de paix, avec les chiites lesquels suivent le même livre et le même prophète une fois les dérives adoptées épurées ou avec les soufis sans qui la moelle de la spiritualité naurait pas été préservée au cours de lhistoire (ce sont certaines pratiques déviées qui sont effectivement condamnables : panthéisme ou dogme de lunité divine tendant à ne pas séparer Dieu le créateur de sa créature, la pratique de lilhâm dite de linspiration, ladoration des saints, le fait de croire que leurs maîtres connaissent leur intérieur et intercèderont pour eux … et non leur personne qui doit être méprisée)

88 88

89 Mouhammad Ibn Salih Al 'Outheymine dit dune parole de Y Qaradawi ironisant sur certains suffrages truqués en pays arabe : «Un homme parlait des élections et a rapporté qu'un homme avait récolté 99% (des voix), puis a dit en commentaire que si Allah se serait présenté aux gens, il n'aurait pas eu ce pourcentage. Je demande protection auprès d'Allah. IL DOIT SE REPENTIR, SINON IL DEVIENT APOSTAT. CAR IL A MIS LA CREATURE AU DESSUS DU CREATEUR » Le propos de Y Qaradawi ne sont pas à prendre au pied de la lettre (il ne sagit pas de dire que Dieu obtiendrait un suffrage moindre qu un homme) mais il a lobjectif de montrer la démesure des dictateurs qui sarrogent un suffrage de 99 % ; qui peut obtenir autant en démocratie véritable ? Cest une manière de saluer les régimes démocrates plutôt que dictatoriaux Quant au fait de dire que même Dieu lui-même naurait pas eu ce pourcentage parmi les pieux et les athées, cest une vérité qui ne vise pas à mettre la créature au dessus du créateur mais bien au contraire à descendre la prétention des dictateurs de se placer au dessus du créateur

90 Une attitude conservatrice sur le plan politique : Albani, Ibn `Uthaymine ou Ibn Baz suivant une lecture où « Le texte, dans sa forme et sa littéralité, a seul valeur contraignante et ne peut souffrir d'interprétations qui sont, en soi, porteuses d'errances ou d'innovations (bida) » reconnaissent l'autorité du pouvoir quel qu'il soit et sans contestation, dès lors qu'il est islamique et refuse l'emploi de termes comme élection, parlement ou démocratie parce qu'ils ne sont ni coraniques ni prophétiques... refusant de s'impliquer dans le champ politique, ils servent souvent, bon gré mal gré, de légitimation aux pouvoirs en place que leur littéralisme et leur propos tranché ne gênent pas tant qu'ils n'ont pas de portée politique contestataire. En lien permanent avec des savants basés pour la plupart en Arabie Saoudite, en Jordanie, en Egypte ou en Syrie ( la plupart du temps par l'intermédiaire d'anciens étudiants des instituts de formation respectifs), la position doctrinale des littéralistes salafi et de leurs groupes en occident est le refus de tout type d'implication dans un espace considéré comme non islamique. Vivre et voter dans une Terre non musulmane est interdit doù le rapport des salafi à l'environnement prioritairement défini par l'isolement et la pratique littérale protégée des influences culturelles occidentales

91 91 Alors que les compagnons et leurs successeurs quils aient eu une lecture littéraliste ou finaliste des textes ne perdaient jamais de vue les objectifs fondamentaux de lIslam doù la justesse de leurs avis divergents malgré une approche qui différait... Il est apparu une génération qui sattache à la forme tout en négligeant le fond doù leur lecture littéraliste sur le statut de la femme ou du croyant minoritaire en Occident sont entâchés derreurs et sont défectueux car privés de lessence de la foi

92 92 La « mixité en Islam » Quelle est la juste position ?

