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1 Je vous écris de Vienne … Au commencement de la psychanalyse, lettres à un ami lointain.

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1 1 Je vous écris de Vienne … Au commencement de la psychanalyse, lettres à un ami lointain

2 2 Citation de Sigmund Freud ( ) A lorigine, lécriture était le langage de labsent, la maison dhabitation, le substitut du corps maternel, cette toute première demeure dont la nostalgie persiste probablement toujours, ou lon était en sécurité et ou lon se sentait si bien.(Freud, 1929, Malaise dans la civilisation, Paris, PUF, 1981, 39.

3 3 Plan Introduction : correspondance générale Choix de la correspondance avec Fliess : pourquoi ? 1.LAutre nécessaire à Freud pour penser, sanalyser et pour élaborer et écrire son œuvre Le trauma et les hystériques La question de lOedipe; Lanalyse des rêves, Les concepts issus de cette correspondance Fin dune amitié 2.Autres destinataires : extraits de lettres Conclusion et échanges

4 4 Introduction : Correspondance générale On estime à le nombre de lettres écrites par Freud au cours de sa vie dont ont été publiées. De 1887 à 1902, il écrit plus de trois cent lettres à son ami, Wilheim Fliess (15 ans), Freud a 31 ans et Fliess 29 ans quand ils commencent à d'écrire. Par exemple: il a écrit plus de mille lettres à Martha sa fiancée pendant quatre et demi et lettres à Ferenczi.

5 5 Principaux destinataires de Freud Martha Bernays (fiancée pendant 4 ans) Minna (belle-sœur) Marie Bonaparte (patiente, amie et disciple) ; Amalia Freud (mère) Emil Fluss, (ami d'enfance), Adolfine et Rosa (sœurs) ses fils et filles (Anna, Martin, Sophie, Mathilde, etc.)

6 6 Destinataires : amis et collègues Josef Breuer Fliess (plus de 300 lettres) Le pasteur Oskar Pfister, Karl Abraham, Georg Groddeck Ludwig Binswanger, Ferenczi, I, II, III, Jung C. G., tome I : , tome II : Lou Andréas-Salomé, Lampl de Groot, patiente et analyste, Max Schur,

7 7 Destinataires écrivains Arthur Schnitzler Max Schiller, Arnold Zweig Stefan Zweig, Romain Rolland, Thomas Mann,

8 8 Lettres de Freud publiées séparément Sabina Spielrein Albert Einstein : Pourquoi la guerre?»(1933) A. Breton, 1933 René Laforgue, Maxime Leroy sur quelques rêves de Descartes" (1925), Hermine von Hug-Hellmuth (1915/1919) James et Alix Strachey Fritz Wittels et Joan Riviere ( ). Anna von Vest ( ); Doolittle H., (patientes)

9 9 LAutre nécessaire LAutre est nécessaire pour : (se) penser, sanalyser (transfert) et construire son œuvre

10 10 WILHEIM FLIESS, LALTER EGO

11 11 Lettre manuscrite de Freud à Fliess

12 12 Qui était Fliess ( ) ? Un oto-rhino-laryngologiste (ORL) et ami de Josef Breuer, ami et mentor de Freud (alors neurologue) La rencontre Freud (30 ans)-Fliess (28 ans): ce dernier avait assisté aux cours de Freud sur l'anatomie du système nerveux ; Coup de foudre damitié : extrait de lettre Vienne, «Tu es le seul Autre » ( ) autre soi- même

13 13 À quoi s'intéressait Fliess ? Numérologie, périodicité, rapport entre le nez et les organes génitaux masculins et féminins. Fliess exprime des idées dont certaines sont aujourdhui considérées comme délirantes : 1.Tous les humains sont soumis à une loi de périodicité précise : modèle des périodes menstruelles, 28 jrs pour les f., 23 pour les h. 2. tous les humains sont physiologiquement bisexués ; 3. le nez et les organes génitaux ont la même structure.

