Liens entre VIH, nutrition et sécurité alimentaire Module 4

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Transcription de la présentation:

Liens entre VIH, nutrition et sécurité alimentaire Module 4 La présente diapositive permet d'introduire la session.

But : Comprendre quelles interactions existent entre VIH, nutrition et sécurité alimentaire Objectifs Etre en mesure d'expliquer les effets du VIH sur la nutrition, et vice-versa s'agissant de ceux de la nutrition sur le VIH$$ Etre en mesure d'expliquer les effets du VIH sur la sécurité alimentaire, et vice-versa s'agissant de ceux de la nutrition sur le VIH$$ Le VIH, la nutrition et la sécurité alimentaire entretiennent des liens complexes. Il est par conséquent crucial de comprendre la nature de ces liens lors de l'élaboration de programmes intégrés. Bien que ces liens soient souvent perçus comme une contrainte à une bonne santé (soit le cercle vicieux de la malnutrition et du VIH), ,ils peuvent aussi constituer une opportunité permettant d’améliorer la santé des personnes vivant avec le virus, les PVVIH, et les membres des foyers touchés. A la fin de ce module, les participants seront en mesure 1) d'expliquer les effets du VIH sur la nutrition, et ceux de la malnutrition sur les maladies liées au VIH ; 2) de comprendre le cercle vicieux de la malnutrition et du VIH ; et 3) d'expliquer les effets du VIH sur la sécurité alimentaire, ainsi que les effets de cette dernière sur les maladies liées au VIH.

Ce lien fort entre nutrition et VIH “Une nutrition adéquate ne peut guérir l'infection à VIH mais elle est essentielle à la préservation du système immunitaire, de la résistance et d'une qualité de vie optimale pour les PVVIH/S.” -- Déclaration des participants à la conférence de l'OMS sur Nutrition et VIH et sida, tenue en Afrique du Sud en 2005 A la conférence de l’OMS, du PAM et de leurs partenaires sur Nutrition, VIH et sida (Durban, Afrique du Sud, 2005), la Déclaration des participants a clairement reconnu le lien fort existant entre la nutrition et le VIH et sida, ainsi que l'occasion que ce lien offre pour une amélioration de la qualité de vie des PVVIH.

L'importance d'une bonne nutrition n'échappe à aucun d'entre nous… “Les carottes nous permettent de voir la nuit.” “Une pomme par jour et zéro visite chez le docteur.” Dans les modules intitulés « Principes de la nutrition et du régime équilibré » et « Nutrition tout au long de la vie », nous avons passé beaucoup de temps à discuter de l’importance d’une bonne nutrition. Nombre de ces messages nous sont connus depuis l'enfance ; certains ont pu devenir des habitudes alors que d’autres sont un peu plus difficiles à mettre en pratique. Mais quel est ce lien qu'entretiennent nutrition et VIH ? ADAPTATION : La diapositive présente quelques dictons connus à propos de l'importance d'une bonne nutrition. Vous pouvez adapter ces dictons s'il en existe d'autres qui sont utilisés dans votre contexte local. Aux fins d'encourager la participation, vous pouvez aussi demander aux participants de donner d'autres exemples de dictons employés dans leur propre environnement. “Dites-moi ce que vous mangez et je vous dirai qui vous êtes.” “ Vivez pour manger ; ne mangez pas pour vivre”

Mais quel est ce lien qu'entretiennent nutrition et VIH ? Le lien est bidirectionnel. signifiant qu'il fonctionne dans les deux sens, à savoir : 1. Le VIH a des répercussions sur la nutrition 2. la nutrition a des répercussions sur le VIH Le lien qu'entretiennent nutrition et VIH est bidirectionnel. Autrement dit, les deux sont réciproques ; ils s'influent l'un l'autre dans les deux sens. 1. La nutrition a des répercussions sur le VIH 2. Le VIH a des répercussions sur la nutrition Tant le VIH comme la nutrition affectent la capacité du système immunitaire à répondre à l’infection et à maintenir la bonne santé du corps.

