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La Physique des Particules et ses enjeux Conférence à lUniversité Nationale de Hà Nôi Trân Minh Tâm Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (Suisse)

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1 La Physique des Particules et ses enjeux Conférence à lUniversité Nationale de Hà Nôi Trân Minh Tâm Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (Suisse)

2 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Un voyage au travers de la Physique des particules Au début du XX ème siècle : La matière, latome, la lumière, la radioactivité, les questions. Les forces fondamentales, les symétries Les particules de nos jours Les théories de jauge, base de la Physique des particules Le modèle standard, ses succès Les questions actuelles Le LHC, futur accélérateur du CERN, les défis techniques. Le lien entre Physique des particules et Cosmologie. En guise de conclusion

3 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Au début du XX siècle Au début du XX ème, on connaissait : Les états de la matière. Latome (Démocrite), les molécules, les cristaux. La lumière, les RX (Roentgen). La radioactivité (alpha, bêta, gamma). Les électrons (Thomson). Avec les ions, on savait que la masse des électrons est < 1/1000 celle de latome.

4 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Au début du XX siècle: Images de latome J.J. Thomson découvre lélectron, mesure le rapport e/m (1897) et donne une première image de latome. Rutherford mesure la diffusion des sur lor (1909 ) : le noyau atomique a un diamètre de quelques femtomètres m. Rutherford

5 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Au début du XX siècle: Deux problèmes La vitesse de la lumière est constante: en contradiction avec le sens commun. Sera résolu avec la relativité restreinte. Les interactions de la lumière avec la matière : problème du rayonnement du corps noir : quantification de lémission et de labsorption de la lumière (Planck). Début de la Mécanique Quantique.

6 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Les forces fondamentales Cest une très grande beauté de la Physique que de pouvoir montrer que les phénomènes de la nature peuvent être attribués à 4 forces : la force électromagnétique, la force nucléaire « forte », la force faible, la force gravitationnelle.

7 Physique des Particules Hà Nôi, Mars La force électromagnétique De loin la mieux connue : longue portée, intensité caractérisée par la constante de structure fine = 1/137 = e 2 /(h/2π)c. -> peut être un modèle pour les autres forces. Origine : la charge électrique. Charges en mouvement -> champs magnétiques. Charges accélérés -> champs électromagnétiques. Equations de Maxwell !

8 Physique des Particules Hà Nôi, Mars La force nucléaire forte (1) 1932 : découverte du neutron par Chadwick. Pour garder n et p dans le noyau, la force nucléaire : -> doit vaincre la répulsion coulombienne (-> forte !), -> doit être de courte portée, -> doit être indépendante de la charge (noyaux miroirs) : il existe une symétrie (interne) entre protons et neutrons ! Heisenberg : n et p sont 2 états dune même particule pour linteraction forte. Noyaux miroirs -> notion disospin.

9 Physique des Particules Hà Nôi, Mars La force nucléaire forte (2) Désintégration des noyaux : -> force forte à courte portée, -> stabilité du noyau équilibre entre force forte et force répulsive électrique. Maximum de liaison : Fe 56. Désintégration : noyau He 4, très lié, passe la barrière potentielle par effet tunnel.

10 Physique des Particules Hà Nôi, Mars La force faible Responsable de la désintégration des noyaux qui diminuent ainsi le nombre de leurs nucléons excédentaires. Spectre continu -> (Pauli 1930) -> 3ème particule très légère émise : le neutrino, -> spin du neutrino : 1/2, -> le neutrino interagit via la force faible puisque la force forte nagit pas dans la désintégration et le neutrino nest pas chargé.

11 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Les symétries Les symétries sont fascinantes dans le monde macroscopique (cristaux, ailes de papillons…). En Physique des particules, les symétries sont liées à la dynamique des systèmes étudiés, nous allons le voir. Les symétries sont décrites par une branche des Mathématiques appelée « Théorie des groupes ». Nous allons passer en revue les diverses symétries.