14 14 LAutre nécessaire : auto-analyse et transfert «Analyse originelle» selon Octave Mannoni[1], «conversation fondamentale» selon Lacan[2], la correspondance avec Wilheim Fliess s'étale de 1887 à 1904, soit 17 ans. (pour certains biographes, elle s'arrête à 1901)[3]. Freud ( ) commence donc à écrire ces lettres depuis l'âge de 31 ans jusqu'à 48 ans.[1][2][3]

15 15 Limportance de lami : «Mais rien ne peut pour moi remplacer les contacts avec un ami, cest un besoin qui répond à quelque chose en moi, peut-être à quelque chose de féminin et les voix intérieures que jai lhabitude découter me conseillent de porter sur mon travail un jugement bien moins flatteur que celui que tu proclames. »

16 16 De quoi parlent-ils ? Leurs Recherches scientifiques Cas cliniques Freud parle de ses maladies, de sa famille, il raconte des souvenirs denfance, son analyse personnelle ; Ils organisent de «petits Congrès»

17 17 Recherches scientifiques Série de manuscrits intitulés simplement A, B, C, D, etc. jusquà N, et sétendant de 1893 à 1897, Freud présente à son ami ses idées sur les névroses dangoisse, la migraine, la dépression, la mélancolie et la paranoïa ; Freud critique le travail de Fliess dans le manuscrit C : ce qui montrer que lidéalisation commence à fléchir en 1893, ou en tout cas quil ne sacrifie jamais son jugement scientifique.

18 18 Travaux théoriques et cliniques Exemples Traduction des Leçons de Charcot sur les maladies du système nerveux (1886) Quelques considérations relatives à une étude comparative des paralysies motrices organiques et hystériques (1893) Les études sur lhystérie (1895) avec Breuer. Lapport des femmes à la psychanalyse (1) Le mécanisme psychique des phénomènes hystériques» (1893) «Un cas de traitement par lhypnotisme couronné de succès» ( ) Interprétation des rêves, 1900 (2)

19 19 Travaux théoriques et cliniques (le concepts de base) Trauma vs Œdipe : labandon de la neurotica Lanalyse des rêves, Les grands concepts issus de cette correspondance :sexualité infantile, bisexualité, refoulement, inconscient (notions de traces), répétition

20 20 Trauma vs Œdipe Lettre du : «Je ne crois plus à ma neurotica (…) (1) Hamlet : To be in readiness. Garner sa sérénité. (2) (même lettre) : «Cest un bon exercice que dêtre tout à fait sincère envers soi-même.» (3) Notion daprès coup: «…le souvenir dégage maintenant la même puanteur quun objet actuel.» (se détourner dun souvenir doù le refoulement)

21 21 Lanalyse des rêves : «Mon auto-analyse reste toujours en plan. Jen ai maintenant compris la raison. Cest parce que je ne puis manalyser moi-même quen me servant de connaissances objectivement acquises (comme pour un étranger).» : « Jabandonne lauto-analyse pour me consacrer au livre sur les rêves.» (en fait ce livre et pour Freud une façon de poursuivre son auto- analyse : : Depuis que jai entrepris détudier linconscient, je mapparais à moi-même très intéressant. Dommage quil faille toujours avoir la bouche cousue pour ce quil y a de plus intime.»

22 22 Concepts de base issus de cette correspondance Sexualité infantile (notion de zone érogène et de fixation libidinale) Bisexualité Refoulement Inconscient (notions de traces), Répétition (périodicité chez Fliess)

23 23 Correspondance et écriture Les lettres à Fliess sont inséparables du livre fondateur de la psychanalyse, L'interprétation des rêves (1900), Études sur l'hystérie (1895) qui le précède, Psychopathologie de la vie quotidienne (1901), Trois Essais sur la théorie sexuelle (1905).

