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Energie – Climat – Economie Séance 1 Rappel des enjeux climatiques et énergétiques EMN – Génie des Systèmes Energétiques Raphael Trotignon Mission Climat.

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1 Energie – Climat – Economie Séance 1 Rappel des enjeux climatiques et énergétiques EMN – Génie des Systèmes Energétiques Raphael Trotignon Mission Climat de la Caisse des Dépôts et Consignations & APREC Nantes, 16 décembre 2009

2 2 Plan de lintervention Séance 1 Rappel des enjeux climatiques et énergétiques Séance 2 Instruments de réduction des émissions Séance 3 Une nouvelle ère qui commence ?

3 3 Séance 1 : sommaire I.Dix chiffres à connaitre II.Rappel : effet de serre et conséquences III.Les défis à relever IV.Cadre de laction face aux changements climatiques V.Une seule solution ?

4 I. Dix chiffres à connaitre (1) Latmosphère ne mesure quune centaine de km dépaisseur, sur les km du rayon de la Terre. Depuis le sol, on imagine que latmosphère est un immense réservoir capable dabsorber tous nos rejets. Cest en réalité une mince pellicule assez fragile. 4 2 millimètres Cest lépaisseur quaurait notre atmosphère si la Terre avait la taille dun ballon de football

5 I. Dix chiffres à connaitre (2) Ecart significatif en fonction des régions : 8 tep aux USA 4 en Europe 1,5 en Chine 12 milliards de tep par an (pour linstant) 80 % de cette énergie provient de combustibles fossiles 5 2 tonnes équivalent pétrole Cest léquivalent de la quantité dénergie produite en moyenne pour chaque habitant, chaque année dans le monde

6 I. Dix chiffres à connaitre (3) Réserves prouvées : stock connus récupérables aux conditions techniques et économiques du moment Charbon : 540 Gtep (180 ans) Pétrole : 200 Gtep (50 ans) Gaz naturel : 170 Gtep (70 ans) milliards de tep Cest le volume des réserves prouvées dénergie fossiles en 2008

7 I. Dix chiffres à connaitre (4) Charbon : ~ 4 tCO 2 /tep Gaz naturel : ~ 2,5 tCO 2 /tep Biomasse : 0 tCO 2 /tep Nucléaire et renouvelables : ~0 tCO 2 /tep 7 3 tCO 2 par tep Cest le contenu carbone moyen dune tonne de pétrole

8 I. Dix chiffres à connaitre (5) Les émissions anthropiques proviennent pour deux tiers de lapprovisionnement et des usages énergétiques… …et pour le dernier tiers de lagriculture, de la foresterie et de lusage des sols. Cette part est souvent oubliée ! 8 50 milliards de tonne déquivalent CO 2 Cest la quantité annuelle de gaz à effet de serre rejetée dans latmosphère par les activités humaines

9 I. Dix chiffres à connaitre (6) Les pays dindustrialisation ancienne (25% de la population mondiale) porte une responsabilité historique dans laccroissement de la concentration atmosphérique en GES Un européen « émet » environ 10 tCO 2 /an ; un américain 25 ; un chinois 4 ; un africain moins de % Cest la part des pays développés dans les émissions cumulées de CO 2 énergétique depuis 1750

10 I. Dix chiffres à connaitre (7) 10 0, % Cest la part dune seule voiture dans les émissions européennes liées au transport, qui compte pour 20% des émissions totales de lUnion Par contraste, dans le secteur de la production électrique, une seule source (une centrale à charbon de 800MW par exemple) génère de lordre de 0.3% des émissions de son secteur Les émissions du transport, mais aussi de lagriculture et du secteur résidentiel sont très diffuses

11 I. Dix chiffres à connaitre (8) ans Cest au minimum le temps qui sest écoulé depuis que la Terre a connue une telle concentration atmosphérique en CO 2 Cela fait également ans que la température moyenne na pas été à son niveau actuel…