93 93 Asma bint Yazid raconte : nous étions chez le prophète alors que des hommes et des femmes étaient assis, et il demanda : se peut -il quun homme raconte ses relations intimes avec sa femme et quune femme en fasse de même ? Les présents se sont tus et Asma dit « oui, elles le font et eux aussi » (selon un hadith rapporté par Ahmed, avec un appui dans un hadith de Abou Hourayra selon Abou Chayba, Abou Daoud, Al Bayhaki, Ibn Assouni et une autre confirmation)

94 94 Il les enjoignit à ne plus le faire. Compagnons et compagnonnes étaient assis dans un même espace, et personne na trouvé incongru lintervention à haute voix dune femme devant des hommes ; de plus, le sujet traité montre quil ny a pas de pudeur à traiter une question de religion si pudique soit- elle dans une assemblée mixte

95 Le voile permet de toute évidence la mixité mais … ! ? ! … à quelle condition Le voile permet de toute évidence la mixité mais … ! ? ! … à quelle condition

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97 « avec les invités » Quelques hadiths authentiques … « avec les invités » Quelques hadiths authentiques … 97

98 « Quand Abou Ousayd sest marié, il a invité le prophète et ses compagnons qui furent servis par sa propre femme Oum Ousayd » (rapporté par Boukhari al nikâh 4884, voir fath al bâri) ) « Le prophète a refusé linvitation de son voisin perse sans Aïcha, il a dû insister 3 fois pour quelle puisse venir avec lui ; il disait « je viendrai avec Aïcha ? » et sexcusait de ne pouvoir venir à la réponse négative. Au troisième refus, le voisin compris et accepta (charh mouslim, chap mâ yafal ad dayf …)

99 « Quant à la khalwa » (isolement) Quelques hadiths authentiques … « Quant à la khalwa » (isolement) Quelques hadiths authentiques … 99

100 La mixité est licite en Islam seule est interdite la khalwa (fait pour un homme et une femme de se retrouver isolés) La mixité est licite en Islam seule est interdite la khalwa (fait pour un homme et une femme de se retrouver isolés) Le prophète a dit : « Un homme ne peut rester isolé avec une femme sauf en présence dun parent de lien prohibé (Boukhari) … le parent avec qui le mariage est interdit telle la sœur, la tante maternelle ou paternelle (Mahram) Le prophète a dit : « Désormais, à partir daujourdhui, il est interdit à tout homme dentrer chez une femme dont le mari est absent ( mughayyiba ), sil nest pas accompagné dun ou deux hommes » (Muslim)

101 A noter que les actions interdites dans les textes fondateurs de lIslam par principe de précaution deviennent autorisées si le bien lemporte sur le mal quelles risquent dentrainer (Lisolement explicitement interdit dans les hadiths entre un homme et une femme étrangers en est un exemple. Il est considéré interdit par les savants non pour être en soi un mal (mafsada) mais comme très susceptible de conduire à un interdit tel ladultère). La dharîa peut donc modifier le jugement et il est bien évident que lorsque Safwân ibn al Muattal a conduit lépouse du prophète Aïscha restée involontairement en arrière de larmée, cétait pour lui un devoir de la ramener

102 « Quant au voilement » Explication de la sourate Nour « Quant au voilement » Explication de la sourate Nour 102

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105 Lavis minoritaire de Ibn Masoud qui interprète quant à lui lexpression « hormis lapparent » comme désignant les vêtements et la robe, doù le corps entier de la femme doit être caché, est relaté dans le tafsir de Ibn Kathir ainsi que les autres avis majoritaires (*1) « Le voile couvrant le visage nest évoqué ni par la langue arabe, ni par la coutume ni par lusage ». Cet avis minoritaire de Ibn Masoud, contredit par plusieurs autres compagnons nest pas pertinent car ci cela était, il ny aurait pas de raison de faire une précision coranique sur une chose aussi évidente. Mon avis, dit Y Qaradawi « est que lexpression dIbn Abbas et celles qui lui sont similaires, prévalent. Parce que lexpression « hormis lapparent » est une autorisation accordée après linterdiction de montrer « atours et beauté » et parce que le voile, le manteau et tous les autres habits du même genre nont pas besoin dêtre assortis dune autorisation de les porter, car ils se voient obligatoirement (*2) » (1: « interprétation du coran (sourate 24) selon Ibn Kathir ; 2 : « Fatwas contemporaines » de Y Qaradawi, p 550)

106 Il y a toujours une sagesse derrière une prescription ou interdiction : ici, on peut déceler (et allah wallam : Dieu sait mieux) que outre le fait déviter aux hommes les tentations, le voile favorise une discussion au delà du physique : la femme se sent davantage jugée sur ses qualités et son savoir faire plutôt que pour son physique. Attention, cest lintention qui donne toute sa valeur à un acte : on doit porter le voile pour obéir à Dieu et non pas pour plaire à son mari ou à son père ou à la société. on ne le porte pas non plus pour entamer des relations avec les hommes au delà du physique mais parce que Dieu la prescrit et que Ses prescriptions sont sages et cachent en dernier ressort un Bien pour Nous ! Quelle est la sagesse cachée derrière cette prescription ?

