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SOCIETE CIVILE AU BURKINA Issaka Herman Traoré Forum Social du Burkina Mars 2007.

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1 SOCIETE CIVILE AU BURKINA Issaka Herman Traoré Forum Social du Burkina Mars 2007

2 I. Historique de la Société Civile Le concept trouve sa formulation systématique en 1821 dans les principes de la philosophie du droit de Hegel. Par l’introduction du concept, Hegel a voulu mettre en relief la modernité du changement politique de l’époque, avec les notions de la séparation de la « vie civile » et de la « vie politique », de la société et de l’Etat. C’est surtout Antonio Gramsci, qui a contribué comme Hegel au discours sur la société civile. Gramsci dont le point de vue a beaucoup influencé les luttes en Europe de l’Est et en Amérique latine contre les régimes dits « totalitaires ». Le fait d’avoir été longtemps oublié s’expliquerait par les situations de colonisation en Afrique où les droits de « citoyens / humains » étaient refusés aux colonisés (selon l’approche Hégélienne) et en Amérique latine ou des luttes armées étaient organisées contre le colonialisme (selon l’approche Gramscienne). (David Lewis : p 4)

3 I. Suite Pendant longtemps les spécialistes des sciences sociales ont analysé et décrypté la vie en société en deux pôles. Le pôle économique ou marché et le pôle étatique ou gouvernement. Mais avec la chute du mur de Berlin et les problèmes dans la plupart des pays de l’Europe de l’Est, les analystes concordent sur l’existence d’une troisième dimension qui se situerait entre le marché et l’Etat. En effet il y avait une grande partie qui était en dehors des deux pôles et qui subissaient les actions et les décisions des deux premiers ci-dessus cités.

4 I. Suite La première définition de cette fin du 20ème siècle, vient du Centre pour la Société Civile (Center for Civil Society) de la London School of Economics, elle stipule que : « La société civile fait référence à l’ensemble des institutions, organisations et mode de pensées/comportements, situés entre l’Etat, le monde des affaires et la famille. Spécifiquement elle inclut les organisations caritatives, volontaires de toutes sortes, les institutions philanthropiques, sociales et politiques, les autres formes de participation et d’engagements sociaux, et toutes les valeurs et particularités culturelles associées à celles-ci. »

5 II. Qques définitions de la société civile « La société civile se définit comme l’ensemble des associations qui existent en dehors, de l’Etat ou du marché. Et qui maintiennent un certain degré d’indépendance et d’autonomie, et ont le potentiel et les capacités de proposer et de promouvoir des points de vue, des idées, des politiques et des actions alternatifs à ceux proposés par l’Etat et le marché. » « La société civile ce sont les groupes autonomes vis-à- vis de l’Etat, à but non lucratif, non familial, ou ethnique. Mais qui constituent où sont membres de la vie collective. » Le point commun de toutes ces définitions est le caractère non étatique des OSC d une part et d autre part leur caractère non lucratif et surtout de défense des intérêts des populations contre le pouvoir économique national ou mondial, ou le pouvoir des Etats et des institutions internationales.

6 III. Société Civile et Etat Deux points de vue majeurs caractérisent les relations entre la société civile et l’Etat : Le point de vue conflictuel, antagonique et oppositionnel, qui voudrait que la société civile protège les citoyens contre les excès de l’Etat. Ce point de vue trouve son fondement d’une part dans la théorie libérale occidentale, d’autre part se justifie dans les contextes des Etats dominants et puissants (répressifs). La société civile et l’Etat sont mutuellement interdépendants et ont des rôles complémentaires. Dans ces situations : –L’Etat est faible ou fragile. –Aussi bien la société civile que l’Etat ont besoin d’assistance, de renforcement afin de supporter la gouvernance démocratique. –Il y a l’opportunité de coopération ou de collaboration. –Il y a problème lorsque les apports et aides extérieurs sont dirigés seulement vers la société civile.

7 III. Suite En considérant le rôle de gestionnaire de la chose politique joué par l’Etat, on pourrait définir la politique en ces termes: « Qui décide de qui gagne, quoi, où et comment ». Ainsi le vide créé par l’incapacité, l’impossibilité pour l’Etat de remplir son devoir vis-à-vis des peuples, ou souvent son incompétence, ouvre le champs aux organisations de la société civile, dans des domaines, qui naturellement relevaient de la compétence de l’Etat.