12 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Les symétries despace et de temps Les lois de la Physique peuvent être formulées dans un système de référence donné. Cependant, ces lois doivent être indépendantes du choix du référentiel, c.à.d. des transformations nécessaires pour le passage dun référentiel à lautre. Théorème de Noether : invariance sous une translation temporelle -> conservation de E, invariance sous une translation despace -> conservation de p, invariance sous une rotation -> conservation du moment cinétique.

13 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Les symétries discrètes En Physique des particules, nous avons en plus des transformations despace-temps, des symétries discrètres qui nous renseignent la possibilité ou non dune réaction: La parité (ou inversion despace) P (x,t) = (- x,t) La conjugaison de charge C transforme particule en antiparticule; exemple, sil y a symétrie sous C de la physique sous-jacente, e - p -> e - p est identique à e + p -> e + p Le renversement du temps T est obtenu en faisant sécouler le temps à lenvers, c.à.d. en inversant la réaction; exemple, sil y a invariance sous T, - p -> n a la même probabilité que n -> - p.

14 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Les symétries discrètes On peut aussi considérer une succession de transformations discrètes, par ex. CP : On applique la transformation P à un système de particules, puis la transformation C. Nouveau système dantiparticules dans un référentiel inversé. Si la Physique qui gouverne lévolution des 2 systèmes est invariant sous CP, les 2 systèmes se comporteront exactement de la même manière. On pense que les lois de la Physique sont invariantes sous CPT (Théorème).

15 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Les symétries internes Nous avons vu un exemple de symétrie interne lors de la discussion des noyaux miroirs : linteraction forte entre nucléons (proton ou neutron) est indépendante de la charge. Il sagit ici de la symétrie neutron-proton, une symétrie interne des nucléons. Nous allons aussi voir dautres particules caractérisées par des nombres quantiques nouveaux (étrangeté, charme, beauté, …) qui permettent de les classer en des ensembles présentant des symétries internes.

16 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Les symétries dynamiques Symétries espace-temps conservation de p, E et de J. Mais il existe dautres lois de conservations, comme celle de la charge électrique. Mathématiquement, pour avoir la conservation de la charge, le Lagrangien doit être invariant sous une transformation de phase de la fonction donde.

17 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Les particules de nos jours La matière est composée de 3 familles de quarks et de leptons groupés en doublets. Les leptons nont pas dinteraction forte. Les neutrinos nont que des interactions faibles. Les quarks et les leptons chargés ont des interactions électromagnétiques et faibles. Charge des quarks : 2/3 et -1/3 Charge des leptons : 0 et -1 Proton : (uud) neutron : (ddu)

18 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Les doublets Quarks et leptons apparaissent en couples. De même quHeisenberg avait proposé la symétrie p-n, on doit maintenant parler de symétrie u-d. -> isospin des quarks : un vecteur isospin dans lespace interne des quarks fixe la nature du quark et la rotation de ce vecteur donne la transformation dun quark u en d et inversément. De même, le vecteur isospin dans lespace interne des leptons détermine la nature du lepton : e ou e, µ ou µ …

19 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Les théories de jauge, base de la Physique des particules (1) Le tableau de particules avec les interactions discutées permet dexpliquer tous les phénomènes sub-nucléaires. Cependant, les physiciens ont compris quil existe une relation plus profonde entre forces et matière : la matière nest pas là uniquement pour que les forces sy exercent! Toutes les forces qui sont apparues dans les transparents précédents peuvent être déduites dun même principe de symétrie de la matière, quon appelle « principe dinvariance de jauge locale ». Ce principe est lié à une symétrie dans lespace interne des quarks et des leptons.

20 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Les théories de jauge, base de la Physique des particules (2) Heisenberg : n et p sont 2 états du nucléon (introduction de lisospin). -> pour linteraction forte, rien ne change si on fait tourner tous les vecteurs isospin de lUnivers globalement dun même angle. Que se passe-t-il si on considère une rotation dun angle différent en chaque point de lespace ? (C.N. Yang et R.L. Mills 1954). Rotation « locale »

21 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Les théories de jauge, base de la Physique des particules (3) Yang et Mills conclurent que la demande dinvariance ne peut être satisfaite que sil existe des « messagers » transportant dun point à un autre de lespace linformation que le vecteur interne dune particule a tourné. Cest le principe dinvariance de jauge locale. Appliqué aux interaction é.m. et faibles, ce principe est à la base du modèle standard électro-faible. Le modèle standard prédit la masse des messagers W ±, Z 0, ce dernier étant le boson intermédiaire des interactions faibles à courant neutre.

