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Bibliothèques numériques Lévolution des ressources numériques en bibliothèques Formation CNFPT Pays de Loire : Octobre 2007 Olivier Ertzscheid. Maître.

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1 Bibliothèques numériques Lévolution des ressources numériques en bibliothèques Formation CNFPT Pays de Loire : Octobre 2007 Olivier Ertzscheid. Maître de Conférences en sciences de linformation. Université de Nantes. IUT de la Roche sur Yon Support de formation sous licence creative commons : Réutilisable et modifiable en dehors de tout cadre commercial en citant la source originale.

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3 Préambule : Star Wars Obi-Wan Kenobi : Je suis à la recherche d'une galaxie de planète appelé Kamino. Et je ne l'a retrouve sur aucun carte ni archive. JOCASTA NU : Kamino ? Ca ne m'est pas un système familier. Etes-vous sûr d'avoir les bonnes coordonnées ? Obi-Wan Kenobi : Selon mes informations, elle devrait se trouver dans cette zone. Juste au sud de RISHI MAZE JOCASTA NU : Pas de coordonnées ? C'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin. (…) Vous êtes sûr qu'elle existe ? Obi-Wan Kenobi : Certain JOCASTA NU : Peut-être que la planète que vous cherchez a été détruite. Obi-Wan Kenobi : Ca ne serait pas consigné dans un rapport ? JOCASTA NU: Ca devrait l'être. Sauf si c'est très récent. (Elle secoue sa tête) Je n'aime pas dire ca, mais le système que vous recherchez n'existe pas ! Obi-Wan Kenobi : C'est impossible.peut-être les archives sont-elles incomplètes ? JOCASTA NU : Les archives sont complètes et totalement sécurisé, mon jeune Jedi. C'est une chose dont je suis absolument sûre - si quelque chose n'apparaît pas dans nos archives, c'est qu'il n'existe pas ! Moralité : Question de la BibNum : Ambition ? Collection ? Usages ? Accès ? Repérage ?

4 Thématiques abordées Bibliothèques "numériques, électroniques, virtuelles" –tour d'horizon "sémantique" bibliothèques numériques et services aux usagers –blogs, fils rss bibliothéconomiques, interfaces de navigation et de visualisation, bibliothèques numériques, recherche d'information et moteurs de recherche –la question de l'accès au texte intégral, les nouveaux acteurs (l'exemple de Google Scholar) bibliothèques numériques et accès aux savoirs –la question des archives ouvertes et institutionnelles –les enjeux en termes de coûts (abonnements aux éditeurs de revues), de politique d'acquisition, position des GateKeepers bibliothèques numériques et techniques documentaires –pratique des signets collaboratifs / partagés. –les outils de "tag" et les folksonomies ("indexation sociale") bibliothèques numériques et numérisation –les grands projets de numérisation. La place des bibliothèques. L'exemple de l'opposition Google Print / BNF / La question des droits

5 Au programme 1.Chronologie et contexte 2.Définition, enjeux et ambitions 3.La trilogie de lindexation (prélude aux bibliothèques numériques) 4.La course aux contenus 5.Bibliothèque numérique ou Googliothèque universelle ? 6.Carte des acteurs : bibliothèques, moteurs, alliances. 7.Les 3 modèles de luniversalité numérique 8.Professionnels et usagers : usages du numérique

6 Fil Rouge Evolution des missions des bibliothèques –Au regard … dans un contexte … De numérisation massive des biens culturels. Prenant en compte larrivée : –de nouveaux « entrants » Moteurs de recherche Archives ouvertes. –de nouvelles alliances Public / privé Bibliothèques / moteurs –De nouveaux « positionnements »

7 1. Chronologie et contexte

8 Chronologie "Where is the Life we have lost in living? Where is the wisdom we have lost in knowledge? Where is the knowledge we have lost in information?" T.S. Eliott, in Choruses from The Rock (1934)

9 (petite) Chronologie (de linformatisation) 1900 : Bib. Congrès centralise catalogage 1935 : premières machines mécanographiques pour recherche documentaire 1959 : Conférence Unesco : traitement numérique de linformation 1963 : premières recherches en texte intégral 1969 : ARPANET Années 70 : –informatisation bibliothèques –Accès aux documents extérieurs devient une fonction importante Années 80 : –nouveaux systèmes de gestion informatisée (prêt, catalogage, enregistrement …) –Apparition CD-ROM : documents numériques objets dacquisition et dintégration dans les collections. Années 90 : –Internet : premiers programmes de numérisation de fonds douvrages, en mode image : année de la bibliothèque numérique (Google, BnF, BNUE, etc …)

10 Contexte Informationnel Explosion documentaire Sélection / Acquisition / Enregistrement Constitution de « fonds » Description documentaire Identification Signalement Recherche / Récupération « Mémoires » Papier / Informatique INDEXATION / CATALOGAGE / BIBLIOGRAPHIE / CLASSIFICATIONS / Maîtrise Signalétique contenants Maîtrise Analytique contenus INPUTINPUT OUTPUTOUTPUT

11 Lexistant : les bibliothèques dans le monde Plus de bibliothèques, km de rayonnages de bibliothèques, Plus de connections à Internet dans les bibliothèques, 1,5 trillions de prêts chaque année 2,5 milliards de lecteurs inscrits. –Source : manifeste IFLA : –http://www.ifla.org/III/wsis/AlexandriaManifesto-fr.htmlhttp://www.ifla.org/III/wsis/AlexandriaManifesto-fr.html

12 Lexistant français Bibliothèques publiques –Combien ? 3,067desservant 65 % de la population –Pour qui ? 31 % of the population use municipal libraries (17 % of subscribers), –12 public libraries have a regional vocation, –Ressources humaines : 39,000 staff members of which 34 % volunteers, –Surface combinée : 2 million m2 –Fonds 95.2 million non-heritage printed documents, 7.6 million sound recordings and 1.3 million videos recordings, 13.2 million heritage printed documents, –Informatisation : 2,377 public libraries are computerized, –Accès Internet dans 1,239 libraries (représente 4,771 terminaux soit une moyenne de 4 ordinateurs par bibliothèque) Source : ministère de la culture. Juin 2005

13 Lexistant français Bibliothèques universitaires –110 bibliothèques universitaires et interuniversitaires. –1.179 million dusagers –5,000 employés (un peu plus de 3 pour 1000 étudiants), –they spend over 70 M on document acquisitions, –their combined capacity is 106,000 seats, –their collections, some 27 million books and 466,000 series titles, increased for example by 1.2 million books in –Documentation électronique 4,800 electronic documents Abonnement à 179,000 e-journals et 2,900 databases. Source : ministère de la culture. Juin 2005