12 I. Dix chiffres à connaitre (9) 100+ pour un barrage ~ 50 ans pour une centrale électrique secteur électrique mais aussi transports, eau, traitement des déchets etc. prévoir et prendre en compte dès aujourdhui le changement du climat 12 1 à 4 générations Cest lordre de grandeur de la durée de vie de la plupart des infrastructures

13 I. Dix chiffres à connaitre (10) /tCO 2 Cest le prix dune tonne de CO 2 sur le marché européen aujourdhui 14,50 pour une livraison en déc. 2012

14 II. Effet de serre et conséquences (1) Émissions de GES en 2008 : ~50GtCO2e 14 Énergie 32 GtCO 2 e 66% Combustibles fossiles Usage des terres 15 GtCO 2 e 31% Déforestation Agriculture Source: GIEC, 4 ème rapport (2007) Deux grandes sources : le système énergétique et le système agro forestier Un ensemble de sources très diverses, qui concernent toutes les sphères économiques

15 II. Effet de serre et conséquences (2) Émissions de GES en 2008 : ~50GtCO2e 15 CO 2 38 GtCO 2 e 77% Combustibles fossiles Déforestation Autres Gaz 11 GtCO 2 e 23% Agriculture Industrie Déchets Source: GIEC, 4 ème rapport (2007) Le CO 2 représente trois quarts des émissions La répartition des types des gaz ne colle pas avec la répartition des sources, ce qui complique les choses

16 II. Effet de serre et conséquences (3) Quelle dynamique ? 16 Lessentiel de laugmentation actuelle et à venir provient dAsie et des PED ; ajouter lusage des sols (Brésil, Indonésie etc.) Les pays développés représentent toujours aujourdhui 75% des émissions cumulées depuis 1850 Les données excluent les changement dusage des terres Source: World Resource Institute

17 II. Effet de serre et conséquences (4) Les risques motivent laction > Conséquences sur lactivité humaine : Exodes de population littorales, conflits pour laccès à leau, vulnérabilité des territoires et des infrastructures, baisse de rendements agricoles… > Conséquences sur lactivité humaine : Exodes de population littorales, conflits pour laccès à leau, vulnérabilité des territoires et des infrastructures, baisse de rendements agricoles… Température globale estimée et taux daccroissement depuis Températures observées : +0,7°C depuis le début de lère industrielle Accélération depuis 50 ans : +0,1°C par décennie - Modification des régimes des pluies et augmentation des sécheresses - Augmentation de la fréquence des vagues de chaleur et dévénements climatiques extrêmes - Fonte des glaces et des sols gelés, élévation du niveau des mers - perte de biodiversité terrestre et marine, rareté des sols cultivables et des réserves en eau… Source: Brohan et al. (2006)

18 III. Le défi à relever 18 Objectif : limiter le réchauffement mondial moyen entre 2 et 4°C Atteindre le pic démissions mondiales avant 2020 Baisser drastiquement les émissions mondiales (- 50% en 2050) Y compris les PED, sinon les autres doivent faire plus Source: GIEC, 4 ème rapport (2007)

19 IV. Cadre de laction internationale (1) Première conférence mondiale sur le climat (Nations Unies) 1988 Création du réseau mondial dexperts scientifiques (GIEC) sous légide de lONU, premier rapport en Signature de la Convention cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) dite Convention climat : définition de principes non chiffrés (responsabilité commune mais différenciée, précaution) 1997 Signature du protocole de Kyoto, principal texte dapplication de la CCNUCC : objectifs chiffrés aux pays développés et moyens pour les atteindre 2001 Retrait des Etats-Unis du protocole de Kyoto et accords de Marrakech sur les mécanismes de projet 2005 Entrée en vigueur du Protocole suite à la ratification russe (quorum atteint) 2008 – re période dapplication du protocole de Kyoto Décembre 2009 Sommet de Copenhague : négociation dun accord international post 2012