107 107 REMARQUE : Il faut savoir que le voile de la musulmane est communément assimilé à un asservissement à son mari par les chrétiens à cause de lépitre biblique 1 corinthien (lettre de Paul) : cela permet dentamer le dialogue avec le chrétien tout en comprenant son interprétation de par sa référence à la bible Dieu nous incite à nous instruire car lesprit éclairé par ce quil apprends analyse mieux le comportement et perçoit mieux la vérité (S2 v269, S10 v39) ; de surcroit, nul dialogue avec autrui sans écoute et respect de ce quil est, ce qui implique de commencer par lentendre avant de vouloir se faire entendre (S34 v24)

108 « Cas du Nikab » Fait-il partie des prescriptions divines ? « Cas du Nikab » Fait-il partie des prescriptions divines ? 108

109 Niqab : voile du visage qui ne laisse apparaître que les yeux utilisée surtout en Asie et dans les pays du golf. Burqa : voile qui cache tout le corps avec une grille devant les yeux en Afghan, Inde et Pakistan

110 Lavis des quatre écoles sunnites sur ce sujet Ecole Hanafite : LImâm Abu Hanifa déclare que les mains, le visage et même les pieds de la femme ne sont pas à cacher Ecole malikite : Dans la Mudawana, lImâm Mâlik fut interrogé sur la possibilité de voir le visage dune femme qui nous est étrangère et il répond : oui. Il en est de même dans Mokhtasar Khalîl : « ce quelle doit cacher (awra ou nudité) à létranger est tout son corps sauf le visage et les mains » Ecole Chafiite : L'imâm An-nawawî rapporte: « la awra de la femme libre est tout son corps sauf son visage et ses mains » Ecole Hanbalite : Limâm Ahmad ibn Hanbal rapporte aussi que la femme doit couvrir tout son corps sauf les mains et le visage. Les adeptes du courant salafiste saoudien né au 18 ième S ont radicalisé la position dIbn Hanbal dont ils se réclament en considérant que la femme doit cacher son visage et même ses mains ( alors que les 4 écoles citent à lunanimité tout le corps sauf les mains et le visage)

111 La majorité de savants musulmans déclarent le corps entier de la femme « awra » (intimité ou partie du corps qui doit être couverte) en dehors du visage et des mains (plus les pieds et avant bras pour certains). Cet avis est corroboré par la demande divine aux hommes dans la sourate 24, verset 30 de « baisser de leur regard à distinguer du fait de baisser le regard » (sous entendu éviter le 2 ième regard en cas de désir) et non de « cacher le regard » des femmes ! Le prophète disait à Ali : « Ne fais pas suivre un regard par un autre; le premier est pour toi, le second est contre toi » (hadith bon rapporté par Abou Dawoud, tirmidhi, Ahmad … ) Il y a aussi le hadith du prophète 80 jours avant sa mort où son cousin al Fadh était attiré par la beauté dune femme venue linterroger : il na pas demandé à la femme de couvrir son visage mais a détourné son visage delle (selon un hadith rapporté par Bukhari) doù on comprends quil est licite à un homme de regarder le visage dune femme étrangère sauf en cas dattirance (shahwa).

112 Y Qaradawi précise à ce propos dans « Fatwas contemporaines », p 561, chap « le Niqab est-il obligatoire ? » : « nous ne devons ordonner que ce que Dieu a ordonné et ninterdire que ce que Dieu a interdit »

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114 En fait, il existe des textes qui montrent quà lépoque même du Prophète et après lui « des femmes suspendaient (sadl) leur voile par devant leur visage dès que des hommes passaient près delles » (tissu non cousu tenu pincé devant le visage) sans toutefois que cela fasse partie des habitudes vestimentaires des femmes de lépoque ainsi que le souligne Y Qaradawi Sinon des compagnons ne se seraient pas étonné quune femme le porte en certaines circonstances comme dans le hadith rapporté par Abou Dawoud dans son recueil « as sounan » où une femme Umm Khallâd est venue demander des nouvelles de son fils au prophète le visage couvert (par peine expliqua telle) Certains savants musulmans comme at-Tahâwî, al-Qâdhî Iyâdh, Ibn Battâl ont compris que le port du voile du visage était obligatoire pour les épouses du Prophète, mais non pour les autres musulmanes à partir du verset 53 de la sourate 33 : « quand vous demandez un objet aux épouses du prophète, faîtes-le derrière un rideau » : celui séparant « la mosquée de la maison afin que nul ne les convoite » ; elles avaient un statut particulier, citons pour preuve le fait quelles ne devaient pas se remarier après la mort du prophète (cf S 33 v 53)

