La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

DIU « Adolescents difficiles » Nantes 15 avril 2011.

Présentations similaires


Présentation au sujet: "DIU « Adolescents difficiles » Nantes 15 avril 2011."— Transcription de la présentation:

1 DIU « Adolescents difficiles » Nantes 15 avril 2011

2 Vos questionnements Pourquoi stigmatisation de la fête et des pratiques festives des jeunes aujourdhui ? Quelle réalité des prises de risque et des dangers encourus par les jeunes fêtards? Comment se situer en tant que travailleurs sociaux face aux pratiques festives des jeunes en général? Et face à la recherche de livresse?

3 Jeunes et pratiques festives 1. Anthropologie de la fête : codification et transgression 2. Les consommations en milieu festif 3. Les rassemblements festifs 4. Les profils de fêtards

4 Anthropologie de la fête Un phénomène universel Un temps « à part », une ponctuation, la fête soulignent les passages (saisons, naissance, mort, changement de statut…) Fonction de célébration (le religieux, le sacré, la tradition) …et de rupture avec le temps ordinaire (transgression, démesure)

5 La dimension cérémonielle La célébration de lordre habituel accentuée par une mise en scène de soi et le respect des conventions - Affirmation/mise en scène dun ordre social, hiérarchies, des identités instituées - Prégnance des codes, règles, rituels, respect des conventions, « létiquette » - Régulation, maîtrise des émotions, « la tenue », lattente - Un sas dentrée dans la fête

6 La dimension carnavalesque - Inversion, retournement des identités et des valeurs - Recherche du vertige et de la démesure - Licence, autorisation de ce qui nest pas permis en temps normal - Fusion avec les autres, indifférenciation - Perte dhorizon temporel, immédiateté du vécu - Libération émotionnelle Un désordre provisoire qui vient consolider lordre habituel par contraste

7 Les évolutions 1. Banalisation de lesprit festif Les animations festives permanentes Perte du caractère exceptionnel, fonction de passage Limite fête / loisirs? 2. Disparition partielle de la cérémonie ? Moins de contraintes, dobligations Recherche du plaisir, hédonisme La fête en perte de sens ? Livresse pour combler le vide ?

8 Les consommations de produits psychotropes chez les jeunes

9 Laugmentation globale des consommations de psychotropes chez les jeunes Depuis les années 1960, plus de drogues Banalisation de livresse alcoolique et de lusage du cannabis Précocité accrue des expérimentations de psychotropes en général Augmentation des consommations excessives (ivresse express, binge drinking)… …mais pas un phénomène nouveau (jeux à boire, trace dans la presse des années 50 sur équivalent du binge drinking) Une ivresse moins socialisée par les aînés Repli et mise en concurrence des générations Déficit de transmission matérielle et symbolique (initiation à livresse) Diminution des fêtes intergénérationnelles, chacun fait la fête dans son coin Paradoxe: orientation permissive des relations familiales lunivers de la fête et des conduites excessives est caché aux parents

10 16-17 ans : 23 % des garçons ont connu plus de 2 ivresses dans le mois ans : 70 à 80 % ont expérimenté livresse à lalcool Des filles qui consomment moins que les garçons ( tabac)

11 16-17 ans : 30 % ont expérimenté livresse au cannabis ans : 7 % ont inhalé des produits Moins de 3 % ont testé dautres drogues

12 Les facteurs de régulation des consommations Enquête IREB 2009 « la fête en appartement » Enquête IREB 2010 « rôle des professionnels de la nuit » Le cycle de vie (« installation » vers ans) La ritualisation/le cérémoniel (lentrée en fête, donne un sens à la transgression) La réflexivité (photos, souvenirs, anecdotes…) Le genre et la répartition sexuée des tâches (rôle protecteur des filles, manger, dormir…, modèles identitaires: virilité maternage) La drague (ivresse excessive relations amoureuses, donne un contenu/sens à la fête) Lintergénération (prise de distance avec soi) La diffusion culturelle (la scène, la danse, le « live »… donnent du contenu à la fête vide, ennui)

13 Les rassemblements festifs dans les espaces publics

14 Free-party et teknivals Affirmation dune esthétique musicale et dune appartenance Espace revendiqué dautonomie Transgression, rupture avec les codes de ladulte (drogues, produits illicites)

15 Au cœur des centre-ville: jeudis soirs étudiants, vendredi soir lycéens, apéros géants… La tradition festive des charivaris Pas dexpression culturelle qui singularise… …mais revendication dune appartenance générationnelle Alcool: drogue licite = pied de nez aux interdits Livresse est plus socialisée, moins transgressive (référence aux modèles parentaux)

