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La dimension critique de l’intellectualité musicale chez André Boucourechliev La dimension critique de l’intellectualité musicale chez André Boucourechliev.

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1 La dimension critique de l’intellectualité musicale chez André Boucourechliev La dimension critique de l’intellectualité musicale chez André Boucourechliev François NICOLAS / (Colloque André Boucourechliev - EHESS, 29 novembre 2007) (Ens, février 1986)

2 Colloque André Boucourechliev (Paris, 29 novembre 2007) / 2 Quatre thèses I.Les é crits de Boucourechliev rel è vent d ’ une intellectualit é musicale c ’ est- à -dire d ’ une r é flexion proprement musicienne, et non pas d ’ un point de vue de musicologue ou d ’ historien. II.Dans ces é crits de Boucourechliev, la part subjectivement d é terminante tient à leur dimension critique, c ’ est- à -dire à l ’é valuation musicale des œ uvres, plutôt qu ’à leur dimension th é orique ou esth é tique. III.Les é crits de Boucourechliev se d é ploient à partir d ’ un programme de pens é e é tabli par Boris de Schloezer. IV.Chez Boucourechliev, le fil conducteur de la critique tient à cette conviction que la modernit é (qui n ’ est pas le contemporain) se joue dans une nouvelle figure de l ’ unit é musicale.

3 Colloque André Boucourechliev (Paris, 29 novembre 2007) / 3 Des écrits de musicien, non de musicologue ou d’historien… « Il s’agit de regards par définition subjectifs – de compositeur, non de musicologue ou d’historiens. » « J’écris des livres sur la musique, mais le mot de musicologie ne me paraît pas adéquat. Ce sont des écrits de compositeur sur la musique. » « L’histoire demeure toujours en dehors de l’enceinte fermée de l’œuvre en tant que structure vivante, elle est impuissante non seulement à nous l’expliquer, mais même à nous en rapprocher. […] C’est l’ordre chronologique qui préside le plus souvent au rapprochement des œuvres, “… comme s’il était de tous les classements, le plus indiscutable, alors qu’en matière d’art il en est le plus fallacieux” [André Souris]. »

4 Colloque André Boucourechliev (Paris, 29 novembre 2007) / 4 Trois dimensions de l’intellectualité musicale critique = évaluation musicale des œuvres Ex.: « Les grandes œ uvres, quelle que soit leur é poque, et quoi qu ’ on en pense, ont toujours une probl é matique. » esthétique = caractériser les rapports de la musique à son extérieur Ex.: « La musique s é rielle peut-elle être consid é r é e comme l ’ expression stylistique d ’ une é poque ? » théorique = dégager les lois de la musique Ex.: « Les œ uvres actuelles impliquent-elles une nouvelle é coute ? »

5 Colloque André Boucourechliev (Paris, 29 novembre 2007) / 5 Chez Boucourechliev… Une théorie (d’inspiration sémiologique) du « langage musical » Une esthétique (d’inspiration phénoménologique & gestaltiste) de « l’auditeur » Une critique (d’inspiration littéraire) visant « l’unité » de l’œuvre

6 Colloque André Boucourechliev (Paris, 29 novembre 2007) / 6 Huit livres 1.Schumann (1956) 2.Beethoven (1963) 3.Stravinsky (1982) 4.Essai sur Beethoven (1991) 5.Le langage musical (1993) 6.Dire la musique (1995) 7.Regard sur Chopin (1996) 8.Debussy. La r é volution subtile (1998)

7 Colloque André Boucourechliev (Paris, 29 novembre 2007) / 7 + deux ensembles d’articles Enquête sur la musique sérielle (Preuves, ) La Tétralogie de Wagner (Avant-Scène Opéra, ) = Dix volumes

8 Colloque André Boucourechliev (Paris, 29 novembre 2007) / 8 Une intellectualité musicale dont le centre de gravité est la dimension critique