14 Charte des bibliothèques 4 missions –Accumulation : construction des collections. Savoir cumulatif –Diffusion de culture livresque (ouverture des docs au publics) : tous publics et tous documents –Aide aux études : formation scolaire, universitaire, professionnelle ET personnelle –Documentation récente (actualité) Source

15 Charte des bibliothèques Article 3 –La bibliothèque est un service public nécessaire à lexercice de la démocratie. Elle doit assurer légalité daccès à la lecture et aux sources documentaires pour permettre lindépendance intellectuelle de chaque individu et contribuer au progrès de la société. Article 4 –Les bibliothèques qui dépendent des collectivités publiques sont ouvertes à tous. Aucun citoyen ne doit en être exclu du fait de sa situation personnelle Article 5 –Dune manière générale, toute bibliothèque doit sinscrire dans un ensemble organisé dont lobjectif est de fonctionner en réseau. Article 6 –La consultation sur place des catalogues et des collections doit être gratuite pour lusager. Article 7 –Les collections des bibliothèques des collectivités publiques doivent être représentatives, chacune à son niveau ou dans sa spécialité, de lensemble des connaissances, des courants dopinion et des productions éditoriales. Raison dêtre des plans de classement et de laccès raisonné

16 Contexte Internet : diffusion & normalisation Explosion du web et de ses usages –Google … Explosion des standards numériques –Dublin Core –OAI-PMH (http://www.culture.gouv.fr/culture/dll/OAI-PMH.htm)http://www.culture.gouv.fr/culture/dll/OAI-PMH.htm Explosion des plateformes de dépôt et de conservation –ArXiv (http://arxiv.org/)http://arxiv.org/ –Dspace (http://www.dspace.org/)http://www.dspace.org/

17 How Much Information in the world ? Papier + numérique (Information imprimée, films, stockage optique et magnétique) = 5 exabits –Sachant que 17 millions de livres (bibliothèque congrès) = 137 TB –5 exabits = bibliothèques de 17 millions de livres = 629 milliards de livres Internet –le web "de surface" (= indexé ou susceptible de l'être par les moteurs) représente 167 TéraBits d'information –les données des bibliothèques : 2,000 TB –le web profond ("invisible" ou "deep web") : 91,850 TB (Pour mémoire 1 TB = 1000 GigaBits, 1 Cédérom = 700 mégas, 1 disque dur = 20 à 500 Gigas) Google = 8 milliards de pages = 0,005 % de l'information mondiale. Source :

18 Le travail … en Europe … Grandes bibliothèques européennes : –2,5 milliards de documents (livres et périodiques) (incluant des doublons) –Projet Google Books Bibliothèque : 15 millions de documents. Archives européennes : –80 millions dheures denregistrement vidéo –100 millions audio –La plupart originale et analogique. –70% de ces archives en danger : chaque année, heures perdues.

19 France et numérisation Appel à projets (April 2005) 170 propositions (131 en 2003) from institutions of various patrimonial sectors (budget : 2,7 M in 2005). Site portail « digitization of the cultural heritage » : (www.numerique.culture.fr)www.numerique.culture.fr –Secteur bibliothèques : Source : ministère de la culture. Juin 2005

20 Utopies documentaires Bibliothèques numériques perçues comme entités globalisantes dun accès unique à lensemble des savoirs sont constitutives de lhistoire de la documentation dans toutes ses modalités (bibliothéconomie, classifications, catalogage, recherche documentaire …) Utopies documentaires –Wells : World Brain –Bush : Memex –Nelson : Xanadu –Otlet : Mundaneum

21 2. Définition, enjeux et ambitions

22 Bibliothèque numérique ? Savoirs, connaissances (pas information) –Meilleure diffusion –Nouvelle forme de transmission Années 90 : bibliothèques sur Internet –Mise en ligne des catalogues (sudoc) –Puis documents numérisés Faciliter laccès –Quantitatif : supra-national –Qualitatif : recherche texte intégral ou non.

23 Intérêt des Bibliothèques numériques Rendre accessible –Livres rares, épuisés, confidentiels, anciens, difficiles daccès … –ex : Rendre « cherchable » (searchable) –Capacité à « entrer » dans le texte –Outils de la linguistique de corpus, dispositifs de lecture « augmentée », etc … Démocratisation … –Des savoirs ? –Des accès aux savoirs ? –Des parcours de connaissance ? « Rétrécir le temps et élargir lespace. » J.F. de la Vega.

24 Intérêt des Bibliothèques numériques Confronter le lecteur avec de nouveaux codes –(écrit => multimedia) Réservoir de documents –(traçabilité ?) Conservation de documents –(patrimoine du temporaire ?) Organisation des connaissances –(logiques classificatoires ou dictature du mot-clé) Mise en ligne de services –(ask a librarian) Promotion de fonds patrimoniaux

25 Les bibliothèques ne sauraient être « que » numériques Documents imprimés et numériques UNIVERS CONTINU Bibliothèques hybrides.

26 (premiers) Eléments de définition Bibliothèques … –Numériques, Electroniques, Virtuelles : « concept organisationnel basé sur une alliance de linformatisation de la bibliothèque, de laccès aux télécommunications et dune nouvelle gamme doutils directement utilisables par le lecteur et le dispensant de recourir à un intermédiaire humain. » Corrado Petenatti. Différences entre bibliothèque physique et virtuelle : –Conditions daccès aux documents (lecteur na plus à se déplacer) –Étendue ou nature des services offerts (aide à la lecture par exemple) –ET NON ampleur ou couverture du fonds. Il existe de très petites bibliothèques numériques !

27 Classique, Electronique, Virtuelle Les mutations des bibliothèques sont de deux ordres : –organisation des savoirs quelles permettent de conserver, –traces, des supports sur lesquels sont inscrits ces savoirs. Permet de distinguer –la bibliothèque classique => changement de support –bibliothèque électronique (« linformatisation de la bibliothèque classique et la numérisation des textes ») => dynamique plus générale liée aux nvlles formes dorganisation du savoir sur les réseaux –la bibliothèque virtuelle (« la bibliothèque électronique plus le réseau, plus lappropriation individuelle. » [Giffard 96]).

