HISTOIRE : Classe de 4e BIBLIOGRAPHIE INDICATIVE SUR LA SOCIETE MENIER ET L’USINE DE NOISIEL  Ouvrages BARBARA-LACROIX Anne, Noisiel et ses environs, Ed.

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Transcription de la présentation:

HISTOIRE : Classe de 4e BIBLIOGRAPHIE INDICATIVE SUR LA SOCIETE MENIER ET L’USINE DE NOISIEL  Ouvrages BARBARA-LACROIX Anne, Noisiel et ses environs, Ed. Alan Suton, 2003, 125 p. Noisiel, la chocolaterie Menier, Seine-et-Marne, Association pour le patrimoine d'Ile-de-France- (Images du patrimoine, ISSN 0299-1020 ; 120)., 1994 - 74 p., introd., Marc Valentin ; textes, Claudine Cartier, Hélène Jantzen, avec la participation de Richard Michel ; photogr., Philippe Fortin.  Articles VALENTIN Marc, « Jean-Antoine-Brutus Ménier et la fondation de la Maison centrale de droguerie », Revue d'histoire de la pharmacie , 1984, Vol.72, N°263, pp. 357-389 DELALANDE Nicolas, Émile-Justin Menier, un chocolatier en République Les controverses sur la légitimité de la compétence politique d’un industriel dans la France des années 1870, Politix, 2008, n°84  Travaux universitaires non publiés (consultables au service d’animation du patrimoine de la ville de Noisiel) GRANET-BAUDUCEAU Nathalie, Les ouvriers de la chocolaterie Menier à Noisiel (1881-1913), mémoire de maîtrise d’histoire, Paris IV, sous la direction de M. Chaline, 1997-1998 JARRIGE Catherine, Du cacao au chocolat; la maison Menier ou l'histoire d'une concentration verticale presque parfaite. 1825-1939., mémoire de maîtrise d'histoire, Université de Paris-Sorbonne Paris IV, 1992. MICHEL Richard, Dynastie patronale et ville usine : les industriels chocolatiers Menier et Noisiel. DEA, Histoire, Paris VII, sous la direction de Michèle Perrot, 1988. - dactylogramme, 132-51 p. , A.D. : 100 J 144 Documentaire vidéo NEUMANN Stan, La chocolaterie Menier, Coproduction : ARTE France, Les Films d’Ici, La Cité de l’architecture et du patrimoine, avec le soutien du CNC, 2007, 26 minutes Webographie : Dossier historique des archives départementales de Seine et Marne : archives.seine-et-marne.fr/.../Dossier_Menier.pdf_12221585196501.pdf Site d’André Lateb, Saga Menier : http://pone.lateb.pagesperso-orange.fr   .

Plan de cours et problématique Notions Séance Plan de cours et problématique Notions Compétences mises en œuvre pendant le cours 1 I – Un entrepreneur et son entreprise au XIXe siècle Sur quelles bases repose le développement d’une entreprise industrielle au XIXe siècle ? Artisanat - Industrie Capital - Chiffre d’affaires Productivité « Révolution industrielle » Repère brevet : invention machine à vapeur Définir des notions avec le vocabulaire approprié Sélectionner des informations dans un texte 2 2) Comment l’industrialisation modifie-t-elle le monde du XIXe siècle ? Organisation rationnelle du travail industriel Rédiger une phrase de synthèse autonome Analyser un graphique Comparer deux photographies 3 Progrès technique Chemin de fer Industrie lourde Libre-échangisme Notables Libéralisme économique Confronter des documents Compléter un planisphère Analyser une caricature 4 3) Comment les rapports entre patrons et salariés évoluent-ils ? Paternalisme Syndicalisme Libéralisme Socialisme Confronter des documents écrits Mise en situation et débat Rédaction d’une synthèse écrite Apports historiographiques : VERLEY Patrick, La révolution industrielle, Collection Folio/Histoire, [1985], Paris, Gallimard, 1997, 544 p. VERLEY Patrick, L’Échelle du Monde. Essai sur l’Industrialisation de l’Occident, Paris, Gallimard, Nrf Essais, 1997, 713 p. - l’industrialisation n’est pas une révolution mais la mise en place d’un processus continu de progression de la productivité rôle pivot de l’expansion des infrastructures de transport et de communication pour l’intégration progressive des marchés internationaux le machinisme permet de répondre à l’insuffisance de main d’œuvre industrielle le rôle du progrès technique ne doit pas être surestimé : l’invention ne se diffuse qu’en réaction à un besoin économique (pas de diffusion massive de la machine à vapeur avant 1870) importance de l’autofinancement et des faiblesse des investissements initiaux : l’accumulation de capital initial ne doit pas être surestimée l’industrialisation commence par les biens de consommation et non par l’industrie lourde CHARLE Christophe, Histoire sociale de la France du XIXe siècle, Paris, Seuil, 1991 Logique de distinction ostentatoire de la bourgeoisie d’affaires : appropriation par les industriels des signes aristocratiques d’habitat, importance de la vie de famille dans des endroits protecteurs, assurance contre l’incertitude des affaires importance du patronat familial Contraste croissant entre démocratie politique et discipline industrielle Evolution du paternalisme patronal : 1830-1870 : logement des ouvriers, contrôle des commerces par des coopératives, écoles, surveillance de la vie privée et de l’assistance aux offices, pensions, dispensaires d’entreprise, organisation des loisirs . 1870-1914 : catholicisme social = faire adhérer les ouvriers aux œuvres qu’on leur accorde + différencier la main d’œuvre autour d’un noyau fixe dont on exige un plus fort rendement en contrepartie d’avantages matériels plus importants NOIRIEL Gérard, Les ouvriers dans la société française [1986], Paris, Seuil, 2002, 315 p. L’importance de la petite propriété rurale a limité les possibilités de création d’un prolétariat industriel en France le paternalisme permet de fixer et de stabiliser la population ouvrière de la grande industrie mais suscite des réactions ouvrières qui favorisent la formation des syndicats

