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La perspective longitudinale et l'État d'investissement social: pistes de travail Présentation dans la cadre du panel "Les politiques de l'investissement.

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1 La perspective longitudinale et l'État d'investissement social: pistes de travail Présentation dans la cadre du panel "Les politiques de l'investissement social" au colloque sur Les politiques sociales canadiennes Ottawa, juin 2003 Paul Bernard, sociologie, Université de Montréal Sébastien Saint-Arnaud, Sociology, University of Toronto

2 Qu'est ce que l'État d'investissement social libéral? Un État qui ne dépense plus, mais qui "investit", c'est-à-dire qui qui fait constamment référence, dans l'orientation de son action, à des calculs de coûts et bénéfices, plutôt qu'à des besoins ou aux risques encourus par les citoyens qui recherche une minimisation des dépenses par des investissements qui se paient eux- mêmes à terme, car les rendements dépassent les coûts

3 Les quatre paramètres de base de l'État d'investissement social Les cibles des investissements: bons et mauvais risques Le rendement des investissements La période d'amortissement –court, moyen ou long terme –taux d'escompte Les "externalités": ce qui est pris pour acquis… et gratuit

4 Un premier fil conducteur: l'usage des indicateurs Les nombres contribuent à conférer une validité scientifique à certaines lectures de la réalité parce qu'ils apparaissent dire les choses comme elles sont, de façon non-biaisée On peut jusqu'à un certain point choisir ses nombres selon ses besoins et ses publics La construction des indicateurs clés –Stratégie de balisage: des SFR à la mesure de la pauvreté de l'Institut Fraser –Stratégies de recherche de légitimité: la "solvabilité" ("creditability") d'Adam Smith au secours de la Mesure du Panier de Consommation –Dialogue ou monologues parallèles?

5 Un deuxième fil conducteur: la perspective longitudinale Une vision du déroulement des processus dans le temps –qui permet de mesurer l'incidence des événements et des états –qui permet de mesurer les taux de transition entre les états –qui permet d'évaluer les facteurs associés aux transitions (les "causes")

6 Notre hypothèse de travail: l'utilisation sélective de la perspective longitudinale Dans un état d'investissement social, on utilise sélectivement la perspective longitudinale parce qu'il est plus ou moins rentable de s'intéresser à certaines catégories sociales parce que la prise en compte du temps conduit, selon les circonstances politiques, aussi bien à restreindre dépenses et investissements qu'à les justifier

7 Une perspective longitudinale sur la pauvreté (1) Ce que la perspective longitudinale nous apprend à propos de la pauvreté –La pauvreté n'est pas un phénomène permanent pour la plupart des gens –Au fil des années, la pauvreté rejoint une minorité très significative de la population (de 25 à 40%); les pauvres, ce ne sont pas "eux", mais "nous", nos voisins, notre parenté, nos anciens camarades de classe ou de travail, etc. –Les causes de la pauvreté sont multiples (perte d'emploi, mais aussi maladie, rupture d'union conjugale) et peuvent donc frapper bien des gens

8 Une perspective longitudinale sur la pauvreté (2) La perspective longitudinale peut contribuer à une vision de la pauvreté qui se situe dans une perspective d'investissement social orientée vers les potentiels de base pour tous: la stratégie de lutte contre la pauvreté et l'exclusion de l'ex-gouvernement québécois Une seule solution à la pauvreté: en sortir Outiller les individus, en prenant en compte l'ensemble des dynamiques de leur vie: santé, éducation, sécurité économique, emploi, famille et réseaux sociaux Faire appel à la capacité d'action autonome des individus, des familles et des communautés eux-mêmes Créer un consensus autour de la lutte à la pauvreté en arguant: –que la pauvreté touche directement beaucoup de catégories de citoyens –et qu'elle touche indirectement tous les citoyens en compromettant la santé et les occasion d'apprentissage des futures générations

