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La réforme pédagogique au Maroc: Quatre ans après J. Derkaoui CNSP Oujda 9-13 Avril 2007.

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1 La réforme pédagogique au Maroc: Quatre ans après J. Derkaoui CNSP Oujda 9-13 Avril 2007

2 CNSP Oujda Historique de luniversité marocaine 1 ère université Al Qaraouyine (Fès) Époque post-coloniale: Université Mohamed V (Rabat) Aujourdhui: 14 universités étudiants enseignants Lavenir: accroissement important du nombre détudiants: à lhorizon 2015

3 CNSP Oujda Organisation de luniversité marocaine Établissements à accès ouvert: facultés 90% Établissement à accès limité (sélection): facultés des sciences et techniques, écoles dingénieurs, disciplines médicales, écoles de gestion, etc.. 10%

4 CNSP Oujda Insuffisances de lancien système Absence dautonomie des universités; Rigidité dans les programmes et les formations faible adaptation des cursus à lévolution des besoins du marché de lemploi; Importante déperdition dans les effectifs des étudiants

5 CNSP Oujda Déperditions dans une promotion en sciences (ancien système) 44% dune promotion passent le 1 er cycle 31% obtiennent la licence: en moyenne en 5.6 ans 9% ont leur licence en 4 ans

6 CNSP Oujda Motivations de la réforme Internes: Application des dispositions de la charte de léducation de la formation Améliorer lefficacité interne du système: réduire le taux de déperdition Améliorer lefficacité externe du système: meilleur taux dinsertion des diplômés et meilleure adéquation des formations aux besoins; Plus dautonomie aux universités Externes: Équivalence des diplômes et similitude des parcours; Facilité des échanges académiques;

7 CNSP Oujda La structure LMD 3 diplômes: Licence 3 ans Master 2 ans Doctorat 3 ans Subsiste le DEUG (Bac +2)

8 CNSP Oujda Le système LMD Les enseignements sont organisés en filières, semestres et modules; Une filière est un cursus de formation comprenant un ensemble cohérent de modules appartenant à un ou plusieurs champs disciplinaires; Lannée universitaire est composée de deux semestres de 4 modules chacun; le semestre comporte 16 semaines d'enseignement et dévaluation ; Le module est lunité fondamentale du système de formation. Il équivaut à un horaire de 75 à 90 heures;

9 CNSP Oujda Le système LMD Le système modulaire est destiné à : Améliorer le rendement pédagogique ; Permettre une souplesse aux niveaux des méthodes denseignement et des modalités de contrôle des connaissances ; Offrir à létudiant la possibilité de capitaliser les résultats acquis ; Autoriser la mise en place de passerelles entre différentes filières ; Faciliter le processus d'orientation et de réorientation de létudiant. MAIS PAS DE DOUBLE SERVICE.

10 CNSP Oujda Les procédures daccréditation Diplômes nationaux: Établissement (CE) Université (CU) Commission nationale (CNCES) Décision ministérielle Diplômes duniversité Établissement Université

11 CNSP Oujda La mise en place de la réforme Application progressive: Sept licences fondamentales Sept licences professionnelles Sept masters et masters spécialisés, filières techniciens, filières commerce et gestion, Sept filières ingénieurs Sept doctorat Juin 2006: premiers licenciés Juin 2008: premiers diplômés master

12 CNSP Oujda Un exemple: lUniversité Mohammed 1 er 2003/04:15 LF 2005/06:+1LF+ 2 LP 2006/07:+6 LP + 7 DUT+17 Masters(M) +3Masters spécialisés(MS) +2 filières commerce et gestion 2007/08+ 5 filières ingénieurs +3 LP + 4 M + 3 MS 2008/09+ filières médicales

13 CNSP Oujda Les régions du Maroc

14 CNSP Oujda Les filières Licence fondamentale (LF) en sciences SCIENCES MATHEMATIQUES ET INFORMATIQUE (SMI); SCIENCES MATHEMATIQUES (SMA); SCIENCES DE LA MATIERE : Physique (SMP), SCIENCES DE LA MATIERE : Chimie (SMC), SCIENCES DE LA VIE : Biologie générale (SVI), SCIENCES DE LA TERRE ET DE LUNIVERS (STU),

15 CNSP Oujda INSCRITS EN SESSION DE PRINTEMPS Filière S2S4S6S2/S4S4/S6Total SMA SMI SMC SMP SVI STU TOTAL 2797

16 CNSP Oujda Les filières Licence professionnelle (LP) L.P. 2006/07 Administration de Bases de Données, Sciences et Technologie de lEau, Sciences de lIndustrie Agroalimentaires, 2007/08 Administration dApplications dEntreprises, Environnement et génie civil, Emballage et Conditionnement,