HISTOIRE : Classe de 4e Le XIXe siècle – l’âge industriel Thème 1 : Un entrepreneur et son entreprise au XIXe siècle Séance 1 Le XIXe siècle – L’âge industriel I – Un entrepreneur et son entreprise au XIXe siècle 1) Sur quelles bases repose le développement d’une entreprise industrielle au XIXe siècle ? Document d’accroche : une tablette de chocolat pâtissier Nestlé vendu sous la marque Menier en 2010 (prix : 1,50€) Quelle est la marque de ce chocolat ? Chocolat Nestlé vendu sous la marque Menier – Depuis 1986, le groupe agro-alimentaire Nestlé possède la marque Menier

Société d’encouragement Exposition des produits de l’industrie, usine de Noisiel fondée en 1825 « Aux arts utiles » Paris, 1889 Grand prix Société d’encouragement Séance 1 2) Quelle est la signification des différents écussons représentés à gauche de l’emballage de la tablette ? Les écussons rappellent que la société Menier a reçu une récompense en 1889 de la part d’une société d’encouragement et que l’usine de Noisiel a été fondée en 1825  une société créée au XIXe siècle 3) Ce chocolat est-il issu d’une production artisanale ou industrielle ?  définir artisanat et industrie Artisanat : chef d’entreprise indépendant qui assure seul ou avec son conjoint la production, la gestion et la commercialisation de ses produits Industrie : combinaison de facteurs de production (installations, approvisionnements, travail salarié, savoir) pour produire des biens matériels par la transformation de matières premières. Problématique : sur quelles bases repose le développement d’une entreprise industrielle au XIXe siècle ?