Répercussions bidirectionnelles de la nutrition et du VIH Exercice N°1 Répercussions bidirectionnelles de la nutrition et du VIH Consulter les instructions de la documentation relative à l'exercice N°1 du Module 4 intitulé : Répercussions bidirectionnelles de la nutrition et du VIH

1. Comment le VIH affecte-t-il la nutrition ? Diminution de la consommation de nourriture Diminution de l’absorption des nutriments Changements au niveau du métabolisme Diminution de la consommation de nourriture : A son stade symptomatique, le VIH peut se traduire par une diminution de la consommation de nourriture en raison de : de la perte d'appétit (consécutive à l'épuisement, à la dépression et à d'autres changements psychologiques), d'effets secondaires des médicaments (notamment nausée, perte d'appétit, diarrhée, vomissement et crampes abdominales), et d'autres formes de malaise (à savoir ulcères de la bouche ou de la gorge, douleurs abdominales, etc.). Diminution de l’absorption des nutriments : Le VIH gêne la capacité du corps à absorber les nutriments, particulièrement durant les infections, et provoque une mauvaise absorption des graisses et des glucides pour diverse raisons, y compris : l'infection des cellules intestinales par le VIH, les diarrhées et vomissements fréquents, les infections opportunistes. Changements au niveau du métabolisme en raison : de la demande accrue en énergie qu'impose l'infection à VIH ; des besoins accrus qu'impose le VIH en antioxydants pour réduire le stress oxydatif, ce qui se traduit par une réplication accrue du VIH et des charges virales plus élevées. Normalement, les cellules meurent peu à peu ; cependant, elles meurent encore plus vite à cause de la maladie, de la lutte contre les maladies, du stress, de l'exposition directe au soleil, etc. Les cellules mortes laissent de minuscules appelés "radicaux libres", qui circulent dans le circuit sanguin. Ces derniers peuvent s'avérer destructeurs s'ils ne sont pas éliminés. Cela s'appelle "stress oxydatif". Si ce stress oxydatif n'est pas contrôlé, il peut provoquer une défaillance cardiaque, le cancer, la cataracte et affaiblir le système immunitaire. Afin d'aider à la neutralisation et/ou l'élimination des radicaux libres, il est nécessaire de faire appel à des vitamines et minéraux spéciaux appelé "antioxydants". Cette petite information sur la nutrition devrait bénéficier à tout le monde, mais tout particulièrement aux personnes vivant avec le VIH. En dehors de leurs fonctions de guérison et de protection, les vitamines C, E, A, et le sélénium n'ont pas leur pareil s'agissant d'oxydation.

irritations de la bouche de la demande en énergie effets négatifs des médicaments fréquentes diarrhée anorexie, irritations de la bouche augmentation de la demande en énergie .... de la demande en nutriments inflammation infections mauvaise absorption répercussions du VIH sur la nutrition Cette image montre les multiples façons par lesquelles le VIH affecte le statut nutritionnel des PVVIH. Nombre de ces concepts, ainsi que leurs implications, seront abordés plus en détail dans modules intitulés : "Santé nutritionnelle des PVVIH" et "PVVIH symptomatiques, ART et réhabilitation nutritionnelle"$$. Adaptation de : RCQHC et FANTA 2003

2. Comment la nutrition affecte-t-elle le VIH ? Les personnes malnutries vivant avec le VIH ont une numération de CD4 plus faible et des charges virales plus élevées Cette situation se traduit par un risque plus élevé de contracter des infections opportunistes, une progression plus rapide du VIH vers le sida, un temps de guérison plus lent et de survie plus court Comme relevé plus tôt, ce "lien" peut être tourné dans l'autre sens pour constituer l'opportunité que présente une bonne nutrition dans l'élaboration de réponses intégrées efficaces. Par exemple, une meilleure nutrition soutenue peut prolonger la durée d'un bon état de santé et retarder la progression du VIH. Les conseils et autres interventions nutritionnelles visant à prévenir ou à inverser la perte de poids sont susceptibles d'avoir un impact plus important au tout début de l'infection à VIH. Les suppléments nutritionnels, particulièrement les vitamines et minéraux antioxydants, pourraient améliorer les fonctions immunitaires et autres résultats liés au VIH$$, surtout chez les populations vulnérables du point de vue nutritionnel. Nous en discuterons de manière plus détaillée dans les prochains modules.

Malnutrition Diminution des CD4, CD8, production d'anticorps Affaiblissement du système immunitaire Cette image montre l'impact de la malnutrition sur le VIH. Le corps devient plus vulnérable aux infections opportunistes (IO)

Le cercle vicieux VIH Mauvaise nutrition se traduisant en perte de poids, atrophie musculaire, faiblesse, carence en nutriments Système immunitaire déficient, (faible capacité à répondre au VIH et à d’autres infections, augmentation du stress oxydatif) Augmentation des besoins nutritionnels consommation réduite d'aliments et perte accrue de nutriments VIH Le cercle vicieux montre comment la malnutrition et le VIH influent négativement l'une sur l'autre da façon répétitive et cyclique. L'infection à VIH peut mener à une mauvaise nutrition, résultat d'un apport alimentaire insuffisant, d'une malabsorption et d'un métabolisme altéré. Ce cycle se poursuit alors et donne les résultats suivants : une perte de poids, symptôme le plus courant et souvent le plus inquiétant du VIH noté chez 95 à 100 % de tous les malades vivant dans un état avancé de la maladie Perte de tissu musculaire et d'adiposité Carences vitaminiques et en minéraux Fonction immunitaire réduite Vulnérabilité accrue aux infections secondaires Augmentation des besoins nutritionnels due à la diminution de l'apport alimentaire et à la perte accrue de nutriments se traduisant par une rapide progression du VIH. Vulnérabilité accrue aux infections se traduisant par une plus grand réplication du virus, une progression plus rapide de la maladie et une morbidité plus élevée Adaptation de : RCQHC et FANTA 2003