24 24 Correspondance et littérature Fliess fait connaître C.F. Meyer, un auteur dont il analyse entre autres deux contes et un roman : :«Dans le page de Gustave-Adolphe, jai trouvé deux fois lidée de laction différée (…) ; Les noces du moine : illustre la façon dont limagination sempare des incidents nouveaux au cours du processus de la formation des fantasmes, pour les ramener vers le passé. (1) : Dans La femme-juge il trouve une expression romancée «dun souvenir se rapportant aux relations de lécrivain avec sa sœur. (…) (2)

25 25 Fin dune amitié Le cas Irma : son nom véritable Emma Eckstein(1) : lien avec le rêve de linjection faite à Irma qui ouvre LInterprétation des rêves : erreur de Fliess sur une patiente de Freud :«Quelque chose venu des profondeurs abyssales de ma propre névrose sest opposé à ce que javance encore dans la compréhension des névroses et tu y étais, jignore pourquoi, impliqué. Limpossibilité décrire qui maffecte semble avoir pour but de gêner nos relations. À relier avec ci-dessous (2)

26 26 Extrait dune lettre à Martha Bernays Vienne, :«Quand nous nous retrouverons, tu seras peut-être offusquée en découvrant que je diffère du beau tableau crée par ta tendre imagination. Je ne veux pas que tu maimes pour des qualités que tu me prêterais, ni dailleurs pour aucune autre qualité : il faut que tu maimes sans raison, comme aiment sans raison tous ceux qui aiment, simplement parce que je taime, et tu nas pas à en avoir honte. (…) Ne vois pas en moi une si bonne nature : une violence secrète mempêche de supporter cela et tes dernières lettre dénotent tant de douceur !» (1)

27 27 Extrait dune lettre à Martha Bernays Vienne, : «Ma petite fille chérie,(…) Si tu maimes vraiment dun amour ardent, mou que tu nas pas vu depuis longtemps quand tu me reverras avec mon humeur,mes gestes, que tu entendras ma voix et les jugements qui, chaque fois, jadis, suscitaient ton antagonisme, ne vas-tu pas penser que ton amour fervent sadressait à une image que tu tétais faite et non à lêtre en chair et en os que produira peut-être sur toi le même effet quil y a un an ou deux. (…) Attendre, cest mon sort, tout comme le tien. (…) Je taime tant et je voudrais tellement tentendre dire que maimes aussi. »(1)

28 28 Extrait dune lettre à A. Schnitzler Je me suis souvent demandé avec étonnement d'où vous teniez la connaissance de tel ou tel point caché, alors que je ne l'avais acquise que par un pénible travail d'investigation, et j'en suis venu à envier l'écrivain que déjà j'admirais. (…) Vous pouvez deviner quelle furent ma joie et ma fierté en apprenant par vous que pour vous aussi mes écrits avaient été une source d'inspiration. (…) Je pense que je vous ai évité par une sorte de crainte de rencontrer mon double. (…) J'ai ainsi eu l'impression que vous saviez intuitivement –ou plutôt par suite d'une auto- observation subtile – tout ce que j'ai découvert à l'aide d'un laborieux travail pratiqué sur autrui. (1)

29 29 Extrait dune lettre à Romain Rolland : «Jappartiens à une race qui, au Moyen-Âge, fut tenue pour responsable de toues le épidémies qui frappent les peuples et que lon accuse présentement de la décadence de lEmpire en Autriche et de la perte de la guerre en Allemagne. De telles expériences vous refroidissent et vous invitent peu à croire aux illusions. En outre, jai passé vraiment une grande partie de ma vie (…) à travailler à la destruction de mes propres illusions et de celles de lhumanité. »(1)

30 30 Extrait dune lettre à C.G. Jung Annenheim, : « (…) je me dis quil vaut mieux pour la psychanalyse quune partie tout au moins, de la résistance qui se ferait contre moi vous soit épargnée à vous, lAutre, le Second, quon ne verrait que répétition inutile dans ce que je dirais une fois de plus, (…) jai toujours trouvé que quelque chose dans ma personne, dans mes paroles, dans mes idées, heurte les gens, tandis que tous les cœurs vous sont ouverts.» (1)

