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Les formes organisationnelles médiatisées par les TIC tiraillées entre logique d’autonomie et logique de contrôle : une démocratie toujours limitée Suzy.

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Présentation au sujet: "Les formes organisationnelles médiatisées par les TIC tiraillées entre logique d’autonomie et logique de contrôle : une démocratie toujours limitée Suzy."— Transcription de la présentation:

1 Les formes organisationnelles médiatisées par les TIC tiraillées entre logique d’autonomie et logique de contrôle : une démocratie toujours limitée Suzy CANIVENC Laboratoire ERELLIF/PREFics EA 3207/UMR CNRS LCF 8143 Université Rennes 2

2 Plan de travail I.Les TIC : entre logique d’autonomie et logique de contrôle A.Les TIC et la logique d’autonomie B. Les TIC et la logique de contrôle II.Évolution de cette tension à travers l’histoire d’Internet III. L’état actuel de cette tension : l’exemple de Wikipédia A.La logique d’autonomie B.La logique de contrôle C. La monté en puissance de la logique de contrôle dans l’histoire de Wikipédia

3 TIC et logique d’autonomie (I) La réappropriation du pouvoir politique par : •La démocratisation du pouvoir d’expression Valérie Peugeot (2004), Pierre Lévy (2002) •La dissémination des savoirs Patrice Flichy (2001) •Le renforcement de la participation : Une idée défendue tant par les tenants du déterminisme technique (McLuhan) que social (Carré, 2005)  Une démocratie renforcée : Véronique Kleck (2007), Pierre Lévy (2002), Laurent Jacquelin (2004)

4 TIC et logique d’autonomie (II) L’éradication du pouvoir économique par la remise en cause de la propriété privée •La production et l’échange d’informations au fondement des TIC et d’Internet : des biens collectifs purs « non rivaux » •Du monde de la rareté à celui de l’abondance : le bouleversement des lois économiques traditionnelles : Patrice Flichy (2001), Bastien Sibille (2003)  « De nouveaux modèles forts de production, modèles qui prennent davantage appui sur le groupe, la collaboration et l’auto organisation que sur la hiérarchie et l’autorité » : Don Tapscott et Williams Anthony (2007)

5 TIC et logique de contrôle (I) •L’illusion de la démocratisation des savoirs et du pouvoir par les TIC -La confusion entre l’accès aux savoirs et l’appropriation des savoirs : Yves Janneret (2000), Yves Lafargues (2001) -Le renforcement des inégalités existantes •L’illusion de la fin du monde marchand -La capacité à traiter l’information : un bien rare -La persistance des droits de propriété intellectuelle -Un nouveau modèle économique articulant paiement et gratuité : Patrice Flichy (2001) -Le renforcement du pouvoir économique des plus grands : Marc Chevallier (2006)

6 TIC et logique de contrôle (II)  Le renforcement de la logique de contrôle -Les TIC, des outils permettant le contrôle et la surveillance dans des espaces élargis et mobiles : André Vitalis (2005) -Les TIC comme outils de contrôle : «Votre espace de liberté, Internet ? Ce n’est pas tout à fait exact. A votre insu, vous êtes soumis aux risques du "spyware" ou des "espiogiciels", programmes espions qui se nichent au cœur de votre disque dur pour suivre les moindres de vos activités […] Ces logiciels espions, placés en de mauvaises mains, pourraient conduire à une société du surveillance permanente, susceptible d’entraver les libertés individuelles (De Rosnay, 2004)

7 Évolution de cette tension à travers l’histoire d’Internet (I) 60’s : La naissance du réseau des réseaux •Le contexte anticonformiste et anti-autoritaire des années 60 •L’informatique, une discipline aux caractéristiques propices au développement d’un fonctionnement autogestionnaire •Un groupe de chercheur et un réseau à l’image de la contre-culture américaine : égalité et coopération  1ère phase : un « cercle vertueux tout à fait exceptionnel entre l’élaboration d’utopies, le travail technique et la construction des usages » (Patrice Flichy, 2001)

8 Évolution de cette tension à travers l’histoire d’Internet (II) 70’s-80’s : le développement du réseau et des communautés virtuelles •Le début d’une césure avec les pratiques réelles •Mais un idéal d’égalité et de coopération qui reste intact •Le début d’une « idéologie masque » « Cette évolution des pratiques de communautés en ligne par rapport à l’utopie initiale ne s’est pas traduite par une modification de l’imaginaire de la communauté électronique. L’idée d’un groupe virtuel où tout le monde s’exprime de façon égalitaire continue à dominer. L’utopie devient dans ce cas une idéologie qui masque en partie la réalité » Patrice Flichy (2001)

