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Les images Métaphores, comparaisons, personnifications.

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1 Les images Métaphores, comparaisons, personnifications

2 Des figures de rhétorique Les images sont des figures d’une nature un peu particulière. Attention au sens du mot « comparaison » : si je dis que Jean est plus grand que Marie, je fais une comparaison, mais non une comparaison au sens rhétorique. Mais si je dis : Jean est rapide comme l’éclair, je fais bien une figure de rhétorique (j’en fais même deux : comme l’éclair est une hyperbole…).

3 Métaphore et comparaison Avec un mot de liaison, l’image est une comparaison : Les voiliers au loin ressemblent à des oiseaux blancs posés sur l’eau. Voici quelques mots de laison : comme, de même que, ainsi que, ressembler à, tel, à la façon de, etc. Sans mot de liaison, l’image est une métaphore : le tapis des feuilles mortes.

4 Le comparé et le comparant Le comparé est décrit, le comparant sert à décrire. Jean est rapide comme l’éclair : Je parle de Jean, c’est le comparé. Je le compare à l’éclair, c’est le comparant. Jean et l’éclair ont un point commun : ils sont rapides !

5 Analyser une image Pour analyser une image, il faut : – trouver le comparé et le comparant ; – trouver le(s) point(s) commun(s) ; – comprendre à quoi elle sert. Ma jeunesse ne fut qu’un ténébreux orage (Ch. Baudelaire) – comparé : ma jeunesse ; comparant : orage ; – point commun : ténébreux ; – la métaphore sert au poète à plaindre sa jeunesse, en en donnant une représentation visuelle évocatrice.

6 L’implicite dans l’image Les points communs peuvent être implicites : Son regard est pareil au regard des statues (P. Verlaine) – comparé : Son regard ; comparant : regard des statues ; – points communs implicites : fixité, vide.

7 L’image filée On dit qu’une image est filée si elle est continuée dans plusieurs de ses parties : (Créon se justifie d’être le roi de Thèbes.) Il faut pourtant qu’il y en ait qui mènent la barque. Cela prend l’eau de toutes parts, c’est plein de crimes, de bêtise, de misère… Et le gouvernail est là qui ballotte. L’équipage ne veut plus rien faire, il ne pense qu’à piller la cale et les officiers sont déjà en train de se construire un petit radeau confortable, rien que pour eux, avec toute la provision d’eau douce pour tirer au moins leurs os de là. Jean Anouilh, Antigone, 1944.

8 La personnification Vous savez généralement la reconnaître : Mes rêveuses pensées pieds nus vont en soirée. (Guilaume Apollinaire) Sois sage ô ma Douleur et tiens-toi plus tranquille. Tu réclamais le soir : il descend, le voici. (Ch. Baudelaire) Vois […] le soleil moribond s’endormir sous une arche… (Ch. Baudelaire)

9 L’allégorie C’est une personnification un peu particulière : C’est la représentation concrète d’une idée abstraite. L’allégorie de la mort : de la justice : de l’amour :

10 Image banale, image originale Vous connaissez des images banales : Le blanc manteau de la neige. Un torrent de larmes. Les poètes et tous les écrivains peuvent inventer des images très originales : Une araignée glisse sur un fil invisible comme si elle nageait dans l’air. (Jules Renard) Mais une image banale peut devenir originale, si elle est « renouvelée » – par exemple celle du temps qui s’écoule : Sous le pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours Faut-il qu’il m’en souvienne… (Guillaume Apollinaire)

11 Repérez le comparé, le comparant et les points communs dans les images suivantes : 1. Mon verre est plein d’un vin trembleur comme une flamme (Guillaume Apollinaire) 2. Mon verre s’est brisé comme un éclat de rire. (Guillaume Apollinaire) 3. Les sapins beaux musiciens Chantent des Noëls anciens Au vent des soirs d’automne (G. Apollinaire) 4. Les pétales tombés des cerisiers de mai Sont les ongles de celle que j’ai tant aimée (G. Apollinaire) 5. Le fleuve est pareil à ma peine Il s’écoule et ne tarit pas (G. Apollinaire) Entraînez-vous (1) Comparé : le vin Comparant : une flamme Point(s) commun(s) : trembleur Comparé : mon verre Comparant : un éclat de rire Point(s) commun(s) : bruit soudain et brutal, « éclats » Comparé : les sapins Comparant : musiciens Point(s) commun(s) : son harmonieux du vent, Noël Comparé : les pétales Comparant : les ongles de… Point(s) commun(s) : forme ovale, couleur rosée, délicatesse Comparé : ma peine (mes larmes) Comparant : le fleuve Point(s) commun(s) : liquide, éternel, inépuisable

12 Entraînez-vous (2) Repérez le comparé, le comparant et les points communs dans les images suivantes : 1. L’étang reflète, Profond miroir, La silhouette du saule noir… (P. Verlaine) 2. Et les chemins où je finirai mort Je les parcours en esclave courbé. (P. Eluard) 3. Par moments le vent parle, et dit des morts sans suite, Comme un homme endormi. (V. Hugo) 4. Vallon ! J’ai bien souvent laissé dans ta prairie, Comme une eau murmurante, aller ma rêverie (V. Hugo) 5. (Le soleil se lève sur Paris.) Et le sombre Paris en se frottant les yeux Empoignait ses outils, vieillard laborieux. (Ch. Baudelaire)

13 L’effet produit (Une image, à quoi ça sert ?) Il ne suffit pas de savoir reconnaître une image, ni de savoir la décomposer (comparé, comparant, etc.). Il faut aussi comprendre à quoi elle sert, c’est-à-dire quel effet elle veut produire sur le lecteur. Votre manuel Nathan distingue : – la fonction explicative, – la fonction poétique, – la fonction évaluative. Abordons-les successivement.

14 La fonction explicative C’est l’image la plus simple, elle sert à faire voir, à se représenter des notions abstraites ou compliquées. Voici une phrase extraite d’instructions pour présenter les volcans à l’école élémentaire : L'œuf dur présente une coquille externe fine. Ceci est analogue à la croûte terrestre. Le blanc d'œuf représente le manteau et le jaune représente le centre.

15 La fonction « poétique » Une image sert souvent à surprendre, à créer un écart merveilleux ou fantastique. On trouve souvent ces images dans la poésie moderne. Les poètes surréalistes, entre les deux guerres, en ont fait un grand usage : La terre est bleue comme une orange (Paul Eluard) La publicité, qui cherche à surprendre, en fait souvent usage :

16 La fonction « évaluative » (1) Le plus souvent, l’image cherche à provoquer une émotion : Voici une image cherchant un effet pathétique : Comme un arbre dans la ville J’ai grandi dans le béton Coincé entre deux maisons (M. Le Forestier) Voici une image cherchant un effet polémique (critique) : Accroupis sous les dents d'une machine sombre, Monstre hideux qui mâche on ne sait quoi dans l'ombre, Innocents dans un bagne, anges dans un enfer, Ils travaillent. (V. Hugo, parlant du travail des enfants dans les usines)

17 La fonction « évaluative » (2) Quel est l’effet recherché par ces images ? La puce : un grain de tabac à ressort (Jules Renard) Dans les nuages noirs pareils à des marées Flottent des yeux ardents, des faces effarées, De vagues cheveux sur des fronts ; Les vents tumultueux tournent comme des roues ; On peut voir dans les cieux des gonflements de joues Ajustés à de grands clairons. (Victor Hugo) Les pétales tombés des cerisiers de mai Sont les ongles de celle que j’ai tant aimée (G. Apollinaire)

18 A vous ! Quel est l’effet recherché par ces images ?


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