9 Colloque André Boucourechliev (Paris, 29 novembre 2007) / 9 Graphe des intellectualités musicales

10 Colloque André Boucourechliev (Paris, 29 novembre 2007) / 10 Généalogie(s)

11 Colloque André Boucourechliev (Paris, 29 novembre 2007) / 11 Un programme schloezérien… I.Une dette explicite « Je voudrais dire ma dette personnelle à l ’é gard de Schloezer : je lui dois mon activit é de critique, car il m ’ avait confi é, en 1956 ou 57, le redoutable honneur de lui succ é der à la n.r.f. [ … ] J ’ avais fait mien le principe du critique engag é tel qu ’ il le pr é cise dans l ’ Introduction à Jean-S é bastien Bach. » II.Une généalogie –semblable : Stravinsky, et Debussy, et Wagner –dissemblable : cf. Bach & Scriabine…

12 Colloque André Boucourechliev (Paris, 29 novembre 2007) / 12 III : six motifs schloezériens… 1.Moderne ≠ contemporain 2.La dimension subjective et militante de la critique musicale. Seule la subjectivation oriente la pensée. 3.Le sens musical tient à l’unité de l’œuvre. 4.Un système de relations différenciantes: la relation est constituante et non pas constituée. Le langage musical… 5.L’auteur, différent du « moi » de l’œuvre L’auditeur actif et dialoguant avec l’œuvre 6.L’ouverture de l’œuvre par l’interprétation L’expression musicale

13 Colloque André Boucourechliev (Paris, 29 novembre 2007) / 13 …sous conditions philosophiques: phénoménologie ⊗ Gestalttheorie Phénoménologie Merleau-Ponty : Phénoménologie de la perception (1945) –Prééminence de la question du sens –Le sens est un sens « pour nous » Gestalttheorie Paul Guillaume : La Psychologie de la forme (1937) –Psychologisation du sujet: c’est un « moi » –Le sens se concentre en la figure de l’unité –L’unité procède d’une perception psychologisée.

14 Colloque André Boucourechliev (Paris, 29 novembre 2007) / 14 Les enjeux de la critique chez Boucourechliev : via « l’unité », identifier le moderne dans le non-contemporain en sorte d’orienter l’auditeur Beethoven = une modernit é au sein du classicisme musical selon le motif d ’ une composition par masses et formants plutôt que par th è mes et m é lodies. –La musique de Beethoven est moderne. –Nous ne pouvons être, quant à nous, qu ’ un m é diateur – un musicien moderne d ’ aujourd ’ hui fascin é par la rencontre de l ’ auditeur moderne avec l ’ esprit moderne de Beethoven.

15 Colloque André Boucourechliev (Paris, 29 novembre 2007) / 15 chez un Schumann, soucieux de conqu é rir, au c œ ur même de la fragmentation romantique, une forme sp é cifique d ’ unit é : –Aussi divers que puissent être ces aspects de l ’ imagination dans les É tudes symphoniques, l ’œ uvre n ’ en poss è de pas moins une grande unit é. –Cette unit é du chant et du piano, ind é pendants et n é cessaires l ’ un à l ’ autre –Le long postlude de L ’ Amour et la Vie d ’ une Femme reprend selon un proc é d é cher à Schumann le th è me de la premi è re m é lodie, affirmant ainsi l ’ unit é de l ’œ uvre. –Dans la Premi è re Symphonie, volont é d ’ unit é th é matique qui se traduit par la corr é lation des motifs d ’ un mouvement à l ’ autre. –Dans la Symphonie en r é mineur op. 120, l ’ unit é traditionnelle est é branl é e par les exigences de la sensibilit é romantique.

16 Colloque André Boucourechliev (Paris, 29 novembre 2007) / 16 chez un Chopin r é habilitant pour notre temps (cf. les Archipels) la figure qu ’ on pourrait croire d é pass é e de l ’ interpr è te cr é ateur : –Les interpr è tes sont devenus co-cr é ateurs. –Le d é placement du texte vers l ’ interpr è te, le Grand D é placement –Cette tension incommensurable que l ’ interpr è te dou é met d ’ instinct entre deux notes — tension qui fait que leurs relations, actives, activ é es, deviennent vivantes.

