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2 Attendez que la musique démarre, cliquer pour avancer à la diapositive suivante, cliquer encore pour faire apparaître le TEXTE et cliquer enfin pour le commentaire Illustré avec des images de lartiste australienne Liebestraume antart.com/gallery/

3 Une jeune paysanne, nommée Sulammith, a été emmenée dans le palais de Salomon, pour entrer dans son sérail. Salomon paraît, loue sa beauté. En réponse Sulammith célèbre la beauté du berger qu'elle aime. Dans son rêve, il lui semble qu'il est lui-même présent et elle raconte ce qui se passe en elle. Le second acte contient une répétition aggravée de l'épreuve à laquelle est soumise sa fidélité. Sulammith paraît assise sur le palanquin du roi Salomon. Il a décidé de lui donner le rang de reine, et il croit être sûr qu'elle ne se refusera pas à un pareil honneur. Les expressions d'admiration et d'amour de Salomon deviennent de plus en plus passionnées. Sulammith ne voit que son bien-aimé absent, elle l'appelle en jetant au roi des regards pleins de fierté. Salomon se croit tout près du but mais, pendant qu'il se livre à la fougue de sa passion, sa captive lui échappe; la voilà retombée dans létat dextase. Elle est de nouveau absorbée dans cette vision. Puis Salomon reparaît et il l'admire, tout en étant saisi de la noble fierté de son regard. A l'ouïe de sa voix, se réveille dans la pensée de Sulammith le souvenir pénible de la circonstance qui a donné lieu à sa situation actuelle : « J'étais descendue au jardin…Je ne sais comment mon âme m'a poussée vers les chars d'un peuple de prince.. C'est ce mouvement de folle curiosité qui a attiré sur elle les regards du cortège royal et ceux du roi lui-même ». Au souvenir de cette faute qu'elle a commise, son regret devient si vif qu'elle se met à fuir, comme si elle était dans la situation qui se représente à sa pensée. Cet acte se termine par une double allocution amoureuse, l'une de Salomon pour Sulammith, dont il célèbre avec enthousiasme la beauté; l'autre de Sulammith pour son bien-aimé absent. Après cet effort suprême de son impeccable fidélité, elle retombe encore une fois dans son état d'insensibilité. Le dénouement est d'abord un chant de victoire. Salomon, ayant rencontré chez sa captive une fidélité inviolable à son bien-aimé, s'est résigné à sa défaite. Rentrée dans son hameau Sulammith célèbre la puissance invincible de l'amour. Mais le poème entier a une autre signification. Dans ce berger doué de toutes les qualités de bonté, de sagesse et de beauté et dont l'amour a rendu Sulammith capable de surmonter les plus puissantes séductions, cest l'image du Berger céleste qui a choisi Israël pour son peuple particulier. Dans la victoire remportée par cette énergique jeune fille, cest l'image de celle que remportera finalement Israël sur les impures séductions des cultes idolâtres dont il est de toutes parts entouré. L'arrivée sur la scène finale de Sulammith au bras de son berger représenterait l'apparition finale messianique dans laquelle Jéhova se révélera comme le Dieu spécial d'Israël au milieu des hommes.

4 La couleur décriture indique qui parle : L'une des jeunes filles Sulammith Salomon Le bien-aimé, le berger La fouleCommentaire

5 1.1 Cantique des Cantiques de Salomon, de Salomon 1.2 L'une des jeunes filles : Qu'il me baise des baisers de sa bouche! Car ton amour vaut mieux que le vin, Commentaire : Qu'il me baise... L'une des jeunes filles du harem célèbre le bonheur d'être l'objet des attentions d'un roi tel que Sa1omon. Ton amour… Elle s'adresse à Salomon lui-même comme s'il était présent, car elle pressent son approche.

6 1:3 L'une des jeunes filles : Tes parfums ont une odeur suave; Ton nom est un parfum qui se répand; C'est pourquoi les jeunes filles t'aiment. Commentaire : Ton nom est un parfum. Le nom de Salomon, dans la pensée de celui qui le prononce, se confond avec la personne elle-même et rappelle toutes les qualités qui font le charme de ce roi. Notons que le mot parfum (schémen) ressemble beaucoup au mot qui en hébreu signifie nom (schem).

7 1:4 L'une des jeunes filles : Entraîne-moi après toi! Nous courrons! Commentaire : La jeune fille parle maintenant au nom de chacune de ses compagnes qui l'entourent.

8 Sulammith : Le roi m'introduit dans ses appartements... Commentaire :En entendant ce langage, Sulammith se rend compte de la situation critique dans laquelle elle se trouve placée. Liebestraume

9 Commentaire : Toutes les jeunes filles se joignent à la première pour confirmer le bonheur qu'il y a d'appartenir à un Salomon. Les jeunes filles : Nous nous égaierons, nous nous réjouirons à cause de toi; Nous célébrerons ton amour plus que le vin. C'est avec raison que l'on t'aime.

10 1:5 Sulammith : Je suis noire, mais je suis belle, filles de Jérusalem, Comme les tentes de Kédar, comme les pavillons de Salomon. Commentaire : Les tentes de Kédar. Kédar élait une tribu arabe. Les tentes des Arabes nomades sont en général de couleur noire. Elles sont faites de poils de chèvres de teinte noirâtre. Les tentures de Salomon.. fermaient les passages d'un appartement à l'autre dans le palais royal ; elles étaient, paraît- il, de couleur sombre. Liebestraume

11 Commentaire : Les fils de ma mère. allusion au violent mécontentement qui poussa les chefs des tribus à réclamer l'établissement de la royauté. Ma vigne, à moi. il s'agit de la terre de Canaan, dont Israël a aliéné la propriété en se donnant un roi. 1:6 Sulammith : Ne prenez pas garde à mon teint noir: C'est le soleil qui m'a brûlée. Les fils de ma mère se sont irrités contre moi, Ils m'ont faite gardienne des vignes. Ma vigne, à moi, je ne l'ai pas gardée. Liebestraume

12 1:7 Sulammith : Dis-moi, ô toi que mon cœur aime, Où tu fais paître tes brebis, Où tu les fais reposer à midi; Car pourquoi serais-je comme une égarée Près des troupeaux de tes compagnons ? Commentaire : Dis-moi, toi que mon âme aime. Sulammith s'adresse ici à son ami absent ; elle voudrait aller le joindre sur la montagne où il fait paître, au milieu du jour, son troupeau à l'ombre de la forêt, mais elle ne voudrait pas avoir à errer en le cherchant, car on pourrait la prendre pour une femme qui se cache, rôdant dans de mauvaises intentions.