22 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Les théories de jauge, exemple de la QED Pour lélectromagnétisme, on peut changer la phase de la f.o. de la particule chargée globalement. Si nous demandons une invariance de jauge locale, le lagrangien nest plus le même. Introduction du photon : linvariance de jauge locale est rétablie et implique la présence dun boson de jauge sans masse : le photon. Symétrie de jauge -> conservation de la charge électrique. G L( ) --> L( *) exprime que les lois de la Physique sont indépendantes des conventions de phase. G(x) L( ) --> L*( *) L L* ! G(x) L( ) --> L( * A*) A est le 4-vecteur du champ électromagnétique.

23 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Le modèle standard On recherche une théorie invariante de jauge localement pour les interactions faibles, électromagnétiques et fortes. La complication, par rapport à la QED, est que les bosons de jauge de linteraction faible sont massifs. La brisure spontanée de la symétrie du vide et le mécanisme de Higgs permet de donner une masse aux bosons intermédiaires de linteraction faible et de garder le photon sans masse. Ce faisant, on a introduit des bosons de Higgs dont le couplage avec les particules leur donne leur masse. Pour les interactions fortes, les bosons de jauge, les gluons, servent de messager de la force forte entre les quarks et entre eux-même. La « charge forte » est ici la « couleur ».

24 Physique des Particules Hà Nôi, Mars La brisure spontanée de symétrie et le mécanisme de Higgs (1) Il existe souvent en Physique des théories symétriques qui ont des solutions asymétriques. En Théorie quantique, les particules sont décrites par des champs. Le niveau fondamental (état dans le vide) correspond au minimum dénergie. Considérons un doublet (analogue au nucléon N = (p, n)) et un potentiel dinteraction U( ) entre 1 et 2 de la forme dessinée. Demandons linvariance de jauge locale. Invariance de jauge locale (rotation dans lespace -> introd de particule de jauge Lagrangien : L(, A).

25 Physique des Particules Hà Nôi, Mars La brisure spontanée de symétrie et le mécanisme de Higgs (2) A transporte linformation ( ) dun point à un autre. Nous pouvons redéfinir les champs pour être dans un état de minimum dénergie et = Pas de changement de physique ! On obtient comme résultat : acquiert une masse prop. à R disparaît La particule de jauge A a une masse proportionnelle à R. La symétrie initiale est brisée ! G(x) L(, A) -> L (, A*) Invariance de jauge locale. À ce point, la particule de jauge A na pas de masse. Brisure spontanée de symétrie L(, A) L(, A) Le nombre de degrés de liberté (d.l.) est conservé: : 2 d.l., A : 2 d.l. (sans masse) 2 : 1 d.l., A : 3 d.l. (A massif) est la particule de Higgs

26 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Les particules prennent une masse ! Nous venons de voir comment les particules de jauge acquièrent une masse. Nous devons aussi introduire dans le Lagrangien les interactions de la particule de Higgs avec les particules ordinaires : cette interaction leur donne leur masse. Cette interaction est cependant mal connue. Analogie 1 : Dans un grande salle, se tient une réunion de députés; ces derniers sont répartis uniformément dans la salle et discutent. Arrive le premier ministre : les députés qui sont près de lui lentourent pour lui parler. Le premier ministre doit développer une force plus grande pour se déplacer : tout se passe comme sil avait pris de la masse ! Analogie 2 : viscosité sur une particule traversant un liquide visqueux -> plus linteraction est grande, plus la particule semble massive ! La découverte de la particule de Higgs est donc essentielle !