17 CNSP Oujda Les Masters en sciences Mathématiques fondamentales et leurs applications Mathématiques appliquées Physique et Sciences de la matière Électronique et Systèmes de Communication ESC Mécanique et énergétique Chimie Appliquée Écologie et Gestion de lenvironnement Prospection minière Géodynamique et valorisation des bassins sédimentaires

18 CNSP Oujda Les Masters Spécialisés en sciences 2005/06 Sciences Agroalimentaires, Sciences et Technologies pour la Gestion intégrée de la Mer et du Littoral, Chimie des Formulations, 2007/08 Ingénierie Informatique, Ingénierie des Espaces Verts, Électronique et Système de Communication

19 CNSP Oujda Un premier bilan: Aspects qualitatifs Un plus grand choix de formation offert aux étudiants (plus de 400 filières accréditées pour 2006/07); Possibilité de passerelles entre les filières et de réorientation des étudiants; Intervention plus importante du milieu socio- économique dans la mise en place des filières (en particulier professionnelles) Appels nationaux à offres de formations dans des domaines spécifiques: offshoring, ingénieurs, travailleurs sociaux, etc.. Émulation entre les universités;

20 CNSP Oujda Un premier bilan: Aspects quantitatifs Les statistiques ne sont pas assez significatives; Cependant,

21 CNSP Oujda Suivi dune promotion du nouveau système INSCRITS 2003/ présents 2004/ % DEUG 2004/ % présents 2005/ % DEUG 2005/ % Licence 2005/ % DEUG 2006/ ,5% Licence 2006/ %

22 CNSP Oujda SUIVI DE LA PROMOTION (Licence) Filière/année Effectif SMA11524 SMC SMP SVI STU49131

23 CNSP Oujda RÉSULTATS NOUVEAU SYSTEME Fili è re DEUG (04-05) DEUG (05-06) DEUG (06-07) Licence (05-06) Licence (06-07) SMA 16 (12)33 (10)6(1)9 (2)8 (4) SMC 55 (34)36(16)2(2)47 (31)5 (4) SMP 119 (85)132(60)25 (11)82 (52)18 (13) STU 15(14)22(13)015 (13)1 (1) SVI 126 (119)137(70)50(25)84 (66)12 (10) TOTAL 331(264)360(169)83(29)237 (164)44 (32)

24 CNSP Oujda RESULTATS Filière LICENCES Session dAutomne DEUG Session dAutomne Tot. Licences depuis Le début de la réforme SMA8617 SMC5252 SMP SVI STU1016 Tot. DEUG depuis le début de la réforme

25 CNSP Oujda Conclusions La réforme était nécessaire; Les moyens ne sont pas toujours à la hauteur des objectifs; Les aspects positifs sont perceptibles; La prochaine étape est celle de la qualité;

26 CNSP Oujda شكرا MERCI

27 CNSP Oujda Budget de fonctionnement et d’investissement des établissements publics de recherche : Etablissements publics de recherche Budget total consacré à la recherche scientifique Fonctionnement en MDH Investissement en MDH BRPM/ONAREP CDER CNRST CNESTEN CNER INRA INRH Institut Pasteur Institut d’Hygiène 4 - CRTS LPEE OCP (CERPHOS, mines et autres) TOTAL MDH Millions de DH

28 CNSP Oujda Données sur le système national de recherche chercheurs, ingénieurs et techniciens (2003) plus de étudiants en troisième cycle un budget global de près de 0,8% du PIB (3100 MDH) Universités : établissements denseignement supérieur non universitaire : établissements publics de recherche : établissements privés : 558

29 CNSP Oujda Évolution du SNR : important développement, la carrière des chercheurs en étant le principal moteur : changement dans la politique de la recherche: financement plus important, ministère de la recherche; : plusieurs évaluations du SNR sont faites (internes et externes) et des débats nationaux organisés;

30 CNSP Oujda Production scientifique Nature de la publicati on Nombre ( ) % colloques402747,4% revues internation ales ,2% revues nationales 87910,4% % ouvrages 173 2,0% Total %

31 CNSP Oujda le nombre denseignants- chercheurs et de chercheurs, relevant du Département de lenseignement supérieur, de la formation des cadres et de la recherche scientifique, avoisine les , toutes disciplines confondues, dont plus de 6300 appartiennent au domaine des sciences et techniques et environ 8700 aux sciences humaines et sociales avec une proportion de femmes estimée à 24%.