13 Commentaire : Les jeunes filles présentes entrent complaisamment dans la pensée de Sulammith et lui répondent : Si tu l'ignores (le lieu où est ton berger), va, cherche et fais paître, comme tu le désires, ton petit troupeau de chèvres parmi ceux des bergers. 1:8 L'une des jeunes filles : Si tu ne le sais pas, ô la plus belle des femmes, Sors sur les traces des brebis, Et fais paître tes chevreaux Près des demeures des bergers. Liebestraume

14 1:9 Salomon : A ma jument qu'on attelle aux chars de Pharaon Je te compare, ô mon amie. 1:10 Tes joues sont belles au milieu des colliers, Ton cou est beau au milieu des rangées de perles. 1:11 Nous te ferons des colliers d'or, Avec des points d'argent. Commentaire : Salomon entre en scène et comble Sulammith de louanges sur sa beauté. Liebestraume

15 1:12 Sulammith : Tandis que le roi est dans son entourage, Mon nard exhale son parfum. Commentaire : Sulammith reste absorbée dans la contemplation de son bien-aimé et déclare que, même en présence du roi, elle n'est remplie que de la pensée de celui qu'elle aime.Le nard était un parfum tiré de la racine d'une plante portant ce nom ; il était renfermé dans de petits flacons d'albâtre qu'on portait sur la poitrine. La douceur de l'amour de son bien-aimé est pour Sulammith comme le parfum le plus précieux. Liebestraume

16 1:13 Sulammith : Mon bien-aimé est pour moi un bouquet de myrrhe, Qui repose entre mes seins. Commentaire : Myrrhe : autre espèce de parfum, fabriqué avec la résine de l'arbre de ce nom, renfermé dans des sachets que l'on portait sur sa poitrine. Son bien-aimé est sans cesse près de son cœur ; le sentiment de son amour l'embaume jour et nuit. Liebestraume

17 1:14 Sulammith : Mon bien-aimé est pour moi une grappe de troëne Des vignes d'En-Guédi. Liebestraume

18 1:15 Salomon : Que tu es belle, mon amie, que tu es belle! Tes yeux sont des colombes. Liebestraume

19 1:16 Sulammith : Que tu es beau, mon bien-aimé, que tu es aimable! Notre lit, c'est la verdure. 1:17 Les solives de nos maisons sont des cèdres, Nos lambris sont des cyprès. Commentaire : Sulammith répond à Salomon par une exclamation semblable d'admiration, mais en l'adressant à son bien-aimé. Puis, comparant l'appartement aux lambris dorés dans lequel elle se voit enfermée, avec les demeures champêtres, pauvres retraites de la forêt où elle vit d'ordinaire avec son berger, elle déclare préférer à ces magnificences le siège de mousse et les grands arbres dont l'ombrage fait son bonheur. Liebestraume

20 2:1 Sulammith :Je suis un narcisse de Saron Un lis des vallées. Commentaire : Sulammith explique cette préférence ; elle n'est pas née dans les villes, elle est une fille des campagnes. Liebestraume

21 2:2 Salomon : Comme un lis au milieu des épines, Telle est mon amie parmi les jeunes filles. Commentaire : Salomon entre dans la pensée de Sulammith, mais la corrige en la changeant en louange par l'opposition du lis aux épines, qui sont l'emblème de tout ce qu'il y a de commun, de laid et de fastidieux Liebestraume

22 2:3 Sulammith : Comme un pommier au milieu des arbres de la forêt, Tel est mon bien-aimé parmi les jeunes hommes. J'ai désiré m'asseoir à son ombre,Et son fruit est doux à mon palais. Commentaire : Sulammith relève la balle, mais pour la faire tourner à l'honneur de son bien-aimé. Un pommier : rien de plus ravissant qu'un pommier dans sa parure printanière, qui le distingue de tous les arbres de la forêt. Son fruit est doux : le pommier de Syrie et de Palestine donne un fruit exquis et parfumé ; il est mis au rang des plus excellents arbres fruitiers. A son ombre : elle croit sentir son bien-aimé près d'elle et jouir de sa présence.

23 2:4 Sulammith : Il m'a fait entrer dans la maison du vin; Et la bannière qu'il déploie sur moi, c'est l'amour. Commentaire : Il m'a fait entrer dans la maison du vin : un lieu de récréation où se réunissent les jeunes gens des deux sexes. Sulammith s'imagine jouir en ce moment même d'une réunion de ce genre avec son ami.Sa bannière : image de la protection. Elle a beau être captive, elle sent que l'amour de son bien-aimé la protège contre les séductions dont elle est l'objet.

24 2:5 Sulammith : Soutenez- moi avec des gâteaux de raisins, Fortifiez-moi avec des pommes; Car je suis malade d'amour. Commentaire : Soutenez-moi... Gâteaux de raisins Elle s'adresse aux jeunes filles qui l'entourent en ce moment où elle se sent défaillir dans la lutte avec sa situation périlleuse. Avec des pommes : dont le goût fortifiant lui servira de cordial. Liebestraume

25 2:6 Sulammith : Que sa main gauche soit sous ma tête, Et que sa droite m'embrasse! Commentaire : Sa main gauche..., sa droite... : dans la vivacité de sa passion, elle croit se sentir dans les bras de son bien-aimé. Liebestraume

26 2:7 Sulammith : Je vous en conjure, filles de Jérusalem, Par les gazelles et les biches des champs, Ne réveillez pas, ne réveillez pas l'amour, Avant qu'elle le veuille. Commentaire : En parlant ainsi, elle se sent tomber en défaillance et supplie les jeunes filles qui l'entourent de ne pas la réveiller de son rêve d'amour avant qu'elle en sorte d'elle-même. Les gazelles, les biches des champs. Ces animaux, charmants par leur grâce et leur timidité qui les fait fuir au moindre bruit, sont le symbole le plus délicat d'un amour tel que celui de Sulammith. Dès ce moment, nous assistons à des scènes d'extase qui se prolongent. Sulammith, plongée dans une douce rêverie, voit son bien-aimé et s'entretient avec lui, comme s'il était réellement présent. Liebestraume

27 2:8 Sulammith : C'est la voix de mon bien-aimé! Le voici, il vient, Sautant sur les montagnes, Bondissant sur les collines. Commentaire : Voix de mon bien-aimé ! Elle entend dans son rêve le bruit, soit de la voix, soit des pas de son ami.