28 Classique, Electronique, Virtuelle Enjeux « technologique » et ambitions « intellectuelles » constitutifs de lhistoire des bibliothèques : –dès 1576, « Alde Manuce réussit à fusionner le programme intellectuel de lédition humaniste et le programme technologique de la typographie. » [Giffard 96] Avènement du numérique : nouveaux problèmes. –bibliothèques « reçoivent de linformation et non seulement des œuvres » [Bougnoux 93 p.658], –ce qui, deuxièmement, « (...) conduit à poser en dautres termes la dialectique du « périssable » et du « conservable ». Il nous permettra peut-être de constituer et de transmettre un « patrimoine du temporaire ». » [BPI 01]. –« La technologie permettant de délivrer dimmenses quantités de données ne délivre pas simultanément une raison légitime daccumuler ces informations. » [Friedlander 95 p.75]

29 Bibliothèque « calque » Du physique vers le virtuel Modèle dorganisation de loffre électronique calqué sur lorganisation physique des bibliothèques traditionnelles –Accueil à travers page principale des services offerts –Outils et moyens daccès : catalogues, bdd bibliographiques, plans de classification, typologie des collections, moteur de recherche … –Accès à des usuels (dict, encyclo), annuaires, répertoires –Accès aux collections –Accès aux supports daccompagnement de cours, exercices, etc … –Services : guide méthodologique, ask a librarian, service dalerte …

30 Le Cadre « les bibliothèques doivent redéfinir les principes mêmes de leur action, dans deux directions : le patrimoine et la diffusion. » JNJ, 20/06/2005, –Fonction patrimoniale demeure même avec dispersion physique des lieux de conservation –Lintroduction de lélectronique modifie profondément chacun des trois pôles de la chaîne de production réception du livre : auteur, éditeur, lecteur.

31 Définitions « Organisations qui offrent des ressources, y compris en personnel, pour sélectionner, structurer, offrir un accès intellectuel, interpréter, distribuer et conserver lintégrité de documents sous forme numérique. Une bibliothèque numérique garantit également un accès sur la durée aux œuvres électroniques dans le but dêtre aisément et à un moindre coût disponibles à un ou plusieurs publics spécifiques. » Gary Cleveland

32 Définitions « Une collection numérique devient une bibliothèque numérique lorsquelle répond aux 4 conditions suivantes : –a) elle peut être créée et produite dans un certain nombre dendroits différents, mais elle doit être accessible en tant quentité unique ; –b) elle doit être organisée et indexée pour permettre un accès aussi facile que possible ; –c) elle doit être stockée et gérée de manière à avoir une existence assez longue après sa création ; –d) elle doit trouver un équilibre entre le respect du droit dauteur et la diffusion libre du savoir. » DADVSI : fin de lexception culturelle et aux fins denseignement des droits de copie, droits de citation ? Pour chaque ressource numérisée : spécifier lutilisation autorisée : usage privé, enseignement et recherche, usage commercial …

33 Quels corpus ? Quelles collections ? 3 types de ressources pour BibNum : –produites et mises en ligne par la bibliothèque elle-même en tant quinstitution Ex : Gallica, BNF Archives institutionnelles –Ressources commerciales auxquelles la bibliothèque est abonnée Ex : périodiques scientifiques pour BU –Ressources extérieures mises à disposition de lusager Ex : liste de signets thématiques, etc …

34 Comment ?? Numérisation : –Mode image –Mode texte (OCR) Rétablir le lien avec le document matériel : –Métadonnées (Dublin Core) Question des coûts $$$$ –Google welcome :-)

35 Et pourquoi ?? Numériser nest pas tout : –Objectifs ? –Public ? –Collections ? –Services ?

36 Bibliothèque & CONSERVATION numérique « Avec le papier électronique, lisible sans souris, sans clavier, sans stylet (…) la numérithèque du futur ne possèderait plus alors que des livres blancs où chaque lecteur pourrait tout inscrire. » –Michel Fingerhut (directeur médiathèque IRCAM) Problématique de la trace, de lIN-scription Conserver des ouvrages nest pas (que) conserver des écrits ==> bibliothèque sans livres ?? Or ces écrits numériques ont des problématiques de conservation spécifiques …

37 Bibliothèque & CONSERVATION numérique Les atouts du support numérique : –Capacité de stockage –Mais … Les problèmes : –Altération des supports => obsolescence des supports et des dispositifs de lecture … –Evolution des formats : Propriétaires ou non … multipliée par spécificités des médias numériques (image, son, vidéo, etc …) ==> exemple du PDF Peu de chance que le phénomène ralentisse –Innovation technologique + stratégie industrielle –Alberto Manguel : « Au musée de Naples, on peut encore lire sur les cendres dun papyrus sauvé de Pompéi. En revanche, beaucoup de mes disquettes vieilles de 5 ans sont déjà inutilisables. Les technologies modernes nous condamnent à nous occuper delles en permanence. » in Internet, le cauchemar de Babel, Lexpress 28/03/05

38 Bibliothèque & CONSERVATION numérique DIFFUSION numérique : OUI CONSERVATION numérique : A VOIR …

39 « Révolution volumétrique » (Christian Lupovici) Traitement de flux énormes dinformations -Exemple des volumes des collectes de lInternet Nouvelles unités documentaires -Application de techniques archivistiques aux sites web Des techniques bibliothéconomiques industrielles –traitements documentaires automatiques –échantillonnage des contrôles qualité et alertes automatiques –protocoles de recyclage des problèmes

40 3. Star Dex : la trilogie de lindexation (Prélude au numérique) Episode 1 : Lalliance des usagers Episode 2 : La revanche des bibliothécaires Episode 3 : Le côté obscur de lindexation payante

41 Episode 1 : Indexons linternet Et si les usagers devenaient bibliothécaires ? On sait ranger sa bibliothèque … rangeons lInternet balises Meta, Spamdexing … => plus personne ne sy retrouve …

42 Episode II : Bibliothécaire : le retour Grand nimporte quoi, Internet = big bazar Côté public : –Tout type dinformation –Tout type dindexation Côté institutions et bibliothèques : –De plus en plus dinformations (numérisation des collections) = savoirs validés –Impensable de nêtre pas présent SUR internet –Impensable de sy trouver « mélangé » avec des blagues carambar ou télé Z –Nécessiter darchivage : Dépôt légal des sites Internet Déplacement des savoirs-faire : Dublin Core.