20 IV. Cadre de laction internationale (2) 20 Le protocole de Kyoto fixe une contrainte de réduction des émissions pour les pays développés : Ratifié par 172 pays à lexception des Etats-Unis 38 pays développés (correspondant à lOCDE et les pays de lex-URSS) Objectif de réduction des émissions de GES : - 5,2 % sur la période par rapport à 1990 (objectif de réduction différencié pour chaque pays) Aucune contrainte pour les pays en développement Le protocole de Kyoto prévoit trois mécanismes de flexibilité pour faciliter latteinte des objectifs de réduction Un mécanisme déchange de quotas entre les Etats des pays industrialisés sur le marché des « quotas Kyoto », Deux mécanismes de projets qui génèrent des « crédits démission » en léchange de réductions démissions : - le mécanisme de développement propre (MDP) - la mise en œuvre conjointe (MOC)

21 V. Une seule solution ? 21 En théorie, les solutions existent déjà Agir sur tous les fronts, et pas seulement dans la production dénergie Il faut les intégrer dans la « vie réelle », et de manière intelligente

22 Energie – Climat – Economie Séance 2 Instruments de réduction des émissions EMN – Génie des Systèmes Energétiques Raphael Trotignon Mission Climat de la Caisse des Dépôts et Consignations & APREC Nantes, 16 décembre 2009

23 23 Séance 2 : sommaire I.Instruments des politiques environnementales II.Le système européen déchange de quotas III.Les mécanismes de projet du Protocole de Kyoto IV.Taxe carbone, subventions, CEE, tarifs de rachat… V.Résumé : larticulation des instruments

24 I. Instruments des politiques env. (1) 24 But : éviter les coûts futurs en en supportant de moindres dès aujourdhui ; rendre « sensible » le fait que les solutions sobres en carbone sont moins coûteuses que les autres à long terme Quatre familles dinstruments Accords volontaires Normes réglementaires Fiscalité (taxes, subventions, crédits dimpôt…) Systèmes de permis échangeables Le choix dépend principalement du contexte Cest bien plus un choix politique quéconomique

25 I. Instruments des politiques env. (2) 25 Accords volontaires Ex : accord constructeurs automobiles/Commission sur la baisse des émissions de CO 2 /km Avantage : engagement des entreprises ; anticipation des durcissements réglementaires ; échanges dinformations Inconvénient : difficulté de la généralisation (« passagers clandestins »), faible incitation à linnovation dans la mesure ou les engagements dépassent rarement ce qui est déjà prévu

26 I. Instruments des politiques env. (3) 26 Normes réglementaires Ex : Protocole de Montréal interdisant les gaz CFC (1987) ; normes d'émission Euro pour les véhicules roulants (NOx, CO, particules…) Avantage : radical si application réalisable Inconvénient : coûts potentiellement élevés, voire prohibitifs ; risques de fraudes.

27 I. Instruments des politiques env. (4) 27 Fiscalité Ex : taxation des engrais (SE, AT, FI, NL) ; redevance pollution des Agences de leau (FR) Avantages : incitation claire et stable ; incitation à lensemble des agents selon le principe pollueur- payeur ; possibilité du « double dividende » Inconvénients : risques dalourdissement des coûts et de discrimination ; incertitude sur latteinte des objectifs environnementaux.

28 I. Instruments des politiques env. (5) 28 Coût marginal de réduction des émissions (/tCO 2 ) Quantité démissions visée (tCO 2 ) Agent A Agent B Niveau de la taxe (/tCO 2 ) Q0Q0 QAQA QBQB T Les agents A et B diminuent leurs émissions tant que le coût de réduction des émissions est inférieur au prix de la taxe

29 I. Instruments des politiques env. (6) 29 Marchés de permis démission Ex : Marchés US du SO 2 ; Programme RECLAIM (NOx et SOx en Californie) Avantages : incitation à lensemble des agents + flexibilité permettant de réduire les coûts + connaissance de la cible environnementale Inconvénients : complexité de mise en œuvre et risques de coûts de gestion élevés.

