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Cultive-t-on encore les bébés ? Patrick Ben Soussan Pédopsychiatre, Chef du Département de Psychologie Clinique, Institut Paoli-Calmettes, Marseille Patrick.

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1 Cultive-t-on encore les bébés ? Patrick Ben Soussan Pédopsychiatre, Chef du Département de Psychologie Clinique, Institut Paoli-Calmettes, Marseille Patrick Ben Soussan Pédopsychiatre, Chef du Département de Psychologie Clinique, Institut Paoli-Calmettes, Marseille

2 « Bébé. Créature difforme à lâge, au sexe et à la condition indéterminés, hautement remarquable par la violence des sympathies et des antipathies quelle provoque chez les autres, sans exprimer elle-même de sentiment ni démotion. » Ambrose Bierce, écrivain et journaliste américain du XIXe siècle

3 Il était une fois...

4 Dans un pays lointain…

5 Un bébé

6 Bon, précisons : Pas le bébé tube digestif « Un tube digestif inerte et végétatif dont les activités se bornent à ses besoins primaires » Métaphysique des tubes (Paris, Albin Michel, 2000, p.7)

7 Le nouveau-né, perdu dans son sommeil fœtal est plus pauvre, plus humble que le plus archaïque des animaux. Ses seuls liens avec le monde extérieur cest lair quil respire, le lait quil boit. Quand il émerge de son sommeil, cest seulement pour crier et téter. Il est essentiellement une bouche vagissante et goulue ". René Zazzo, 1955 Pas le bébé Pipicacadodo

8 Aujourdhui ce serait plutôt le Mozart assassiné

9 Lenfant merveilleux « Quelle mystérieuse ascension ! D'une lave en fusion, d'une pâle étoile, d'une cellule vivante germée par miracle nous sommes issus, et, peu à peu, nous nous sommes élevés jusqu'à écrire des cantates et à peser des voies lactées.» Saint-Exupéry

10 Lenfant merveilleusement compétent de notre modernité

11 Lenfant, champion toute catégorie de la création

12 Glenn Doman The Institutes for the Achievement of Human Potential How to Multiply Your Babys Intelligence Course ?

13 Dans 20 ans ?

14 Le génie en germe « Il suffit pour linstant de dire que chaque enfant,... est, du moins en germe, un artiste, un visionnaire et un révolutionnaire. » David Cooper

15 Donc, le g é nie, ç a se cultive...

16 Mais pourquoi les années de puériculture ne seraient que verts paradis?

17 Parce que nous aimons tant les enfants

18 Lenfant nest quà aimer La fable institue comme seule loi de lenfance, lamour, irréductible, des parents

19 Oublions donc Gavroche, Poil de Carotte, Bécassine ou le Petit Poucet

20 Et dressons limagier de la puériculture

21 Pour nous aider, une histoire connue: « Il était une fois, trois petits cochons... »

22 Qui aimaient tant le chou, la boue, taper, roter et péter...

23 Le premier

24 Le rêve de la monographie botanique (1900)

25 Le bébé « cultivé » a besoin dhistoire (s) LHistoire LHistoire Leur histoire Leur histoire Les histoires Les histoires Il ny a pas de premier jour, tout ce qui vit sautorise dun précédent et le passé a toujours de lavenir. Toute naissance porte en elle lempreinte déjà inscrite de la vie et si originale que soit cette entreprise, nous mettons nos pas dans des pas déjà tracés. Il ny a pas de premier jour, tout ce qui vit sautorise dun précédent et le passé a toujours de lavenir. Toute naissance porte en elle lempreinte déjà inscrite de la vie et si originale que soit cette entreprise, nous mettons nos pas dans des pas déjà tracés. Tout enfant nait dune histoire qui la porté au monde Tout enfant nait dune histoire qui la porté au monde

