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Latelier de fabrication de faux papiers de Jean Stetten-Bernard papiers de Jean Stetten-Bernard « COMMUNIQUER POUR RESISTER » Concours national de la R.

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1 Latelier de fabrication de faux papiers de Jean Stetten-Bernard papiers de Jean Stetten-Bernard « COMMUNIQUER POUR RESISTER » Concours national de la R é sistance et de la d é portation

2 JEAN STETTEN-BERNARD Jean Stetten-Bernard est n é à Lyon le 21 mars Dessinateur avant-guerre, mobilis é en 1939, il est fait prisonnier en juin Il parvient à s é vader, et c est au cours de cette é vasion qu il falsifie des documents fran ç ais et allemands. Il s installe à Lyon chez son oncle, un industriel lyonnais, et rencontre des militants de T é moignage chr é tien, dont le p è re Chaillet en Le mouvement clandestin chr é tien fait face à des demandes croissantes de faux- papiers afin d h é berger, de camoufler et de faire é vader de nombreuses personnes pourchass é es. Jean Stetten-Bernard, qui prend pour pseudonyme « Articles de Pêche », met ses comp é tences au service de T é moignage chr é tien. Il monte un premier atelier clandestin dans une annexe de l entreprise de son oncle à Lyon. Ce premier « labo » est transf é r é en juin 1943 à Vourles, à quelques kilom è tres de Lyon, dans une villa familiale. Jean Stetten-Bernard Fonds Jean Stetten-Bernard, Mus é e de la R é sistance et de la d é portation, Besan ç on

3 Ce premier « labo » est transf é r é en juin 1943 à Vourles, à quelques kilom è tres de Lyon, dans une villa familiale. En ao û t 1943, il est sollicit é par le colonel Descour ( « Bayard » ), responsable de l Arm é e Secr è te pour la r é gion R1 (grande r é gion lyonnaise), pour fournir en faux papiers les Mouvements unis de R é sistance. Son « labo » devient alors un service rattach é au BCRA (Bureau central de renseignements et d action) et re ç oit des subsides. Villa familiale à Vourles, pr è s de Lyon Fonds Jean Stetten-Bernard, Mus é e de la R é sistance et de la d é portationn

4 Les ateliers de fabrication de faux papiers Au d é but, les moyens sont rudimentaires, comme les premiers faux cachets utilis é s, qui sont taill é s dans du linol é um. Mais progressivement, la demande devient telle que Jean Stetten-Bernard a recours à une production massive. Il installe son atelier de faussaire dans une cabane, à l abri des regards. À côt é de celle-ci, une cachette est creus é e pour dissimuler les deux valises qui rassemblent l ensemble des faux papiers et des outils utilis é s. Au total, il fabrique plus de faux papiers en tout genre : cartes d identit é, actes d é tat civil, cartes de travail, cartes de textile, cartes de d é mobilisation, cartes de ravitaillement ou encore Ausweis. Il s agit du seul atelier de faux papiers qui fonctionnera jusqu à la Lib é ration. Jean Stetten-Bernard dans son « labo » à Vourles Fonds Jean Stetten-Bernard, Mus é e de la R é sistance et de la d é portation

5 Vrai et faux cachet r é alis é s à la main Jean Stetten-Bernard r é alise les premiers cachets à la main. Mais la demande de plus en plus forte l oblige à changer de technique. Il utilise alors la photogravure. A partir de photographies de vrais cachets de mairies, il r é alise des faux dans l atelier d un photograveur de Lyon, M. Rolandez. Ce dernier lui laisse carte blanche le samedi et le dimanche, le laissant disposer de tous les outils n é cessaires. Et même d une é chelle au fond du jardin pour s é vader si besoin...Au total, Jean Stetten-Bernard fabriquera plus de 600 cachets diff é rents. Fonds Jean Stetten-Bernard, Mus é e de la R é sistance et de la d é portation

6 Fausse carte d identit é Pour fabriquer de fausses cartes d identit é, Jean Stetten-Bernard se procure le papier en librairie. En effet, à l é poque il fallait acheter sa carte d identit é vierge puis l emmener au commissariat de police pour la faire remplir et recevoir le tampon officiel. Ainsi, la mati è re premi è re est simple à pourvoir. Ensuite, Jean Stetten-Bernard y appose un faux cachet, de la mairie souhait é e. Et enfin, il inscrit le num é ro de la carte. Il suit l ordre é mis par les mairies pour que les papiers paraissent à jour. Pour les personnalit é s importantes, il note un v é ritable num é ro de carte, ce qui permet de passer les premiers contrôles de police. Fonds Jean Stetten-Bernard, Mus é e de la R é sistance et de la d é portation

7 Tract « r é ponse à Roosevelt » Lorsque Jean Stetten-Bernard et sa femme arrivent à Lyon, ils int è grent rapidement un r é seau de r é sistance. Leur premier acte est de fabriquer et de diffuser un tract. Celui-ci est une r é ponse au pr é sident am é ricain Roosevelt qui avait d é clar é lors d un discours la phrase suivante : « Je me refuse à croire que le peuple fran ç ais accepte de collaborer librement avec un pays qui l é crase é conomiquement, moralement et politiquement ». L id é e est de montrer à Roosevelt que des Fran ç ais refusent cet é tat des choses. L impression du tract est faite à la main, des milliers d exemplaires sont tir é s. Ils sont ensuite mis sous enveloppe et distribu é s par la poste. L effet est imm é diat : des milliers de r é ponses affluent à l ambassade d Am é rique, l é v é nement est comment é dans la presse. Dans un t é moignage de 2003, Jean Stetten-Bernard conclut cet é pisode en d é clarant : « C est la preuve que quand on arrive à faire quelque chose qui va dans le sens de l Histoire, ç a marche tr è s bien ». Fonds Jean Stetten-Bernard, Mus é e de la R é sistance et de la d é portation