28 2:9 Sulammith : Mon bien-aimé est semblable à la gazelle Ou au faon des biches. Le voici, il est derrière notre mur, Il regarde par la fenêtre, Il regarde par le treillis. Commentaire : Derrière notre mur : le mur d'enceinte qui entoure l'enclos devant sa demeure. Cherchant à voir à travers les fenêtres ce qui se passe dans la maison.

29 2:10 Le Berger : Mon bien-aimé parle et me dit: Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens! Commentaire : Le bien-aimé invite Sulammith à une promenade pour jouir de toute la beauté d'une journée printanière. Liebestraume

30 2:11 Le Berger : Car voici, l'hiver est passé; La pluie a cessé, elle s'en est allée.

31 2:12 Le Berger : Les fleurs paraissent sur la terre, Le temps de chanter est arrivé, Et la voix de la tourterelle se fait entendre dans nos campagnes

32 2:13 Le Berger : Le figuier embaume ses fruits, Et les vignes en fleur exhalent leur parfum. Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens! Liebestraume

33 2:14 Le Berger : Ma colombe, qui te tiens dans les fentes du rocher, Qui te caches dans les parois escarpées, Fais-moi voir ta figure, Fais-moi entendre ta voix; Car ta voix est douce, et ta figure est agréable. Commentaire : Comme Sulammith ne répond point, le berger la compare à une colombe qui se cache dans les fentes des rochers ; il désire voir sa figure ou du moins entendre sa voix. Liebestraume

34 2:15 Sulammith : Prenez-nous les renards, Les petits renards qui ravagent les vignes; Car nos vignes sont en fleur. Commentaire : Fragment de chanson populaire que s'approprie Sulammith pour répondre à la demande de son bien-aimé.

35 2:16 Sulammith : Mon bien-aimé est à moi, et je suis à lui; Il fait paître son troupeau parmi les lis. Commentaire : Sulammith, obligée de refuser l'invitation du bien-aimé, n'en déclare pas moins qu'elle lui reste étroitement unie, lors même qu'elle ne peut le suivre sur la montagne fleurie, où il va faire paître son troupeau. Liebestraume

36 2:17 Sulammith : Avant que le jour se rafraîchisse, Et que les ombres fuient, Reviens!... sois semblable, mon bien-aimé, A la gazelle ou au faon des biches, Sur les montagnes qui nous séparent. Commentaire : Mais elle le prie de revenir avant la fin du jour, passer au moins la soirée avec elle. Le soir avec le soleil qui disparaît, s'évanouit toute ombre particulière. Alors le bien-aimé reviendra, aussi leste et agile qu'il va repartir maintenant.

37 3:1 Sulammith : Sur ma couche, pendant les nuits, J'ai cherché celui que mon cœur aime; Je l'ai cherché, et je ne l'ai point trouvé... Commentaire : Sur ma couche. C'est un rêve qu'a fait plusieurs fois Sulammith (dans les nuits) ; le sens n'est pas qu'elle a cherché son bien- aimé sur sa couche, ce qui supposerait une femme mariée, mais que c'est dans ses rêves que tout ce qui suit lui est arrivé. Liebestraume

38 3:2 Sulammith : Je me lèverai, et je ferai le tour de la ville, Dans les rues et sur les places; Je chercherai celui que mon cœur aime... Je l'ai cherché, et je ne l'ai point trouvé. Commentaire : Elle s'est mise à le chercher au dehors, dans les rues de la ville, ce qui serait chose impossible, s'il s'agissait d'un fait réel.Dans les rues. Il arrive parfois en Orient que les bergers mettent en sûreté leurs troupeaux, pendant la nuit, dans les endroits habités. Liebestraume

39 3:3 Sulammith : Les gardes qui font la ronde dans la ville m'ont rencontrée: Avez-vous vu celui que mon cœur aime? Commentaire : Ne le rencontrant pas, elle erre dans la ville à sa recherche et s'informe naïvement auprès des gardes de nuit, s'ils l'ont vu quelque part.

40 Commentaire : Mais à peine les a-t-elle interrogés, qu'elle le rencontre lui-même ; elle s'attache à lui, et, quelque effort qu'il fasse pour se dégager, elle le tient ferme et le ramène avec elle dans la chambre de sa mère ; trait délicat qui montre toute la pureté de cette relation. 3:4 Sulammith : A peine les avais-je passés, Que j'ai trouvé celui que mon cœur aime; Je l'ai saisi, et je ne l'ai point lâché Jusqu'à ce que je l'aie amené dans la maison de ma mère, Dans la chambre de celle qui m'a conçue. Liebestraume

41 3:5 Sulammith : Je vous en conjure, filles de Jérusalem, Par les gazelles et les biches des champs, Ne réveillez pas, ne réveillez pas l'amour, Avant qu'elle le veuille. Commentaire : Maintenant, son âme a retrouvé le repos, et elle demande de nouveau aux jeunes filles présentes de ne pas troubler le calme dont jouit son cœur. Liebestraume

42 3:6 Salomon : Qui est celle qui monte du désert, Comme des colonnes de fumée, Au milieu des vapeurs de myrrhe et d'encens Et de tous les aromates des marchands? Commentaire : Un intervalle est ici supposé, durant lequel Salomon a décidé de soumettre Sulammith à l'épreuve la plus forte qu'il puisse imaginer, c'est de lui offrir la position de reine, en la faisant monter sur son propre trône portatif et parcourir ainsi les rues de la capitale, entourée de tout le cortège qui l'accompagne lui- même, quand il s'y montre comme roi. Liebestraume

43 3:7 La foule :Voici la litière de Salomon, Et autour d'elle soixante vaillants hommes, Des plus vaillants d'Israël. Commentaire : Voici la litière de Salomon ! C'est la foule, présente sur la place du palais, qui pousse ce cri de surprise. Soixante hommes vaillants : la garde royale qui accompagne la future reine comme garde d'honneur.