43 Acteurs initiaux : bibliothécaires et informaticiens OCLC (Online Computer Library Center, Dublin, Ohio) NCSA (National Center for Supercomputing Applications, Champaing, Illinois) site officiel Mars 1995: 1ère conférence sur les métadonnées ( = « données relatives à dautres données », Priscilla Caplan, 1995) ; Objectif : établir un consensus sur les éléments essentiels des métadonnées pour une description adéquate des ressources accessibles dans Internet (Weibel et al., 1995). Indexation & internet : DublinCore

44 Caractéristiques Le DC peut-être vu comme le plus petit dénominateur commun des formats de description (Roland Dachelet, 1998). Le DC doit pouvoir être utilisé par les auteurs des documents eux- mêmes, doù seulement 15 éléments, optionnels, répétables, comportant des sous-éléments dix fondamentaux DC : auteur, date, description, éditeur, format, identifiant de la ressource, langue, mots clés, titre, type de ressource. (liste en français mise en ligne par Anne-Marie Vercoustre sur le site de l INRIA) Deux utilisations possibles du DC : description des ressources à partir dun lien externe ou inclusion dans les ressources. Indexation & internet : DublinCore

45 Exemple de métadonnées Indexation & internet : DublinCore

46 DC : exemple Intersection Graphs of Jordan Arcs De Fraysseix, Hubert Ossona De Mendez, Patrice Mathematics/Combinatorics A family of Jordan arcs, such that two arcs are nowhere tangent…. HAL - CCSd - CNRS Patrice Ossona De Mendez 1999 ARTJOURNAL ccsd (version 1) EN graph drawing; intersection representation

47 Deux tendances au sein de la communauté DC minimaliste (en rester là) structuraliste (développement des «qualifiers ») la tendance structuraliste semble maintenant majoritaire Indexation & internet : DublinCore

48 Episode 3 : larrivée de lindexation payante. Le casse-tête des moteurs Ont (dans labsolu) besoin des usagers pour les aider à mieux classer (aujourdhui : social search à la Yahoo! : MyWeb, Del.icio.us, etc …) Mais les usagers détournent les logiques dindexation Solution trouvée : –Ne pas ou plus prendre en compte ces balises méta –Faire payer le positionnement achat de mots clés pour affichage en tête de page de résultat Principe : obtenir une page web d'un site dans les premières positions proposées par l'outil de recherche pour un mot clé donné. Premières « dérives » : achat de mots-clé par lUMP … exemple du CPE …

49 4. La course aux contenus

50 Qui numérise ? Qui thésaurise ? Bibliothèques Moteurs Auteurs / Editeurs : OAI & Archives ouvertes

51 OAI (Open Access Initiative) Initiative du Budapest (http://www.soros.org/openaccess/fr/read.shtml)http://www.soros.org/openaccess/fr/read.shtml " Par "Open Access" nous entendons la mise à disposition gratuite sur Internet des articles scientifiques, autorisant tout utilisateur à lire, télécharger, copier, distribuer, imprimer, exploiter grâce à des outils de recherche, établir des liens hypertextes vers ces articles et matériaux, traiter automatiquement à des fins d'indexation, les réutiliser grâce à la mobilisation de leur contenus par des logiciels spécialisés ou à toute autre fin légale et c,e sans autre barrière financière, juridique ou technique que celles qui sont intrinsèquement liées à l'accès sur Internet. Les seules contraintes pesant sur la reproduction et la distribution, et le seul impact des règles de la propriété intellectuelle en ce domaine, sont de donner aux auteurs un droit de contrôle sur l'intégrité de leur œuvres dans le cadre de ces réutilisations libres et que leur qualité d'auteur soit clairement mentionnée et reconnue dans le cadre de celles-ci".

52 OAI-PMH L'OAI-PMH (Open Archives Initiatives Protocol for Metadata Harvesting) ou protocole OAI –facilite léchange de données entre des fournisseurs de données et de service –permet de créer, dalimenter et de tenir à jour, par des procédures automatisées, des réservoirs denregistrements qui signalent, décrivent et rendent accessibles des documents, sans les dupliquer ni modifier leur localisation dorigine. –visibilité accrue à des documents –Interopérabilité : collecte (moissonnage) les données descriptives de ressources et documents de tous types, accessibles sur lInternet dans des entrepôts OAI. –Peut fonctionner en « surcouche » du Dublin Core –Sites de références sur le document : PMH.htmhttp://www.culture.gouv.fr/culture/dll/OAI- PMH.htm

53 5. Bibliothèque numérique et/ou Googliothèque universelle ?

54 Lorigine dun intérêt : les « 3C » Coûts, Connaissance & COnfiance Savez vous sur quoi travaillaient Brin et Page pour leur doctorat ?????? Symptômes : –72 % des universitaires utilisent le moteur Google pour leurs recherches darticles scientifiques (SWA 05). –LINIST, premier fournisseur français de documents de recherche a fait de Google Scholar son moteur daccès –Même la BNF dont on sait les positions de son président, utilise Google comme moteur de recherche interne au sein de sa propre interface … Explication de lintérêt de Google pour la diffusion scientifique et la numérisation : –logique capitalistique, le marché mondial de lIST en 2005 : 14 milliards de dollars (croissance de 8% sur 2004). l'édition scientifique est avec l'édition juridique l'un des compartiments les plus rentables de l'édition professionnelle, avec des taux de marge de l'ordre de 18 à 24% du CA chez les plus grands éditeurs. (Source GFII) –Logique positionnement : « rendre universellement accessible lensemble des connaissances disponibles. » Si lon peut la bataille de linformation (aussi bien en termes daccès, de diffusion que de modèle économique – publicitaire – associé) gagnée par Google : next : bataille de la connaissance. Image de la marque ternie : censure (en Chine) et protection de la vie privée. gagner la confiance des prescripteurs (chercheurs et autres bibliothécaires) = acquérir une salutaire légitimation.

55 Projet OCEAN A lorigine : projet « ocean » Google passe un accord avec 16 grandes universités pour référencer les contenus de leurs "dépôts électroniques de documents" MIT (Massachussets Institute of Technology) et 16 autres universités (Cornell University, Hong Kong University of Science and Technology, University of Toronto et University of Washington) pour indexer et rendre systématiquement accessible les contenus des "archives numériques ouvertes" ("digital repositories") créées par ces institutions

56 GOOGLE SCHOLAR Lancé fin 2004http://scholar.google.com/ Filtre : uniquement documents scientifiques et universitaires Corpus : articles scientifiques, de thèses, de pré-publications, de rapports ainsi que de monographies. Sources : éditeurs, sociétés savantes, répertoires et archives de pré et post-prints et autres serveurs universitaires. Bibliométrie : nombre de liens pointant vers le fichier, les différentes sources où il est disponible ainsi que les versions successives existant sur le Web. Mais : technique de calcul reste pour linstant opaque dans la mesure où le taux de couverture de loutil Google Scholar, les critères dinclusion ou dexclusion des documents indexés ne sont pas fournis. Fiche Google Scholar :

57 Google Library Annonce partenariat avec bibliothèques pour numériser gratuitement leur fonds et les rendre accessibles en texte intégral si copyright dépassé. Problème : Google Library et Google Print : même adresse, même service La clé aux marchands du temple ? –Pourquoi ? Evolution des missions mais pas des fonds financiers … faux-problèmes : hégémonie américaine Modèle marchand de la bibliothèque ? –Financé par publicité –Que devient laccès raisonné ? –« laisser les utilisateurs et les chercheurs décider par eux-mêmes, par leurs choix, de la hiérarchie. » –http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2005/09/google_accepte_.htmlhttp://affordance.typepad.com/mon_weblog/2005/09/google_accepte_.html –Mein Kampf au rayon jeunesse ?? –Risques : ouvrages les plus consultés, pas de roulement du fonds, ouvrages oubliés, nouvelle forme denfer ?