8 III. Suite Il convient de noter le rôle joué par les élites et les diplômés des pays en voie de développement, dans ces alternatives à travers les OSC. En effet dans beaucoup de pays, ces derniers mettent en avant leurs intérêts personnels au dessus des intérêts de la grande masse. Comme le signifie Alan Whaites « Entre les ambitions de l’élite, et les stratagèmes de survie des masses, l’Etat apparaît survivre souvent comme une vitrine, un drame politique, avec une audience plus ou moins encline à suspendre sa désapprobation ». (Alan Whaites, Development in Practice, Vol 8, No 3, 1998). Cette faiblesse structurelle et organisationnelle des Etats s’ expliquant par le manque souvent par le manque de volonté politique, le népotisme, le clanisme, le manque des ressources humaines, financières ou logistiques, va donner naissance à des organisations de la société civile assez forte.

9 III. Suite Cet état de fait dans bien de pays, au lieu de solidifier, les relations entre l’Etat et les organisations de la société civile, va au contraire créer une incompréhension, souvent une rivalité ou inimitié.

10 IV. Stéréotypes et stigmas sur les organisations de la Société Civile Il est indéniable que les organisations de la société civile partout dans le monde de nos jours constituent un contre poids social pour les gouvernements et l’ordre économique mondial. Elles sont devenues une espèce de baromètre social, toutefois la confusion est rapide, en ce sens que pour beaucoup de personnes aussi bien au sein des organisations de la société civile que des gouvernements perçoivent la société civile comme un contre pouvoir, voire un ramassis de mécontents, d’aigris et autres opposants. Il convient de noter que le rôle des organisations de la société civile tant au niveau national, régional, qu’international, est de défendre les intérêts des communautés contre les politiques et stratégie des Etats ou de l’ordre économique mondial, qui empêchent un meilleur épanouissement économique, social et culturel des communautés.

11 V. La Société Civile au Burkina Faso La société civile au Burkina Faso est à l’image des partis politiques, très plurielle et variée. On dénombre environ 446 OSC répertoriées, dont la répartition suivante par composante : Organisation féminine (63), instituts de recherche et de formation (16), organisations syndicales (12), organisations religieuses (25), défense des droits humains (46), presse privée (30), ONG et association de développement (130), mouvement de jeunesse (33), personnes dites marginalisées (25), organisations paysannes (56), organisation à caractère culturel et artistique (15). Sources : CGD PNUD, Cellule Nationale de Renforcement des Capacités des Organisations de la Société Civile.

12 V. Suite Sur le plan des luttes de la Société Civile au Burkina les plus remarquables sont : Le mouvement populaire du 03 Janvier 1966 Le mouvement populaire du 17 Mai 1983, suite à l’arrestation de Thomas Sankara La lutte du collectif suite aux événements de Sapouy le 13 Décembre 1998 (assasinat de Norbert Zongo). La lutte pour l’arrêt des subventions des producteurs de coton du Nord en La lutte contre les APE en 2006 & 2007

13 V. Suite Au regard de la longue liste des organisations de la société civile au Burkina Faso, l’on devrait s’attendre à des alternatives proposées par ces dernières aux gouvernants et aux grandes institutions internationales. Dans la réalité il n’en est rien, plusieurs OSC ayant pour seul but l’acquisition des financements auprès des bailleurs de fond, ou fonctionnent tout simplement comme des caisses de résonnance du gouvernement. De l’autre côté très souvent le gouvernement par jugement hâtif catalogue certaines OSC comme des réservoirs d’opposants, du coup ces OSC ne sont jamais invités aux tables de négociation gouvernement – société civile (i e : dans le cas des APE ou du MAEP, ou encore de la CENI).

14 V. Suite Malgré ces handicaps et ces biais, force est de reconnaître que certaines OSC au Burkina contribuent activement à l’éveil des consciences, sont de celles là: Les centrales syndicales toute tendance confondue, le RENLAC pour la lutte contre la corruption, le Tocsin pour la défense des intérêts des Burkinabè de l’extérieur, les organisations professionnelles notamment celles des médias (SEP, AJB). Les organisations estudiantines et scolaires pour la défense des intérêts des étudiants et des scolaires (UGEB, etc), le RECIF ONG, et la marche mondiale pour la défense des intérêts et la promotion des femmes.


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