32 CNSP Oujda Les bailleurs de fond de la recherche sont variés et leur contribution est aléatoire et inégale. A titre dexemple, la dotation de lannée 2003 (3144 MDH) provient à plus de 82% de lEtat, alors que le reste provient du secteur privé et de la coopération. La majeure partie du financement est destinée aux salaires. Elle varie entre 90% et 98 (cas de lINRA). Ceci se traduit par de faibles dotations pour les laboratoires estimées à 5000 Dhs/chercheur/an.

33 CNSP Oujda La production scientifique De lanalyse bibliométrique du rapport établi dans le cadre de lévaluation du SNR dans les domaines des sciences exactes, des sciences de la vie et des sciences de lingé- nieur, il ressort des tendances fortes attestant dune grande vitalité de lactivité de recherche, illustrée entre autres par : 1. Une progression de la production scientifique nationale de 1990 à 2001 : doublement tous les cinq (5) ans. Daprès les experts de lUE, cette dynamique est principalement due au système de la double thèse et que ce moteur a tendance à sépuiser ; 2. le positionnement du Maroc à la 3ème place au niveau africain ; 3. lapparition des premiers signes dun palier ; 4. la généralisation de lactivité de recherche, mesurée en terme de production scientifique, à toutes les universités du pays ;

34 CNSP Oujda lémergence de nouveaux thèmes de recherche avec des niches dexcellence régionales ; 6. la prédominance du rôle joué par la coopération internationale (70 à 75% de la production est cosignée avec des partenaires étrangers). 7. La moitié de cette production scientifique est assurée par 300 chercheurs (environ 5% des enseignants-chercheurs et chercheurs impliqués dans les domaines concernés). Le tableau 5 montre lévolution de cette production scientifique entre 1999 et Tableau 5 : Evolution de la production scientifique entre 1990 et Pascal

35 CNSP Oujda Les actions menées jusquà présent ont eu un impact positif sur la dynamique de la recherche nationale. Les rapports ont insisté sur : < Les apports de lautonomie de luniversité au pilotage, à la mobilisation des ressourcesainsi quà lamélioration de la qualité et du volume des produits de la recherche ; < la constitution de niches dexcellence ; < la prise de conscience du secteur économique des enjeux de la recherche scientifique et de la valeur ajoutée quelle peut apporter ; < lintroduction de la culture de lévaluation.

36 CNSP Oujda En outre, ces rapports ont recommandé la nécessité de saisir certaines opportunités, notamment celles se rapportant : < au développement de la société de linformation et du Savoir ; < à lattrait du Maroc pour les opérations de délocalisation des activités de R&D ; < aux programmes nationaux de mise à niveau de lentreprise et lincitation à len- couragement des activités de recherche R&D ; < à la coopération bilatérale et internationale et en particulier avec lUnion Européenne ; < à lexistence dun cadre incitatif (Provision Recherche Développement et Présentation Technologique Réseau, accords de libre échange, niches de développement, qualité des centres de compétences).

37 CNSP Oujda Le second volet de ce travail aura pour objectif de dégager une nouvelle vision et de proposer un plan daction pour les 20 prochaines années. Il abordera avec plus de détails les nouveaux principes et les nouvelles modalités de régulation permettant de faire face aux dysfonctionnements actuels, en développant certaines recommandations contenues dans les trois rapports sectoriels.

38 CNSP Oujda Education/formation Le niveau actuel déducation/formation de la population peut raisonnablement atteindre celui des pays comme lEspagne, le Portugal ou la Corée du Sud. Pour cela : < lalphabétisation devra passer de 60% à %. Le niveau dalphabétisation est,actuellement, de lordre de 97,7% en Espagne, de 92,5% au Portugal, de 97,9% en Corée, de 75% en Tunisie et de 86% au Liban ; < le taux de scolarisation dans le primaire devra atteindre les 100%. Il est, actuellement,de 100% en Espagne, de 97% au Portugal et en Corée, de 97% en Tunisie et de 91% au Liban ; < le taux de scolarisation dans le secondaire devrait passer de 44% à 80/90%. Il est,actuellement, de 96% en Espagne, 85% au Portugal, de 88% en Corée et de 65% en Tunisie ; < la population de 19/23 ans qui poursuit les études supérieures, actuellement de 12%(Liban 42%, Tunisie 23%), devra dépasser la barre des 50%. < Enfin, le nombre dingénieurs pour habitants qui est, actuellement, de lordrede 10, devra dépasser le nombre de 200. A titre dexemple, il est actuellement de 43 en Jordanie.

