La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La natation à l’école Grégory Delboé Formateur EPS

Présentations similaires


Présentation au sujet: "La natation à l’école Grégory Delboé Formateur EPS"— Transcription de la présentation:

1 La natation à l’école Grégory Delboé Formateur EPS
ESPE Lille Nord de France – site de Douai Mis à jour en novembre 2017

2 LES ENJEUX DU SAVOIR-NAGER
Pour définir le savoir-nager, il est pertinent de questionner les enjeux de cette pratique : accéder aux pratiques corporelles d'entretien et de loisirs : animations d'entre­tien physique dans les piscines, loisirs sur les sites aquatiques (plage, lacs, piscines, etc.) ; assurer sa sécurité lors des pratiques scolaires et/ou de loisirs : animations et loisirs sur les lieux précités, pratiques nautiques telles que la voile, le canoë, le ski nautique, la plongée (2 principes essentiels à éduquer dans les APPN : partir-revenir en sécurité et garder la possibilité de renoncer); assurer la sécurité d'autrui : loisirs et pratiques déjà cités ci-dessus ; pratiques de sauvetage, épreuves de sauvetage dans certains examens et concours ; accéder aux pratiques sportives aquatiques de performance (natation sportive), de sport collectif (water-polo), esthétiques (natation synchronisée, plongeon).  Avec la démocratisation des loisirs en général et le développement des sites et pra­tiques aquatiques/nautiques en particulier, le savoir-nager sécuritaire est devenu un enjeu de premier ordre. Les exigences communes à toutes ces pratiques sociales permettent de définir un premier niveau de définition du « savoir-nager » : entrer dans l'eau, s'immerger, évoluer en surface (se déplacer / se propulser).

3 Lieux des accidents de noyade Rapport de l’institut national de veille sanitaire (2008)

4

5

6 Savoir nager ? Potdevin et Pélayo, dans Manuel de natation (édition Amphora, 2012), le définisse selon 4 dimensions Savoir s’engager savoir minimal pour se sortir de situations périlleuses : cf. sauv’nage ou test « péchomaro » qui peuvent en attester ≠ apprentissage) Les non-nageurs ne sont pas les seuls à être en danger : majorité des noyades en piscines concernent les – de 13 ans non-nageurs mais en milieu naturel, ce sont les ados et jeunes adultes (sur l’ensemble, 80 % des victimes de noyades sont des nageurs ! ) La brasse est la nage pertinente pour améliorer la sécurité des élèves, même en cas de chute imprévue nécessitant un déplacement avec vêtement. Proposition de test pour ce « savoir s’engager » : parcours de capacités (sauter en grande profondeur, retour en surface, passage sous un obstacle flottant, 10 m. ventral en sprint, 10 m. dorsal, surplace 10 sec., nouvelle immersion) + évaluation des attitudes et des connaissances de sécurité et d’hygiène (« baigneur responsable ») Savoir nager vite (↗ forces propulsives, ↘ forces frénatrices) Orienter une grande surface de main et bras vers l’arrière puis les accélérer (en crawl !) Coordonner les bras pour éviter les « trous moteurs » (fréquence > 45 cycles / min.) Diminuer les forces frénatrices (cf. diapo dédiée) : résistances de friction, de forme, de vague Étape 1 : maintien de l’horizontalité / étape 2 : allongement du corps Savoir nager long (il existe des nages costales) : il est moins coûteux d’entretenir une vitesse que d’en créer une nouvelle  tout nageur soit apprendre à adopter et respecter un rythme pour une distance donnée et correspondant à un projet de performance. Savoir s’entrainer Éviter les temps statiques (favorisent la graisse dans le panicule sous-cutané : conductibilité de l’eau 25 fois > à l’air donc résistance au froid diminué) Fréquence cardiaque Max < 10 battements / min. (loi de Bassan) – Rappel : selon Astrand, FC Max = 220 – âge À définir : distance ou durée de l’exercice, nombre de répétitions, durée et forme de récupération, intensité ou vitesse de nage (et éventuellement amplitude) Rq : Ces savoirs sont toujours remis en cause en fonction des conditions d’exercices, fruit de longues et multiples expériences.