30 30 Inciter à réduire les émissions On fixe un plafond aux émissions Le marché détermine le prix (coût marginal des réductions) Optimise le coût total de lopération par arbitrage des acteurs entre réduction effective ou achat de permis Entité 1 Cout de réduction 20/t Marché Achat Vente Émissions vérifiéesDéficit de permis AllocationEmissions Surplus de permis Entité 2 Cout de réduction 10/t AllocationEmissions Permis démissions I. Instruments des politiques env. (7)

31 I. Instruments des politiques env. (8) Coût marginal de réduction des émissions (/tCO 2 ) Quantité démissions (tCO 2 ) Agent A Agent B Q0Q0 QAQA QBQB P Prix dun quotas (/tCO 2 ) Quantité de quotas (tCO 2 ) 31 Lagent B réduit ses émissions tant que son coût de réduction est inférieur au prix des quotas ; Lagent A achète des quotas tant que le coût de réduction est supérieur au prix des quotas

32 II. Exemple dutilisation des outils économiques pour les GES 32 Système de quotas : Système de quotas des pays de lAnnexe B pour Kyoto ; EU ETS (système déchange de quotas de CO 2 de lUE) Mécanismes de projets : le Mécanisme pour un Développement Propre (MDP) et la Mise en œuvre Conjointe (MOC) liés au Protocole de Kyoto Taxe carbone en France

33 33 Allocation gratuite d « EUA », 1 EUA = permis démission d1tCO 2 En début dannée Principalement sur une base « historique » corrigée par un facteur deffort Parfois par benchmark Très rarement aux enchères Émissions vérifiées par un auditeur et rapportées annuellement Échanges possibles entre les acteurs De gré à gré ou sur des places de marchés (BlueNext, ECX etc.) Au comptant ou à terme Restitution En début dannée n+1 Nombre dEUA restitués >= Émissions vérifiées, sinon pénalité Épargne/Emprunt de quotas + utilisation des crédits sous conditions Contrainte sur les volumes de CO 2 quil est possible démettre Le prix émerge de loffre et de la demande Phase 1 ( ) puis phase 2 ( superposée à Kyoto), puis II. Le système européen déchange de quotas CO 2 (1)

34 34 Production et transformation dénergie, production de ciment, dacier, de verres et de papiers Poids déterminant du secteur énergétique et des producteurs délectricité Plus de installations industrielles Dans 25(+2) pays ~ MtCO 2 /an ~ 50% des émissions européenne de GES Source : Mission Climat, estimation à partir des données du CITL Répartition de lallocation de phase I par secteurs II. Le système européen déchange de quotas CO 2 (2)

35 Allocations par entreprise Source: Trotignon et Delbosc (2008). Mission Climat de la Caisse des Dépôts installations, mais environ 4000 entreprises Possibilité de gérer de manière centralisée les quotas des installations => Marché beaucoup plus concentré quil ny paraît. Nouveaux coûts mais nouvelles opportunités Top 5 émetteurs (approx) RWE E-ON Endesa II. Le système européen déchange de quotas CO 2 (3)

36 36 surplus > 20 % surplus > 10 % surplus entre 0 et 10 % déficit entre 0 et 10 % déficit > 10 % Source : Mission Climat, à partir des données du CITL II. Le système européen déchange de quotas CO 2 (4) Phase 1 ( ) Position = allocation - émissions

37 37 Seule la production délectricité est en déficit net ( ) Mais il existe des surplus et des déficits bruts dans tous les secteurs Le marché permet le transfert des surplus (800 Mt) vers la demande (650 Mt) Source : Mission Climat, à partir des données du CITL II. Le système européen déchange de quotas CO 2 (5)

38 38 Niveau de contrainte, technologies et investissements (daujourdhui) Court terme Long terme Activité économique Prix relatifs de lénergie Température et précipitations Les principaux facteurs démission du périmètre EU-ETS II. Le système européen déchange de quotas CO 2 (6)