26 Le deuxième

27 Anne-Marie, la fée à Jean-Paul (1964)

28 « Que veux-tu que je te lise, mon chéri ? Les Fées… Cette histoire métait familière : ma mère me la racontait souvent, quand elle me débarbouillait, en sinterrompant pour me frictionner à leau de Cologne, pour ramasser, sous la baignoire, le savon qui lui avait glissé des mains et jécoutais distraitement le récit trop connu ; je navais dyeux que pour Anne-Marie, cette jeune fille de tous mes matins ; je navais doreilles que pour sa voix troublée par la servitude ; je me plaisais à ses phrases inachevées, à ses mots toujours en retard, à sa brusque assurance, vivement défaite et qui se tournait en déroute pour disparaître dans un effilochement mélodieux et se recomposer après un silence. Lhistoire, ça venait par- dessus le marché ; cétait le lien de ses soliloques. Tout le temps quelle parlait nous étions seuls et clandestins, loin des hommes, des dieux et des prêtres, deux biches au bois, avec ces autres biches, les Fées ; je narrivais pas à croire quon eût composé tout un livre pour y faire figurer cet épisode de notre vie profane qui sentait le savon et leau de Cologne. »

29 Le bébé « cultivé » a besoin dêtre « touché » Etre soumis à celle qui, par ses « charmes », ensorcelle, capture, sapproprie lenfant : la féerie maternelle. Etre soumis à celle qui, par ses « charmes », ensorcelle, capture, sapproprie lenfant : la féerie maternelle. La présence toute sensuelle de lautre, la rencontre passionnée et passionnelle entre mère et tout petit La présence toute sensuelle de lautre, la rencontre passionnée et passionnelle entre mère et tout petit Lhistoire dune rencontre, aile contre aile, corps contre corps, de deux êtres qui se découvrent « dans linfini des sensations » de ce « pays singulier » des premiers mois. Lhistoire dune rencontre, aile contre aile, corps contre corps, de deux êtres qui se découvrent « dans linfini des sensations » de ce « pays singulier » des premiers mois.

30 Le troisième « L'Appréhension de la beauté. Le rôle du conflit esthétique dans le développement psychique, la violence, l'art. » Avec Martha Harris Avec Martha Harris Paris, Ed. Hublot, 2000 Paris, Ed. Hublot, 2000 Donald Meltzer Donald Meltzer ( ) ( )

31 Le conflit esthétique C'est ce questionnement qui met en action la pulsion épistémophilique qui est à l'origine de la soif de savoir, de la curiosité, ce moteur qui anime la croissance psychique de l'enfant. C'est ce questionnement qui met en action la pulsion épistémophilique qui est à l'origine de la soif de savoir, de la curiosité, ce moteur qui anime la croissance psychique de l'enfant. Est-ce aussi beau dedans que dehors ? Est-ce aussi beau dedans que dehors ? Impact esthétique direct de lextérieur de lobjet, accessible aux organes des sens, face à lintérieur énigmatique de lobjet, qui doit être interprété et élaboré par limagination créative.

32 Déjà connu des poètes Pour Baudelaire, en ces « années profondes » de lenfance, tout nest qu « expérience des sens, impressions heureuses et affection profonde. » Pour Baudelaire, en ces « années profondes » de lenfance, tout nest qu « expérience des sens, impressions heureuses et affection profonde. »

33 « Les parfums, les couleurs et les sons se répondent » Il écoute les sons, les couleurs, les odeurs, dégage des formes confuses de son environnement la carte de sa géographie intime et cherche dans les harmoniques du monde les lignes et les accents de sa petite musique. Il écoute les sons, les couleurs, les odeurs, dégage des formes confuses de son environnement la carte de sa géographie intime et cherche dans les harmoniques du monde les lignes et les accents de sa petite musique.

34 Pour Baudelaire Le poète est un alchimiste des perceptions qui recompose la musique des émotions, de toutes les données sensibles de la vie. Dès lors, lenfant en son développement nest rien dautre quun poète. Le poète est un alchimiste des perceptions qui recompose la musique des émotions, de toutes les données sensibles de la vie. Dès lors, lenfant en son développement nest rien dautre quun poète. Extraordinairement expérimentateur, explorateur, une graine de Colomb, un Neil Armstrong en puissance, un Galilée, un Darwin, un Rimbaud, un Freud ! Extraordinairement expérimentateur, explorateur, une graine de Colomb, un Neil Armstrong en puissance, un Galilée, un Darwin, un Rimbaud, un Freud !