115 « Concernant les femmes qui veulent porter le Nikab » par principe de précaution « Concernant les femmes qui veulent porter le Nikab » par principe de précaution 115

116 Il reste à relever quaujourdhui porter le niqab en occident pour imiter les épouses du prophète ou par mesure de précaution (sadd ul bâb) peut revenir à mettre la femme en condition dinsécurité dune part - alors que cétait le contraire à lépoque du prophète ainsi que le montre le verset 59 de la sourate 33 - et à stigmatiser lislam dautre part. Toutefois nul na le droit dimposer -même pour de bonnes raisons- ou dinterdire -même si lattitude semble excessive- à la femme de se voiler comme elle lentend puisque le prophète lui même ne la pas fait sauf en période de pèlerinage conformément au hadith rapporté par Ahmad dans lequel Ibn Omar relève que le prophète a dit : « la femme en pèlerinage ne doit porter ni le niqab ni les gants » de la même manière que nul nest en droit dinterdire à lhomme de se couvrir la tête en dehors de la période du pèlerinage

117 Il préconise à celles qui veulent porter le Niqab pour imiter les épouses du prophète ou par principe de précaution : « Je préfère que la musulmane qui appelle à Dieu (nous sommes en effet en occident les médias de lIslam selon lexpression de T Ramadan) ne couvre pas son visage pour quelle ne place pas de barrière entre elle et les femmes quelle approche. Lintérêt que présente la prédication (par limage de la femme) prime sur lintérêt de la personne et sur la prudence dont elle veut faire preuve » (« Fatwas contemporaines », éd Maison dEnnour, p 362) Conseil de Y Qaradawi

118 La participation de la femme dans toutes les sphères de la société à laube de lIslam La participation de la femme dans toutes les sphères de la société à laube de lIslam 118

119 Les faits historiques de lépoque du prophète et des compagnons relatent lextraordinaire participation de la femme musulmane dans toutes les sphères de la société. Celles-ci pouvaient exercer une activité politique, commerciale, sociale en plus de son activité familiale. Elle participait aux fêtes religieuses, aux cérémonies ; elle était présente sur les champs de bataille où elle offrait ses services comme infirmière, cuisinière et même combattante. Il a été recensé environ 300 hadiths, qui prescrivaient la participation effective de la femme avec lhomme dans tous les domaines de la vie

120 Dans la mosquée : Concernant limamat de la femme, le prophète rendait souvent visite à la juriste Oum Waraqa et comme il connaissait sa capacité en matière de religion, il lui a demandé de prendre un muezzin et diriger la prière chez elle devant les femmes et les hommes de sa famille dans les prières obligatoires et surérogatoires (Abou Dawoud salat 500 ; cf awn maaboûd charn sounan abî Dawoud) Il nest pas concevable pour le commun des musulmans quun juriste approuve le fait quune femme dirige la prière devant les hommes et pourtant cela relève dune réalité tangible pendant lapogée de la civilisation musulmane où certaines femmes dépassaient certains hommes dans plusieurs domaines du savoir

121 Dans les marchés : Les textes abondent au sujet de la participation de la femme dans la première société musulmane au niveau de ladministration, de lassistance aux bonnes mœurs (hisba) et dautres domaines également : La courageuse Samrâ bint Nouhayk tenait une matraque à la main et se promenait dans les marchés et les rues de Médine pour surveiller les gens et veiller aux bonnes mœurs. Le prophète a vu ce que faisait cette femme mais ne lui a jamais adressé de reproches (voir Ridâ Kahhâla, alâm an nisâ) Cela constitue une preuve que la contribution de la femme est une chose louable en elle-même, doù limportance de former des femmes pour veiller au bon déroulement des services dans certains domaines de la société