9 Une perspective longitudinale différente sur la pauvreté La réforme de l'assistance sociale du président Clinton aux USA –Une durée maximum, à la fois en continu et sur toute la vie –Un puissant raisonnement circulaire: la dépendance (vocable emprunté du domaine médical) comme cause de l'usage de l'assistance sociale Une version canadienne atténuée en Colombie Britannique

10 Une perspective non-longitudinale sur la pauvreté Les nouveaux efforts de mesure de la pauvreté, au moyen de la Mesure du panier de consommation (produite par DRHC et les provinces), qui abaissent les seuils relatifs de Statistique Canada et ceux qui sont employés internationalement et qui réduisent donc la proportion de pauvres. Ils tournent largement le dos à la perspective longitudinale, c'est-à-dire à la prise en compte des ressources nécessaires pour sortir de la pauvreté, par exemple: –les coûts afférents de la scolarisation –les coûts de maintien d'un réseau apportant du capital social Et ils tiennent pour acquis que les individus et les familles disposent des "externalités" requises pour se tirer d'affaire dans leur situation et pour s'en sortir, par exemple: –disponibilité du capital nécessaire pour le transport, la transformation des intrants, la réparation de la technologie –disponibilité de temps: la famille monoparentale est-elle un simple microcosme de la famille à deux parents?

11 Une perspective longitudinale sur le risque de chômage Le passage de l'assurance-chômage à l'assurance-emploi: Non plus assurer les travailleurs contre un risque, mais considérer qu'ils sont responsables, et donc que le risque n'en est plus un si ils quittent "volontairement" leur travail ils utilisent le programme de façon répétée (raisonnement circulaire encore ici) ils ne trouvent pas eux-mêmes le moyen de "faire leurs heures", plutôt que d'obtenir le statut hebdomadaire les qualifiant pour des prestations voire même s'ils ne quittent pas une région à haut taux de chômage Mais si les prestations des travailleurs sont ajustées plus étroitement, dans une perspective longitudinale, à des risques que l'individu ne contrôle que partiellement, les cotisations ne sont pas, par contre, ajustées aux risques de chômage que les entreprises font courir aux travailleurs (comme elles le sont pour les cotisations aux programmes de compensation pour les accidents et maladies professionnels). L'attribution des responsabilités dans le déroulement des événements est élective

12 L'État d'investissement social, les adultes et les enfants (1) Les adultes devraient s'occuper de leurs propres besoins et assumer leurs propres risques. Ils ont eu leur chance: qu'ils l'aient saisie ou non, ils ne nécessitent pas d'investissement. Notons cependant que la mise au travail sans formation professionnelle poussée peut être vue comme un investissement à faible coût et à rendement modéré (par exemple le Projet d'autosuffisance de la SRSA).

13 L'État d'investissement social, les adultes et les enfants (2) Les enfants constituent le point de focalisation idéal pour l'investissement social –ils ne sont pas responsables de leur situation et en conséquence, ils présentent une innocence légitimante –ils représentent un investissement rentable en termes de capital humain Les jeunes représentent une sorte de situation intermédiaire; il faut les "responsabiliser". Le "problème" de l'investissement dans les enfants, c'est qu'ils vivent habituellement avec leurs parents, de sorte que la pauvreté de ces derniers les affecte. Pour cette raison également, l'État d'investissement social libéral veut remettre les parents au travail, ce qui suppose de "défamilialiser" dans une certaine mesure le soin des enfants

14 Questions en suspens Comment s'explique l'utilisation sélective de la perspective longitudinale? L'investissement social est-il une une perspective commune à tous les régimes providentiels, libéraux (comme c'est largement le cas au Canada), mais aussi conservateurs et social-démocrates? La perspective de l'investissement social s'applique-t- elle d'abord et avant tout aux enfants, ou peut-elle s'étendre aussi à d'autres domaines de l'action de l'État: retraites (régimes d'épargne), scolarisation (autofinancée ou remboursée),santé (compte santé individuel), etc.?


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