44 3:8 La foule : Tous sont armés de l'épée, Sont exercés au combat; Chacun porte l'épée sur sa hanche, En vue des alarmes nocturnes. Commentaire : A cause des frayeurs dans les nuits. Ce n'est pas qu'il y ait ici aucun danger de ce genre, car la scène se passe en plein jour. Mais l'existence d'une garde royale est d'une manière générale motivée par la crainte de surprises hostiles.

45 3:9 La foule : Le roi Salomon s'est fait une litière De bois du Liban.

46 3:10 La foule : Il en a fait les colonnes d'argent, Le dossier d'or, Le siège de pourpre; Au milieu est une broderie, œuvre d'amour Des filles de Jérusalem. Commentaire : Ce Palanquin, a peut-être été fait à l'occasion de ses noces avec la fille de Pharaon. Ce meuble était une merveille que l'on ne sortait que dans les grands jours.

47 3:11 La foule : Sortez, filles de Sion, regardez Le roi Salomon, Avec la couronne dont sa mère l'a couronné Le jour de ses fiançailles, Le jour de la joie de son cœur. Commentaire : Le roi Salomon se tient là, attendant le cortège. Il porte la couronne royale dont sa mère Bathséba lui a fait don à l'occasion d'un mariage précédent

48 4:1 Salomon : Que tu es belle, mon amie, que tu es belle! Tes yeux sont des colombes, Derrière ton voile. Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres, Suspendues aux flancs de la montagne de Galaad. Commentaire : Sulammith arrive, assise dans ce palanquin magnifique, entourée de la garde royale et acclamée par la foule. Salomon la contemple, plein d'admiration, et célèbre sa beauté. Liebestraume

49 4:2 Salomon : Tes dents sont comme un troupeau de brebis tondues, Qui remontent de l'abreuvoir; Toutes portent des jumeaux, Aucune d'elles n'est stérile. Liebestraume

50 4:3 Salomon : Tes lèvres sont comme un fil cramoisi, Et ta bouche est charmante; Ta joue est comme une moitié de grenade, Derrière ton voile. Liebestraume

51 4:4 Salomon : Ton cou est comme la tour de David, Bâtie pour être un arsenal; Mille boucliers y sont suspendus, Tous les boucliers des héros. Liebestraume

52 4:5 Salomon : Tes deux seins sont comme deux faons, Comme les jumeaux d'une gazelle, Qui paissent au milieu des lis. Liebestraume

53 4:6 Sulammith : Avant que le jour se rafraîchisse, Et que les ombres fuient, J'irai à la montagne de la myrrhe Et à la colline de l'encens. Sulammith interrompt cette description emphatique de sa beauté, en souhaitant qu'avant la fin du jour elle puisse s'échapper sur la montagne où son bien-aimé paît son troupeau. Liebestraume

54 4:7 Salomon : Tu es toute belle, mon amie, Et il n'y a point en toi de défaut. Commentaire : Salomon reprend sa description, interrompue par cette exclamation de celle qui en est l'objet. Liebestraume

55 4:8 Salomon : Viens avec moi du Liban, ma fiancée, Viens avec moi du Liban! Regarde du sommet de l'Amana, Du sommet du Senir et de l'Hermon, Des tanières des lions, Des montagnes des léopards. Commentaire : Le trône portatif, fait de cèdre du Liban, sur lequel arrive Sulammith, est comparé au Liban. Du sommet de l'Amana Salomon en fait l'image du palanquin élevé où est portée Sulammith. Antres des lions, montagnes des panthères. Allusion plaisante aux soixante guerriers bien armés dont est entouré le trône portatif Liebestraume

56 4:9 Salomon : Tu me ravis le cœur, ma sœur, ma fiancée, Tu me ravis le cœur par l'un de tes regards, Par l'un des colliers de ton cou. Liebestraume

57 4:10 Salomon : Que de charmes dans ton amour, ma sœur, ma fiancée! Comme ton amour vaut mieux que le vin, Et combien tes parfums sont plus suaves que tous les aromates! Liebestraume

58 4:11 Salomon : Tes lèvres distillent le miel, ma fiancée; Il y a sous ta langue du miel et du lait, Et l'odeur de tes vêtements est comme l'odeur du Liban. Liebestraume

59 4:12 Salomon : Tu es un jardin fermé, ma sœur, ma fiancée, Une source fermée, une fontaine scellée. Commentaire : Un jardin fermé : un endroit ombragé, fermé à tout autre que son propriétaire. Une fontaine scellée. un puits est la condition de la fertilité d'un jardin. Liebestraume

60 4:13 Salomon : Tes jets forment un jardin, où sont des grenadiers, Avec les fruits les plus excellents, Les troënes avec le nard; Liebestraume

61 4:14 Salomon : Le nard et le safran, le roseau aromatique et le cinnamome, Avec tous les arbres qui donnent l'encens; La myrrhe et l'aloès, Avec tous les principaux aromates; Liebestraume

62 4:15 Salomon : Une fontaine des jardins, Une source d'eaux vives, Des ruisseaux du Liban. Commentaire : Une source : la source de la maison, qui donne sans cesse une eau rafraîchissante, est dans la poésie orientale une image fréquente désignant la jeune épouse Liebestraume

63 4:16 Salomon : Lève-toi, aquilon! viens, autan! Soufflez sur mon jardin, et que les parfums s'en exhalent! Commentaire : L'aquilon : le vent frais du nord ; l'autan : le vent tiède du sud. Il n'appelle ni le vent d'orient, qui est impétueux et brûlant, ni le vent d'occident, qui amène la pluie Liebestraume

64 Sulammith : Que mon bien- aimé entre dans son jardin, Et qu'il mange de ses fruits excellents! Commentaire : Sulammith coupe subitement la parole à Salomon et oppose hardiment au paroxysme de la passion du monarque un cri d'amour à son bien-aimé absent ; ce cri est ici l'engagement sacré de n'appartenir jamais à aucun autre. Liebestraume