122 Dans la politique : Selon les sources authentiques du hadith et du droit musulman également, la femme musulmane a joué un rôle important dans la politique. En effet, après la conquête de la Mecque vers lan 8 de lHégire, le prophète a accepté lintercession de certaines femmes en faveur de personnes condamnées à mort à cause de leur agression acharnée contre les musulmans dans la période mecquoise (on sait que le prophète amnistia tous les mecquois à lexception de quelques cas) Al Harith ibn Hisham et abd allah ibn Rabî cousin dIbn Houbayra (selon Ibn Ishâq) ont demandé refuge et protection chez Oum Hânî la cousine du prophète. Certains compagnons ont refusé cette intercession surtout son frère Ali, après quoi elle parti voir le prophète pour sen plaindre. Il lui dit « nous protègerons qui tu protègeras et nous acceptons ton intercession en sa faveur, ô Oum Hânî (Boukhari salât 344 ; cf Asqalânî sharh boukhari du même hadith)

123 Dans le domaine du travail : Jâbir ibn abd Allah dit : « après que ma tante fut répudié, elle resta seule et voulu travailler dans ses jardins de palmiers durant la période de viduité, puis un homme lui a interdit de sortir, ce qui la poussé à se plaindre auprès du prophète qui lui a dit : « mais tu peux sortir travailler dans tes jardins de palmiers, car tu pourras faire des dons et de la charité » (rapporté par Mouslim) … doù même pendant la période de viduité la femme a le droit de sortir au travail pour subvenir seule à ses besoins... On a rapporté que Zaynab bint Jahch, la femme du prophète était une grande travailleuse, elle faisait tout avec sa propre main pour en vendre ensuite aux gens et faire des dons (Mouslim). A noter quil ne faisait aucun doute que la nature de son travail lobligeait à fréquenter les hommes comme les femmes Al Hawlâ al Attâra vendait ses parfums à Médine et les femmes du prophète en achetait chez elle (Ibn al Athîr, ousd al ghâba 5/432)

124 Dans le domaine du travail (suite) : Selon Anas Ibn Malik, Hawlâ al Attâra rendit visite à la mère des croyants Aïcha, pour se plaindre de son mari. Le prophète Mohammad rentra et dit : « je reconnais le parfum dAl Hawla, est-elle venue chez vous, lui avez-vous acheté quelque chose ? » (Ibn al Athîr, ousd al ghâba 5/432) Saîira, elle ramassait la laine et le tissu et faisait le tissage. Oum raâla était coiffeuse et esthéticienne : elle dit au prophète « ô messager dAllah ! Je rends les femmes belles pour leurs maris, est-ce un péché ? Auquel cas je cesserais. » Il lui répondit : « Oum Raâla ! Continue à les coiffer et à les rendre belles ! » (Ibn al Athîr, ousd al ghâba ; Ibn Hajar « Al Isaba »)

125 Le cas de Rita bint abd Allah ath thaqafiyya Malgré quelle soit la femme dun des grands compagnons du prophète Abd Allah ibn Masoûd, elle travaillait, gagnait de largent et subvenait au besoin de sa propre famille y compris son mari. Elle vint un jour vers le prophète et lui dit : « ô prophète ! Je suis une femme maitrisant un métier, je vends et jachètes et je gagne bien ma vie, mais mon mari et mes enfants ne travaillent pas, je dépense tout pour eux et cela ne me permet pas de faire des dons, ai-je une récompense en subvenant à leurs besoins ? » Et le prophète de répondre : « tu auras une récompense équivalente à tes dépenses domestiques » (Ahmad makkiyyîn (rita), , Boukhari, nafaqât (oum Salâm), 4950)

126 Dans lenseignement : Certains savants contemporains ont procédé à une recension des étudiants de chaque savante parmi les femmes du prophète et des compagnons et ils ont dressé le tableau suivant : Aïcha bint Abî Bakr avait 299 étudiants dont 67 femmes Oum Salam bint Azbî Oumayya avait 101 étudiants dont 23 femmes Hafsa bint Omar avait 20 étudiants dont 3 femmes Asmâ bint Abî Bakr avait 21 étudiants, dont 2 femmes Hajîma al Wasâbiyya avait 22 étudiants, tous des hommes Asmâ bint Oumays avait 13 étudiants, dont 2 femmes Ramla bint Abî Soufyân avait 21 étudiants, dont 3 femmes Fâtima bint Qays avait 11 étudiants, tous des hommes