7 LOGIQUE INTERNE ET PROGRAMMES
On distingue deux logiques, selon que l’élève soit nageur ou non nageur (et au regard des programmes) : Il peut s'agir de s'adapter au milieu aquatique pour réaliser un déplacement fi­nalisé, en restant en sécurité. Ainsi, pour les niveaux de pratique correspondant à des élèves débutants, familiarisés avec le milieu, et autonomes, l'adaptation à l'en­vironnement est une priorité, et le type de compétences développé sera « adapter ses déplacements à différents types d'environnements » (programmes de 2008)  phase de familiarisation (« niveau familiarisé » ou « étape émotionnelle » chez Gilles Bui-Xuan) 2. Il peut s'agir de produire une performance mesurée dans un espace aquatique normé, sans incertitude. En ce sens, pour des élèves nageurs, ces activités concou­rent à développer le type de compétences « réaliser une action que l'on peut me­surer » (programmes 2008).

8 Cycle 1 : Adapter ses équilibres et ses déplacements à des environnements ou des contraintes variés
… découvrir des espaces inconnus ou caractérisés par leur incertitude (piscine, patinoire, parc, forêt…) Cycle 2 : Adapter ses déplacements à des environnements variés Attendus de fin de cycle Se déplacer dans l’eau sur une quinzaine de mètres sans appui et après un temps d’immersion. Réaliser un parcours en adaptant ses déplacements à un environnement inhabituel. L’espace est aménagé et sécurisé. Respecter les règles de sécurité qui s’appliquent. Compétences travaillées pendant le cycle Transformer sa motricité spontanée pour maitriser les actions motrices. S’engager sans appréhension pour se déplacer dans différents environnements. Lire le milieu et adapter ses déplacements à ses contraintes. Respecter les règles essentielles de sécurité. Reconnaitre une situation à risque. Repères de progressivité En natation, les activités proposées permettent de passer de réponses motrices naturelles (découvrir le milieu, y évoluer en confiance) à des formes plus élaborées (flotter, se repérer) et plus techniques (se déplacer). L’objectif est de passer d’un équilibre vertical à un équilibre horizontal de nageur, d’une respiration réflexe à une respiration adaptée, puis passer d’une propulsion essentiellement basée sur les jambes à une propulsion essentiellement basée sur les bras.

9 Cycle 3 : Adapter ses déplacements à des environnements variés
Attendus de fin de cycle Réaliser, seul ou à plusieurs, un parcours dans plusieurs environnements inhabituels, en milieu naturel aménagé ou artificiel. Connaitre et respecter les règles de sécurité qui s’appliquent à chaque environnement. Identifier la personne responsable à alerter ou la procédure en cas de problème. Valider l’attestation scolaire du savoir nager (ASSN), conformément à l’arrêté du 9 juillet 2015. Compétences travaillées pendant le cycle Conduire un déplacement sans appréhension et en toute sécurité. Adapter son déplacement aux différents milieux. Tenir compte du milieu et de ses évolutions (vent, eau, végétation etc.). Gérer son effort pour pouvoir revenir au point de départ. Aider l’autre. Repères de progressivité La natation fera l’objet, dans la mesure du possible, d’un enseignement sur chaque année du cycle.

10

11

12 PROBLEMES FONDAMENTAUX
On peut distinguer 4 problèmes fondamentaux (on est ici centré sur les déplacements – cf. logique interne – On travaillera parallèlement les immersions et les entrées dans l’eau) : ÉQUILIBRATION : construire l'équilibre aquatique (horizontal, souvent, et sans appuis solides) implique une modification des repères usuels (informations plantaires, appuis solides, position de la tête). PROPULSION : la propulsion aquatique est assurée par les bras en priorité, les jambes étant souvent équilibratrices ; dans la motricité usuelle c'est l'inverse. INFORMATION : les prises d'informations utilisées prioritairement par le terrien sont visuelles et auditives, alors que ces sens ne peuvent pas suffire à in­former le nageur (les informations proprioceptives, kinesthésiques deviennent prioritaires). RESPIRATION : la respiration spontanée (réflexe) doit être transformée en expiration forcée (pour vaincre la pression de l'eau) et complète (pour que l'ins­piration soit courte). On s'aperçoit que chaque combinaison de deux fonctions (se propulser en s'équi­librant, respirer en se propulsant, s'informer en s'équilibrant, etc.) pose un pro­blème particulier. A ne pas confondre avec les 3 composantes de la natation : entrée dans l’eau, immersion, déplacement

