LA SUPPLEMENTATION EN VITAMINE D CHEZ L'ENFANT

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Transcription de la présentation:

LA SUPPLEMENTATION EN VITAMINE D CHEZ L'ENFANT Dr Nathalie Bogliolo Hauss

Epidémiologie Nette régression du rachitisme depuis la supplémentation Déficit en 25(OH) D fréquent : jusqu'à 40% des nourrissons et des adolescents jusqu'à 30% des adultes Facteurs de risque : nord de la France populations immigrées absence d'exposition solaire

Supplémentation : en pratique Etude menée au Havre en 2005 sur 115 enfants < 5 ans Supplémentation adaptée aux recommandations 0 – 18 mois : moins d’1 enfant sur 2 18 mois – 5 ans : 1 enfant sur 5 Sous-dosages fréquents abandon de la supplémentation fréquent (>1/3 enfants 18 m-5 ans, >1/2 des 3-5 ans) 16% de surdosages quelques cas de mauvaise utilisation du médicament Sous-dosage des enfants à peau pigmentée

Supplémentation : en pratique Utilisation des laits enrichis : 0 – 18 mois : 84% de lait infantile 18 mois – 5 ans : lait UHT ordinaire 57% lait enrichi en vitamine D 31% (part similaire lait infantile et lait de vache enrichi) 12% des enfants ne reçoivent plus de lait 13% de la population ne reçoit ni lait enrichi ni supplémentation vitaminique

Physiologie Minéralisation osseuse Carence augmente le risque de: Prévention des fractures Rôle dans la prévention de l’ostéoporose ? Carence augmente le risque de: Infection, diabète type 1 chez l’enfant Maladies cardio-vasculaires Pathologies auto-immunes Cancers (sein, prostate, colon) Minéralisation osseuse : périodes de croissance rapide foetus nourrisson enfant <6 ans adolescent Prévention des fractures Rôle dans la prévention de l'ostéoporose ?

Sythèse endogène : Exposition solaire 15 minutes par jour suffisent, surface cutanée suffisante irradiation efficace de mai à octobre Diminuée par écrans solaires et la pigmentation Balance “bénéfice-risque” de l’exposition solaire

Apports alimentaires Poissons gras : sardine, saumon, hareng, maquereau … Couverture de 15 à 60% des besoins Lait maternel pauvre en vitamine D Laits infantiles enrichis en vitamine D depuis 1992 (1/3 besoins pour nourrisson non diversifié) Certains laits UHT et laitages sont enrichis depuis 2001

Enfant alimenté au sein 1000 à 1200 UI/j Zymaduo 300 Enfant alimenté par un lait 1er ou 2ème âge (> 500 ml/j )* 400 à 800 UI/j Fluostérol Zymaduo 150 Enfant diversifié, recevant du lait de vache ou moins de 500 ml de lait enrichi * 1000 à 1200 UI/j Zymaduo 300 Lait infantile! * Groupe d’Etude de Métabolisme du Calcium en Pédiatrie, Société Française de Pédiatrie et le Comité Nutrition de la Société Française de Pédiatrie 1993

Surveillance médicale irrégulière ou mauvaise observance jusqu’à 18 mois * 80 à 100 000 UI tous les 3 mois Uvedose 100 000 ZymaD 80 000 De 18 mois à 5 ans * 80 à 100 000 UI tous les 3 mois en hiver (novembre et février) ou 400 à 800 UI/j Uvedose 100 000 ZymaD 80 000

GROSSESSE: 100 000 UI en dose unique au 7ème mois de grossesse (CNGOF 1997)

Limites des recommandations Enfants à peau pigmentée : Quelle dose ? Enfants allaités : Quelle dose ? Puberté : Supplémentation Hivernale ? Pas de recommandations concernant les enfants à peau pigmentée. Besoins supérieurs aux enfants à peau blanche. Supplémentation des enfants allaités non consensuelle. Le lait maternel contient très peu de vitamine D. Plusieurs auteurs recommandent une supplémentation de 1000 à 1200 UI/j. Une supplémentation hivernale pendant la période pubertaire est discutée.

CONCLUSION Une prescription courante mal appliquée Prévenir et dépister les cas de mauvaise utilisation Prévenir l’abandon précoce du lait et de la supplémentation Développer les connaissances scientifiques Nécessité d’une meilleure information des familles sur l’utilité de la vitamine D et de la poursuite des laitages. Nécessité de préciser les connaissances scientifiques sur le sujet.