16 Apéro géant : image conformiste Teknival : image contestataire

17 Typologie des comportements festifs

18 Des comportements différenciés en fonction de lhistoire, de la construction identitaire, des valeurs, de la vision de lavenir… Des jeunes font du « sur place », dautres avancent A contexte et consommation similaires Nos recherches croisent : « lhabileté sociale » « la régulation émotionnelle »

19 Conformité Besoin des autres Adhérence fusionnelle Singularité Repli sur soi Limitation relationnelle

20 Conformité Besoin des autres Adhérence fusionnelle Singularité Repli sur soi Limitation relationnelle Restriction Risque maîtrisé Refoulement Satisfaction Risque recherché Présentéisme

21 Conformité Besoin des autres Adhérence fusionnelle Singularité Repli sur soi Limitation relationnelle Restriction Risque maîtrisé Refoulement Satisfaction Risque recherché Présentéisme Fêtard Alternance = liberté, autonomie

22 Le fêtard Le fêtard alternance idéale Fête synonyme divresse entre copains, de sociabilité culturelle Alternance entre le temps du lycée/des études et le temps festif Projection dans le temps, projets Appartements, maisons, plages Festival initiatique Épisode discothèque

23 Conformité Besoin des autres Adhérence fusionnelle Singularité Repli sur soi Limitation relationnelle Restriction Risque maîtrisé Refoulement Satisfaction Risque recherché Présentéisme Mal à laise Relationnel faible Ivresse angoissante Fête mise à distance

24 Le mal à laise Le mal à laise sociabilité forte, et restriction Regard critique sur les comportements divresse Attraction – répulsion pour la fête Encadrement familial fort Sorties tardives et éphémères dans le cycle de vie (plutôt dans discothèques)

25 Paroles de mal-à-laise « Faire la tournée des rades pour moi cest… je suis pas du tout dans ce truc là. Les bistrots je ne my sens pas forcément très bien » « La fête de la musique je la vois en spectateur. Ma communion avec les autres elle se passe pas là-dedans. Parce quil y a pas de liens de confiance. Tu y trouves quelquun qui est sur le délire et pas du tout sur la confiance, sur une certaine sensibilité que tu pourrais transmettre, des choses, du vécu. Jai pas cette confiance, je me sens complètement en dehors » « (Lappartement) cest pas un terrain neutre, cest un lieu qui nest pas public, qui signifie quelque chose pour la personne qui y habite au quotidien et aussi pour ses potes. Tes dans le territoire de quelquun, y-a quelque chose comme de ladmission, tu rentres sur son terrain, tu rentres chez lui, tu vis avec lui, quoi (…) Tu peux parler de ce qui va pas, tu peux dire des choses assez intime » « Je bois systématiquement, un verre deau, un verre de vin, ça te permets déviter de sérieuses gueules de bois. Systématiquement, vraiment systématiquement. Ça fait deux ans que je fais ça. Peut être que je my suis contraint, mais sans vraiment my contraindre »

26 Conformité Besoin des autres Adhérence fusionnelle Singularité Repli sur soi Limitation relationnelle Restriction Risque maîtrisé Refoulement Satisfaction Risque recherché Présentéisme Conformiste Relation ++ Jouissance peu valorisée Fête pour sassembler

27 Le conformiste Le conformiste sociabilité forte, et restriction Tendance habituelle à la restriction Entrée dans la fête par mimétisme, participation au collectif de copains Attente dune régulation par le monde adulte Alcool convivial, dimension gustative, commensalité Sorties au moment du lycée (1ère, terminale) qui se poursuivent jusquà lentrée en couple 50% dune population

28 Paroles de conformiste « Se retrouver dans un cadre nouveau te fait dire des trucs que tu dirais pas normalement. Quil y ait une telle ébullition autour de la préparation dune fête cest bien quon sent que les rapports vont changer » « Il y avait quand même un petit programme à respecter plus ou moins. Cétait début de soirée chez un particulier, apéro et puis ensuite on prolonge lapéro dans un bar et pour finir on va en club » « Jessaie de bien me coiffer bien mhabiller, touche de parfum machin. Davoir un paraître irréprochable. Je pense que je me prépare comme toute personne normalement constituée. Jessaie de tout faire pour plaire un minimum aux personnes qui vont mentourer et que je vais côtoyer tout au long de la soirée » « Quand ça fait une bonne partie, un bon laps de temps que tu côtoies les mêmes personnes en soirée, tu sais comment ils réagissent et puis tu commences à connaître toutes tes limites, donc après un certain âge tu te dis que cest bidon daller jusquà se rendre malade, de perdre totalement le contrôle de soi même »

