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Au Sud du Zambèze, lempire du Monomotapa. « Deux vrais amis vivaient au Monomotapa, Lun ne possédait rien qui nappartint à lautre. Les amis de ce pays.

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1 Au Sud du Zambèze, lempire du Monomotapa

2 « Deux vrais amis vivaient au Monomotapa, Lun ne possédait rien qui nappartint à lautre. Les amis de ce pays là Valent bien, dit-on, ceux du nôtre » J. de La Fontaine « les deux amis », Fables, 1678 « Monomotapa: royaume dAfrique qui comprend toute la terre ferme qui est entre les rivières Magnice et Cuama, ou Zambèze (…) Cet état est abondant en or et en éléphant: le roi qui le gouverne est fort riche, et étend presque son domaine jusquau cap de Bonne Espérance. Il a sous lui plusieurs autres princes tributaires, dont il élève les enfants à sa cour, pour contenir les pères sous son obéissance; cest un trait politique des plus adroits et des plus imaginés. » D. Diderot, Encyclopédie, 1765 « A tous ceux qui me furent proches et dont je me suis cru éloigné avant de retrouver leur présence à mes côtés, je propose un rendez-vous dans un autre lieu, un pays que je ne saurais situer sur aucune carte et dont le nom pourrait avoir été inventé par un enfant qui croirait en ces rêves: le Monomotapa. » J.B. Pontalis, le songe du Monomotapa, 2009 Une société dégaux? Une société riche et bien gouvernée? Un pays imaginaire?

3 Lempire du Monomotapa et les Etats voisins (15 e - 19 e siècles). Cartes établie daprès Randles W.G.L.: Lempire du Monomotapa du XVe au XIXe siècle, Paris/La Haye, Mouton, 1975

4 « On tire de lor des cours deau toute lannée, mais en plus grande quantité à la saison des pluies, et vers la fin, au moment où baisse le niveau des eaux. Lor (des mines) de Manica sextrait également toute lannée; mais au Mocaranga, ce nest que pendant les trois mois dits du crimo: août, septembre, octobre; car, aussitôt la récolte terminée, il commence à pleuvoir assez pour permettre aux mineurs de laver ou tamiser lor. Dès novembre, en raison des intempéries, les marondos, cest-à-dire les puits et les creux doù lon extrait lor, sont inondés, et le travail doit sarrêter. Souvent le marondo ne donne pas grand-chose, parfois mille, deux mille ou trois mille pastas (une pasta = 425g). Voici comment lon procède: là où il a été décidé douvrir des marondos, accourent de nombreux Noirs avec leurs femmes et leurs enfants (…) Ils creusent des degrés pour monter et descendre le long des parois du puits; des Noirs sy tiennent, qui se passent de main en main la mataca, cest-à-dire la terre, que ceux qui creusent leur donnent dans des pandes, ou coupes en bois. La première mataca ne renferme que peu dor; ils reconnaissent la mataca dor (ou la pierre dor comme cest souvent le cas), et lorsquils la trouvent, ils ne la lâchent pas avant quelle ne soit épuisée, la suivant partout sous la terre. Il peut arriver quon crève une poche deau, si abondante quelle noie la mine (…). Certains de ces marondos, où pourtant lor abonde, sont abandonnés faute de machines pour pomper leau. Manoel Barretto: « informaçao do Estado et Conquista dos rios de Cuama », Cité par Randles W.G.L.: Lempire du Monomotapa du Xve au XIXe siècle, Paris/La Haye, Mouton, 1975

5 « [Le roi se rend au sommet dune montagne où sont enterrés ses ancêtres, il les pleure pendant deux ou trois jours] jusquau moment où le diable sintroduit dans un Noir du groupe, disant quil est lâme du roi défunt, père du roi vivant qui est en train de célébrer ces funérailles, et quil vient parler à son fils. Le Noir possédé a toute lapparence de quelquun qui a le diable au corps, étendu raide à terre, laid, maussade, et ayant perdu la raison; ainsi, le diable parle par sa bouche toutes les langues étrangères des autres peuples de Noirs, que comprennent beaucoup de ceux qui assistent à la scène. En outre, il se met aussitôt à écumer et à parler comme parlait le roi défunt quil représente, si bien quon dirait que cest lui, tant pour la voix que pour les gestes; à ces signes, les Noirs savent que lâme du roi défunt est revenue, comme ils le croient. (…) [Le roi] lui demande sil y aura des guerres, sil y triomphera de ses enemis, sil y aura des famines ou des malheurs dans son royaume, enfin tout ce quil veut savoir de lui, et le diable répond à toutes ses questions et lui conseille ce quil doit faire. » Joao dos Santos, Ethiopia Oriental, 1609, Cité par Randles W.G.L.: Lempire du Monomotapa du XVe au XIXe siècle, Paris/La Haye, Mouton, 1975