39 39 Janv.05–avr.06 : demande énergéticiens + peu doffreurs = prix du CO 2 élevés Avr.06 : Emissions 2005 < Allocations Afflux de quotas et chute des prix (1) Oct.06–déc.07 : baisse continue du prix de Phase I (2 : surplus + non bancabilité) et maintien du prix de phase 2 (3 : PNAQ II, Conseil européen…) Sep.08–Mar.09 : crise économique (baisse des émissions) Source : BlueNext, ECX II. Le système européen déchange de quotas CO 2 (7)

40 Source : Club Tendances Carbone, nov. 2009, Mission Climat de la Caisse des Dépôts. Transactions sur le système européen déchange de quotas en millions de quotas II. Le système européen déchange de quotas CO 2 (8)

41 41 Source : Mission Climat, à partir des données du CITL II. Le système européen déchange de quotas CO 2 (8)

42 42 Source : Mission Climat de la Caisse des Dépôts 2007 : « Acquis communautaire » pour la Roumanie et la Bulgarie 2008 : Pays de lespace économique européen 2012 : Aviation Inclusions volontaires (N 2 O aux Pays Bas) II. Le système européen déchange de quotas CO 2 (9)

43 43 Contrainte resserrée Abandon progressif de lallocation gratuite pour des enchères Des dérogations pour les industries soumises à compétition internationale et les pays dEurope de lEst II. Le système européen déchange de quotas CO 2 (10)

44 44 Resserrement de la contrainte à moyen-long terme + « bancabilité » des quotas prévision de hausse des prix II. Le système européen déchange de quotas CO 2 (11)

45 45 III. Les mécanismes de projet du Protocole de Kyoto (1) 45 Associés au Protocole de Kyoto Une réduction démission vaut la même chose peu importe le lieu démission Principe: financer un projet réductions démissions moins coûteux dans dautres pays et récupérer des « crédits démissions » appelés CER ou ERU Ces crédits sont utilisables pour la « conformité Kyoto »

46 46 Processus réglementaire Le projet doit vérifier des critères d« additionalité » économique et environnementale Des auditeurs privés sont sollicités au long du processus Le CDM EB (lONU) a le dernier mot et émet les crédits Source : MIES, Guide on project mechanisms III. Les mécanismes de projet du Protocole de Kyoto (2)

47 47 En novembre 2009: projets de par le monde (1 873 enregistrés) Généreront environ Mt dici 2012 CERs attendus dici 2012 par pays hôteCERs attendus dici 2012 par type III. Les mécanismes de projet du Protocole de Kyoto (3)

48 48 Biogaz de décharge au Brésil (GDF SUEZ) Récupération du gaz de décharge et génération délectricité (16MW) Projet lancé en 2004 A nécessité la rédaction et validation dune nouvelle méthodologie Enregistré pour une période de 7 ans, renouvelable A généré aujourdhui CERs (~ ) CERs à venir dici 2012 (~ 3 M) III. Les mécanismes de projet du Protocole de Kyoto (4)

49 MW Grid Connected Biomass Power Project in India (Cargill) Génération délectricité à partir de déchets végétaux (paille de riz) Projet lancé en 2007 Enregistré pour une période de 7 ans, renouvelable A généré aujourdhui CERs (soit ~0,5 M) CERs encore à venir dici 2012 (soit ~ 1,5 M) III. Les mécanismes de projet du Protocole de Kyoto (5)

50 50 Même principe que le MDP, entre pays contraints par Kyoto Génèrent des « ERU » En novembre 2009, 256 projets (73 enregistrés) Représentant plus de 300 MtCO 2 évitées dici 2012 III. Les mécanismes de projet du Protocole de Kyoto (6)

51 51 But : financer des réductions démissions dans son propre pays et récupérer des crédits démissions (URE) Sappuient sur la mise en œuvre conjointe Dans les secteurs non couverts par lEU-ETS Financent les surcoûts dinvestissement ou de fonctionnement liés à lutilisation dune technologie « propre » Une vingtaine de projets en France III. Les mécanismes de projet du Protocole de Kyoto (7)