65 5:1 Salomon : J'entre dans mon jardin, ma sœur, ma fiancée; Je cueille ma myrrhe avec mes aromates, Je mange mon rayon de miel avec mon miel, Je bois mon vin avec mon lait... Mangez, amis, buvez, enivrez- vous d'amour! Commentaire : Salomon ne renonce pas à son espoir et compte bien finir par vaincre la résistance de sa captive. Il invite même ses amis à se préparer à célébrer le banquet de noce. Liebestraume

66 5:2 Sulammith : J'étais endormie, mais mon cœur veillait... C'est la voix de mon bien-aimé, qui frappe: Ouvre-moi, ma sœur, mon amie,Ma colombe, ma parfaite! Car ma tête est couverte de rosée, Mes boucles sont pleines des gouttes de la nuit. Commentaire : Je suis endormie. Sulammith est retombée dans cet état de sommeil magnétique dans lequel le cœur et l'intelligence demeurent actifs ; car ellle ajoute elle-même : Mais mon cœur veille. Voix de mon bien-aimé ! Elle l'entend ; il heurte ; il dit : Ma tête est pleine de rosée ; il a passé la nuit en plein air. Liebestraume

67 5:3 Sulammith : J'ai ôté ma tunique; comment la remettrais-je? J'ai lavé mes pieds; comment les salirais-je? Liebestraume

68 5:4 Sulammith : Mon bien-aimé a passé la main par la fenêtre, Et mes entrailles se sont émues pour lui. Liebestraume

69 5:5 Sulammith : Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé; Et de mes mains a dégoutté la myrrhe, De mes doigts, la myrrhe répandue Sur la poignée du verrou. Commentaire : Une ouverture est pratiquée sans doute dans le haut de la porte, et c'est par là que le bien-aimé a passé sa main pour tirer le verrou ; elle s'est levée dans son rêve pour aller lui ouvrir, et en touchant le verrou elle a senti la myrrhe coulant sur ses doigts. Image charmante du parfum que la présence du bien-aimé répand dans son cœur. Liebestraume

70 5:6 Sulammith : J'ai ouvert à mon bien-aimé; Mais mon bien-aimé s'en était allé, il avait disparu. J'étais hors de moi, quand il me parlait. Je l'ai cherché, et je ne l'ai point trouvé; Je l'ai appelé, et il ne m'a point répondu. Commentaire : En ouvrant la porte, elle ne voit personne ; C'est ainsi que les rêves sont tout pleins de surprises. Elle appelle : point de réponse ; elle se met à sa recherche. Liebestraume

71 5:7 Sulammith : Les gardes qui font la ronde dans la ville m'ont rencontrée; Ils m'ont frappée, ils m'ont blessée; Ils m'ont enlevé mon voile, les gardes des murs. Commentaire :Les gardes qui font la ronde. Ils gardent proprement les murs de la ville, mais ils en parcourent aussi les rues. Cette fois-ci, elle s'en tire plus péniblement que la première fois (3.3). Ils la prennent pour une courtisane et lui arrachent le grand voile dont elle s'est enveloppée. Liebestraume

72 5:8 Sulammith : Je vous en conjure, filles de Jérusalem, Si vous trouvez mon bien-aimé, Que lui direz-vous?... Que je suis malade d'amour. Commentaire : Dans sa détresse, elle fait appel aux jeunes filles qui l'entourent, en les adjurant de l'aider à retrouver son bien-aimé. Liebestraume

73 5:9 Les filles de Jérusalem : Qu'a ton bien-aimé de plus qu'un autre, O la plus belle des femmes? Qu'a ton bien-aimé de plus qu'un autre, Pour que tu nous conjures ainsi? Commentaire : Mais à quoi le distinguerons-nous ? répondent-elles plaisamment. Liebestraume

74 5:10 Sulammith : Mon bien-aimé est blanc et vermeil; Il se distingue entre dix mille. Commentaire : La réponse de Sulammith est une description enthousiaste, dans le goût oriental et au moyen des images les plus splendides qu'elle puisse imaginer, de la beauté de son bien-aimé. Blanc et vermeil : l'éclat rayonnant de sa personne.

75 5:11 Sulammith : Sa tête est de l'or pur; Ses boucles sont flottantes, Noires comme le corbeau. Liebestraume

76 5:12 Sulammith : Ses yeux sont comme des colombes au bord des ruisseaux, Se baignant dans le lait,Reposant au sein de l'abondance.

77 5:13 Sulammith : Ses joues sont comme un parterre d'aromates, Une couche de plantes odorantes; Ses lèvres sont des lis, D'où découle la myrrhe.

78 5:14 Sulammith : Ses mains sont des anneaux d'or, Garnis de chrysolithes; Son corps est de l'ivoire poli, Couvert de saphirs;

79 5:15 Sulammith : Ses jambes sont des colonnes de marbre blanc, Posées sur des bases d'or pur. Son aspect est comme le Liban, Distingué comme les cèdres. Commentaire : Comme le Liban. Sa taille est majestueuse comme cette chaîne de montagnes et les cèdres qu'elle porte.

80 5:16 Sulammith : Son palais n'est que douceur, Et toute sa personne est pleine de charme. Tel est mon bien-aimé, tel est mon ami, Filles de Jérusalem!

81 6:1 Les jeunes filles : Où est allé ton bien-aimé, O la plus belle des femmes? De quel côté ton bien-aimé s'est-il dirigé? Nous le chercherons avec toi. Commentaire : Les jeunes filles qui entourent Sulammith entrent dans sa pensée, comme par une espèce de jeu, et lui demandent de les diriger dans la recherche qu'elles veulent entreprendre avec elle. Sylvain SAUSTIER

82 6:2 Sulammith : Mon bien-aimé est descendu à son jardin, Au parterre d'aromates, Pour faire paître son troupeau dans les jardins, Et pour cueillir des lis. Commentaire : La réponse de Sulammith est le fruit capricieux du rêve.