6 La succession des 4 premiers empereurs du Monomotapa Mutota (début 15 e )le fondateur Matopele conquérant (et lextension maximale de lempire) Mocombale premier effritement et la révolte de Changamira Quesarymbo (début 16 e )lempire est désormais morcelé « Ce royaume de Manamotapa est constitué par un territoire appelé Mocaranga (…), qui appartenait jadis tout entier à lempire du Monomotapa, et est maintenant divisé en quatre royaumes à savoir: celui qui gouverne aujourdhui le Manamotapa, le royaume de Quiteve, le royaume de Sedanda et le royaume de Chicanga. Cette division fut le fait dun empereur Manamotapa (Mocomba) qui, ne voulant ou ne pouvant pas gouverner des territoires aussi lointains, en nomma gouverneurs trois de ses fils (…) Lorsque leur père mourut et quun autre de ses fils lui succéda, lequel vivait à la cour, les trois qui avaient été nommés gouverneurs se révoltèrent avec leurs provinces, et refusèrent désormais dobéir à ce Manamotapa ou à ses successeurs, chacun deux soutenant que cétait à lui que revenait lempire. Cest pourquoi il éclate presque tous les ans une guerre entre eux. Ainsi se sont séparés de lempire du Monomotapa trois grands royaumes qui ont beaucoup de vassaux, mais le premier reste néanmoins plus grand que tous les trois ensemble. » Joao dos Santos, Ethiopia Oriental, 1609, Cité par Randles W.G.L.: Lempire du Monomotapa du XVe au XIXe siècle, Paris/La Haye, Mouton, 1975

7 Lempire du Monomotapa et les Etats voisins (15 e - 19 e siècles). Cartes établie daprès Randles W.G.L.: Lempire du Monomotapa du XVe au XIXe siècle, Paris/La Haye, Mouton, 1975 Le grand Monomotapa

8 Lempire du Monomotapa et les Etats voisins (15 e - 19 e siècles). Cartes établie daprès Randles W.G.L.: Lempire du Monomotapa du XVe au XIXe siècle, Paris/La Haye, Mouton, 1975 Les trois royaumes ayant fait sécession Le Monomotapa dans ses limites minimales

9 « Toutes les mines qui se trouvent chez les Noirs (…) sont contrôlées par des Noirs vassaux du Monomotapa, comparables à ce que sont au Portugal le duc de Bragance, le duc dAveiro, le marquis de Vila Real, et autres seigneurs; mais leurs droits ne sont pas aussi stables, car suivant son bon plaisir, le Monomotapa prend aux uns et donne aux autres ». Observations de Vasco Fernandes Homem ( ). Cité par Randles W.G.L.: Lempire du Monomotapa du XVe au XIXe siècle, Paris/La Haye, Mouton, 1975 « Ces princes reçoivent le titre de mambos et son aussi appelés muenenhicos, mot qui signifie « seigneur de la terre », parce que, descendants des frères et compagnons de Mutota quils aidèrent à conquérir de territoire, celui-ci, en récompense, leur donna la jouissance permétuelle des districts avec droit de succession. » Albino Manoel Pacheco: Uma viagem de Tete a Zumbo, 1883 (recueil de traditions orales en particulier). Traduction française dans Guyot Paul, Voyage au Zambèze, Paris 1895

10 « Autrefois, les rois de ce pays avaient coutume davaler du poison pour se suicider lorsque, par accident ou naturellement, il leur arrivait dêtre impuissants, atteints de quelque maladie contagieuse, quand ils perdaient leurs incisives, ce qui les rendait laids, ou encore sils présentaient quelque difformité ou infirmité. Pour ne pas vivre avec ces tares, ils se tuaient, car ils disaient que le roi devait être sans défaut » Joao dos Santos, Ethiopia Oriental, 1609, Cité par Randles W.G.L.: Lempire du Monomotapa du XVe au XIXe siècle, Paris/La Haye, Mouton, 1975 « Personne ne vient parler au roi ou à sa femme sans lui apporter quelque chose. Les Portugais lui apportent des vêtements, les Noirs une vache, une chèvre ou des tissus. Quand ils sont si pauvres, quils nont rien à donner, ils lui apportent un sac de terre en guise dhommage et une botte de paille pour couvrir la maison. » Joao dos Santos, Ethiopia Oriental, 1609, Cité par Randles W.G.L.: Lempire du Monomotapa du XVe au XIXe siècle, Paris/La Haye, Mouton, 1975 « tous les membres de sa cour [du Monomotapa] et les capitaines des guerriers, chacun avec tous les siens, étaient tenus de lui donner sept jours sur trente de travail dans ses champs ou ailleurs. » Joao de Barros, Decadas de India, 1552, Cité par Randles W.G.L.: Lempire du Monomotapa du XVe au XIXe siècle, Paris/La Haye, Mouton, 1975