58 Projet bibliothèque GOOGLE Estimation : 230 millions de dollars. Partenariat avec : –NYPL, BU Stanford, BU Harvard, University of Michigan, Oxford. Etat des « collections » Janvier 2006 (source Rapport préliminaire BNUE) : –Avant 1700 : non significatif –18ème s : 1013 ouvrages – : environ 75 livres / an soit 4500 livres (numérisés par Google) – : numérisation en cours. –Stanford university press : 100 livres. –Editeurs francophones : DE Boexk university (B) : 300 livres Eclat (F) : 90 livres Brill academic publishers (NL) : 270

59 « Bugbliothèque universelle » … … … … … … … … … … … En résumé : ( ) : pages affichées pour … 124 ouvrages... soit des ouvrages de pages. Chacun. Epilogue :

60 Google : ce qui fait débat Ainsi dans le cadre des mesures et des indicateurs délivrés par lISI cest lautorité qui prévaut alors que lalgorithmie du moteur Google ne peut sétablir que sur la notoriété dun document. (BIL 06) : « Trust, authority, and reputation are central to scholarly publishing, but the model of the Internet is almost antithetical to the trust model of academia. » Des logiques dusage, seffaçant elles-même de plus en plus devant des logiques marchandes (liens sponsorisés notamment), peuvent elles prendre le pas sur des logiques classificatoires raisonnées dans le contexte de la diffusion et de laccès aux connaissances scientifiques ? Obliger les acteurs universitaires à se repositionner en reprenant la main sur la maintenance et larchivage de leurs fonds scientifiques pour ne pas prendre le risque dune dépossession ou dun détournement des logiques de consultation qui ne se feront plus que sur le site de la compagnie américaine avec en toile de fond lapplication de logiques non plus classificatoires mais majoritairement marchandes. « All players – open-access and subscription publishers, managers of open-access repositories, and librarians – should collaborate to find a way to identify high academic quality in search engine world. » (FRI 06)

61 GOOGLE PRINT / BOOKS octobre 07, 2004, Google Print Editeur : vous envoyez (gratuitement) un exemplaire de vos livres chez Google. Ils scannent tout ça (gratuitement) et l'indexe. Recherche full text Feuilletage en ligne de quelques pages de l'ouvrage (la table des matières) Lactualité du projet … Livres Hebdo : 20 Janvier : « Google aurait numérisé des centaines douvrages français, sans aucune autorisation des maisons déditions. » « Les oeuvres "pillées" appartiendraient aux éditeurs Gallimard, Grasset, Hachette ou Fayard, et antérieures à 1970, les auteurs étant Albert Camus, Paul Valéry, André Malraux, André Gide ou André Breton. » « Le service juridique de Gallimard compte bien poursuivre Google, "nous allons réagir, cest de la contrefaçon. Nous nallons pas en rester là", des oeuvres impliquées et imprimés par Gallimard étant toujours soumis à des droits dauteur. le SNE (Syndicat national de lédition) risque lui aussi de se poursuivre Google. » Google pourrait avoir lancé la numérisation des oeuvres françaises avant que le projet de la BNE (Bibliothèque numérique européenne) ne prenne trop denvergure...

62 Google Print / Books : quelques chiffres Corpus : 18 millions douvrages –16 % : Domaine public Accès texte intégral – 9 % : Copyright. In Print Accès selon desiderata des auteurs/éditeurs –75 % : Copyright (USA : 1923) Mais « out of print » Extraits (4 pages autour du mot-clé cherché) Aucun enregistrement, ni impression, ni sauvegarde pour lusager.

63 Le dilemme des éditeurs Question nest pas de savoir sil faut en être ou non. IL LE FAUT Si vous avez quelque chose à vendre : vous refuseriez un spot de pub gratuit dans le media de masse le plus consulté chaque jour ? Question est de savoir comment y être …

64 Le dilemme des éditeurs Sept 2005 : procès Authors Guild Oct 2005 : procès AAP Argument officiel : « massive copyright infringement » –Opt-In : « si vous voulez copier lœuvre de quelquun vous devez obtenir sa permission » Position Google (vrai) : si la copie est soumise au « fair- use », pas besoin de permission : « fair-use of a copyrighted work is not an infringement » La question est donc bien celle des USAGES : –Google Book Search : fair-use or not fair-use ?

65 Les vraies raisons de la colère Et demain … –$ ? « Livres à la demande ? » Rejoint paradoxalement le projet bibliothèque : livres numérisés, un exemplaire reversé à la bibliothèque. Edition : livres scannés, google constitue sa base, ne donne pas dexemplaire aux éditeurs

66 Vaincre sans péril … Corpus : 18 millions douvrages –16 % : Domaine public – 9 % : Copyright. In Print Négociations en cours avec les mêmes avec qui Google est en procès (éditeurs) –75 % : Copyright (USA) Mais « out of print » Loi sur ayants-droits inapplicable : aucun moyen de vérifier ou de les connaître : on peut pas demander permission Bataille gagnée pour Google : en mélangeant ainsi son « fonds » sest offert la garantie et le soutien des usages majoritaires. Chantage affectif : si éditeurs gagnent, le modèle sappliquant au 9% devra sappliquer au 75% en on stoppera les frais. « Perte » de toute une partie de la littérature en terme « daccès. » Perte de traffic pour les éditeurs et libraires en ligne.

67 Ce que le débat Google apporte aux bibliothèques … interroge simultanément les 3 facettes qui font, de manière constitutive, la part irréductible du livre dans son appréhension à savoir : –Son rapport avec lindividualité consciente qui le feuillette dune part : lecture fragmentaire. –Son rapport avec linscription quil recueille et dont il est la trace dautre part : lecture numérique –Le rapport de cette inscription à un héritage culturel partagé : économie des savoirs du livre.