Jean Antoine Brutus Ménier (1795-1853) Jean Antoine Brutus, le fondateur Jean Antoine Brutus Menier (1795-1853) Troisième enfant d’une famille de marchands qui faisaient le commerce de produits agricoles sur les bords de Loire, Jean Antoine Brutus Ménier est issu d’un milieu jouissant d’une relative aisance. Scolarisé à l’école militaire de la Flèche jusqu’en 1811, il devient ensuite apprenti pharmacien, d’abord dans cette ville, puis à la pharmacie de l’hôpital militaire du Val de Grâce à Paris. En 1816, il se marie avec la fille d’un marchand d’origine champenoise qui lui apporte une dot substantielle. Il crée alors une maison de commerce au capital de 16 000 F pour le négoce des vins de Touraine commercialisés par son père. Simultanément, il se lance dans la production de poudres pharmaceutiques avec l’objectif de gagner la confiance des pharmaciens en garantissant la qualité de ses fabrications par leur mécanisation. Faire passer la fabrication des poudres pharmaceutiques du stade artisanal au stade industriel suppose d’abord de trouver des capitaux. A cette fin, Jean Antoine Brutus fait appel à des associés qui lui fournissent un capital limité (80 000 F en 1827) mais permettant d’acheter des locaux ou du matériel. Après avoir utilisé une meule à bras, puis une meule actionnée par des chevaux, Jean Antoine Brutus loue, en 1824 un très ancien moulin à blé établi sur la Marne, à Noisiel. L’énergie hydraulique du moulin équivaut alors à la force motrice de 32 chevaux. Dès 1827, il fait installer par l’ingénieur Girard une roue à hélice à la place de l’ancienne roue pendante du moulin pour augmenter sa puissance. En juin 1832, la Société d’Encouragement à l’Industrie Nationale récompense les innovations techniques réalisées à l’usine de Noisiel. En 1851, l’usine peut en une journée réduire en une journée 500 kg de belladone fraîche et pulvériser le corail ou la réglisse, dont la transformation en poudre était jusque là jugée impossible. En 1825, il achète les procédés de production mécanique des chocolatiers parisiens Auger. Mais la production de chocolat reste annexe. En 1834, la constitution d’une nouvelle société en commandite dont le capital atteint 300 000 F permet d’acquérir le moulin de Noisiel puis de le faire agrandir par le maître charpentier chellois Dutreuil en 1842. De nouveaux terrains sont acquis à Paris pour y construire la Maison Centrale de Droguerie. En 1844, le chiffre d’affaires de la Maison Menier s’élève à plus de 2 millions de F. Pour assurer la croissance de sa société, Ménier édite dès 1832 le catalogue « Prix courant » qui détaille et vante les mérites de ses productions en France et à l’étranger. En 1835, il crée également une tablette de chocolat qui permet de différencier ses productions de ceux de la concurrence. D’après VALENTIN Marc, Jean-Antoine Ménier et la fondation de la maison centrale de droguerie, Revue d’histoire de la pharmacie, 1824, n°263, p.357-389 Séance 1 – POLYCOPIE A DISTRIBUER Diviser la classe en 3 groupes, un par question puis rédaction en autonomie d’une trace écrite à partir des éléments relevés par les élèves Couleur 1 : Souligne dans le texte les éléments qui indiquent l’augmentation des affaires de Ménier : Définir la notion de capital (ensemble des moyens financiers et techniques que possède une entreprise) et de chiffres d’affaires (total des ventes de biens et services d’une entreprise) 2. Couleur 2 : Souligne les différents moyens utilisés par Menier pour augmenter son activité ? (3 moyens attendus) Ménier s’appuie sur trois facteurs pour développer son activité : La recherche de capitaux par la constitution de sociétés en commandite faisant appel à des associés l’innovation technique pour augmenter la production et sa qualité la prospection commerciale par les catalogues et la recherche de nouveaux clients en France et à l’étranger Complément : société en commandite = les commanditaires apportent le capital, désignent les gérants et ne peuvent s’imiscer dans la gestion ; les commandités sont responsables des pertes. FICHE DE TRAVAIL ELEVE

1853-1855 1866 James Watt 1736-1819 Séance 1 Question : Source : Noisiel, la chocolaterie Ménier, images du patrimoine, 1994, p.48 (détail) 1866 Source : Noisiel, la chocolaterie Ménier, images du patrimoine, 1994, p.51 (détail) James Watt 1736-1819 Séance 1 Question : 3. Couleur 3 : souligne dans le texte les différentes sources d’énergie utilisées par Ménier pour faire fonctionner ses équipements : Pour augmenter sa productivité, Menier utilise successivement une meule à bras, puis actionnée par des chevaux, puis par la force hydraulique du moulin à eau de Noisiel. Définition de productivité : rapport entre la quantité de biens produits et la quantité de facteurs de production (travail, capital) utilisés Présentation par le professeur de l’image du moulin en 1853-1855 : 1853-1855 : remplacement de la roue pendante du moulin de Noisiel par deux roues hélices d’une puissance de 80 chevaux. Ces roues fonctionnent quel que soit le niveau de l’eau. Elles permettent d’augmenter la puissance et la durée de fonctionnement des meules à broyer. Entre 1865 et 1872, lors de la reconstruction du moulin par Jules Saulnier, la roue hélice est remplacée par une turbine hydraulique plus puissante. Question : 1) quelle est la nouvelle source d’énergie apparue au XVIIIe siècle qui va augmenter encore la capacité de production du site ? L’énergie hydraulique, principale énergie des débuts de la révolution industrielle, est progressivement relayée par la machine à vapeur, inventée par l’écossais James Watt en 1769. Présentation par le professeur de l’image du bâtiment de la machine à vapeur : 1866 : Jules Saulnier fait installer une machine à vapeur pouvant relayer l’hydraulique lorsqu’elle se révèle insuffisante. Les deux machines à vapeur ont alors une puissance de 140 chevaux. Présentation par le professeur du principe de fonctionnement de la machine à vapeur (animation Wikipedia) : l’eau est chauffée et transformée en vapeur – la vapeur est mise sous pression dans un cylindre où elle pousse un piston qui entraîne une bielle articulée fixée sur un volant – sur ce volant, une courroie actionne une poulie. 2) Quelle définition de la « révolution industrielle » peut-on donner à partir de l’exemple de la société Ménier ? La révolution industrielle peut être définie comme la mise en place d’un processus continu d’augmentation de la productivité de l’économie (mobilisation du capital, progrès technique) qui a abouti à une transformation profonde des sociétés.