13 RESSOURCES SOLLICITEES
Au plan énergétique : La gestion de l'effort est importante pour viser une performance et pour des élèves non nageurs (la faible maîtrise technique conduit à une dépense énergétique plus importante). Au plan moteur : Les ressources sont mobilisées en lien avec les problèmes d'équilibration, de coordination des actions propulsives (entre les bras et les jambes, entre les deux jambes et les deux bras...). Sur le plan affectif : Les problèmes fondamentaux sont sources d'émotions (par exemple : la confrontation à autrui et la recherche du dépassement de soi pour réaliser une performance), tout comme le risque subjectif dans un environ­nement pouvant devenir dangereux immédiatement. Enfin, au niveau cognitif, perceptif et décisionnel : Les ressources perceptives sont mobilisées de façon originale (champ visuel fixe quand il s'agit de s'équili­brer, construction d'informations kinesthésiques comme la sensation de glisse) ; les décisions sont très largement perturbées par les émotions, et le milieu donne lieu à des représentations à faire évoluer (l'eau me remplit, je coule si je lâche...).

14 Pour ENTRER DANS L'EAU, il faut : Pour S'IMMERGER, il faut :
Pour chaque objectif, vous trouverez le type de ressource sollicitée (I = information …etc.) Pour ENTRER DANS L'EAU, il faut : accepter de perdre les appuis plantaires (solides) : I ; accepter une immersion plus ou moins longue suivant la forme d'entrée et la cible : I/R ; en connaître les limites spatiales (le fond) : I ; savoir que l'on va remonter sans problème : I ; conserver une posture hydrodynamique (tendue) pour glisser, s'il s'agit d'aller « loin » : E ; donner une impulsion orientée vers la cible à atteindre : P ; accepter de basculer la tête pour plonger : I/E. Pour S'IMMERGER, il faut : accepter l'eau sur le visage, les voies respiratoires, les yeux... : I/R ; vaincre la sensation d'isolement et d'inconfort : I ; construire ses possibilités et ses limites d'apnée, après une inspiration profonde : Rï savoir que l'on va remonter sans problème si on va au fond : I ; s'informer sous l'eau pour s'adapter aux contraintes de la situation : I ; basculer la tête vers le fond et se renverser pour descendre de façon autonome (plongeon canard) : la tête est un « gouvernail », pour passer d'une posture à une autre, en général : E ; gérer le débit d'expiration (bloquer/souffler lentement/fort) : R.

15 Pour SE DÉPLACER ET S'ÉQUILIBRER, il faut :
accepter de se passer d'informations plantaires : I ; accepter de s'allonger, en basculant la tête vers le fond E ; savoir que l'on flotte en équilibre, et donc construire des équilibres de surface : intégrer le rôle de la tête dans ces équilibres (face orientée vers le fond, vers le plafond) : E ; glisser (la posture hydrodynamique, corps tendu, face orientée) : E ; se déplacer grâce aux jambes (actions propulsives par battements par exemple) :P se déplacer grâce aux bras, sans perturber la posture hydrodynamique (face orientée) : P ; coordonner les actions de jambes et de bras, sans perturber la posture hydro­dynamique (en apnée) : P/E ; assurer des échanges respiratoires permettant de ne pas perturber cette posture et les coordinations bras-jambes : R/P/E.