68 Ce que le débat Google apporte aux bibliothèques … Un moteur de recherche (qui se double dun modèle économique entre agence média et régie publicitaire) nest NI une librairie, NI une bibliothèque, NI un éditeur. MAIS … Le point commun de ces trois là, leur trésor de guerre, leur thésaurus, cest leur CATALOGUE. Or Google sattaque de manière sans équivalente dans lhistoire du livre et de la diffusion, de la conservation et de laccès aux connaissances AU CATALOGUE. 2 dessis : blbiio, édition, librairie : pt commun catalogue Conservation diffusion, accès, recherche : pt commun catalogue Ahjourdhui Google cest : –Le catalogue –Le fonds numérisé –Le public captif + Ladéquation aux nouveaux usages –Les outis de monétisation de services à lusager (et aux partenaires : adwords, adsense, Payment Corp) –Linfrastructure et la technologie de recherche And the question is : quest-ce qui lempêche de devenir libraire ? Editeur ? Bibliothécaire ?

69 6. Des bibliothèques … des moteurs … et des alliances … Carte de (quelques) acteurs

70 « DES » Bibliothèques Numériques Tous les niveaux déchelle –Initiatives locales, régionales, nationales, supra-nationales ou … individuelles Tous les types de mise à disposition –Texte intégral –Notices catalographiques Tous les types de fonds, de collections, de catalogues … –Universitaires, littérature grise, iconographie … Tous les acteurs de lInternet culturel et scientifique –Etats, Union (européenne), bibliothèques, moteurs, éditeurs …

71 « DES » Bibliothèques Numériques Quelques exemples : –Opac / Sudoc : (plus de 5 millions de « références »)http://corail.sudoc.abes.fr/ –Grisemine : –Open content alliance –Bibliothèque électronique de lisieux : Juin 1996 par Olivier Bogros –Bibliothèque Universelle : Avril 1993 : première bibliothèque électronique francophone –Projet Gutenberg : Fondé par Michael Hart aux EU (Université Illinois). Alimenté depuis par milliers de volontaires. –Google Books : –Persee : + tout le reste : –www.revues.orgwww.revues.org –http://edition.cens.cnrs.fr/revuehttp://edition.cens.cnrs.fr/revue –www.cairn.infowww.cairn.info –www.nunerique.culture.frwww.nunerique.culture.fr –…

72 Gallica Gallica : Fondée en Octobre 1997, ouvrages numérisés 80% monographies, 20% revues Fonds : –Antiquité : 3%, MA : 5%, 16ème : 7%, 17ème : 6%, 18ème : 21%, 19ème : 40%, 20ème : 18% (droits dauteur 1935) PROBLEMES : choix techniques de numérisation –numérisation en mode image. Pas ou très peu dOCRisation (1,5 %) –Recherche plein texte possible seulement sur table des matières –Pas ou mal indexé par moteurs de recherche (pas dURN fixe). Gallica travaille à intégrer protocole OAI) SOLUTION : –Depuis 2005 : nouvelles numérisation en OCR avec rétronumérisation OCR des fonds existants.

73 Gallica (enquête 2002 sur usages) QUI ? –Une population très spécifique dinternautes : utilisateurs expérimentés du web, Usage régulier et intensif, haut niveau déducation, CSP+, –Gros utilisateurs de Gallica fréquentent peu salles de lecture –Utilisateurs de Gallica fréquentent aussi régulièrement les sites de e-commerce de biens culturels (amazon, alapage, fnac, chapitre.com, livre-rare-book.com, …) COMMENT ? –Consultation majoritaire à partir du domicile –Sessions longues (1h en moyenne) POURQUOI ? –activité de recherche très organisée (nest pas un loisir) –Pratique majoritairement consacrée à des fins personnelles. –Faible usage de la lecture à lécran –téléchargement est massivement utilisé pour : la consultation ultérieure le stockage des documents intéressants la constitution darchives personnelles

74 BNUE (Bib Num de lUnion Européenne) Origine : « réplique » de JNJ à Google Print Avril-Mai 2005 : –23 bibliothèques nationales signataires –6 états pour financement de numérisation (All, France, Italie, Espagne, Hongrie, Pologne) –Soutien commission européenne (déblocage de 60 millions deuros) – euros sur budget culture français pour 2006 Objectifs : –« Bibliothèque des savoirs » orienté grand public (et non bibliothèque recherche) –Interface de recherche commune aux contenus patrimoniaux ou sous droits –OCRisation (recherche plein texte) –Pertinence dans le choix des contenus non OCRisables –Devenir un site portail –Associer public/privé (= tirer enseignements de Google Print) Mise en ligne de contenus sous droits, « à discrétion de chaque maison dédition ») Traduire : proposer des partenariats AVANT que Google nait constitué son catalogue en surfant sur les dernières « affaires » et « procès » sur lopt-in

75 BNUE 2 maquettes sur des bases de test : –www.bnue.org (Thompson) … inaccessiblewww.bnue.org –www.bibnum.org (Isako) … minimalistewww.bibnum.org Calendrier (prévu) : –Ouverture au public (du portail et non des fonds) annoncée pour Juin 2006 –Mise en place archives européennes prévue dici 2008 Apport français : – à documents (Provenance Gallica) –+ Nouveaux fonds numérisés. Le nerf de la guerre : une bataille perdue davance ? –Pour la numérisation (Réponse de JNJ à une question sur le « budget » au sénat) : "3,5 millions d'euros pour la transposition de « Gallica » en mode texte et à son extension à quelques grands journaux ou périodiques, et 6 ou 7 millions d'euros (à raison de euros par an à compter de 2007) pour la poursuite de la numérisation du fonds." –Même en multipliant par les 22 bibliothèques européenne qui ont donné leur accord (de principe) … "capex" annuel de Google : 1 milliard de $. + dinfos :

76 BNUE

77 : 13 bibliothèques participaient. Aujourdhui hébergé par bibliothèque royale Pays- Bas Confidentiel, aucune comm, pas orienté vers internautes. 17 Mars 2005 : lancement du site portail opérationnel par la CENL (Conference of European National Librarians) Portail multilingue vers sites nationaux. Interfaçage unique Voir page à propos & collections Cohérence & Redondance : BNUE ???