27 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Succès et faiblesses du modèle Le modèle standard a 18 paramètres libres, dont la constante de couplage et langle de Weinberg W. Toutes les particules du modèle ont été observées, à lexception du boson de Higgs. Le modèle a été testée dans de nombreuses expériences Observation des courants neutres au CERN (Gargamelle 1973 ) Observation des bosons intermédiaires W ± et Z 0 (UA1 et UA ) 3 familles de neutrinos -> 3 familles de fermions (LEP 1992 ) Quark top découvert par lexpérience CDF (FNAL 1995 ). Mais : 18 paramètres ! Existe-t-il une autre théorie ? Existe-t-il une théorie du tout ? Des particules plus élémentaires ? Quelle est lorigine de la violation de CP observée dans le système des K 0 ?

28 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Les interactions encore une fois Dans la désintégration, due à linteraction faible, on a la transformation dun quark d en un quark u. Cette interaction résulte de léchange dun médiateur, le boson intermédiaire W - (O. Klein 1938). Le boson W + existe aussi (dés. + ). Le médiateur de linteraction électromagnétique est le photon. Le médiateur des interactions fortes entre quarks est le gluon.

29 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Encore une fois, les particules et les interactions Gluons (8) Quarks Mésons Baryons Noyaux Graviton ? Bosons (W ±, Z 0 ) Atomes Lumière Chimie Electronique Système Solaire Galaxies Trous noirs Désintégration du neutron Radioactivité béta Interactions de neutrinos Combustion du soleil Forte Photon Faible Gravitationnelle Bottom Etrange Down Top Charm Up 2/3 -1/3 chaque quark : R, B, G en 3 couleurs Charge électrique Quarks Tau Muon Electron Tau Neutrino Muon Neutrino Electron Neutrino Charge électrique Leptons Electromagnétique Perl (75) Thomson e– (1897) Anderson e+ (32) Lederman (77) Ting/Richter (74) Rubbia (83) Compton (23) Einstein? (05) CDF (95) DESY (79) Anderson (37) Neddermeyer Gell-Man Zweig (64) Friedman et al.

30 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Quelques résultats spectaculaires du CERN Le complexe des accélérateurs du CERN est évolutif : un accélérateur sert comme injecteur au prochain ! -> différent de la philosophie des USA. -> minimisation des coûts et diversification des programmes expérimentaux.

31 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Découverte des bosons W ± et Z 0 au collisionneur p-antiproton (SppS) Le SPS est utilisé comme anneau de stockage de protons et dantiprotons sur une idée de C. Rubbia. On utilise les quarks et antiquarks des p et p : u + d -> W + -> e + e u + u -> Z 0 -> p p -> Z 0 ->

32 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Une expérience au LEP (Lab. à Electron et Positons) : DELPHI DELPHI est lune des 4 expériences au LEP

33 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Une expérience au LEP (Lab. à Electron et Positons) : DELPHI (2) Le « bouchon » sur DELPHI e + e - -> Z 0 -> q q

34 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Vérification du modèle standard au LEP : nombre de familles Le modèle standard prévoit 3 familles de fermions. En ordonnée : section efficace totale visible, c.à.d. nombre de Z 0 produits par collision e + e - et donnant lieu à détection. Z 0 se désintègre aussi en neutrinos qui séchappent sans être détectés. Les lignes correspondent aux prédiction théoriques du modèle standard pour 2, 3 et 4 familles de neutrinos.

35 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Les défis actuels de la Physique des Particules Les grandes questions de la Physique des Particules : origine de la masse de la matière (mécanisme de Higgs ? Supersymétrie ?), nature de la matière noire de lUnivers (masse des neutrinos ? particules supersymétriques ? autre chose ?), prépondérance de la matière sur lantimatière dans lUnivers (liée à la violation de linvariance sous CP ? [Sakharov]), stabilité de la matière (désintégration du proton), théorie unitaire incluant la gravitation ? -> String Theories ? Nombre de dimensions de lUnivers?

36 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Les expériences et les projets Fabriques de mésons B : BaBar (USA) et Belle (Japon) [première étude de la violation de CP]. Expériences neutrinos : Super-Kamiokande (Japon), K2K (Japon), SNO (Canada), Minos (USA) [recherche et étude des oscillations des, preuve que les ont une masse (petite)]. Faisceau de neutrinos (CGNS) entre le CERN et le laboratoire souterrain du Gran Sasso ( 2005) [ recherche de ]. Grand collisionneur à hadrons (LHC) (s = 14 TeV). Le programme le plus ambitieux jamais entrepris par le CERN ( 2007), en partenariat avec la plupart des pays de la planète et lindustrie [recherche de la particule de Higgs et des particules supersymétriques].