Séance 2 2) Comment l’industrialisation modifie t-elle le monde du XIXe siècle ? Document d’accroche Question du professeur : d’où vient le chocolat ? Partir des représentations des élèves puis présenter la diapositive : Cacaoyer (ou cacaotier ou cacao) : petit arbre à feuilles persistantes poussant en milieu tropical (chaleur humide de 24 à 28°c, 1500 mm de pluie par an), à l’ombre et à l’abri du vent Nom du fruit : « cabosse », grosse baie allongée ressemblant à un petit ballon de football américain (jusqu'à 400 g pour 15 à 20 cm de long) et contenant 25 à 75 graines appelées fèves de cacao.

Emile-Justin Menier (1826-1881) Séance 2 Présentation rapide de la diapositive par le professeur PUIS trace écrite Emile-Justin Menier est le fils de Jean Antoine Brutus Menier. Il a fait des études de pharmacie. En 1854, il se sépare des associés de son père et devient seul propriétaire de l’entreprise. Il poursuit d’abord les activités engagées par son père : marié en 1850 avec Claire Gérard, la fille d’un industriel du caoutchouc, il apporte en 1862 ses capitaux à la construction d’une usine à Grenelle spécialisée dans la fabrication de cables sous-marins ; il fait construire une pharmacie centrale à Saint Denis dans laquelle il engage le chimiste Marcellin Berthelot de 1860 à 1863 - en 1860, il fait construire un brick de 154 tonneaux baptisé le Noisiel et parcourt le monde. Entre 1862 et 1865, il achète plusieurs milliers d’hectares de terres au Nicaragua et fait construire une flotte de navires de commerce (dont le Belem) pour acheminer les cabosses en France. Trace écrite possible : la spécialisation chocolatière entraîne l’achat de terres au Nicaragua pour la production de la matière première et la mise en place de moyens de transport internationaux pour l’acheminer jusqu’en France.

S N E O Séance 2 – COMPLEMENT POUR LE PROFESSEUR FICHE DE TRAVAIL A LA MAISON POSSIBLE (voir le document Word « documet élèves ») Les étapes de la production du chocolat Déchargement du cacao par péniche venue du Havre (ou par train) au magasin du cacao pour séchage Triage : après avoir séjourné dans les magasins de stockage, les fèves de cacao passent par wagons dans l’atelier de triage construit en 1865 où 200 ouvrières trieuses débarrassent le cacao des résidus d’écorce, de bois et de pierre. Torrefaction ou brûlage : le cacao est grillé pour développer l’arôme de l’amande et fragiliser son enveloppe Broyage : les fèves sont broyées dans le moulin. La chaleur du broyage fait fondre le beurre de cacao qui se transforme en une masse pâteuse Conchage : la masse pâteuse est envoyée dans des conduits souterrains pour être mélangée au sucre dans un appareil appelé conche Dressage : le chocolat est pesé, moulé, découpé en tranches S N E O Source : images du patrimoine, VALENTIN M. (dir.), 1994,

Source : images du patrimoine, VALENTIN M. (dir.), 1994, Séance 2 – COMPLEMENT POUR LE PROFESSEUR Les étapes de la fabrication du chocolat 7 ) Refroidissage en sous sol puis démoulage 8) Pliage : chaque tablette est d’abord enveloppée d’un papier d’étain, puis d’un papier jaune qui porte toutes les indications relatives à la marque Menier. 9) Mise en caisse : depuis 1890, l’usine fabrique elle-même ses caisses, une peupleraie plantée sur les bords de Marne assurant l’approvisionnement en bois 9) Expédition par train à partir des années 1880 - gare d’EMERAINVILLE PONTAULT COMBAULT à NOISIEL : 10 km dont 7 en lignes, 1,6 km à l’intérieur de l’usine et quelques centaines de mètres reliant la ferme modèle du buisson à partir de 1889, 5 passages à niveau gardés par des gare barrières logés Source : images du patrimoine, VALENTIN M. (dir.), 1994,