78 OCA : Open Content Alliance / Lancement 3 octobre Nature consortiale –Universités & Archives publiques : Toronto, Californie, archives nationales britanniques : amènent des fonds –Fournisseurs de technologie : indexation (YAHOO!), de numérisation (HP) de traitement (Adobe) –Non profit institutions : Internet archive (www.Archive.org)www.Archive.org Principe : Institutions fournissent collections numérisées. OCA les met en ligne. –« build a permanent archive of multilingual digitized text and multimedia content. » –« accessible through Internet Archive & Yahoo! » Ajouter à cela Yahoo content acquisition program auprès de nombre dinstitutions (http://docs.yahoo.com/docs/pr/release1144.html)http://docs.yahoo.com/docs/pr/release1144.html OCA nest pas Google Books –Accès universel et ouvert. –Opt-in et non Opt-out –Indexable par tout le monde (y compris par … Google)

79 MSN / British Library 7 novembre 05 : Numériser sur un an 25 millions de pages, soit ouvrages, 2,5 M$, 10 c la page Sans exclusivité : indexable par autres moteurs. MSN Book Search ? Rien nest visible pour linstant Options choisies identiques à lOCA (à lopposé de Google donc) Quelle analyse ? –stratégie d'isolement de Google ? –Impossibilité (ou inutilité) de rattraper l'avance pris par les deux autres projets ? –« Dissuasion » numérique : ne pas « en être » cest laisser carte blanche à Google. Course aux contact (bibliothèques, éditeurs, et plus globalement tous les « producteurs » de contenus) –Renforcer les crispations pour ralentir lavancée de Google.

80 Google Scholar / British library Accord permettant à Google détablir des liens directs vers les 9 millions darticles issus de périodiques proposés sur BLDirect (http://direct.bl.uk/bld/Home.do) (service payant)http://direct.bl.uk/bld/Home.do BLD : un des principaux entrepôts darticles numérisés au monde. Avantages : –Pour Google : thésaurise –Pour BLD : effet vortex daudience. Pour linstant : Google ne demande pas de commission … jusquà quand ?

81 Google / Library of Congress Projet World Digital Library (WDL) Numériser et rendre accessibles cartes, manuscrits, journaux personnels, correspondances, photos, cartes … etc … (10 millions de doc uniques ) LoC par ailleurs partenaire privilégie BnF :-(( Programme de mécénat, 3 M$. Google finance études de faisabilité. Nota Bene : LoC ne fait pas partie du volet bibliothèques de Google Bibliothèques …

82 Google et lINIST INIST : premier fournisseur français de documentation scientifique. Développe portails thématiques sur plusieurs milliers de revues scientifiques. Ex : Accord avec Google pour un lien de renvoi vers portails INIST contenant textes intégraux.

83 OAISter Plus gros moissonneur OAI Moissonneur moissonné (par moteurs de recherche) depuis mars 2004

84 Google et lOAI Initiatives Open Access ont besoin dun moteur : –À audience internationale –Avec un fort enracinement dans communautés de recherche –= google (scholar) Système des open URL : gestion de liens dynamiques vers des documents primaires Passerelle entre moteur et collections numérisées ou physiques

85 7. Les 3 modèles de luniversalité

86 Les 3 modèles Modèle « bibliothéconomique » –Celui de la bibliothèque européenne. Le modèle standard et interopérable. Dont la rigueur bibliothéconomique fait la force, et le manque d'espace collaboratif la faiblesse. Modèle « marchand » –Celui de la bibliothèque (ou plus exactement du catalogue) marchand. Où l'on thésaurise à Wall Street autour de thésaurii parfois bien mal acquis. Modèle « ouvert-collaboratif » : vers une troisième voie ? –(cf diapo suivante) On n'arrêtera pas la marchandisation du catalogue. Il faudra du temps et l'oubli de bien des lourdeurs techniques, administratives, politiques et culturelles pour que le premier modèle couvre le spectre de connaissances et de savoirs qu'il s'est fixé. L'alternative, sinon la solution est peut-être alors à chercher du côté du troisième modèle. Une troisième voie idéale à construire dans l'ouverture collaborative du premier modèle. Mais là encore, une culture-métier (celle des bibliothécaires) n'est pas, loin s'en faut, une culture d'usage (et encore moins "la" culture des usagers).

87 Les 3 modèles : le collaboratif offre à ses usagers la possibilité de "cataloguer », chacun peut "entrer" tout ou partie de sa bibliothèque. Une bibliothèque d'usagers (http://www.librarything.com/users.php)http://www.librarything.com/users.php Déjà livres. Et pour chacun d'entre eux : –le nombre d'usagers qui en possèdent une copie ou d'autres oeuvres du même auteur –des données "sociales » (http://www.librarything.com/catalog.php?booksim= &mode=social) : la possibilité de le "tagguer", de lui ajouter des mots-clés donc, ou si l'on préfère, des "entrées", ou si l'on aime mieux, des "vedettes", matière, auteur, sujet, etc.http://www.librarything.com/catalog.php?booksim= &mode=social –La possibilité de "voter" (j'ai aimé, un peu, beaucoup, etc.) –La possibilité de "recommander" (ceux qui ont aimé celui-ci ont aussi aimé celui-là). –La possibilité de "découvrir" d'autres livres avec un même coeur de "tags" –La possibilité d'en faire une fiche de lecture (review). –Possibilités également catalographiques (http://www.librarything.com/card_card.php?book= ) : auteur / titre / autres mentions de responsabilité / Editeur et ville de publication / ISBN / vedettes sujet de la bibliothèque du congrès / correspondance Dewey / plus vos "tags" personnels.http://www.librarything.com/card_card.php?book= Le tout renvoyant au final, vers des sites d'éditeurs/grossistes/libraires en ligne (mais on doit pouvoir aussi renvoyer vers des sites de bibliothèques).

88 Les défis juridiques Numérisation = fabrication dune copie Exception pour actes de reproduction spécifiques effectuée par bibliothèques accessibles au public, établissements denseignement, musées et archives. DADVSI … la bataille de lexception bibliothèque …

89 Moteurs et bibliothèques Bibliothèque : la collection –Collection limitées –Coordonnées (en réseau) –Catégorisées (métadonnées, interopérabilité) –Indexation raisonnée –Un public à (re)conquérir –Opt-in professionnel : sélection et choix raisonné. Moteurs : la thésaurisation ($) –Aggrégations illimitées –Non-coordonnées –Non-catégorisées (syndrôme « tête de gondole ») –Indexation marchande –Immense public « captif » => effet de masse. Vortex numériques. –Opt-Out usager : on prend tout, lusager fera le tri.