Les PVVIH ont des besoins en énergie accrus Groupe de population Phase du VIH Besoins en énergie Adultes Asymptomatiques Augmentation de 10 % Symptomatiques augmentation de 20 à 30 % Femmes enceintes/allaitantes* Enfants Symptomatiques (sans perte de poids) Symptomatiques (avec perte de poids) augmentation de 50 à 100 % Les personnes vivant avec le VIH ont besoin de davantage d'énergie, de plus de calories. La base de ce calcul part d'un régime alimentaire complet et équilibré (ce qui fait défaut à beaucoup de toutes façons !). Si elles sont malades ou enceintes/allaitantes, leurs besoins sont encore plus élevés. Nous couvrirons cet aspect de manière plus exhaustive dans le prochain module. * En plus de l'énergie, des protéines et micronutriments supplémentaires qu'exigent la grossesse ou l'allaitement. Source : OMS, 2003

Quelle est la place de la "sécurité alimentaire" dans ce tableau ? Et quel lien entretient-elle avec le VIH ? Jusqu'ici, le présent module s'est penché sur les liens entre VIH et nutrition. Cependant, une bonne nutrition ne doit pas être considérée de manière isolée. Elle fait partie d'un tableau plus vaste et dépend d'un éventail de facteurs. A ce stade, il est important de passer en revue le concept de "sécurité alimentaire", de voir comment il est lié à la nutrition et son rapport au VIH.

Définition de la sécurité alimentaire par l'USAID Toute la population a, en tout temps, un accès physique et économique à des aliments sains en quantité suffisante pour couvrir ses besoins alimentaires, lui permettant de mener une vie active et d'être en bonne santé. L'USAID définit la sécurité alimentaire comme une situation dans laquelle "...toute la population a, en tout temps, un accès physique et économique à des aliments sains en quantité suffisante pour couvrir ses besoins alimentaires lui permettant de mener une vie active et d'être en bonne santé." La réalisation de la sécurité alimentaire nécessite des stocks d'aliments en quantité suffisante, un accès adéquat à ces aliments pour les foyers et une utilisation appropriée desdits aliments pour couvrir les besoins alimentaires spécifiques des populations. La définition de l'USAID implique trois aspects distincts mais interdépendants de la sécurité alimentaire, à savoir : la disponibilité des aliments, l’accès à ces derniers et leur utilisation.

Eléments de sécurité alimentaire Utilisation Disponibilité Sécurité alimentaire Accès La disponibilité des aliments est réalisée lorsque, dans un pays ou dans une région, toute la population a, de manière constante, accès à des aliments en quantités suffisantes. Ces aliments peuvent être fournis par le biais de la production domestique, des aliments cultivés ou importés pour la mise en vente ou de l'aide alimentaire. L'accès aux aliments est garanti lorsque les foyers (et l'ensemble de leurs membres) disposent de ressources adéquates pour se procurer les aliments appropriés à un régime alimentaire nutritif. L'accès dépend du revenu dont dispose le foyer, de la répartition dudit revenu au sein du foyer et du prix des aliments. L'utilisation des aliments renvoie à leur utilisation biologique adéquate, ce qui nécessite de l'eau potable, un assainissement approprié, un régime alimentaire procurant une énergie et des nutriments essentiels en quantité suffisante, et, au sein du foyer, une bonne connaissance des techniques de stockage et de traitement, des principes de base de la nutrition et d'une bonne prise en prise des enfants et des maladies. Jusqu'ici dans ce module, nous avons couvert la nutrition, le volet "Utilisation" de la sécurité alimentaire. Mais l'Utilisation n'est en effet qu'un volet d'un programme à trois composantes. Jusqu'ici, nous avons traité de lanutrition c'est-à-dire de l'élément "Utilisation" Mais quid de la "disponibilité" et de l'"accès" ’? Comment sont-ils affectés par le VIH ? Comment affectent-ils les VIH en retour ? Adaptation de : RCQHC et FANTA 2003