83 6:3 Sulammith : Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi; Il fait paître son troupeau parmi les lis. Commentaire : Mais ce qui est réel, c'est son amour, auquel répond celui de son bien-aimé. Liebestraume

84 6:4 Salomon : Tu es belle, mon amie, comme Thirtsa, Agréable comme Jérusalem, Mais terrible comme des troupes sous leurs bannières. Commentaire : Salomon est entré de nouveau en scène jusqu'au verset 10. A l'éloge de la beauté du bien-aimé, dans la bouche de Sulammith, il répond par celui de la beauté de Sulammith elle- même. Thirtsa, son nom signifie grâce, beauté. Terrible comme des troupes Salomon n'avait jamais rencontré une aussi fière résistance chez aucune femme. Liebestraume

85 6:5 Salomon : Détourne de moi tes yeux, car ils me troublent. Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres, Suspendues aux flancs de Galaad. Commentaire : Un troupeau de chèvres. Image des boucles de cheveux qui ondoient sur la tête de Sulammith. Liebestraume

86 6:6 Salomon : Tes dents sont comme un troupeau de brebis, Qui remontent de l'abreuvoir; Toutes portent des jumeaux, Aucune d'elles n'est stérile. Commentaire : Tes dents... : pas une ne manque ; chacune a sa correspondante. Liebestraume

87 6:7 Salomon : Ta joue est comme une moitié de grenade, Derrière ton voile... Commentaire : La beauté du teint de Sulammith brille même à travers son voile. Liebestraume

88 6:8 Salomon : Il y a soixante reines, quatre- vingts concubines, Et des jeunes filles sans nombre.

89 6:9 Salomon : Une seule est ma colombe, ma parfaite; Elle est l'unique de sa mère, La préférée de celle qui lui donna le jour. Les jeunes filles la voient, et la disent heureuse; Les reines et les concubines aussi, et elles la louent Commentaire : Quoi qu'il en soit du lien extérieur qui puisse l'unir à l'une quelconque des reines de premier ordre, Sulammith seule sera l'épouse de son cœur, son unique, aussi chère qu'une fille unique l'est à sa mère. Chez les autres femmes elles-mêmes, l'admiration l'emportera sur la jalousie. Liebestraume

90 6:10 Salomon : Qui est celle qui apparaît comme l'aurore, Belle comme la lune, pure comme le soleil, Mais terrible comme des troupes sous leurs bannières? Commentaire : Qui est celle-ci... ? exprime l'admiration toujours nouvelle qu'éprouve le roi à chaque regard qu'il jette sur elle. Liebestraume

91 6:11 Sulammith : Je suis descendue au jardin des noyers, Pour voir la verdure de la vallée, Pour voir si la vigne pousse, Si les grenadiers fleurissent. Commentaire : Sulammith, saisie elle-même par l'impression qu'elle produit, se recueille et se demande comment elle est arrivée dans une semblable position. Alors lui revient en mémoire la dernière circonstance qu'elle se rappelle distinctement et de laquelle est procédé tout ce qui se passe actuellement. A ce souvenir, qui l'émeut profondément, elle s'exprime d'une manière entrecoupée. J'étais descendue... Jardin des noyers, pour voir... Sylvain SAUSTIER

92 6:12 Sulammith : Je ne sais, mais mon désir m'a rendue semblable Aux chars de mon noble peuple. Commentaire : Il y a là comme un bégaiement, tel que celui qui caractérise l'aveu pénible d'une faute, mais on comprend pourtant le sens de cette phrase. Elle était descendue dans le jardin voisin de sa demeure ; elle a aperçu à quelque distance un cortège de riches chariots et s'est laissée aller à s'en rapprocher curieusement ; de là est provenu tout le mal. Liebestraume

93 7:1 Les jeunes filles : Reviens, reviens, Sulamithe! Reviens, reviens, afin que nous te regardions. Qu'avez-vous à regarder la Sulamithe Comme une danse de deux chœurs? Commentaire : Reviens, reviens... ! Cette prière, quatre fois répétée, prouve que Sulammith, en prononçant les dernières paroles, s'est mise a fuir, comme si elle voulait échapper, en ce moment même, aux gens du cortège qui l'ont remarquée et la poursuivent. Les jeunes filles qui l'admirent veulent l'arrêter et la contempler à loisir. Sulammith s'étonne de l'admiration dont une pauvre villageoise, comme elle, est l'objet. Liebestraume

94 7:2 Les jeunes filles : Que tes pieds sont beaux dans ta chaussure, fille de prince! Les contours de ta hanche sont comme des colliers, Œuvre des mains d'un artiste. Commentaire : Ici commence, à l'occasion de cette danse, un nouvel éloge de la beauté de Sulammith ; mais il est cette fois dans la bouche des jeunes filles. Tes pas, ta chaussure. Les jeunes filles commencent par ce qui les frappe en ce moment, à la vue de la démarche cadencée de Sulammith, qu'elles comparent à une danse d'anges. Liebestraume

95 7:3 Les jeunes filles : Ton sein est une coupe arrondie, Où le vin parfumé ne manque pas; Ton corps est un tas de froment, Entouré de lis. Commentaire : Ton corps: il est comparé à un tas de grain de froment. La couleur du froment arrivé à maturité est une comparaison fréquente chez les Orientaux, pour exprimer ce qu'ils envisagent comme la plus belle couleur de la peau humaine. Luc Corbaye

96 7:4 Les jeunes filles : Tes deux seins sont comme deux faons, Comme les jumeaux d'une gazelle. Liebestraume

97 7:5 Les jeunes filles : Ton cou est comme une tour d'ivoire; Tes yeux sont comme les étangs de Hesbon, Près de la porte de Bath-Rabbim; Ton nez est comme la tour du Liban, Qui regarde du côté de Damas. Liebestraume

98 7:6 Les jeunes filles : Ta tête est élevée comme le Carmel, Et les cheveux de ta tête sont comme la pourpre; Un roi est enchaîné par des boucles!... Commentaire : Ta tête... Elle couronne le corps par l'éclat de sa chevelure couleur pourpre, comme le Carmel par l'abondance de ses riches forêts couronne la partie septentrionale de la Palestine. Un roi est enchaîné. Cette chevelure féminine est pour le roi comme un filet dans lequel il est enlacé. Liebestraume

99 7:7 Salomon : Que tu es belle, que tu es agréable, O mon amour, au milieu des délices! Commentaire : C'est Salomon qui reprend la parole et qui, dans un mouvement passionné, exprime sa ferme résolution de satisfaire son amour. Liebestraume

