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Les collaborations entre chercheurs et enseignants : trois questions

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Présentation au sujet: "Les collaborations entre chercheurs et enseignants : trois questions"— Transcription de la présentation:

1 Les collaborations entre chercheurs et enseignants : trois questions
Philippe losego Haute ecole pédagogique de lausanne

2 Trois recherches participatives « canoniques »
La recherche action : >… La recherche collaborative : > Les lesson studies : > (Japon), > (USA)

3 Les recherches participatives : points communs
Les enseignants ne sont pas des objets, ni des informateurs mais des sujets. Volonté de rompre avec le clivage théorie pratique (savoirs d’action ?).

4 Les recherches participatives : différences
Le rapport à l’innovation est différent : radical dans la R-A Facultatif dans les RC Incrémental dans les LS Les LS sont spécifiques à l’enseignement

5 1. Les savoirs : comment rompre avec l’opposition théorie/pratique ?
2. Les rapports sociaux entre chercheurs et praticiens : émanciper, partager ou évoluer ensemble ? 3. Le rapport à l’innovation : vers une dépolitisation ?

6 1. Les savoirs : comment rompre avec l’opposition théorie/pratique ?
1.1 La recherche action : des savoirs sur le changement 1.2 La recherche collaborative : des savoirs réflexifs 1.3 Les lesson studies : un déplacement par rapport au point de vue de l’enseignement

7 1.1 La recherche action : des savoirs sur le changement
Sortir du laboratoire (recherche en « plein air ») Processus de changement : Planifier –> agir –> évaluer –> réfléchir –> re-planifier, etc. Questionnements complexes : ne pas séparer les fonctions.

8 1.2 La recherche collaborative : des savoirs réflexifs
Se centrer sur le praticien réflexif. L’individu en tant qu’il est compétent. Quel est son point de vue ? Comment évolue-t-il ? Réhabiliter le travail dans toute sa complexité Production de publications et de développement professionnel

9 1.3 Les lesson studies : un déplacement par rapport au point de vue de l’enseignement
Même cycle de changement que la R-A : Planifier –> agir –> évaluer –> réfléchir –> re-planifier, etc. Cadre très limité d’une discipline et d’une leçon. Intérêt pour les résultats : apprentissages des élèves. Prendre leur point de vue. Production de cours et de méthodes.

10 1. Les savoirs : comment rompre avec l’opposition théorie/pratique ?
Conclusion : trois types de savoirs Les savoirs visés par la recherche-action concernent surtout le processus de changement lui-même, mis en œuvre par les chercheurs et les acteurs. La recherche collaborative vise à mettre au jour une zone de savoirs « contestés » (Morrissette, 2013), qui mettent en lumière les tensions et la complexité du travail. Enfin, les lesson studies sont des pratiques collaboratives spécialisées dans l’enseignement et visent les savoirs, qu’ils soient disciplinaires, didactiques, ou pédagogiques ainsi que les apprentissages par les élèves.

11 2. Les rapports sociaux entre chercheurs et praticiens : émanciper, partager ou évoluer ensemble ?
2.1. La recherche action : abolir les différences 2.2. La recherche collaborative : une division du travail intellectuel 2.3. Les lesson studies : des chercheurs pas indispensables

12 2.1. La recherche action : abolir les différences
« Tous chercheurs ! ». Pas de différence de dignité. Abaissement volontaire du prestige académique. Epoque ou beaucoup de chercheurs ne sont pas docteurs. Mais souvent : position surplombante, volonté d’émanciper, voire de rééduquer (Lewin). Piège pour les praticiens, engagés dans des pratiques de recherches chronophages et dans des enjeux académiques étrangers à leur position.

13 2.2. La recherche collaborative : une division du travail intellectuel
Chercheurs en désir de réhabiliter une recherche académique sans prise sur le réel. Volonté de constituer le praticien comme compétent. Différence des besoins : légitimité scientifique sur le marché scientifique pour les uns, développement professionnel pour les autres. Co-construction des problèmes bifaces.

14 2.3. Les lesson studies : des chercheurs pas indispensables
Au Japon : Professionnellement, les chercheurs font partie des enseignants (mêmes associations). Le prestige des « praticiens formateurs » ou « conseillers pédagogiques » est aussi élevé que celui des chercheurs (publient dans la noosphère). Les LS parties du fonctionnement habituel des établissements. Les chercheurs ne sont pas toujours présents.

15 2.3. Les lesson studies : des chercheurs pas indispensables
En Occident : les LS étant nouvelles, les chercheurs sont requis et sont initiateurs. Problèmes d’ajustement des comportements. Partis de positions d’experts, les chercheurs descendent doucement vers une position de « chercheur » c’est-à-dire qui doutent autant que les enseignants. Les chercheurs travaillent à leur propre disparition du processus de LS.

16 2. Les rapports sociaux entre chercheurs et praticiens : émanciper, partager ou évoluer ensemble ?
2.4. Conclusion : trois symétrisations En recherche-action, c’est un principe démocratique : chercheurs et formateurs s’indifférencient et produisent ensemble. En recherche collaborative, il y a un processus de co-construction mais chaque métier doit y trouver son intérêt propre : scientifique pour les uns, professionnel pour les autres. Enfin, en LS, la symétrisation est progressive et dépend des problèmes abordés : elle provient du fait que confrontés à de vrais problèmes scientifiques (i.e. non-résolus) les chercheurs adoptent la position modeste de la recherche « en train de se faire » plutôt que la position d’autorité de la science « faite » pour reprendre l’expression de Latour (1989).

17 3. Le rapport à l’innovation : vers une dépolitisation ?
3.1. La recherche action : changer les institutions 3.2. La recherche collaborative : donner du sens à une recherche universitaire en mal de légitimité ? 3.3. Les lesson studies : innovation incrémentale

18 3.1. La recherche action : changer les institutions
La R-A suppose est du côté de l’innovation radicale : tout (organisation du travail, institutions, rapports de pouvoir, société) doit changer pour valoriser l’innovation. L’innovation est avant tout sociale (globale).

19 3.2. La recherche collaborative : donner du sens à une recherche universitaire en mal de légitimité ? La recherche collaborative n’a pas pour but l’innovation. Celle-ci n’est qu’un sous-produit. Elle a pour but l’amélioration de la formation (initiale et continue) par la valorisation des compétences des acteurs. Essentiellement basée sur la bienveillance et l’émergence des savoirs cachés.

20 3.3. Les lesson studies : innovation incrémentale
Les LS se situent dans la tradition japonaise d’innovation incrémentale, c’est à-dire définie à partir du travail et non de la théorie. Elles n’ont pas vocation à changer les institutions mais à assurer leur fonctionnement normal par amélioration continue. Elles ne visent que l’efficacité.

21 Conclusion : 3 recherches participatives, trois époques
Les 30 glorieuses et la recherche action : critique de la bureaucratie et de systèmes éducatifs qui se développent quantitativement Les années et la recherche participative : focalisation sur l’individu au travail (le praticien réflexif) la complexité et les processus Les années et les lesson studies : ère de l’évaluation et du rendre-compte. Focalisation sur les résultats.

22 Comment seront les recherches participatives du futur ?
1. La recherche participative : à la recherche de quels savoirs ? 2. Quelles interactions entre chercheurs et enseignants ? 3. L’innovation et les institutions : vers une dépolitisation ?


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