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vendredi 6 juin 2014 - 08:55 Ces poèmes sont aussi extraits du livre de Pierre Comte « Écrits pour la mémoire ». Contact : tél. : 05.58.73.28.42

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2 vendredi 6 juin :55

3 Ces poèmes sont aussi extraits du livre de Pierre Comte « Écrits pour la mémoire ». Contact : tél. : Je ne suis pas payée pour faire de la publicité, rassurez- vous ! mais ce livre ma tellement secouée…

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5 À tous ceux qui veulent vous installer dans le silence Vous néantiser Dites, dites-leur à voix forte Quun jour le chaperon quitte la tête du faucon

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7 Le vent sur ma joue a précédé la gifle. Pour arrêter ce sang je renifle. Peine inutile même avec des manières Car du bourreau je suis prisonnière. Jai beau rentrer la tête dans les épaules Cela ne permet pas déviter les coups au ventre Je peux pour amortir me plier comme un saule Mais tout se déchire de la tête au bas-ventre. Le sang comme un clown grotesque ma bouche farde Ma tête explose tout fait mal. Même de Dieu Vers qui mes pensées et ma souffrance sattardent Je doute. Je doute que ma douleur monte aux cieux Car le Tout-Puissant savère aussi impuissant. Fuir. Limpossible rêve le poème caressant.

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9 Rencontre Dune journée ou dun soir Feutrée comme vos pas Comme la peur autour de vous Celle qui a disposé son halo. Lon ma souvent dit depuis, Que beaucoup dentre vous souhaitaient que ce soit Le dernier soleil La dernière lune. Pourtant la vie plus forte que la souffrance Plus forte que la douleur Vous la continuez Elle est là comme une insurrection. Méprisées pour le crime dêtre femme Par les violeurs de liberté les porteurs de lèpre Vous voilà condamnées à vivre dans un monde Ne permettant pas dy rencontrer Lémotion, la douceur. Les genoux fléchissent fléchissent Lentement sous le tissu épais Hermétique

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11 De petites taches au sol héritent de ton passage De ronds rouges en ronds rouges La terre boit ta vie Comme une voleuse de sang Retraçant litinéraire du bourreau À la pièce de souffrance. Il te semble que la mort Serait plus douce en regard de la mutilation Pourtant tu voudrais au monde Crier ton désespoir Arracher ton cœur Au ciel jeter ta colère ! Mais La violence est lourde sur tes épaules Le soleil se voile imitant son visage Elle a regardé dans les lignes de sa main Rien de tout cela ny est inscrit Pas plus, à chaque doigt, labsence dune première phalange Les ongles pourtant étaient déjà rouges

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13 À chaque jour qui passe Tu construis tes cicatrices Pas toujours une à une Comme les heures ou les années qui sécoulent À la première lueur du jour La fenêtre souvre Sur les blessures à venir Sans que soient guéries celles de la veille À la matinée déjà Tes cris sous les coups Némeuvent personne De ta voix il ne reste que quelques vestiges …/…

14 Tu voulais aller là-bas Là ou lon apprend dans les livres Y chercher la joie Sur le chemin tu as trouvé la morsure Neuf ans. Trop âgée. Déjà. Le ciel sest teinté de douleur Une poignée dhommes en ont ainsi décidé, De la femme, des femmes, De celles qui sont lavenir de lhomme Comme le chantait le poète…

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16 Des millions dannées Pour que vive une planète Des millions dannées Pour créer du merveilleux Vingt ans de guerre Par quelques illuminés Quelques années Seulement Pour retomber dans la préhistoire. Le deuil est tombé Étendant son voile Sur cette terre Autrefois perle du monde. …/…

17 La folie Impitoyable avance de jour en jour Guidée Par ceux qui se prétendent représentants du ciel La douleur obsédante sest installée Dans leur corps, leur vie de chaque seconde, Vidant de leur sens Des mots simples comme amour, sourire, demain, Donnant à ces femmes Lenvie dun sommeil éternel La route est longue jusquà la mort

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19 Jai trouvé cette nuit bien trop courte, Jaurais aimé la prolonger pour faire durer les images. Ici, personne nest arrivé à empêcher cela : rêver, encore rêver. Femme parmi les femmes Et les hommes Je pouvais voyager seule dans la rue Dans le bus. De lété torride à lhiver glacial En passant par les automnes magnifiques de nos forêts Je pouvais parer mon corps de vêtements de couleurs Plus gracieux les uns que les autres Adaptés à nos saisons. Mes mouvements étaient amples Et fleuraient bon la liberté Je pouvais lire étudier Me faire soigner Les bâtons brûlaient dans la cheminée Lhiver. Les mères étaient heureuses davoir des enfants. Le ciel sétait éclairci.

20 …/… Zakia ma dit quun jour elle avait trouvé un livre, un journal, où tout était très différent, où les femmes sont libres et belles, ne portant pas de traces de coups sur leur corps. Zakia ma dit que cétait sûrement vrai ce quil y avait dans ce journal. Mais ce doit être dans une autre planète. Je ne veux pas aller vivre ailleurs, aussi, toi si haut, dis-le moi en shindi, en baloutchi, en punjadi, quimporte, mais dis- moi que tu peux prolonger les rêves et te faire larchitecte du bonheur.

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22 Jhabite un pays Sur une planète ronde Il y pleut, vente, neige Comme ailleurs On y trouve des saisons Des villes et des campagnes Des steppes et des nomades Des hommes jeunes, vieux. Tiens ! les femmes Quelquun a oublié De créer les femmes. Mon pays est enclavé sur la terre dAsie Tiens ! Comme ces fantômes qui déambulent, Dans mon pays…

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24 - Textes : Pierre Comte, avec son aimable autorisation - Lectrice : Pierrette Beaulieu - Technicien du son : Léo Beaulieu - Musique de fond : Ernesto Cortazar : « Love Hurtz » - Fractales de Rico Wack, repris dans le programme PhotoFiltre Diaporama de Jacky Questel, ambassadrice de la Paix


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