127 Dans la restauration : A lépoque du prophète, les femmes étaient accueillantes et généreuses, car elles invitaient les gens pour les nourrir et les abreuver. Le prophète a fait léloge de Oum Chourayk qui ne manquait pas de venir à laide aux gens démunis grâce à sa richesse, en les nourrissant et les abreuvant du meilleur quelle possédait; il a dit « Oum Shourayk est une femme que les Ansârs lui rendent visite, elle les nourrie et les abreuve … elle est dune grande générosité » (Mouslim, talâq 2812). Sa maison était toujours pleine dhôtes (à noter que tous ces hommes nappartenaient pas à sa famille, puisque ce sont des Mouhâjiroun (immigrants mecquois) et des ansars (médinois) que la faim poussait à aller chez elle) Quant à laccueillante Al Shifâ Layla bint abd Allah al Qourachiyya, le prophète lui a octroyé une maison à Médine pour y accueillir ses hôtes. Plus tard, à lépoque du calife Omar, ce dernier lui demandait souvent son opinion du fait de sa lucidité et il la chargée dadministrer le trésor public ce dont elle sacquita brillamment (awn al maboûd, 3389)

128 Dans le public : Les femmes avaient lhabitude de débattre publiquement de certains sujets devant le prophète, car elles savaient quil ne les empêchait pas de participer dans les débats public sur dimportantes questions sociales. La présence des hommes ne les gênaient pas puisque le prophète naurait pas pu le permettre si cela était interdit. Tel est le cas par exemple de Asma bint Yazîd al Ansâriyya : Le prophète sest retourné vers ses compagnons et leur dit : « avez-vous vu une élocution dune femme mieux que celle-là ? » (Ibn Kathir ousd al ghâba 5/398)

129 129 La jeune épouse du prophète Aïcha est une des figures féminines remarquables de lislam : elle est une des 4 personnes qui ont transmis plus de 2000 hadiths (dont ceux uniques sur des questions intimes). Elle accueillait les compagnons du prophète après sa mort à chaque fois quils le demandaient précise son élève Masroûq pour des questions dordre scientifique, social ou autre et a même corrigé souligne limam al Zarkashî plus de 70 hadiths quils lui soumettaient (attestant sa rigueur scientifique et la liberté dexpression dalors)

130 Correction dAïsha dun compagnon à propos « du droit de succession de Alî ibn Abi Thâlib au prophète » Après la mort du Prophète, le problème de sa succession a été l'objet de dissensions politiques au sein de la communauté. Une douzaine de partisans de Ali, cousin et gendre bien-aimé de l'Envoyé de Dieu, ont tenté de revendiquer le droit de cette succession à Ali qui, selon eux, avait reçu du Prophète, avant sa mort, une sorte de testament oral, dans lequel ce dernier lui aurait confié, la succession et les rênes du khalifat. Informée de ce hadîth, 'Aïsha réfuta ce testament du Prophète à Ali dans un récit transmis par certains compagnons dont Ibn 'Abbâs : « Quand le Prophète aurait-t-il légué un tel testa- ment oral à Ali ? J'ai été présente lors de la maladie et de l'agonie du Messager et ce jusqu'à son dernier souffle, alors quand aurait-il pu le lui dire ? » ( D'après Fawzî, « Aïsha et la réglementation de la sunna », Édition Al-Khangi, 2001, le Caire, p 170 ) Correction dAïsha dun compagnon à propos « du droit de succession de Alî ibn Abi Thâlib au prophète » Après la mort du Prophète, le problème de sa succession a été l'objet de dissensions politiques au sein de la communauté. Une douzaine de partisans de Ali, cousin et gendre bien-aimé de l'Envoyé de Dieu, ont tenté de revendiquer le droit de cette succession à Ali qui, selon eux, avait reçu du Prophète, avant sa mort, une sorte de testament oral, dans lequel ce dernier lui aurait confié, la succession et les rênes du khalifat. Informée de ce hadîth, 'Aïsha réfuta ce testament du Prophète à Ali dans un récit transmis par certains compagnons dont Ibn 'Abbâs : « Quand le Prophète aurait-t-il légué un tel testa- ment oral à Ali ? J'ai été présente lors de la maladie et de l'agonie du Messager et ce jusqu'à son dernier souffle, alors quand aurait-il pu le lui dire ? » ( D'après Fawzî, « Aïsha et la réglementation de la sunna », Édition Al-Khangi, 2001, le Caire, p 170 )

131 131 Un des plus éloquents de lépoque des successeurs, Ahnaf Ibn Qays a dit : « Jai entendu les discours d Aboubakar, de Omar, de Othmân et celui de Ali mais le meilleur était celui de Aïcha » Cette déclaration publique montre que Aïcha avait lhabitude de prononcer des discours devant les hommes de son époque et estimait être de son plein droit et si elle avait atteint ce rang cest quelle avait pris linitiative par elle-même sans attendre que les hommes la lui octroient : elle était responsable

132 132 Le voyage de la femme seule Quelle est la juste position ?