35 Lenfant explorateur ou philosophe Lenfant procède par correspondance, association, affiliation, comparaison, mathématicien en herbe, statisticien, évaluateur et accréditeur de toutes choses. Dans cet incessant travail sur le monde et sur lui- même, il est ce « philosophe » quévoque J-D Vincent, avant même de savoir parler, un philosophe doué dune bien piètre objectivité, tant il est pris dans les rets affectifs de son lien à lautre, si peu autre au début. Baudelaire en 1852, dans son essai Lécole païenne, rappelle ainsi que cet enfant vit ses sens « journellement caressés, irrités, effrayés, allumés et satisfaits par des objets dart », au premier rang desquels Donald Meltzer placerait cet « objet esthétique » maternel.

36 Le bébé « cultivé » a besoin de sentir, ressentir Nul « je » au début Nul « je » au début Un « nous » se compose Un « nous » se compose Le premier vocabulaire des émotions Le premier vocabulaire des émotions « Je suis parce que je suis ému et parce que tu le sais » J-D. Vincent (La chair et le diable, 1996) LHomo sentiens (M. Lacroix, 2001) LHomo sentiens (M. Lacroix, 2001) Les vivances émotionnelles (W. Bion) Les vivances émotionnelles (W. Bion)

37 Le tout petit, au guet sensoriel de son environnement

38 Auditif

39 sensitif

40 odorant

41 Le bébé « cultivé » a de lesprit : la théorie de lEsprit La capacité du bébé à comprendre, expliquer et prédire les représentations mentales : la position intentionnelle du bébé (Dennett) La capacité du bébé à comprendre, expliquer et prédire les représentations mentales : la position intentionnelle du bébé (Dennett) Linstauration précoce danticipations sociales et de compréhension de lintentionnalité des comportements humains Linstauration précoce danticipations sociales et de compréhension de lintentionnalité des comportements humains Toute distinction entre cognitif et social na plus de sens Toute distinction entre cognitif et social na plus de sens

42 Le bébé « cultivé »va besoin dun TOI (T) « Un nourrisson, ça nexiste pas » DW Winnicott

43 Premiers liens : comment lattachement vient aux bébés ?

44 La Théorie de l'attachement Blaise Pierrehumbert - éd. Odile Jacob, 2003

45 Quest-ce quun enfant ?

46 « Quest-ce quun enfant ? » A cette question, en écho, le Talmud répond par une autre énigmatique question : Il est un « quoi ? », un « quest-ce que cest ? » Mais il dit plus. Il interroge : « A quoi ressemble un enfant dans le ventre de sa mère ? » Et voilà la réponse quil donne : « A un livre plié »

47 Du livre à la cire La Tabula rasa dAristote : La Tabula rasa dAristote : « Une cire vierge, une matière à façonner » A la naissance, l'individu est dans un état d'imperfection absolue

48 Empirique, lenfant ! Locke ( ) : Locke ( ) : Rien n'est antérieur à l'expérience et, partant, rien n'est inné. Helvétius ( ) : Linégalité des esprits ne tire pas son origine de lorganisation biologique des individus mais de leur éducation Helvétius ( ) : Linégalité des esprits ne tire pas son origine de lorganisation biologique des individus mais de leur éducation

49 « Les aventures de Pinocchio, histoire dun pantin » « Les aventures de Pinocchio, histoire dun pantin » Carlo Collodi, 1883 Que nous conte donc Pinocchio ? Lhistoire dun ridicule petit pantin de bois, issu tout droit dune fiction parentale, qui devra affronter tout un périlleux cheminement pour advenir au statut de personne humaine, de sujet inscrit dans une filiation et une histoire.

50 « La pureté séraphique de lâme enfantine » « La pureté séraphique de lâme enfantine » S. Freud

51 Françoise Dolto, « Le bébé est tout sauf un corps de viande »

52 « Max, le héros de mon livre, décharge sa colère contre sa mère et il retourne au monde réel ensommeillé, affamé et en paix avec lui-même. Bien sûr, nous voulons tous protéger les enfants contre des expériences douloureuses qui dépassent leur capacité de compréhension émotionnelle et sont source danxiété. Cela paraît évident. Cependant, ce qui est tout aussi évident, mais souvent négligé, cest que tous les enfants, dès les premières années de leur vie, ont affaire à des émotions qui les perturbent, que la peur et lanxiété sont une partie intrinsèque de leur vie quotidienne et quils gèrent en permanence leur frustration le mieux quils peuvent.