16 Connaissances sur l’activité (Aspects biomécaniques 1)
Effets des forces de pesanteur et d’Archimède Un corps flotte si la masse du volume d’eau déplacé par la partie du corps immergé est supérieur à la masse corporelle. Donc, pour mieux flotter , il faut : Immerger le corps au maximum Une grande inspiration (augmentation du volume de la cage thoracique) Une capacité vitale importante (volume d’air maxi. Dans les voies aériennes après une inspiration forcée +++) Un rapport masse grasse, musculaire et osseuse favorable (Les femmes flottent en général mieux que les hommes (1)) La flottabilité dépend de la densité (rapport masse/volume) du corps par rapport à l’eau (coule si > 1kg/litre, flotte si < 1, s’immerge sans couler si proche de 1). Celle-ci est variable d’un individu à l’autre et dépend de la masse osseuse, musculaire et graisseuse. La densité change en fonction du volume thoracique et de l’air contenu dans le corps (2). La flottabilité augmente donc quand le nageur est en phase d’inspiration. Des expériences à réaliser avec les élèves sont riches et peuvent être l’objet de contenus interdisciplinaires (sciences) . En bassin, demander aux élèves de s’asseoir au fond de l’eau, ce qui est très difficile si on n’expulse pas l’air complètement… Il serait donc difficile de couler ! Allongé à la surface, les jambes coulent. C’est ici le résultat de deux forces contraires qui s’annulent mais ne s’exercent pas en un même point (3). La ligne de flottaison naturelle se situe en moyenne au niveau des yeux, ce qui est donc insuffisant pour permettre le maintien des voies respiratoires en émersion Masse grasse : ♀ 20% / ♂ 13% ; masse musculaire : ♀ 28% / ♂ 35% La masse ne change pas mais le volume augmente  plus grande poussée Les jambes par exemple ont un volume assez faible mais un poids élevé. A l’inverse, la cage thoracique remplie d’air a un volume important et un poids faible. L’enfance et le 3ème âge sont favorables à la réduction de cette rotation du fait d’une moins grande densité osseuse tandis que les adultes sont moins bien lotis surtout s’ils ont pratiqué auparavant une activité physique exigeante au niveau des jambes.

17 Deux forces qui s’opposent en deux points différents
- La force de gravité, dirigée vers le bas qui est proportionnelle au poids du corps. - la poussée d’Archimède dirigée vers le haut qui est proportionnelle à son volume. On peut encore ici prévoir des expériences en classe (sciences) et/ou en bassin (placer les bras dans le prolongement du corps pour rapprocher le centre de gravité du centre de poussée)

18 Connaissances sur l’activité (Aspects biomécaniques 2)
Les résistances à l’avancement : les forces de trainée La viscosité de l’eau provoque des résistances de friction (appelées aussi forces adhésives). Lorsqu’un nageur se déplace, son corps déplace avec lui une masse d’eau qui l’accompagne. Cette couche possède donc la même vitesse et plus on s’éloigne du nageur, plus les vitesses de couche diminuent. Elles varient en fonction de la surface corporelle et de la vitesse de nage. C’est une résistance relativement faible. Les résistances de forme (ou de pression), fonction de l’orientation, de la forme et de la taille du nageur créant des tourbillons (vortex) de sens opposés et donc une différence de pression entre l’avant et l’arrière. Les résistances de vague : en évoluant à la surface, l’eau a tendance à s’empiler en avant du corps et à former un creux à l’arrière (créant ainsi un système de vagues). A vitesse identique, un nageur plus grand aura une résistance de vague inférieure. REMARQUE : Seuls les mouvements arrière seraient propulsifs.

19

20 Natation et santé (source : manuel de natation, Potdevin et Pélayo, 2012)
Complémentairement à un apport calorique régulier et dosé, une dépense calorique de 1000 à 2000 kcal./semaine supérieure à une vie de sédentaire est nécessaire pour entretenir et préserver un bon état de santé. 40 minutes de natation = 300 à 500 kcal. (entre 1 et 2 km) Pour entretenir sa santé, il faut (natation ou autres APSA) : 3 séances par semaine, et pour chaque séance 20 minutes (ou 3 fois 6 à 8 minutes) entre 50 et 60 % de sa fréquence cardiaque maximale de réserve (FC Max. Rés.)  FC Max Rés. = [(FC Max* – FC repos) x 50%] + FC repos * FC Max = 220 – âge ex : sujet de 25 ans, FC repos = 70 bat/min, travail à 60% FC Max. Rés.  calcul : [ ( 220 – 25 ) -70 ] x 0,6 + 70 Pour développer sa santé, idem mais à 75 % de sa FC Max de réserve ATTENTION : La loi de Bassan dit que l’on diminue sa FC de 10 bat/min dans l’eau pour une même intensité d’exercice (meilleures conditions de retour veineux superficiel) A retenir : décès annuels par noyade chez les enfants et ados dans le monde (hors inondations et navigation) France : < 2000 km de côtes sableuses, >2000 km de côtes rocheuses, 400 décès (été 2006), deuxième cause de décès accidentel chez les moins de 13 ans (après accidents de la circulation)