9 Évolution de cette tension à travers l’histoire d’Internet (III) 90’s : la prise en main de l’imaginaire des NTIC par les médias •l’écart entre utopie et usages, discours et pratiques s’accentue •Les discours sur la société de l’information : l’annonce d’un « bouleversement civilisationnel » •Apparition de pratiques déviantes : développement d’une idée de contrôle

10 L’état actuel de cette tension : l’exemple de Wikipédia (I) Wikipédia et la logique d’autonomie •Un projet ouvert : « le projet d'encyclopédie librement distribuable que chacun peut améliorer » •L’idéal de coopération : Wikipédia est « réalisée collaborativement sur Internet, grâce au système des wikis » •L’idéal d’égalité : « le laissez-faire comme modèle d’organisation, qui implique un égal droit de participation pour tous, sans égard à l'âge, la compétence ou l'origine, en même temps qu'un minimum de règles, qui peuvent d'ailleurs être ignorées si elles nuisent au travail »  Wikipédia est « auto organisée » (Sylvain Firer-Blaess, 2007) « Wikipédia est auto-gérée » (Laure Endrizzi, 2006)

11 L’état actuel de cette tension : l’exemple de Wikipédia (II) Wikipédia et la logique de contrôle •Surveiller : un pouvoir dissolu mais exacerbé et en cours de concentration -Un pouvoir démocratisé : « tout le monde peut contrôler tout le monde» Sylvain Firer-Blaess (2007) -L’ « hyperpanoptisme » : une surveillance exacerbée -Un phénomène de reconcentration du pouvoir de surveillance : une fonction principalement exercée par les « habitués » •Punir : un pouvoir confisqué par une hiérarchie de grades -Le corps policier de Wikipédia : les administrateurs -Le corps juridique de Wikipédia : les arbitres

12 L’état actuel de cette tension : l’exemple de Wikipédia (III) L’ambivalence de Wikipédia •L’hyperpanoptisme : un dispositif de surveillance oscillant entre logique d’autonomie et de contrôle •Une « structure hiérarchique de punition » instaurant ainsi « une différence de pouvoir entre la plupart des wikipédiens et quelques autres » •Wikipédia : un « lieu où s'exerce et refuse de s'exercer en même temps une certaine forme de pouvoir » (Sylvain Firer-Blaess, 2007)

13 L’état actuel de cette tension : l’exemple de Wikipédia (IV) La monté en puissance de la logique de contrôle dans l’histoire de Wikipédia •De janvier à août 2001 : l’ « Eden anarchiste » •Été 2001 : arrivée massive de nouveaux contributeurs •Les débuts d’une tension entre « wiki-anarchistes » et « encyclopédistes-réglementariens » •Les « invasions barbares » et la montée en puissance de la logique de contrôle •Septembre 2006 : lancement de Citizendium par Larry Sanger, co-fondateur de Wikipédia : triomphe de la logique de contrôle

14 Conclusion (I) Les formes organisationnelles médiatisées par les TIC : Une démocratie toujours limitée Les formes organisationnelles médiatisées par les TIC semblent bornées par deux configurations : •une communauté complètement autogérée mais fermée car réservée à des élites aux profils homogènes et aux intérêts similaires •une communauté totalement ouverte mais hiérarchisée car instaurant un différentiel de pouvoir entre ses membres Dans ces deux cas, la démocratie s’avère limitée : soit dans son accès soit dans sa structure

15 Conclusion (II) •« Les grandes sociétés historiques, de l’Antiquité à notre temps, fonctionnent toujours entre deux pôles d’organisation, un pôle d’ordre rigide qui émane de l’appareil d’Etat et plus largement de tout ce qui est pouvoir ; un pôle d’anarchie infrastructurelle, c’est-à-dire d’interactions spontanées et spontanément organisatrices » (Edgar Morin, 1977) •« La difficulté à administrer un groupe comprenant de nombreuses personnes [croît] beaucoup plus vite que le nombre N d’individus le composant. La célèbre loi de Parkinson suggérait que la difficulté croît comme N², c’est-à-dire que lorsque le nombre de personnes double, la difficulté est multipliée par 4 » (Julien Bok, 1983)


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