17 Colloque André Boucourechliev (Paris, 29 novembre 2007) / 17 chez un Wagner, agent à la fois d’une forme ouverte, de la musique de l’espace et d’un langage musical structuré comme un inconscient : –Stupéfiante musique mobile dans l’espace avec les 18 enclumes… –Le temps musical est ici profondément rénové. Désormais c’est un temps lisse à perte de vue. –une forme « informelle »… –Wagner intègre le « bruit » [marteau de Mime] dans la trame musicale. –Ne convient-il pas de parler tout aussi bien d’harmonie striée (en désignant par là l’harmonie régie par le diatonisme et la cadence) et d’harmonie lisse, ou chromatique, qui s’affranchit, elle, du principe cadentiel ? –langage (pour inverser une phrase célèbre) structuré comme l’inconscient… –Exactitude stupéfiante de Wagner, lecture de l’inconscient à livre ouvert –Ce préfigurateur de Freud ignoré par Freud que fut Wagner –Écriture « impressionniste » : ce terme, réservé par l’histoire au seul Debussy, et d’ailleurs contesté, nous pouvons l’étendre en toute lucidité à Wagner, dans la mesure où l’impressionnisme définit un espace par la seule couleur, lieu privilégié, voire exclusif, de l’apparition de la forme… –Il s’agit, dans le Ring, d’un temps ouvert, en perpétuelle fuite.

18 Colloque André Boucourechliev (Paris, 29 novembre 2007) / 18 chez Debussy, comme singularit é (dress é e face à Schoenberg et en rivalit é avec Wagner) r é inventant le timbre sous sa modalit é de spectre sonore : –La r é volution debussyste é tait en fait infiniment plus profonde que celle des musiciens r é put é s modernes, Stravinsky et Schoenberg inclus (Webern except é ) [ … ] et subtile à tel point que l ’ on n ’ a pas encore fini de la conceptualiser. –Debussy est tout le contraire de Schoenberg ou du Stravinsky du Sacre. Jamais il ne fit scandale. –Debussy a v é cu l ’ esth é tique de Schoenberg, qu ’ il connaissait d ’ ailleurs peu, comme une offense et une menace. –Debussy a surv é cu à l ’ agression des Six, comme il survit au dod é caphonisme de l ’é cole de Vienne. Paradoxe : ce sont les h é ritiers de cette é cole qui ont contribu é à replacer Debussy à sa vraie place — c ’ est- à -dire celle d ’ un leader pour aujourd ’ hui et pour demain. –Un seul vrai rival : Wagner. –Wagner, cette faille int é rieure de Debussy

19 Colloque André Boucourechliev (Paris, 29 novembre 2007) / 19 chez un Stravinsky dont l ’ unit é musicale l ’ emporte sur la diversit é, au fil d ’ une r é activation dans la modernit é de ce que « style » veut musicalement dire : J ’ ai montr é que Stravinsky a peut-être eu trois styles, mais une seule musique dont l ’ unit é, de Noces à Threni, m ’ appara î t dans toute son é vidence. Elle rayonne autour d ’ un centre, d ’ une Weltanschauung traduite en musique, qui est la clef de cette unit é et qui est le sacr é, impliquant la r é pudiation de tout expressionnisme. Sa d é marche est la quête d ’ un style.

20 Colloque André Boucourechliev (Paris, 29 novembre 2007) / 20 enfin, bien s û r, dans un s é rialisme ayant accompli son programme de travail d è s 1965 et se trouvant à partir de l à r é troactivement é valuable: –Le s é rialisme a connu un d é but d ’ abandon quinze ans apr è s son « av è nement ». –J ’ agis pour me lib é rer de cette pesanteur de la r é volution s é rielle : sans me d é guiser en ce que je ne suis pas : pour m ’ en lib é rer fid è lement, si je puis dire. –Une tradition, c ’ est bien autre chose que des habitudes d ’é criture, des automatismes : c ’ est une forme de pens é e collective.

21 Colloque André Boucourechliev (Paris, 29 novembre 2007) / 21 Au total, une critique fixant la juste mesure à laquelle tout musicien pensif doit désormais se mesurer (avril 1986)


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