133 La femme ne peut voyager seule sans « mahram » ? (proche parent quelle ne peut épouser tel le mari, le père, loncle maternel mais non loncle paternel, le frère de sang mais non le cousin etc.) Question-Réponses A noter que lArabie saoudite ne donne plus de Visa à la femme qui voyage au sein dun groupe sans mahram La femme ne peut voyager seule sans « mahram » ? (proche parent quelle ne peut épouser tel le mari, le père, loncle maternel mais non loncle paternel, le frère de sang mais non le cousin etc.) Question-Réponses A noter que lArabie saoudite ne donne plus de Visa à la femme qui voyage au sein dun groupe sans mahram 133

134 Le prophète a certes interdit à la femme de voyager seule sans mahram (tout comme il ordonne à lhomme de voyager en groupe) mais il a aussi annoncé quil viendra un moment où règnera la paix et la sécurité et que la femme pourra voyager seule sans risque : les savants du droit en déduisent que cest le contexte dinsécurité qui nécessite ces mesures de précaution et justifie (illa) cette règle (en labscence de cette justification, la règle tombe tant pour lhomme que pour la femme). Le calife Omar ibn al Khattâb la bien compris quand il a permis aux femmes du prophète daccomplir le hajj sans mahram alors que la sécurité régnait

135 Cest ainsi que le célèbre savant Ibn Hajjar al Asqalânî a soutenu que la femme a le droit daccomplir le pèlerinage avec qui elle a confiance sans son mari ou un mahram. Aujourdhui aussi, nous vivons une époque de relative sécurité où il nest pas requis pour lhomme de ne voyager quen groupe pour ses affaires alors quil na plus de désert à traverser où il risque la rencontre de brigands non plus que pour la femme de ne voyager quen présence dun mahram alors quelle peut voyager de manière tout à fait sécurisante lors dun trajet en avion ou en train pour se rendre chez sa famille par exemple ou pour accomplir le pèlerinage (lequel peut dailleurs seffectuer en groupe)

136 136 Dieu dans le coran cite quelques femmes pour leur foi et engagement remarquable pour la postérité

137 137 Cest le cas de la femme du pharaon (Assiya dans des hadiths) pour sa résistance à son mari oppresseur à lépoque de Moïse Myriam dont la foi a marqué le prophète Zakariya au point de lencourager à invoquer Dieu pour un miracle (S3 v37-38 : ibn Kathir précise quelle recevait quelque chose directement de Dieu et quil invoqua alors Dieu pour avoir un fils - sa femme étant stérile) Umm Moussa et Hagar, éducatrices de leur fils pour leur foi et confiance inébranlable en Dieu, La reine de Saba pour sa sagesse lorsquelle gouvernait puis sa grande piété etc.

138 138 Ces femmes et tant dautres sont de grande valeur auprès de Dieu en tant que mère, épouse, fille, être affectif, intellectuel et spirituel, appréciée de sa famille et de la société et nulle nétait asservie sauf à Dieu

139 139 Dieu dit dans le Coran (S9 v71): « Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable accomplissent la alāt, acquittent la Zakāt et obéissent à Allah et à Son messager. Voilà ceux auxquels Allah fera miséricorde, car Allah est Puissant et Sage »

140 Ce travail est destiné à tout musulman et toute musulmane occidental ( e ) soucieux ( se ) d approfondir sa religion sans avoir à chercher dans divers ouvrages consacrés souvent chacun à un thème bien spécifique Il aborde tous les aspects de la foi musulmane d une manière attrayante en même temps que rigoureuse et s adresse au cœur en même temps qu à l intelligence pour faire de nous des musulmans convaincus et éclairés face aux défis de la vie tout en se dotant des clés d une personnalité heureuse et équilibrée en toute situation inchaAllah


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