52 52 Alimentation dune flotte de bus au biogaz, communauté urbaine de Lille ( t) biogaz généré à partir de bio-déchets ménagers 3 M dinvestissement (usine) 100 bus sur 320 alimentés Thermo-oxydation dHFC par un industriel (1 Mt) Efficacité énergétique sur 16 sites par une coopérative ( t) III. Les mécanismes de projet du Protocole de Kyoto (8)

53 53 III. Les mécanismes de projet du Protocole de Kyoto (9)

54 III. Les marchés du carbone en

55 IV. Taxe carbone (1) 55 du fait de son mix énergétique, la France est le pays dEurope dont la plus faible part des émissions de GES est aujourdhui tarifée via le système européen déchange de quotas Part des émissions de CO 2 couvertes par le système européen déchanges de quotas (2007) Source : Mission Climat de la Caisse des dépôts, daprès CITL et UNFCCC

56 IV. Taxe carbone (2) 56 Assiette de la CCE et du système déchange de quotas (en 2007) Source: Mission Climat de la Caisse des dépôts daprès étude ADEME/MEEDDM

57 Répartition par secteur et par agent du produit de la CCE (pour un prix de 17 /tCO 2 appliqué aux émissions de 2007 sans exonération) Source: Mission Climat de la Caisse des dépôts daprès étude ADEME/MEEDDM IV. Taxe carbone (3)

58 IV. Taxe carbone (4) Introduction dune taxe carbone en Suède (1991) 27 /t en moyenne au lancement, 108 /t aujourdhui Taux différencié pour les particuliers et les secteurs industriels Les émissions ont été réduites de près de 10%, dans le même temps le PIB a gagné 48% Le produit de la taxe rapporte 1.4 Md chaque année Lessentiel des réductions démissions provient du secteur du transport individuel (chaque année entre 1.5 and 3.2 Mt réduites)

59 V. Articulation générale 59 Emissions concentrées Emissions diffuses InternationalRégionalNationalLocal Quotas Kyoto MDP / MOC Quotas EU Taxe carbone Grenelle Fonds chaleur CEE PCT etc… Projets dom.

60 V. Articulation générale Tout finit au niveau local, et au niveau du consommateur- citoyen

61 Energie – Climat – Economie Séance 3 Une nouvelle ère qui commence ? EMN – Génie des Systèmes Energétiques Raphael Trotignon Mission Climat de la Caisse des Dépôts et Consignations & APREC Nantes, 16 décembre 2009

62 62 Séance 3 : sommaire I.Retour sur Kyoto II.Dispositifs émergents et perspectives post-2012 III.Adaptation aux changements climatiques IV.Conférence de Copenhague V.Perspectives

63 63 I. Retour sur Kyoto (1) Un excès global de quotas sur le marché Mais des pays en déficit (UE27, Japon, Norvège) et des pays en excès (Russie, Ukraine) Objectif Kyoto annuel (Mt/an) Emissions 2010 estimées (Mt) Distance à l'objectif UE 153,9314,178-6% UE 101,4051,01228% Russie3,2162,32528% Japon1,1861,325-12% Ukraine % Australie % Canada % Biélorussie % N.-Zélande % Norvège5054-7% Croatie34 2% Etats-Unis54107,084-31% Total (hors Etats-Unis)12,08810,88410%

64 I. Retour sur Kyoto (2) 64 Dans sa version initiale, le système aurait permis damorcer un recul des émissions dans les pays développés Retrait des Etats-Unis (2001) + renégociation des puits de carbone + air chaud Russe et Ukrainien déstabilisent léconomie générale du dispositif Le système de quotas entre Etats reste aujourdhui quasi virtuel, avec très peu de transactions, et pas de prix significatif Le Protocole ne permet plus dinfléchir la trajectoire démission des pays de lAnnexe I Cependant, le Protocole a eu le mérite de lancer Les mécanismes de projets Le système européen déchange de quotas Ce qui crée un effet dentrainement dans les pays développés