53 La fantaisie reste la meilleure arme dont lenfant dispose pour apprivoiser ses parties sauvages. Ce qui confère à mon travail toute la vérité et la toute la passion quil peut éventuellement avoir, cest mon engagement dans ce fait inévitable de lenfance, la terrible vulnérabilité des enfants et en même temps leur lutte pour devenir les rois de toutes les choses sauvages. »

54 Petit rappel, nécessaire : « Nous ne naissons pas humains, « Si vous laissez un chien ou une fourmi livr é s à eux-mêmes, ils grandiront et deviendront chien ou fourmi, mais si vous laissez un enfant livr é à lui-même, il ne deviendra pas un être humain car l humanisation est un fait culturel, qui se construit. » Edward Bond, homme de th é âtre nous le devenons »

55 Quelque chose sest passé sur la scène du théâtre : un fragile humain sy est inventé « Jai écrit une pièce qui sappelle Les enfants. Dans lhistoire, il y a des enfants et deux adultes. Tous les adultes ont pensé que les enfants ne la comprendraient pas car elle était trop complexe. Et bien ce sont les jeunes enfants qui ont compris la pièce. Parce quune communauté dadultes se demande comment construire une société civilisée, tandis que pour un enfant la question cest « comment je me crée moi-même ». Edward Bond

56 Notre société civilisée « Lhomme est un loup pour lhomme...et ce nest pas un compliment pour le loup. » J. Lacan

57 Conte indien Un chef parle à son fils de la vie. Il lui dit que lhomme abrite en lui deux loups qui se combattent. Un loup maléfique et plein de ressentiment. Un loup profondément bon et pacifique. Lenfant demande lequel des deux finit par gagner. Son père répond: « Celui que tu nourris. »

58 Agir sur son environnement « Tout organisme vivant, pour survivre, doit se poser implicitement, sinon explicitement, les questions fondamentales de lexistence : Où agir ? Quand agir ? Sur quoi agir ? Pour quoi agir ? Et comment agir ?… Ces cinq questions forment laxiomatique de la vie de relation ». Braun V (2003) Vers un cadre neuropsychologique général pour le développement du nourrisson. Enfance, 2003/4, Vol. 55

59 Faire Le bébé est un véritable « homme daction », il est infiniment doué, plus encore même « fabriqué » pour faire, bouger, se déplacer dans son environnement tout autant dailleurs que pour déplacer cet environnement et agir sur lui. Le bébé est un véritable « homme daction », il est infiniment doué, plus encore même « fabriqué » pour faire, bouger, se déplacer dans son environnement tout autant dailleurs que pour déplacer cet environnement et agir sur lui. Le pédiatre Albert Grenier a montré il y a plus de 40 ans quun bébé de moins de 3 semaines, bien éveillé et bien maintenu était capable, après plusieurs minutes d'attention, de tendre la main et de toucher un objet attractif, voire d'ouvrir la main et de la poser sur cet objet. Le pédiatre Albert Grenier a montré il y a plus de 40 ans quun bébé de moins de 3 semaines, bien éveillé et bien maintenu était capable, après plusieurs minutes d'attention, de tendre la main et de toucher un objet attractif, voire d'ouvrir la main et de la poser sur cet objet. Bower avait d'ailleurs constaté la même chose et appelé "réaction de pointage", cette faculté qu'a le bébé de quelques semaines, couché sur le dos, de tendre la main vers un objet attractif placé à 25 ou 30 cm de son visage. Bower avait d'ailleurs constaté la même chose et appelé "réaction de pointage", cette faculté qu'a le bébé de quelques semaines, couché sur le dos, de tendre la main vers un objet attractif placé à 25 ou 30 cm de son visage. Grenier A (1981) La "motricité libérée" par fixation manuelle de la nuque au cours des premières semaines de la vie, Archives Françaises de Pédiatrie, 38,

60 La pensée nait de laction Pour Myriam David, toute pensée est expérientielle. Mais dans le même temps, toute pensée est une ébauche daction ou pour reprendre une belle image lacanienne « une dégustation de laction ». Emotion, pensée et action ont partie liée, intimement, dès laube de la vie. David M (1976) Lenfant de 0 à 2 ans. Paris, Privat (Dunod, 1990) Pour Myriam David, toute pensée est expérientielle. Mais dans le même temps, toute pensée est une ébauche daction ou pour reprendre une belle image lacanienne « une dégustation de laction ». Emotion, pensée et action ont partie liée, intimement, dès laube de la vie. David M (1976) Lenfant de 0 à 2 ans. Paris, Privat (Dunod, 1990)