FICHE DE TRAVAIL ELEVE L’ancien atelier de pliage Le nouvel atelier de pliage de 1909 Séance 2 – POLYCOPIE A DISTRIBUER Doc 1 : comment évolue la production et le nombre d’ouvriers de l’usine ? Entre 1825 et 1889, la production de l’usine passe de 16 tonnes de chocolat par an à 18 000 tonnes. Le nombre d’ouvriers passe de 10 à près de 1500. Doc 2 : quelles différences peut-on constater entre les deux photographies ? L’atelier de pliage s’est considérablement agrandi. L’atelier de 1909 est beaucoup plus spacieux (100 m de long sur 30 m de large sans support intermédiaire). Le plafond de l’atelier de 1909 est vitré et permet un éclairage naturel. La main d’œuvre est essentiellement féminine. Document 1, 2 et 3 : explique en quelques lignes en quoi l’organisation industrielle de la production entraîne une augmentation des quantités de chocolat produites par l’usine. L’usine est organisée rationnellement d’amont en aval de la Marne, de l’arrivée de la matière première à l’entrepôt du cacaco jusqu’à l’expédition du produit fini par train. Le cycle de fabrication est décomposé en opérations traitées dans des ateliers spécialisés dont la distribution vise à limiter et à réguler la circulation des hommes et des flux de marchandises = adéquation entre cadre bâti et processus de production L’usine fait appel à des machines de plus en plus puissantes. Sources : http://pone.lateb.pagesperso-orange.fr MICHEL Richard, Dynastie patronale et ville usine : les industriels chocolatiers Menier et Noisiel. Noisiel, 1988. - dactylogramme, 132-51 p FICHE DE TRAVAIL ELEVE

FICHE DE TRAVAIL ELEVE Séance 2 L’exemple du Moulin Saulnier – possibilité de questionnaire à partir d’un extrait du documentaire d’Arte de 2007 Questions 1°) Quelle nouvelle technique de construction utilise Jules Saulnier pour reconstruire le moulin en 1872 ? Jules Saulnier rebâtit le moulin autour d’une charpente entièrement construite en métal. L’ensemble est contreventé, c’est-à-dire rigidifié par un treillis métallique. Le bâtiment est rationnellement construit : « un bâtiment machine pour abriter des machines ». C’est l’une des premières fois qu’un architecte choisit de faire apparaitre la structure métallique d’un bâtiment, jusque là toujours masquée pour des raisons esthétiques. 2°) Quelle est la fonction des briques et des céramiques ? Les briques vernissées et émaillées sont comme une peau qui remplissent le bâtiment sans avoir de fonction porteuse. Des motifs sont dessinés sur les briques : Monogramme M + fleur et cabosses de cacao  Décoration d’un bâtiment industriel mise au service de l’image de la marque FICHE DE TRAVAIL ELEVE

« Cathédrale » (1908) Pont Moulin Saulnier (1865-1872) Séance 2 – COMPLEMENT POUR LE PROFESSEUR Le patrimoine industriel des Menier Le moulin Saulnier (1872) : construit par Jules Saulnier, premier bâtiment à structure métallique porteuse (700 tonnes) que les briques vernissées et les céramiques ne font que remplir La halle « Eiffel » (1882-1884) réalisée par Jules Logre pour abriter les refroidisseurs. 4.800 m² de caves offraient la température idéale au démoulage et au stockage du chocolat. Le « pont hardi » en béton freté (1905-1906) : (44,5 m de portée) relie la « cathédrale » aux ateliers de la rive gauche, construite par l'ingénieur Armand Considère (1906) . La cathédrale (1906-1908) : construite par Stephen Sauvestre, nouvelle chocolaterie en béton armée avec mélangeuses et deux « salles des colonnes » (500 m² chacune) au Rdc où les ouvriers réceptionnent le cacao broyé. Le rez-de-chaussée de la "Cathédrale" est occupé par deux vastes salles, très lumineuses et ornées de colonnes. Sur ce lieu étaient autrefois mélangés, sous les yeux de nombreux visiteurs, le sucre et le cacao, étape centrale de la fabrication du chocolat. Monogramme M + fleur et cabosses de cacao 1996 : réhabilitation par les architectes Bernard Reichen et Philippe Robert 14 hectares. 41.000 m² de structures ont été réhabilitées sur les 60.000 m² de bâtiments que compte désormais le site. Près de 2.000 personnes profitent quotidiennement de ce cadre hors du commun.