21 Remarque : la vitesse maximale théorique d’un bateau à fort tirant d’eau est appelée vitesse de coque. Pour dépasser cette vitesse, il faut déployer une énergie importante pour sortir du creux de vague (déjaugeage). Seule la longueur n’est pas une constante dans la formule permettant de calculer la vitesse de coque

22 Conséquences des aspects biomécaniques
La mise à plat et l’allongement maximal du corps dans toutes les nages sont les deux objectifs à poursuivre pour nager longtemps et / ou vite (P. Pelayo et Michel Sidney – Les APS en licence STAPS – 2004 – p.131) Les jambes jouent un rôle équilibrateur lors de la propulsion : elles permettent de rester à plat. Plus un nageur va vite, plus il y a de résistances. La poussée de la main est primordial dans la propulsion : on pourra analyser son trajet (plus ou moins loin devant/derrière, plus ou moins profond, plus ou moins linéaire) et l’angle d’attaque (main plus ou moins perpendiculaire au déplacement). Ce que l’on pourrait appeler « le sens de l’eau » détermine fortement les performances du nageur.

23 Connaissances sur l’activité (Aspects énergétiques)
L’expiration doit être active  les capacités ventilatoires sont significativement supérieures chez des enfants pratiquant 3,5 heures de natation par semaine (P.Pelayo). De plus, le fait d’utiliser principalement le haut du corps dans la propulsion développe le VO2Max. Charbonnier a démontré en 1974 que les rapports VO2MAx mesurés lors d’un exercice réalisé avec le train supérieur sur celui réalisé avec le train inférieur sont plus élevé chez le nageur (90%) que chez les sujets témoins (70%). Parallèlement, la situation en apesanteur et la position horizontale entraînent une diminution du VO2max en situation de nage comparée à un travail en position verticale sur bicyclette ergométrique (Astrand, 1963). La pratique de la natation a des effets spécifiques sur le développement de la condition physique. Pour estimer la VMA d’un nageur, on fait réaliser un 400 m.. La VMA correspond à la vitesse réalisée les 350 derniers mètres. NB : Pour un nageur non entraîné, la vitesse diminue d’environ 10 % chaque fois que la distance double ((5% chez un nageur entraîné).

24 Connaissances sur l’activité (Aspects techniques et tactiques)
On distingue les nages simultanées (brasse, papillon) des nages alternées (crawl, dos). Les nages simultanées posent le problème de la discontinuité des actions motrices et imposent de résoudre la contradiction entre se propulser et glisser. L’amplitude est la distance parcourue par le nageur lors d’un cycle complet de deux bras (en mètre par cycle) : nage alternée (2 mouvements de bras / nage simultanée (1 mouvement de bras). Comme repère, on retiendra 1m/cycle chez le débutant et 2,5 m/cycle chez l’expert. La fréquence correspond au nombre de cycle par unité de temps (en seconde). Les débutants ont une fréquence moins élevée que les experts, même si on eut avoir l’impression du contraire. Cette illusion tient au fait que l’amplitude est très faible chez le débutant.