100 7:8 Salomon : Ta taille ressemble au palmier, Et tes seins à des grappes. Commentaire : Ressemble au palmier. La stature élancée de cet arbre est l'image de la taille svelte de la jeune fille. On voit par la fin du verset que le roi pense au palmier à dattes, dont les fruits pendent en grappes au haut du tronc. Liebestraume

101 7:9 Salomon : Je me dis: Je monterai sur le palmier, J'en saisirai les rameaux! Que tes seins soient comme les grappes de la vigne, Le parfum de ton souffle comme celui des pommes, Liebestraume

102 7:10 Salomon : Et ta bouche comme un vin excellent,... Liebestraume

103 Sulammith : Qui coule aisément pour mon bien-aimé, Et glisse sur les lèvres de ceux qui s'endorment! Commentaire : Malgré ce que vient de se promettre si résolument Salomon, Sulammith réserve son amour à son bien-aimé, seul. Liebestraume

104 7:11 Sulammith : Je suis à mon bien-aimé, Et ses désirs se portent vers moi. Commentaire : Cette parole est comme un cri de triomphe de Sulammith. appartenant tout entière à son bien-aimé et sûre également de l'attachement inébranlable qu'il a pour elle. Liebestraume

105 7:12 Sulammith : Viens, mon bien- aimé, sortons dans les champs, Demeurons dans les villages! Commentaire : Dans cette douce assurance, elle se livre à une ravissante rêverie ; elle s'imagine être libre et pouvoir inviter son bien-aimé à venir s'ébattre avec elle dans les campagnes environnantes. Liebestraume

106 7:13 Sulammith : Dès le matin nous irons aux vignes, Nous verrons si la vigne pousse, si la fleur s'ouvre, Si les grenadiers fleurissent. Là je te donnerai mon amour. Commentaire : Sulammith veut dire tout simplement : Là, je pourrais te témoigner toute ma tendresse, te caresser, sans scandaliser personne Liebestraume

107 7:14 Sulammith : Les mandragores répandent leur parfum, Et nous avons à nos portes tous les meilleurs fruits, Nouveaux et anciens: Mon bien-aimé, je les ai gardés pour toi. Commentaire : Les mandragores. Les fruits de cette plante mûrissent au mois de mai et répandent un parfum agréable, mais douceâtre.A nos portes, probablement : au-dessus de nos portes ; c'est à dire suspendus sur les corniches des portes. Nouveaux et anciens : les uns, de nouvelle venue ; les autres, gardés pour lui dès l'année précédente. Liebestraume

108 8:1 Sulammith : Oh! que n'es-tu mon frère, Allaité des mamelles de ma mère! Je te rencontrerais dehors, je t'embrasserais, Et l'on ne me mépriserait pas. Commentaire : C'est ici une expression touchante de la pureté de la jeune fille, qui ne conçoit pas de plus grand bonheur que l'intimité des relations fraternelles. Liebestraume

109 8:2 Sulammith : Je veux te conduire, t'amener à la maison de ma mère; Tu me donneras tes instructions, Et je te ferai boire du vin parfumé, Du moût de mes grenades. Commentaire : Il a vu le monde plus qu'elle, et, dans ces entretiens pleins de douceur, il lui révélerait bien des choses qu'elle ignore encore. Liebestraume

110 8:3 Sulammith : Que sa main gauche soit sous ma tête, Et que sa droite m'embrasse! Commentaire : A cette pensée, elle se sent comme reposant dans ses bras. Liebestraume

111 8:4 Sulammith : Je vous en conjure, filles de Jérusalem, Ne réveillez pas, ne réveillez pas l'amour, Avant qu'elle le veuille. Commentaire : Et elle adjure, comme déjà précédemment, les jeunes filles présentes de ne pas la tirer de cette extase, jusqu'à ce qu'elle en sorte d'elle-même. Liebestraume

112 8:5 La foule : Qui est celle qui monte du désert, Appuyée sur son bien-aimé? Commentaire : Ici commence l'acte final du drame qui en renferme le dénouement. Salomon a déposé les armes en face de la fière et inébranlable résistance de Sulammith, et il a renvoyé la jeune fille dans sa demeure. Elle paraît, réunie à son bien-aimé et s'appuyant sur son bras avec confiance. Liebestraume

113 Sulammith : Je t'ai réveillé sous le pommier; Là ta mère t'a enfantée, C'est là qu'elle t'a enfantée, qu'elle t'a donné le jour. Commentaire : Sulammith raconte comment elle l'a retrouvé : il dormait dans le jardin de sa mère, sous l'arbre sous lequel elle lui avait donné le jour. Le pommier, dans les mythologies orientales, par la beauté incomparable de sa floraison printanière, est l'image du paradis. Le Messie viendra, mais seulement après que toutes les luttes seront achevées, que toutes les tentations seront surmontées. Alors enfin Israël, en possession du Messie, célébrera sa finale et parfaite victoire, comme le fait ici Sulammith à la suite de son épreuve. Liebestraume

114 8:6 Sulammith : Mets-moi comme un sceau sur ton cœur, Comme un sceau sur ton bras; Car l'amour est fort comme la mort, La jalousie est inflexible comme le séjour des morts; Ses ardeurs sont des ardeurs de feu, Une flamme de l'Eternel. Commentaire : Sulammith éclate en un chant de triomphe et célèbre l'indissolubilité du lien qui l'attache à son bien-aimé. Elle proclame la puissance du sentiment qui lui a donné la victoire sur les séductions dont l'a entourée Salomon. Une flamme de l'Eternel : Le vrai amour est invincible, parce qu'il vient d'En haut. Liebestraume

115 8:7 Sulammith : Les grandes eaux ne peuvent éteindre l'amour, Et les fleuves ne le submergeraient pas; Quand un homme offrirait tous les biens de sa maison contre l'amour, Il ne s'attirerait que le mépris. Commentaire : De grandes eaux... les fleuves... Image de tous les moyens de séduction dont a en vain usé Salomon. On le repousserait avec mépris. L'amour ne s'achète à aucun prix ; celui qui l'éprouve véritablement ne peut que repousser avec dédain toute offre vénale. Liebestraume