37 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Les enjeux Nous allons traiter de 2 enjeux actuels : Le LHC, son utilité pour la Physique des particules, les défis technologiques qui lui sont liés. La connexion entre Physique des particules et cosmologie.

38 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Le collisionneur LHC: recherche du Higgs et de la supersymétrie Les données du LEP sont si précises (masse du Z 0 connue avec une précision de 1/10 5 ) quelles sont sensibles à des phénomènes qui ont lieu à des énergies beaucoup plus hautes : ex. m top aussi précise que la première mesure ! Nous pouvons penser que des phénomènes nouveaux vont se manifester à lénergie du LHC s = 14 TeV : Mise en évidence du Higgs, de la Supersymétrie… Le LHC, dont les études ont commencé il y a plus de 15 ans devrait être mis en service en 2007 et fonctionner pendant au moins 15 ans.

39 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Les défis techniques du collisionneur LHC Accélérateurs Energie : 5 fois celle du LEP (constituants), 70 fois (faisceau), Luminosité : 100 celle des collisionneurs précédents (dn=L x x dt) 5000 aimants supraconducteurs (1.9K He superfluide : plus grande station cryogénique au monde) dont 1296 dipôles de 8,4 Tesla sur ~ 27 km, grâce auxquels le LHC ne consommera pas plus délectricité (dénergie) que le LEP. Technologies de détection des particules (pixel, électronique résistante aux radiations, DAQ, etc.) déployées dans quatre grands détecteurs : ALICE, ATLAS, CMS et LHCb. Les moyens de calculs (ordinateurs) et de communication.

40 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Les détecteurs au LHC : exemple CMS La collaboration CMS est une grande collaboration de 2000 physiciens

41 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Un événement simulé dans CMS: Higgs --> 4 muons Collision de 2 protons : Les particules produites laissent des impacts dans les détecteurs et on reconstruit leurs traces ainsi que les énergies quils laissent dans les détecteurs. Les collisions se succèdent à une fréquence de 40 MHz (25 ns). Beaucoup de particules produites vue lénergie en jeu. -> stratégie de prise des données et danalyse !

42 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Défis dans lenregistrement et le traitement des données du LHC 40 MHz (25 ns), 10 9 événements par seconde -> 1 Peta (10 15 )Bytes par seconde ! Un détecteur LHC devra gérer, en données numériques, 100 fois léquivalent de toutes les conversations téléphoniques de la planète, si tout le monde utilisait un téléphone portable en même temps (1 téléphone numérique = 1-2 KBytes/sec). données Le taux de données enregistrées doit être réduit à 1 ou 2 Giga (10 9 ) Bytes par seconde (réduction dun facteur 10 6 !) ce qui implique : Très grande puissance de calcul en ligne (on-line) pour sélectionner les bons événements (trigger), (1000 PC 2007, > 10 fois plus puissants quaujourdhui). Immense capacité de stockage des données (2 Peta Bytes/an !) correspondant à plus de 3 km dépaisseur de CD (600 MBytes/CD).

43 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Défis dans lenregistrement et le traitement des données du LHC Le travail danalyse des données pour extraire les réponses de physique fera appel à une technologie des ordinateurs encore en développement. Exemple : le Nintendo 64 aujourdhui = CRAY/XMP lordinateur le plus puissant du CERN (et dEurope) à la fin des années 1970). On ne pourrait pas le faire avec la technologie disponible aujourdhui ! (Il faut faire confiance aux physiciens !) Nouvelle infrastructure informatique à développer permettant de nouvelles applications basées sur le couplage à haute vitesse des individus, des ordinateurs, des bases de données, des instruments scientifiques, etc. (projet GRID voir Pour en savoir plus sur le CERN :

44 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Physique des particules et cosmologie Convergence de 2 branches fondamentales de la Physique dans le cadre de la théorie du Big Bang : lune traitant de linfiniment petit, lautre de linfiniment grand. Big Bang : lUnivers a commencé, il y a 15x10 9 années dune singularité de lespace-temps à partir dune explosion. Il na depuis cessé de sétendre. LUnivers primordial était composé de particules élémentaires et son évolution dictée par les forces fondamentales agissant sur ces particules.