25 Oui, mais comment ? Quels critères de réalisation pour apprendre la brasse sécuritaire ? Fléchir lentement les mollets sur les cuisses pour placer les pieds orientés vers l’extérieur et le haut Éviter les erreurs d’écartement trop important des genoux (> à la largeur des épaules) ou les cuisses qui passent sous le corps du nageur Remarque : intérêt de travailler avec la frite sous les aisselles pour limiter le mouvement de bras à la ligne des épaules, pour apprendre à dissocier les actions de bras puis de jambes avec aide matériel (étayage) Comment ne pas perdre les mouvements fraichement appris sur un nager vite ? Proposer des zones d’accélération progressives pour ne pas trop perturber les mouvements (désapprentissage) Comment travailler l’autonomie en décalage optimal avec les capacités de l’élève (distance en surface) ? Proposer de travailler avec une distance autonome personnalisée. Un repère type plot de couleur (chacun une couleur) peut indiquer le record personnel à dépasser… Quels critères de réalisation pour s’immerger ? S’émerger au maximum avant de s’immerger (à l’aide d’un grand ciseau de brasse !) Corps le plus vertical possible (hydrodynamisme) Chercher à se grandir au maximum et à rester gainé depuis les bras jusqu’aux pieds (bras collés aux oreilles) Comment apprendre à gérer une chute ? (cause d’accident +++) - Varier les hauteurs et les orientations de sauts (entrées conflictuelles), ainsi que les modalités de déplacement enchainés (atteindre une cible à la remontée en surface) - Éviter un obstacle Comment apprendre le plongeon canard ? Proposer à l’élève une aide matérielle (objet flottant) en précisant les critères de réalisation : 1- rotation corps groupé après une dernière grande inspiration 2- menton à la poitrine jusqu’à la verticale 3- tendre les jambes de façon dynamique (explosivité), le plus haut possible Comment apprendre à mieux s’équilibrer ? Réaliser régulièrement des défis avec des objets flottants, sur place ou en déplacement, en ventral ou en dorsal. La frite est celui qui pose le plus de problèmes d’équilibre. Enchainer les positions ventrales et dorsales en passant par la position costale (roulis complet du corps sans passer par la verticale)

26 Comment éduquer à la sécurité ?
Prendre conscience de ses limites personnelles : se connaitre ! Proposer à l’élève des contrats partir-revenir en immersion Proposer un partir-revenir en surface avec des contraintes de vitesse à l’aller et des immobilisations segmentaires ou un lestage au retour Créer les conditions de « scénarios catastrophes » (s’adapter aux imprévus) avec des tâches associées : réaliser la plus longue distance possible en 5 minutes, et, au coup de sifflet final, repartir sur 5 minutes car le courant vous a éloigné du bord… (l’élève ne doit pas manifester de signe de panique) Maitriser des connaissances liées à la sécurité (cahier d’EPS et temps en classe à exploiter). Les situations critiques doivent systématiquement faire l’objet de temps de réflexion a posteriori pour dépasser le vécu très émotionnel : Que s’est-il passé ? Quelles décisions avez-vous prises ? Avez-vous réussi ou échoué ? Que ferez-vous dans une même situation la prochaine fois ?...etc. Un principe : Faire preuve d’une prise de risque mesurée dans des épreuves toujours inédites, qui répondent à la loi du « tout ou rien » Comment diminuer les résistances à l’avancement ? Se laisser tracter ou pousser en PP en étant le moins encombrant pour son partenaire Aller le plus loin possible après une poussée Réaliser des défis sur une longueur (le moins de coups de bras possible) ou un nombre de coups de bras (la plus grande distance) Comment apprendre à plonger ? Étape 1 : l’élève doit avoir réglé les problèmes de respiration liés à l’immersion Etape 2 : accepter la bascule avant de plus en plus haut, avec aide (plan incliné, contrainte haute pour basculer) puis sans aide (mains aux chevilles puis derrière les genoux et se laisser basculer, corps rigide…. Attention aux orteils qui agrippent le bord du bassin ! Étape 3 : track start  voir figure ci-dessous (une jambe en appui au sol, l’autre participant à l’alignement jambe / tronc / bras Étape 4 : intégrer une impulsion lors du déséquilibre et gérer l’angle d’entrée (atteindre des cibles au fond et en surface sans recours à un mouvement de nage)

27 Quelques conséquences pédagogiques et didactiques en image, avec des apprentis nageurs.
L’élève apprend la remontée passive (« l’eau me remonte »)  Il est plus difficile de descendre que de remonter !

28 Se laisser flotter en enchaînant diverses postures
 accepter l’action de l’eau dans toutes les positions  techniques de transition d’équilibre  corps immergé, corps émergé

29 Accepter les chutes  conserver des postures  tonicité axiale qui résiste aux résistances  « confiance » en l’eau qui amortit la chute.