8 Cachette du « labo » à Vourles Au d é part, Jean Stetten-Bernard installe son atelier de faussaire à l int é rieur de la maison de son oncle à Vourles, dans laquelle il vit depuis que son domicile lyonnais est r é quisitionn é par les Allemands. Mais tr è s vite, il s aper ç oit que cette situation est trop dangereuse. C est pour cela qu il construit une cabane dans le parc, derri è re la maison. Il y travaille pendant son temps libre, en soir é e, pendant les week-ends et même parfois la nuit quand l urgence l exige. Une fois les faux-papiers r é alis é s, ils les rassemblent dans deux valises qu il dissimule dans une cachette creus é e dans un remblai de terre, juste à côt é de la cabane. Ferm é par une trappe, l endroit devient invisible une fois la terre et les feuilles remises en place. Fonds Jean Stetten-Bernard, Mus é e de la R é sistance et de la d é portation

9 Cachette du « labo » à Vourles Au d é part, Jean Stetten-Bernard installe son atelier de faussaire à l int é rieur de la maison de son oncle à Vourles, dans laquelle il vit depuis que son domicile lyonnais est r é quisitionn é par les Allemands. Mais tr è s vite, il s aper ç oit que cette situation est trop dangereuse. C est pour cela qu il construit une cabane dans le parc, derri è re la maison. Il y travaille pendant son temps libre, en soir é e, pendant les week-ends et même parfois la nuit quand l urgence l exige. Une fois les faux-papiers r é alis é s, ils les rassemblent dans deux valises qu il dissimule dans une cachette creus é e dans un remblai de terre, juste à côt é de la cabane. Ferm é par une trappe, l endroit devient invisible une fois la terre et les feuilles remises en place. Fonds Jean Stetten-Bernard, Mus é e de la R é sistance et de la d é portation

10 Les pr é cautions prises Lorsque Jean Stetten-Bernard rentre chez lui le soir, il passe toujours par une porte d é rob é e derri è re la maison. Pas question de rentrer par la porte principale, trop dangereux. Il met au point un code avec sa famille : si un fil de fer est accroch é à la poign é e, c est que la voie est s û re. Si le fil est absent, il doit repartir au plus vite et se cacher. Pendant toute l Occupation, l atelier de Jean Stetten- Bernard ne sera jamais d é couvert. Fonds Jean Stetten-Bernard, Mus é e de la R é sistance et de la d é portation

11 Des cartes d alimentation La trame de fond est minutieusement r é alis é e à la main par Jean Stetten-Bernard. Il fait ensuite des clich é s de cette trame et les fait imprimer. Ces fausses cartes permettent de fournir des tickets de rationnement. Ici sont pr é sent é es les deux versions : la carte authentique, et la fausse carte « TC », c est à dire T é moignage chr é tien. Fonds Jean Stetten-Bernard, Mus é e de la R é sistance et de la d é portation

12 Les trousses d urgence Le principe de ces trousses d urgence est simple : à partir d un cachet basique exploitable pour n importe quel lieu, une personne non sp é cialiste peut r é aliser rapidement des faux- papiers. Jean Stetten-Bernard fournit par exemple une de ces trousses à Monseigneur Sali è ge, l archevêque de Toulouse. Fonds Jean Stetten-Bernard, Mus é e de la R é sistance et de la d é portation

13 Une activit é dangereuse Jean Stetten-Bernard cache son activit é de r é sistance grâce à une couverture : il travaille la journ é e pour le journal Vaillance, journal vichyste lyonnais pour lequel il r é alise la mise en page. Il diffuse ses faux-papiers grâce à l interm é diaire d agents de liaison. Pourtant, il lui arrive parfois de livrer lui-même ses productions. Voici un extrait de son t é moignage relatant les risques encourus. T é moignage de Jean Stetten-Bernard, Fonds Jean Stetten-Bernard, Mus é e de la R é sistance et de la d é portation, Besan ç on « Un autre jour, j é tais à bicyclette, j apportais tout le courrier sur mon porte-bagages, des cartes d identit é et tout ce que je livrais de faux-papiers. Je me fais arrêter par la Milice au milieu de la rue. Le gars me demande o ù je vais. Je r é ponds que je vais à mon travail : - « C est o ù ? » - « C est à Vaillance, place Bellecour » - « Ah bon ! Qu est-ce que vous avez l à ? » - « J ai le num é ro de la semaine prochaine, la mise en page...Vous voulez que je vous montre ? » Et je me pr é pare à lui ouvrir. Je crois que c est ce qui m a sauv é, lui demander s il voulait voir. Il me r é pond « Non, allez ». Quand je suis remont é sur ma bicyclette, j ai é clat é en sanglots et je tremblais comme une feuille ».

14 Sources et bibliographie Documents et archives du mus é e de la R é sistance et de la d é portation de Besan ç on, notamment : Fonds Jean Stetten-Bernard BEDARIDA (Ren é e), Les Armes de l Esprit. T é moignage chr é tien ( ), Editions ouvri è res, 1977 Un dossier préparé par le service éducatif du musée de la Résistance et de la déportation de Besançon


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