Le lien entre VIH et Sécurité alimentaire (accès et disponibilité) est aussi bidirectionnel Tout comme la nutrition, les deux autres composantes de la sécurité alimentaire que sont l'accès et la disponibilité ont également un rapport bidirectionnel au VIH. Le VIH peut provoquer une augmentation de l'insécurité alimentaire et l'insécurité alimentaire peut accroître la vulnérabilité à l'infection au VIH et donc l'impact du VIH et sida. Accès SECURITE ALIMENTAIRE Adaptation de : RCQHC et FANTA 2003

Exercice N°2 Effets bidirectionnels de la Sécurité alimentaire (Accès/disponibilité) et du VIH Consulter les instructions de la documentation relative à l'exercice N°2 du Module 4 intitulé : Effets bidirectionnels de la Sécurité alimentaire (Accès/disponibilité) et du VIH

Effets du VIH sur la sécurité alimentaire (disponibilité et accès) Réduit la main d'oeuvre disponible Réduit les revenus et diminue l'épargne Mène à la vente ou à la perte de biens $$ d'avoirs de production Diminue les réserves alimentaires Interrompt les transferts de connaissance Affaiblit les filets de sécurité et systèmes de soutien Réduit l'accès aux aliments en raison de la stigmatisation et de la discrimination Le VIH peut avoir un impact considérable sur l'accessibilité et l"accès. Des quantités suffisantes de divers aliments nutritifs doivent être disponibles facilement et les foyers, ainsi que les personnes vivant avec le VIH et sida doivent avoir les moyens d'accéder à une quantité adéquate et variée desdits aliments. Les foyers touchés par le VIH et sida risquent de connaître une réduction de la capacité de travail (pour cultiver la terre et/ou générer des revenus hors de la ferme) car des membres du foyer peuvent être malades ou s'occuper de malades. Les revenus comme l'épargne peuvent connaître une baisse pour ces mêmes raisons et risquent d'être détournées au profit des coûts de soins de santé et de funérailles associés au sida. Les foyers risquent d'être obligés de vendre leurs avoirs de production, sans pour autant disposer du revenu résiduel à consacrer aux achats d'aliments. La mortalité précoce aussi ne permet pas aux parents de passer des connaissances agricoles cruciales à leurs enfants, ce qui aurait aider à les rendre conscients de la nécessité de sécuriser leur alimentation.$$ Et généralement, la mortalité et la morbidité accrues liées au sida détruisent les filets sociaux des groupes vulnérables au lieu de les protéger de l'insécurité alimentaire. Enfin, la stigmatisation qui accompagne le statut d'une personne infectée ou touchée par le VIH (i.e. parents venant juste de mourir du sida) peut affecter l'accès des individus à la nourriture. Par exemple, un OEV peut être confronté à la discrimination consécutive à un accès réduit aux aliments. Adaptation de : RCQHC et FANTA 2003

Effets de la sécurité alimentaire (disponibilité et accès)sur le VIH Pourraient mener à des stratégies de moyens de subsistance qui augmentent le risque d'infection Réduisent l'accès à l'éducation à la prévention et autres biens Vont accroître la gravité de l'impact du sida Dans certains cas, l'insécurité alimentaire pousse des gens à adopter des comportements et stratégies de survie qui les exposent à davantage de risques d'infection au VIH. Les populations vivant dans l'insécurité alimentaire sont souvent les plus vulnérables à la maladie et à ses répercussions. Des membres du foyer peuvent par exemple, avoir recours aux relations sexuelles commerciales ou non consensuelles pour gagner l'argent permettant d'acheter la nourriture et de régler les besoins fondamentaux, augmentant ainsi le risque d'infection par rapport à eux mêmes, à leurs conjoint/es et éventuellement, leurs enfants futurs. Ces membres de foyers vivant dans l'insécurité alimentaire sont plus susceptibles de travailler comme migrants pour augmenter leur revenu, ce qui les expose aussi davantage au virus . Les populations vivant dans l'insécurité alimentaire manquent peut-être aussi d'accès à l'éducation nécessaire pour éviter l'infection. Les foyers dans l'insécurité alimentaire vivront l'impact du VIH et du sida de manière différente des foyers vivant dans la sécurité alimentaire. Souvent, les moyens d'accéder aux services de santé destinées aux personnes infectées leur font défaut ; il peut arriver qu'ils aient à choisir entre la nourriture ou les soins de santé ; l'accès aux stratégies formelles d'adaptation telles que les assurances, les foyers dans l'insécurité alimentaire dépendent beaucoup plus de membres de la famille, de la communauté, d'amis, ce qui rend le ce système de soutien de plus en plus fragile, à mesure que la maladie touche un nombre sans cesse croissant de foyers Adaptation de : RCQHC et FANTA 2003