30 Glisser en surface en adoptant des postures hydrodynamiques (« faire la fusée »)
 affiner les sensations de glisse et de résistances.  alignement des segments  activité tonique dans une posture horizontale, hors gravité.

31 VARIABLES DIDACTIQUES
L'espace : profondeur, repères au fond, au plafond, distances, hauteurs (entrées), directions. Le corps : types d'appuis (solides, mouvants, flottants, aquatiques), postures, ventrale, dorsale, segments mobilisés (bras, jambes, tête), techniques utilisées (al­ternatives simultanées), amplitude, respiration (bloquée, expiration aquatique). Le temps : durées, intentions (très vite, très lentement). Le matériel : types d'appuis, à transporter, à lancer, à transmettre, immergé, en surface, encombrement. Les autres : imiter, plus vite que, rattraper, éviter. Les émotions suscitées : le défi, le projet, les tâches à critères et niveaux multiples (points), la performance, la confrontation, le relais, l'opposition par équipes, le support imaginaire.

32 Les variables didactiques en fonction des attentes du « savoir-nager »

33

34 Evaluation des niveaux d’actions motrices (Jean Roche – La leçon d’EP : un système complexe et vivant, 1996 ) simple Complexe Points de repère de nature temporelle Superposition des actions Juxtaposition des actions Enchainement des actions Anticipation des actions Points de repère de nature spatiale Espace avant, et prioritairement espace contrôlé par le regard (espace haut avant espace bas) Espace latéral, avec priorité au côté de la latéralisation (espace haut avant espace bas) Espace arrière (espace haut avant espace bas) Espace proche Espace lointain Points de repère segmentaires Interdépendance segmentaire Dissociation segmentaire Points de repère posturaux Hypertonicité et blocage des articulations Relâchement, sensations kinesthésiques

35 Éléments institutionnels à maitriser issus des accompagnements de programmes Adresse eduscol :

36

37

38

39

40

41

42 BIBLIOGRAPHIE Articles de la revue EPS
PELAYO P. Natation - La résolution des problèmes respiratoires, revue EPS N°230 (1991) page 29.  PELAYO P. Natation – La résolution des problèmes respiratoires (deuxième partie) revue EPS N°231 (1991) page 50. PELAYO P.et coll. Natation : évaluation et indice de nage. Revue EPS N°244 ( 1994) page 57. PELAYO P. MAILLARD D. Le test pechomaro – un savoir nager sécuritaire . Revue EPS N° 250 (1994) page 17.  PELAYO P. MAILLARD D. Le partir – revenir . Revue EPS N°261 (1996) page 20 . PELAYO P. ROZIER D. Natation : nager plus vite en crawl. Revue EPS N°273 (1998) page 14 . PELAYO P. POTDEVIN F. Natation : l’indice de gestion et d’efficacité . Revue EPS N°286 (2000) page 39.  TERRET T. Une natation sécuritaire : c’est – à – dire ?  Revue EPS N°274 ( 1998) page 25 . CATTEAU A. ARIEU A. Natation : les contenus au cœur du progrès. Revue EPS N°280 (1999) page 19 . CORMERY E.  Natation sportive : résoudre les problèmes respiratoires . Revue EPS N°284 (2000) page 35 . Puis… Revue contre – pied N°7 (octobre 2000) . Utopistes nageons. Article de JL UBALDI, JC BOS, P.GOIRAND, Y.LEZIARD, C.MARTINEZ, R.REFUGGI… D.CHOLLET (1990)  Approche scientifique de la natation sportive. VIGOT. N.GAL (1993)  Savoir nager,  dans la collection de l’école aux associations de la revue EPS. C.DUBOIS et JP.ROBIN (1985)  Natation, dans la collection de l’école aux associations de la revue EPS. P.SCHMITT(1989)  Nager de la découverte à la performance, VIGOT. Article de JL UBALDI dans la revue SPIRALES N° 6. PELAYO P. POTDEVIN F. - Manuel de natation. Édition Amphora (2012)


Télécharger ppt "La natation à l’école Grégory Delboé Formateur EPS"

Présentations similaires


Annonces Google