11 Lempire du Monomotapa et les Etats voisins (15 e - 19 e siècles). Cartes établie daprès Randles W.G.L.: Lempire du Monomotapa du XVe au XIXe siècle, Paris/La Haye, Mouton, 1975 Sofala Implantation initiale des Portugais Axe de pénétration ultérieur

12 « … Il y a certes de lor dans le pays, mais il est disséminé un peu partout, et personne nen a suffisamment pour quil vaille la peine de venir de si loin [à Sofala] pour le vendre; dautre part, ils attendent quon leur apporte les marchandises sur place où chacun peut acheter ce quil veut, ils se rendent à des foires fixes, où se trouvent des sheiks dici, de Sofala, agents de ces marchands, à qui il achètent les marchandises que ceux-ci reçoivent dici… » Témoignage de Pero Vaz de Soares, Cité par Randles W.G.L.: Lempire du Monomotapa du XVe au XIXe siècle, Paris/La Haye, Mouton, 1975

13 « Moi, empereur du Monomotapa, je jure bon et il me plait de donner à Sa Majesté [le roi du Portugal] toutes les mines dor, de cuivre, de fer, de plomb et détain existant dans tout mon royaume, à condition que le roi du Portugal, à qui je donne lesdites mines, me conserve mon Etat, et que jy puisse gouverner souverainement, comme je lai fait jusquà présent, et comme le firent mes ancêtres. » Acte notarié transcrit par le greffier Miguel Nunes, Cité par Randles W.G.L.: Lempire du Monomotapa du XVe au XIXe siècle, Paris/La Haye, Mouton, 1975 « [Le Vice-roi des Indes lui envoya] une robe longue, un dossier une chaise à dossier et une sans, le tout en velours cramoisi, frangé dor, avec un tabouret damassé, une bonne épée, une cape, une couronne et un sceptre dargent, accompagné de ces mots: « Je vous envoie ces choses, qui sont les insignes que Votre Majesté fait remettre à ses vassaux quand elle les nomme Rois et leur confie leurs Royaumes, procédant avec eux comme on la fait avec elle », (…) une veste décarlate brodée dor, un chapeau de deux bonnets, un baril de vin de palme et un autre darak, cest-à-dire deau de vie, et deux barils de vin de Portugal blanc et rouge, pour lapaiser, dissiper la méfiance quil éprouve, me dit-on, et lui inspirer de bonnes dispositions pour servir Votre Majesté, son amitié est en effet des plus importantes, car cest sur son territoire que se trouve la montagne du cuivre « Carta de 15 de Janeiro de 1630 do Viso rei Conde de Linhares a El Rei ». Cité par Randles W.G.L.: Lempire du Monomotapa du XVe au XIXe siècle, Paris/La Haye, Mouton, 1975

14 « … Il y a certes de lor dans le pays, mais il est disséminé un peu partout, et personne nen a suffisamment pour quil vaille la peine de venir de si loin [à Sofala] pour le vendre; dautre part, ils attendent quon leur apporte les marchandises sur place où chacun peut acheter ce quil veut, ils se rendent à des foires fixes, où se trouvent des sheiks dici, de Sofala, agents de ces marchands, à qui il achètent les marchandises que ceux-ci reçoivent dici… » Témoignage de Pero Vaz de Soares, Cité par Randles W.G.L.: Lempire du Monomotapa du XVe au XIXe siècle, Paris/La Haye, Mouton, 1975 Le « Grand Zimbabwe », (grande demeure de pierre), édifié à partir du XIIIe siècle Ces mines sont les plus anciennes que lon connaisse dans le pays, elles sont toutes en plaine. Au milieu se dresse une forteresse carrée, entièrement construite de pierres dune grandeur étonnante très bien taillées à lextérieur et à lintérieur, sans trace de chaux pour les joindre: la muraille a plus de 25 empans de large (5,5m) et sa hauteur parait faible par rapport à cette largeur… » Joao de Barros, Decadas de India, 1552, Cité par Randles W.G.L.: Lempire du Monomotapa du XVe au XIXe siècle, Paris/La Haye, Mouton, 1975

15 Le « Grand Zimbabwe »

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