116 8:8 Sulammith : Nous avons une petite sœur, Qui n'a point encore de mamelles; Que ferons-nous de notre sœur, Le jour où on la recherchera? Commentaire : Israël n'est pas seul au monde ; il y a en dehors de lui toute une humanité idolâtre, qui n'a pas encore reçu la connaissance de Jéhova, de sa loi et du salut promis, et pour qui l'épreuve de la fidélité est encore à venir. Elle ne manquera pas d'y être soumise un jour, et par là décidera elle-même, comme l'a fait Sulammith, de son sort final. Liebestraume

117 8:9 Sulammith : Si elle est un mur, Nous bâtirons sur elle des créneaux d'argent; Si elle est une porte, Nous la fermerons avec une planche de cèdre. Commentaire : Si, lorsqu'elle connaîtra Jéhova, elle s'attache à lui et tient ferme pour lui contre les séductions terrestres, elle aura accès à la gloire, comme Israël ; sinon, on lui infligera une humiliante réclusion. Liebestraume

118 8:10 Sulammith : Je suis un mur, Et mes seins sont comme des tours; J'ai été à ses yeux comme celle qui trouve la paix. Commentaire : Sulammith, par sa victoire remportée, peut se donner à cette jeune sœur comme modèle ; par sa fermeté elle a été trouvée digne, aux yeux de Salomon, d'obtenir la paix. Liebestraume

119 8:11 Sulammith : Salomon avait une vigne à Baal-Hamon; Il remit la vigne à des gardiens; Chacun apportait pour son fruit mille sicles d'argent. En Baal-Hamon signifie maître d'une multitude. Sulammith désigne par cette vigne les vastes territoires que David avait légués à Salomon et qu'il avait conquis au nord, à l'est et au sud de la Palestine. L'expression est advenue à montre qu'il s'agit d'un bien qui est arrivé à Salomon en outre de son royaume héréditaire. Les gardiens de ce grand vignoble sont les préfets établis sur ces pays conquis. Les mille pièces d'argent payées à Salomon représentent les tributs que ces préfets faisaient payer annuellement à tous ces peuples soumis Liebestraume

120 8:12 Sulammith :Ma vigne, qui est à moi, je la garde. A toi, Salomon, les mille sicles, Et deux cents à ceux qui gardent le fruit! Liebestraume

121 Ma vigne, à moi. C'est la terre de Canaan, que Dieu a donnée à Israël. Elle est devant moi, sous mes yeux, et non pas comme ta vigne à toi, Salomon, dans des contrées lointaines. A toi, Salomon, les mille : non pas les mille sicles qu'il retire des pays conquis, mais ceux qui lui sont dûs (aussi bien que par les autres pays) comme tribut sur la terre de Canaan. Deux cents aux gardiens de son fruit. Le fruit d'Israël est la fidèle adoration de Jéhova et l'obéissance sainte à la loi. Ceux qui sont appelés à veiller sur sa production et la conservation de ce fruit sont naturellement les ministres du culte, les sacrificateurs et les Lévites. Sur le tribut payé au roi par le peuple qu'elle représente, Sulammith réserve la part afférente à l'entretien de ces serviteurs de Dieu. Comment Sulammith pourrait-elle parler à Salomon, comme simple jeune villageoise, du revenu de sa propre vigne et de l'obligation qu'elle y attache ? Il est bien évident que c'est Israël tout entier qui est personnifié en elle. Par sa bouche, le peuple fait vœu de soumission à la royauté qu'il vient de se donner, mais réserve en même temps le droit de Dieu, auquel est subordonné celui du roi.

122 8:13 Le bien-aimé : Habitante des jardins! Des amis prêtent l'oreille à ta voix. Daigne me la faire entendre! Liebestraume

123 Le bien-aimé paraît entouré de ses amis de noce et comptant bien que le moment est venu de célébrer enfin leur union. Pour la première fois, il prend la parole dans ce poème tout rempli de lui : Habitante des jardins. Il l'appelle ainsi pour caractériser le contraste entre le séjour actuel de Sulammith et son propre séjour ordinaire qu'il vient de quitter avec ses compagnons pour la rejoindre. Les jardins, en opposition aux pâturages des montagnes, sont l'emblème d'une vie sociale bien réglée. Il désire encore, avant de l'emmener, qu'elle leur fasse entendre, à lui et à ses amis, un de ces chants qui les ont si souvent ravis autrefois.

124 8:14 Sulammith : Fuis, mon bien- aimé! Sois semblable à la gazelle ou au faon des biches, Sur les montagnes des aromates! Liebestraume

125 Fuis, mon bien-aimé ! Au lieu d'un chant d'amour et d'union, c'est un adieu. Sulammith congédie son bien aimé en le renvoyant sur les montagnes des aromates, ou il fait son séjour habituel. Il y a ici le sentiment fortement exprimé que le temps n'est point encore arrivé où peut se réaliser l'union figurée plus haut de la jeune fille et de son ami, c'est-à- dire, d'Israël avec Jéhova. Ce n'est pas encore le moment où l'Eternel peut venir habiter le palais royal en Israël, s'asseoir sur le trône messianique. Un intervalle plus ou moins long doit séparer ce qui n'est encore que l'apparition typique du royaume divin sur la terre, telle qu'on la contemple actuellement en la personne de Salomon, de sa réalisation définitive et véritable. Le vrai Berger doit pour le moment laisser la place au roi terrestre, jusqu'à ce que le terrain soit préparé pour sa propre apparition. En attendant, il doit se retirer dans une demeure supérieure, où Sulammith ne peut le suivre, cette demeure est appelée par Sulammith les montagnes des aromates ; on comprend ce qu'elle entend par là, quand on se rappelle que, près de Jérusalem, à côté du palais de Salomon, se trouvait, sur la colline du temple, le sanctuaire où Israël faisait fumer, chaque matin et chaque soir, sur l'autel d'or, l'encens composé des parfums les plus précieux. Ce sanctuaire terrestre, résidence visible de Jéhova au milieu de son peuple, n'est naturellement que l'image de la résidence céleste de l'Eternel, d'où il descendra en son temps pour s'unir à Israël et par là même à toute l'humanité.

126 Les images de Sulammith sont de lartiste australienne Liebestraume Autres images : internet Musique : Concerto pour violon de Tchaikovsky par Leonid Kogan Daniel janvier 2006 Ce diaporama (17) est strictement privé. Il est à usage non commercial.


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