31 31 Extrait dune lettre à Arnold Zweig :«En face de nouvelles persécutions, on se demande à nouveau comment le juif est devenu ce quil est et pourquoi il sest attiré cette haine éternelle. Jai vite trouvé la formule : Moïse a créé le Juif, et mon live a peu pour titre : LHomme Moïse, roman historique» (cela deviendra Moïse et le monothéisme) (1)

32 32 Extrait dune lettre à S. Ferenczi : Ce décès, si douloureux (1) quil soit, ne change cependant en rien ma façon denvisager la vie. (…) comme je suis profondément incroyant, je n,ai personne à accuser et je sais quil nexiste aucun lieu où lon puisse porter sa plainte. «Lheure toujours invariable du devoir (Schiller) et «La belle et souriante habitude de vivre(Goethe) feront le reste que tout continue comme à lordinaire. Tout au fond de mon être je décèle le sentiment d,une offense narcissique irréparable.»

33 33 Extrait dune lettre à Einstein Vienne septembre 1932 : «Nous admettons que les pulsions de lhomme ne sont que de deux sortes, soit celles qui visent à conserver et à unir – (…) érotiques, tout à fait au sens de lEros dans le Banquet de Platon, ou sexuelles (…) –, et dautres, qui visent à détruire et à tuer ; (…) pulsion de destruction. (…) Le plaisir pris à lagression et à la destruction compte certainement parmi eux (le motifs qui poussent les hommes à la guerre). (1)

34 34 Extrait dune lettre à Lou. A. Salomé : «Je partage complètement votre opinion sur la détresse que nous éprouvons devant les maux physiques particulièrement douloureux : comme vous aussi, je les trouve désespérants et, si lon pouvait sen prendre à quelquun personnellement ignobles. (…) (1)

35 35 Lettre à Kata et Lajos Lévy : « Je supporte très mal cette perte, (celle de son petit-fils Heinele, 4 ½ ans, mort d,une tuberculose miliaire), je crois navoir jamais éprouvé un tel chagrin : peut- être le choc est-il plus durement ressenti du fait de ma propre maladie. Je travaille contraint et forcé : dans le fond, tout mest devenu indifférent.» (1)

36 36 Extrait dune lettre à Lou. A. Salomé : «Je dépends de plus en plus dAnna et de ses soins. Cela me rappelle tout à fait la remarque de Méphistophélès :« À la fin nous dépendons des créatures que nous avons faites. » (…) Je voudrais pouvoir vous dire en personne combien votre santé me tient à cœur.» (1)

37 37 Lettre aux éditeurs de Time and Tide : «À lâge de quatre ans, je suis venu à Vienne dune petite ville de Moravie. Après soixante-dix-huit ans de travail assidu, jai été forcé de quitter ma maison, jau vu dissoudre la Société scientifique que javais fondée, détruire mes Instituts, saisir notre Maison dédition, jai vue les envahisseurs confisquer les livres que javaIS publiés ou les passer au pilon, interdire à mes enfants dexercer leur profession. (…) 1

38 38 Conclusion La relation Freud/Fliess nest pas une amitié entre semblables partageant le même savoir, il sagit dun amour du même ordre que celui qui sinstalle chez avec un patient, un transfert. (Lacan) Au début de sa correspondance avec Fliess, Freud reconstruit la mémoire, le jugement, à partir de la sensation, nenvisageant le problème de la rencontre avec lobjet quensuite … Freud rencontre le problème fondamentale de la faute (Irma, la perte du père (la faute dŒdipe). Freud en vient à rejeter tout abord à partir de la perception pour se centrer sur le cerveau comme «machine à rêver», machine à produire du symbole et de la rencontre. (Éric Laurent)


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