61 Le bébé, agitateur de pensées

62 Les enfants ne sont pas des anges de la création

63 Un ange passe…

64 « Beaucoup de saveurs, un peu de savoir » R. Barthes « un enfant travailleur de la matière et non consommateur (propriétaire) de la forme » « un enfant travailleur de la matière et non consommateur (propriétaire) de la forme » G.Bachelard

65 Le génie créateur des enfants… On lira avec plaisir cette séquence décrite par F. Dolto où deux petits énervaient leurs parents parce quils narrêtaient pas de faire monter et descendre des engins à roulettes sur les escaliers de la petite cabane à la Maison Verte. À travers la discussion avec les parents, il savérait que cétait exactement le manège quils avaient vécu plus petits, dans leur poussette, parce que la concierge navait pas toléré que la mère la laisse en bas de lescalier, ce qui avait provoqué maintes scènes désagréables. Ce jeu représente, dans son caractère répétitif, le processus dintégration dun langage énigmatique, quelque peu traumatique, que les enfants avaient appris au contact de leur mère, et dont ils deviennent dans le jeu les auteurs. F. Dolto, La Cause des enfants, Paris, R. Laffont, 1985, p

66 … a besoin dêtre « cadré » On peut aussi introduire cette question par une autre distinction, celle entre pulsion et instinct, tout à fait nette chez Freud et qui a, elle aussi, tendance à être occultée. La pulsion na pas de but préétabli, nest pas génétiquement déterminée, elle surgit dans le courant de lexistence de lenfant dès ses premiers jours. La pulsion nest pas adaptative, à la différence de linstinct qui lest. Cest même tout le problème : elle a besoin dêtre cadrée. On pourrait même dire quelle est anti-adaptative et quelle a sans cesse besoin dêtre liée, car elle est déliée par définition

67 Devenir … « Il faut 20 ans pour mener lhomme de létat de plante où il est dans le ventre de sa mère … « Il faut 20 ans pour mener lhomme de létat de plante où il est dans le ventre de sa mère …

68 … Humain …et de létat de pur animal qui est le partage de sa première enfance, jusquà celui où la maturité de la raison commence à poindre. » Voltaire Réflexions générales sur lHomme

69 Dodo lenfant do

70 Chut !

71 S.FREUD « His Majesty the Baby » « Pour introduire le narcissisme » (1914), dans La vie sexuelle, Paris, Gallimard, 1949.

72 « Lenfant aura la vie meilleure que ses parents, il ne sera pas soumis aux nécessités dont on a fait lexpérience quelles dominaient la vie. Maladie, mort, renonciation de jouissance, restrictions à sa propre volonté ne vaudront pas pour lenfant, les lois de la nature comme celles de la société sarrêteront devant lui, il sera réellement à nouveau le centre et le cœur de la création. His Majesty the Baby, comme on simaginait être jadis. Il accomplira les rêves de désir que les parents nont pas mis à exécution, il sera un grand homme, un héros, à la place du père; elle épousera un prince, dédommagement tardif pour la mère. tromper son ancienne nature. » Le point le plus épineux du système narcissique, cette immortalité du Moi que la réalité bat en brèche, a retrouvé un lieu sûr en se réfugiant chez lenfant. Lamour des parents, si touchant et, au fond, si enfantin, nest rien dautre que leur narcissisme qui vient de renaître et qui, malgré sa métamorphose en amour dobjet, manifeste à ne pas sy tromper son ancienne nature. »

73 Létoffe des héros : le bébé imaginaire

74 « Tuer lenfant merveilleux (ou terrifiant) qui, de générations en générations, témoigne des rêves et des désirs des parents ; il nest de vie quau prix du meurtre de limage première, étrange, dans laquelle sinscrit la naissance de chacun. Meurtre irréalisable mais nécessaire, car il nest point de vie possible, vie de désir, de création, si on cesse de tuer lenfant merveilleux toujours renaissant... » S. Leclaire, On tue un enfant, Paris, Le Seuil, 1975

75 Les enfants nous en font voir tellement !

76 Ils ont souvent le dernier…mot

77 …ou le dernier regard !

78 JE VOUS REMERCIE POUR VOTRE ATTENTION


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