90 Bibliothèques et moteurs "On cherche partout à la fois. –métacollection contre collection On cherche avec ses propres mots –langage naturel contre langages documentaires –classifications post-coordonnées (clusterisation, social bookmarking) contre classifications pré-coordonnées On veut de l'information primaire –bibliothèque contre catalogue On fait tout avec le même outil –le flou contre la frontière –généralisme contre spécialisation On veut accéder de chez soi, de partout –atopisme contre lieu dédié (Source : )http://www.abf.asso.fr/IMG/ppt/lahary.ppt

91 3 logiques : marchandes, classificatoires, dusage Bibliothèque : –ORGANISER et LOCALISER : –proposer un accès raisonné au savoir –(Pour le reste : bouquinistes, les vide-greniers, le bookcrossing …) Moteur de recherche : –LISTER & DONNER ACCES nest pas ORGANISER ATTENTION … Réduire l'objectivité à une mesure statistique quand ladite objectivité concerne des contenus sémantiques et non simplement des données factuelles est une aberration.

92 Bibliothèques et bibliothèques Classique : –problématique de la trace, de lIn-scription Numériques : –problématique de la traçabilité, de la de-scription => doù vient le contenu ?

93 8. Professionnels & Usagers Usages du numérique

94 Bibliothèques et bibliothécaires Médiation au cœur du numérique : « ASK A LIBRARIAN » –SINDBAD à la BNF. onses_distance.htmhttp://www.bnf.fr/pages/zNavigat/frame/accedocu.htm?ancre=rep onses_distance.htm –Guichet du savoir à la BM de Lyon. –Radis de la BPI –Renseignements en ligne du SCD Nancy –Sesame du SCD de Toulouse 2 (basé sur Askal) –Une liste de services de type "Ask a... »

95 Bibliothèques et bibliothécaires Accompagnement Médiation Acculturation aux outils (re)Devenir PRESCRIPTEUR –Écologie de linfo –Maîtrise dune bibliothéconomie « augmentée ».

96 Bibliothéconomie « enrichie » Bibliothéconomie : « l'ensemble des techniques de gestion et d'organisation des bibliothèques. » –savoir-faire relatifs à la construction, à l'organisation, à la gestion du personnel et des finances ainsi qu'aux relations avec les usagers. « Bibliothéconomie enrichie » : « l'ensemble des techniques de gestion et d'organisation des bibliothèques » ET DE LEUR ENVIRONNEMENT NUMERIQUE. IMPACT SUR : –fonctions bibliothéconomiques : -acquisitions (collecte et dépôts), catalogage (balisage et métadonnées), stockage, conservation, recherche (stratégie et hyperliens) –conception de linformation -rôle de la structure des documents balisé et des métadonnées intégrées -rôle de la pondération et de la « notoriété » –la diffusion (effet multiplicateur) –la protection intellectuelle (authentification et contrôles daccès) –léconomie de linformation (coûts et droits)

97 Economie(s) numérique(s) ou Politique(s) de numérisation « Lutilité de la mise en ligne douvrages libres de droits qui ne sont jamais demandés en salle nest pas évidente ; certes loffre peut créer la demande, mais aller au-delà dun certain seuil pourrait correspondre à une dilapidation de ressources qui seraient sans doute mieux placées pour permettre une meilleure connaissance de ces ressources par le grand public, voire pour soutenir dans loptique dune mise en ligne la numérisation douvrages sous droits par leurs ayants droits. » BNUE, Rapport de synthèse et plan dactions, Janvier 2006.

98 Numérique : bibliothèques et usages Blogs & RSS –Anglophones ***http://www.nuigalway.ie/web/add-ons/rss_reader.html –Francophones Blog : forme idéale du catalogue ? –http://catalogablog.blogspot.com/2006/01/blogging-catalog.htmlhttp://catalogablog.blogspot.com/2006/01/blogging-catalog.html –http://www.flickr.com/photos/maisonbisson/ /http://www.flickr.com/photos/maisonbisson/ / Cœur de navigation : Catalogues / OPAC / Moteurs : –http://listes.cru.fr/sympa/arc/biblio-fr/ /msg00279.htmlhttp://listes.cru.fr/sympa/arc/biblio-fr/ /msg00279.html –http://morinn.wordpress.com/2006/03/15/search-plugin-firefox-bu-angers/http://morinn.wordpress.com/2006/03/15/search-plugin-firefox-bu-angers/

99 Blogs, RSS et bibliothèques : Services RSS-isables –Pour tous publics Rubrique nouveautés Valoriser services existants Liste des acquisitions Fiches de lecture, revues douvrages Calendrier dévénements Recommandation de lectures quand votre périodique préféré est arrivé à la bibliothèque bulletinage public –Pour les « professionnels » Appels à communication Congrès … Communication interne et/ou intra-réseau TOC et lapplication en bib :www.biomedcentral.com/info/about/rss –http://www.library.gatech.edu/research_help/subject/?/biomedical ***http://www.library.gatech.edu/research_help/subject/?/biomedical ***http://www.library.gsu.edu/news/index.asp http://www.library.uiuc.edu/newtitles/ Oxford University Press passe au RSS –http://www3.oup.co.uk/jnls/list/ *** => agrégation de services sur site de votre bibliothèquehttp://www3.oup.co.uk/jnls/list/ Mais aussi … –Connotea :

100 9 … Perspectives …

101 La meilleure bibliothèque universelle du monde (entier). En tout cas la mienne … Elle aurait cette philosophie : –http://www.openlibrary.org/toc.htmlhttp://www.openlibrary.org/toc.html Cette approche métier : –http://gallica.bnf.fr/Presentation.htmhttp://gallica.bnf.fr/Presentation.htm Cette seule ambition (le titre du billet uniquement). –http://googleblog.blogspot.com/2005/11/preserving-public-domain-books.htmlhttp://googleblog.blogspot.com/2005/11/preserving-public-domain-books.html Et cette interface (cliquez sur une page d'ouvrage). –http://www.openlibrary.org/http://www.openlibrary.org/ ? Et la vôtre ?

102 A méditer … « Au catalogue actuel, ne faut-il pas substituer ou au moins adjoindre un système de cartographie intelligente qui permette de restituer chaque donnée dans son « arbre de savoir » ? (...) On observera que cest aussi le chemin obligé dune redéfinition de lencyclopédisme, question qui est aujourdhui massivement posée. » [BPI 01] "From Libraries to Libratories" –qui indique que "Libraries are set to metamorphose into libratories, an imaginary word to express their combined functions of library, repository and collaboratory." –Les bibliothèques comme « collaboratoires » –http://firstmonday.org/issues/issue10_12/waaijers/index.htmlhttp://firstmonday.org/issues/issue10_12/waaijers/index.html

103 Plus dinfo à suivre sur … –Catégories : « Biblio-tech » et « Google Print/Books » –À propos des livres électroniques et autres dispositifs de lecture. + Blogosphère bibliothéconomique …

104 Merci à … Dépêche du GFII Jean-Michel Salaün Alain Giffard Nicolas Morin et Marlène Delahaye


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