65 65 États-unis (régional et fédéral) Californie NZ et Australie Marchés volontaires au Japon II. Dispositifs émergents (1)

66 66 En parallèle de ces marchés « officiels » naissent des initiatives privées La compensation volontaire est en plein essor, les démarches de neutralité carbone se multiplient Développement des certifications (VCS, VER+, CCX…) Prise de conscience des entreprises Demande des consommateurs Mais attention aux coups médiatiques et aux crédits de piètre qualité II. Dispositifs émergents (2)

67 67 III. Adaptation (1) Quelles que soient les mesures datténuation, il y aura probablement un réchauffement moyen dau moins 2°C Il faut donc sadapter aux conséquences, si possible à lavance et intelligemment (éviter les lignes Maginot) Les principales victimes ne sont pas « responsables » Question de la double équité : pour la même génération, entre les pays en développement et développés entre les générations, actuelles et futures

68 III. Adaptation (2) 68 La question du financement de ladaptation dans les pays en développement est loin dêtre résolue Source: Mission Climat de la Caisse des dépôts

69 La COP (Conférence des Parties) est lorgane suprême pour les travaux de la Convention climat. Elle réunit chaque année les délégations des 192 Etats ayant ratifié la Convention. Depuis la signature du Protocole de Kyoto en 1997, les COP les plus marquantes : la Conférence de Marrakech de 2001 : accords régissant les mécanismes de projet, La Conférence de Montréal de 2005 : première COP après lentrée en vigueur du protocole de Kyoto en février 2005, et mise en place opérationnelle des organe de gouvernance du protocole. la Conférence de Bali de 2007 : adoption dune « Feuille de route de Bali » mettant en place 4 blocs de négociations en vue dun accord climatique post-2012 (atténuation, adaptation, technologies et financement). La Conférence de Copenhague du 7 au 18 décembre 2009 est la 15 e COP MOP. Trois grands enjeux : répartition des efforts de réduction, adaptation et transferts de technologies, financement de ces mesures IV. Copenhague (1)

70 1 er enjeu : La définition et la répartition des efforts de réduction Les pays du MEF (Major Economies Forum) ont adopté : Un objectif de long terme de limiter la hausse des températures à 2°C et de réduire leurs émissions de 80 % dici à 2050 par rapport à leurs niveaux de Aucun objectif à moyen terme. La somme des propositions actuelles des pays développés manque dambition : 17 % de réduction des émissions dici 2020 par rapport à 1990 (le GIEC recommande de 25 à 40 %) Les pays en développement demandent aux pays développés, émetteurs historiques, que leur niveaux dengagement soient élevés, et refusent tout engagement contraingnant Les pays développés poussent les plus avancés des pays en développement à adopter des actions de réduction démissions contraignantes IV. Copenhague (2)

71 2 ème enjeu : Transferts technologiques entre les pays industrialisés et en développement Le Mécanisme pour un développement propre demeure un des deux piliers de la politique climatique de laprès 2012 La demande pour des crédits «projets » déjà existante émane du système européen des quotas de CO 2 et des Etats membres de lUE Cette demande peut comporter des restrictions quantitatives et qualitatives (technologies / pays) Evolutions possibles de limplication des pays en développement Projets programmatiques dans le cadre du MDP Accords sectoriels/Accords sur la déforestation évitée (REDD) Lengagement des Etats-Unis sopère par lutilisation de mécanismes de projets internationaux et domestiques (« offsets ») IV. Copenhague (3)

72 3 ème enjeu : Le financement des politiques climatiques LUE estime les coûts des politiques climatiques dans le monde à 100 milliards chaque année dici à Les financements proviendront dune combinaison : dauto financements de financements publics internationaux (part estimée entre 22 et 50 milliards par an) des revenus des systèmes déchange de quotas démissions des mécanismes de projets LUE et les Etats-Unis veulent conditionner leur financement à lexamen des politiques et des actions des pays en développement IV. Copenhague (4)

