Étudiant au doctorat Directeur de recherche Dr Guy Boivin 26 mai 2010 Présenté par: Nicolas Boivin EFFET DE DIFFÉRENTS AGONISTES DES RÉCEPTEURS TOLL- LIKE.

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Transcription de la présentation:

Étudiant au doctorat Directeur de recherche Dr Guy Boivin 26 mai 2010 Présenté par: Nicolas Boivin EFFET DE DIFFÉRENTS AGONISTES DES RÉCEPTEURS TOLL- LIKE SUR LA SURVIE DE SOURIS BALB/C DANS UN MODÈLE D’ENCÉPHALITE HERPÉTIQUE. Centre de Recherche en Infectiologie CHUQ-CHUL

Glycoprotéines Protéines de capside ADN viral Tégument Capside Enveloppe 150 nm Virus Herpes Simplex (VHS) 1. Infection labiale 2. Infection génitale 3. Infection oculaire 4. Infection disséminée 5. Encéphalite Manifestations cliniques Tr s Ir s Ir L Tr L ULUL USUS

Épidémiologie: 50-90% adultes  VHS % adultes  VHS-2 Cas d’encéphalite (adulte): 95%  VHS-1 5%  VHS-2 1/3  infection primaire 2/3  réactivation Infection du système nerveux central (atteinte des lobes temporaux) 70% de mortalité sans traitement  30% avec traitement (ACV intra-veineux) La majorité des survivants vont déveloper des séquelles neurologiques Encéphalite herpétique

Les récepteurs Toll-like (TLR) Caractéristiques : Rôle clé dans la réponse immunitaire innée Font la différence entre pathogène et cellule de l’hôte Fonctionne sous la forme de dimère Recrute des molécules adaptatrices qui vont propager le signal de la réponse inflammatoire

Les agonistes des TLRs RécepteursLigand(s) naturel(s)Agoniste TLR3ARN double brin d’origine virale ou parasitairePoly I:C TLR4lipopolysaccharide, glycoprotéines viralesLPS TLR 7ARN simple brin R848 Imiquimod TLR 8ARN simple brin R848 Imiquimod TLR 9ADN CPG non-méthylésODN

Les TLRs et leurs agonistes

Problématique: La réponse immunitaire suivant une encéphalite herpétique n’est pas bien caractérisée et une meilleure compréhension de celle-ci pourrait amener le développement de nouvelles thérapies. 1- Rationnelle: L’utilisation antérieure de poly I:C a déjà démontré son efficacité lorsque injecté 24 heures pré-infection (Boivin, JID 2008 Sep 1, 198(5):664-72). Une diminution de la charge virale et de la réponse inflammatoire pourrait améliorer le pronostic clinique 2- Hypothèse: L’utilisation de différents agonistes à plusieurs temps devrait amener des changements au niveau de la réponse immunitaire innée 3- Objectif: Évaluer la survie suite à une encéphalite herpétique en utilisant différents agonistes des TLRs en prévention et en traitement

Méthodes Infection des souris avec la souche clinique H25 (VHS-1) par voie intranasale chez des souris BALB/c de 28 jours 16 groupes de 10 souris qui ont reçu une dose unique des agonistes 72 et 24 hres avant ainsi que 24 et 72 hres après l’infection Les doses utilisées furent de 50 ug pour les TLR 3 (poly I : C) et TLR 7/8 (R848), de 25 ug pour le TLR 9 (ODN 1826) et de 15 ug pour le TLR 4 (LPS)

Courbe de survie souris par groupe 6400 pfu intranasal Traitement 72 heures avant Groupe Dur é e de vie moyenne Nombre de d é c è s Survie (%) ± é cart-type (heure) Contrôle192,00 ± 16,288 sur 1020% Poly I:C252,00 ± 14,504 sur 1060% LPS204,00 ± 18,367 sur 1030% R848216,00 ± 19,796 sur 1040% ODN225,60 ± 20,425 sur 1050% *p=0.02 *

Courbe de survie souris par groupe 6400 pfu intranasal Traitement 24 heures avant *p<0.01 Groupe Dur é e de vie moyenne Nombre de d é c è s Survie (%) ± é cart-type (heure) Contrôle192,00 ± 16,288 sur 1020% Poly I:C aucune mortalit é 0 sur 10100% LPS232,80 ± 19,515 sur 1050% R848254,40 ± 17,043 sur 1070% * ** **p=0.03

Courbe de survie souris par groupe 6100 pfu intranasal Traitement 24 heures après Groupe Dur é e de vie moyenne Nombre de d é c è s Survie (%) ± é cart-type (heure) Contrôle185,60 ± 18,9910 sur 1533% Poly I:C228,00 ± 19,865 sur 1050% LPS184,80 ± 18,298 sur 1020% R848189,60 ± 16,088 sur 1020%

Courbe de survie souris par groupe 6100 pfu intranasal Traitement 72 heures après Groupe Dur é e de vie moyenne Nombre de d é c è s Survie (%) ± é cart-type (heure) Contrôle185,60 ± 18,9910 sur 1533% Poly I:C206,40 ± 22,316 sur 1040% LPS177,60 ± 18,028 sur 1020% R848177,60 ± 14,089 sur 1010% ODN192,00 ± 20,657 sur 1030%

Conclusions 1.Tous les groupes ayant reçu l’agoniste des TLR avant l’infection ont eu une durée de vie moyenne plus longue que le groupe non-traité 2.Trois groupes ont démontré des résultats significatifs par rapport au groupe contrôle (poly I:C 72 et 24 heures avant et R heures avant) 3.Aucun groupe ayant reçu l’agoniste après l’infection n’a démontré une survie significativement augmentée (plus efficace : poly I:C 24 heures après, moins efficace : LPS et R heures après) 4.Le poly I : C (TLR 3) reste le plus efficace des agonistes testés pour prévenir/atténuer les conséquences de l’encéphalite herpétique

Perspectives 1.Confirmer cette expérience par des analyses sur la charge virale et par des mesures de FACS (quantifier et mesurer la réponse immunitaire). 2.Comme le poly I:C active la production d’interféron alpha et beta, l’administration de ces derniers pourrait être envisagée. 3.La plupart des TLR stimule une voie pro- inflammatoire appelée NF-Κb qui semble néfaste si activée tardivement. L’inhibition de cette voie pourrait être intéressante.

Remerciements Dr. Guy Boivin Dr. Serge Rivest (endocrinologie moléculaire) Yan Sergerie Rafik Menesria Et tous les autres membres de l’équipe du Dr. Guy Boivin