45 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Trois observations cosmologiques Les galaxies séloignent les unes des autres à une vitesse dautant plus grande quelles sont éloignées (E. Hubble, 1929) v = H.r avec H = 100h km s -1 /Mpc (1 h 0.4) (1 Mpc = 3 x 10 6 années lumière), Les éléments légers sont abondants (G. Gamov, ~1950). Ces éléments ont été synthétisés à une température de 10 9 K. Bruit isotrope à 2.7 K (A. Penzias et R. Wilson, 1965). Cest le rayonnement é.m. fossile dune époque où lUnivers était beaucoup plus chaud; il sest depuis refroidi dans son expansion jusquà 2.7 K.

46 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Le Big Bang Idées sous-jacentes : 1) Il existe une théorie grand-unifiée GUT pour laquelle la différence entre interactions électro-faibles et fortes serait due à des comportements différents à faible énergie. 2) Il existe donc de paliers dénergie, de température, donc de temps (expansion). Exemple : Interact. électro-faible Masses des bosons: M W = 80 GeV, M Z = 91 GeV, M = 0 GeV Si E >> M Z, p.ex 10 4 GeV, -> masse peu importante -> bosons produits en égale importance -> symétrie entre int. faibles et é.m. Si E interaction faible à courte portée (principe dincertitude).

47 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Quelques étapes dans la théorie du Big Bang s, T K GeV Règne des GUT (?). Particules et particules en nombre égaux, sannihilant et se reformant s, T Fin des GUT. Excès de matière sur lantimatière s, T K 10 2 GeV Distinction entre é.m et faible. Protons, neutrons sont formés et sont en équilibre : e + p e + + n e + n e - + p 1 seconde T K 1 MeV Avec T = 1 MeV, léquilibre entre p et n est rompue. Les neutrons se désintègrent. 3 minutes T x 10 8 K Début de la nucléosynthèse qui durera quelques heures -> 25% de He et 75% de H années T K Les photons nont plus assez dénergie pour dissocier les atomes -> rayonnement fossile années : premières galaxies !

48 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Physique des particules et cosmologie

49 Physique des Particules Hà Nôi, Mars Les sujets non traités La prépondérance de la matière sur lantimatière On pense quà la fin de lépoque des GUT, une légère violation des symétries C et CP aurait pu entraîner un excès de matière sur lantimatière. Masse sombre de lUnivers Moins de 10% la masse de lUnivers est brillante. Que sont les 90% restant ? Nous savons maintenant que les neutrinos « oscillent », c.à.d. que leur état propre de masse est différent de leur état propre de linteraction faible : ils ont une masse. Pour combien contribuent-ils à la masse sombre ?

50 Physique des Particules Hà Nôi, Mars En guise de conclusion La Physique des particules telle quon létudie et pratique aujourdhui est un exemple de recherche dite "fondamentale". La recherche fondamentale est lexpression même de la curiosité humaine, du besoin de comprendre lUnivers dans lequel nous vivons, la structure de la matière et la vie. Lhistoire montre que cest cette curiosité humaine qui est à la base du développement et du progrès de toute société, et que le développement même dune civilisation est lié au soutien quelle apporte à la recherche fondamentale.

51 Physique des Particules Hà Nôi, Mars En guise de conclusion Il y a un siècle, on venait de découvrir les électrons. La vie maintenant est impensable sans les électrons: Ils nous amène la lumière dans nos foyers, transportent nos voix à nos êtres chers, peignent des images sur nos écrans… Et pourtant, les électrons nont pas été recherchés pour ces applications, mais pour la connaissance pure … Qui peut dire à lavance les bénéfices que nous pouvons tirer de la recherche fondamentale ? Y aura-t-il une innovation associée aux découvertes des W ± et Z 0 ? Les outils développés pour la recherche fondamentale trouvent cependant rapidement des applications dans dautres domaines; Ex. : www, hadronthérapie, détecteurs dans limagerie médicale…


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