73 Quelques engagements forts Union européenne : objectif de réduction des émissions de GES de 20 % dici 2020 par rapport à 1990 ou de 30 % si un accord climatique satisfaisant est conclu à Copenhague. Japon : objectif de réduction de 25 % dici 2020 par rapport à Des points de bascule : Etats-Unis : projet de loi Waxman-Markey en discussion au Congrès. Objectif de 17 % de réduction dici 2020 par rapport à Engagement conditionné à une plus grande implication des pays émergents tels que la Chine. Chine : aucun objectif chiffré mais engagement à réduire la croissance de ses émissions et à limiter progressivement sa dépendance aux énergies fossiles. Les pays les plus réticents Canada : objectif de réduction de 20 % par rapport à 2006 dici Demande dune reconnaissance de « circonstances nationales » dans le futur accord. Inde : refus dobjectif de réduction contraignant et volonté dadoption dactions volontaires dans le cadre dun nouvel accord. Russie : objectif de réduction de 10 à 15 % pour 2020 par rapport à IV. Copenhague (5)

74 LUE : un accord qui intègre les éléments du protocole de Kyoto, pour lier toutes les Parties y compris les Etats-Unis et couvrir les éléments de la feuille de route de Bali (objectif de réduction ambitieux, financement, transferts de technologie et adaptation). Les Etats-Unis : rejet du protocole de Kyoto et souhait dune définition dobjectifs de réduction de long-terme par décision de la COP associée à un accord de mise en œuvre, sans définir un nouveau traité, laissant une plus grande indépendances aux approches nationales. Les pays en développement : volonté de prolonger le protocole de Kyoto pour conserver une vraie différentiation dengagements entre pays développés et en développement. IV. Copenhague (6)

75 Si accord Les politiques climatiques nationales et régionales seront coordonnées à léchelle internationale Si aucun accord A minima, il pourrait y avoir un accord politique pour préparer un texte juridique avant la prochaine conférence de Mexico en décembre Les politiques climatiques des pays développés et en développement seront de leur propre initiative Trois piliers de la politique climatique de laprès 2012 sont dores et déjà connus o Le système européen des quotas avec le paquet Energie-climat ( en 2020) o Le Mécanisme pour un développement propre o Les systèmes déchange de quotas en développement pour laprès 2012 aux Etats Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande. IV. Copenhague (7)

76 76 V. Perspectives De par le monde, tous les acteurs deviennent concernés Instances internationales Pays Grands industriels PME Banque/finance Collectivités locales Particuliers On parle de marchés, de taxes etc. mais ce sont avant tout des politiques environnementales (énergie, industrie, transports etc.) visant à contrôler les nuisances Tout est parti de limpulsion de Kyoto, supportée par le « sprint » européen

77 V. Idées reçues ? 77 « La remontée du prix du pétrole va régler le problème » « Il suffit de planter des arbres, beaucoup darbres » « De toute façon on peut compter sur le progrès technique » « Le protocole de Kyoto na servi à rien » « Le marché européen du carbone permet de gagner de largent, pas de réduire les émissions » « La vraie solution passe par la décroissance » « De toute façon je ne peux rien faire à mon échelle » etc…

78 V. Pour les futurs ingénieurs 78 Opportunités… R&D : énergies renouvelables, nucléaire, capture et stockage du carbone Gestion de projets dingénierie : « origination » et développement, dans les PVD ou autres Audit/vérification/standardisation/conseil Informatique: modélisation (mitigation/adaptation), smart grids, gestion de réseaux Etc… + vos idées !

79 Merci de votre attention Commentaires / Questions ? Raphael Trotignon – Mission Climat de la Caisse des Dépôts et Consignations & APREC Nantes, 16 décembre 2009


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