29 Conformité Besoin des autres Adhérence fusionnelle Singularité Repli sur soi Limitation relationnelle Restriction Risque maîtrisé Refoulement Satisfaction Risque recherché Présentéisme Libertin Relation ++ jouissance ++ Fête pour délirer

30 Le libertin Le libertin sociabilité forte, et jouissance Communauté émotionnelle, valorisation de la fête et de livresse Partage dune esthétique commune, y compris par la mobilité (festivals) Rejet de la discothèque Sorties précoces qui se prolongent dans le cycle de vie (même après installation en couple) Drogues stimulantes (alcool forts, coke, ecstasy) Justification idéologique des comportements Volonté dauthenticité, profiter de sa jeunesse, dans un cycle de vie segmenté Renouvellement constant du réseau de sociabilité Rôle important des pairs pour « lauto surveillance » Responsabilité collective idéalisée ; sentiment illusoire de sécurité 30 % dune population

31 Paroles de libertin « On se retrouve des fois à 30 ou 40 dans un appart et jen connais que dix ou quinze, tout le reste je les connais pas (…) Moi je rencontre des gens que je connais pas, et ils me disent « Ah mais moi je suis venu parce que je connais un tel et quil ma invité ». Cest comme ça que se rencontre les gens, et puis que les réseaux se forment. Après on les invite à dautres soirées » « Jai plus besoin de voir mes amis que mes parents. Cest vraiment très fort entre nous. Quand je suis parti à létranger (pour deux mois) je les avais tous les jours au téléphone » « On est au-dessus de la moyenne, je compare par rapport aux gens qui sont dans ma classe ou dautres gens, cest sûr y-en a qui se mettront jamais minables comme nous… Mais bon, jaime bien aussi ce style de vie » « Mes parents boivent beaucoup moins que moi, ils savent même pas la vérité sur ce que je bois parce que… ils peuvent pas imaginer que je me bois toute seule un pack de 24 bières en une soirée (…) On sait la limite, mais pourtant on a beau avoir 22 ans, des fois on la dépasse »

32 Conformité Besoin des autres Adhérence fusionnelle Singularité Repli sur soi Limitation relationnelle Restriction Risque maîtrisé Refoulement Satisfaction Risque recherché Présentéisme Casse cou Fuite de soi Incapacité à sarrêter Fête pour sabsenter

33 Le cassecou Le casse cou identité fragmentée, et restriction faible Malaise existentiel, se cherche en se fuyant Difficulté de maîtrise des consommations, chroniques et isolées Drogues anesthésiantes (héroïne, kétamine, alcool à forte dose…) Plutôt garçon, isolé de ses pairs Réseaux aux comportements extrêmes (décès, accidents) Instabilité relationnelle Indépendance ou rupture à légard des parents ou de lautorité < 10% dune population Sorties/expérimentations précoces dans le cycle de vie (collège) et en progression jusque tard dans lâge adulte ; report de linstallation en couple Période discothèque intensive puis diversité de soirées dans les bars, chez des amis, à des concerts, festivals ; « loccasion fait le larron » Pas de cohérence chronologique entre temps festif et temps habituel Prégnance du risque, de laccident ; Insignifiance ou déni de laccident Réactions au drame ou à la répression, mais pas dans la durée Danger de la rupture en soirée (partir seul, « péter un plomb », décompensations psychiatriques)

34 Paroles de casse-cou « Faire des mélanges (dalcools forts), cest nocif mais jaime bien ça » « Des fois je suis trop bourré ça arrive que jai des trous noirs (…) Jai du mal à me gérer des fois (…) Une fois jétais trop beurré, sous champi, jai dormi dans un hall dimmeuble dont la porte était fracturée. Les flics sont arrivés, ils mont embarqué » « Je me suis jamais trop entendu avec mes parents. Quand je les vois pas ça va bien, si je les vois trop souvent ça devient prise de tête autour de ça (la fête, la défonce) » « Une fois jai été impliqué dans une baston en bas de chez moi où jai fini au poste parce que javais fais des bêtises, jai été un peu trop méchant. En fait, on sest fait tabasser, et puis trop bourré je suis arrivé chez moi et jai pris la première chose qui me tombait sous la main pour aller faire justice moi-même. Jai pris deux couteaux, je suis allé revoir les mecs, je suis arrivé devant eux et je les ai insulté de tous les noms (…) Jai touché un mec à la main, sans le vouloir en plus, vraiment sous le coup de la colère, je pense que cest ladrénaline qui est montée »

35 Ne pas le laisser seul Mieux se connaître Prendre des risques


Télécharger ppt "DIU « Adolescents difficiles » Nantes 15 avril 2011."

Présentations similaires


Annonces Google