39 CNSP Oujda Laccès aux services de base Dans ce domaine, des progrès significatifs sont attendus : < La population nayant pas un accès à un point deau aménagé devrait passer de 18%à 0% - la Tunisie 20%. < La probabilité de ne pas survivre jusquà 40 ans en pourcentage de la cohorte devraitbaisser de 8,6% à un taux inférieur de celui de la Tunisie (4,7%) et du Liban (5,7%). Les pays comme lEspagne, le Portugal et la Corée assurent déjà à leur population une probabilité de vivre jusquà 65 ans de lordre de 92,8% pour la première, et de 91,2% pour le second et la troisième. < Le nombre de médecins par ha devrait passer de 40 à 200 et plus. En Espagne ilest de 320, au Portugal de 324, en Corée de 181, au Liban de 325 et en Tunisie de 70.

40 CNSP Oujda La lutte contre la pauvreté et lexclusion Des efforts importants devront être consentis pour que le pourcentage de la population en deçà du seuil de pauvreté, à présent de 14,3 %, devra tendre vers 0%, celui de la Tunisie est actuellement de 6,6%. LInitiative Nationale de Développement Humain, récemment engagée par SM Le Roi, prévoit dix milliards de dirhams sur les 5 ans pour financer des actions prioritaires en faveur dune population ciblée. Cet effort et le travail méthodique auquel il a donné lieu sera poursuivi et amplifié.

41 CNSP Oujda Dautres défis doivent être relevés par la lutte contre : < les effets de la sécheresse, par la création de lemploi en milieu rural, un meilleurapprovisionnement en eau potable et la protection du patrimoine forestier ; < la dégradation de lenvironnement, estimée par la Banque mondiale en 2003 à 13milliards de DH. Celle-ci touche leau, lair, le littoral, le sol, les forêts, etc. ; < lhabitat insalubre par la promotion de lhabitat social et le développement dun par-tenariat entre lEtat, les collectivités locales et les entreprises privées ; < le VIH-Sida, le paludisme et dautres maladies par une collaboration active entre leministère de la santé, la société civile et lONU-Sida. Les programmes de lutte contre la pauvreté, lhabitat insalubre et lanalphabétisme devront être mis à contribution pour prévenir et sensibiliser.

42 CNSP Oujda Il se basera sur une politique permettant : < de rendre attractif le métier de chercheur ; < dinstaurer un statut de chercheur pour les personnes qui exercent une activité de recherche dans des établissements de recherche, sans être des enseignants-chercheurs ; < dattirer de jeunes talents ; < de prévoir des contrats à durée indéterminée et déterminée plus rémunérateurs quioffriraient des perspectives professionnelles plus ouvertes, une plus grande mobilité dans les parcours, ainsi quune possibilité pour ceux qui travaillent plus de gagner plus.

43 CNSP Oujda Le pilotage du SNR introduira plus de cohérence et danticipation dans la gestion de la recherche : < en dégageant les ressources nécessaires pour pérenniser les structures de recherche ; < en systématisant les évaluations et en indexant la carrière sur la production scientifique, dans le but de faire évoluer les structures actuelles répondant aux normes internationales ; < en encourageant le regroupement des moyens et le développement des collaborationsmultidisciplinaires ; < en intensifiant, en diversifiant, en facilitant les échanges scientifiques et en renforçantles réseaux scientifiques existants ; < en renforçant la logistique et le ressources humaines nécessaires au bon fonctionnementdes structures de recherche (techniciens et informaticiens qualifiés) ; < en créant des plateformes technologiques regroupant des équipements lourds demesure et danalyse et en leur assurant les conditions pour un bon fonctionnement ;

44 CNSP Oujda La fonction danticipation est une garantie de la capacité dadaptation du SNR. Elle se développera par : < une politique de recrutement méthodiquement tournée vers lavenir pour prévenir levieillissement de sa population et un renforcement de lencadrement de la recherche en quantité et en qualité ; < un accroissement de la part du PIB consacrée à la recherche et linnovation qui devraatteindre 3% ; < une mise en place de mécanismes permettant la mobilité des acteurs (ingénieurs, méde-cins, cadres,…) entre les universités, les instituts et le monde socio-économique ; < une plus grande interaction entre la recherche nationale et le monde socio-économique.

45 CNSP Oujda < le développement de la culture de reconnaissance de la fonction recherche et du travailaccompli par le chercheur, le cadre, le technicien, lagent administratif, etc. ; < un allégement des procédures de gestion financière des budgets de recherche ; < une augmentation des moyens financiers alloués à la recherche et une répartition plus équilibrée entre champs disciplinaires, particulièrement pour les SHS qui ne bénéficient que de 12% du total des subventions d'appui à la recherche.

46 CNSP Oujda favorisant ainsi lintégration progressive de la recherche marocaine à lEspace Européen de recherche, et permettant à des chercheurs nationaux de participer davantage aux programmes de celui-ci. A la base de cette coopération, il y a une volonté affichée pour orienter certains programmes vers les besoins spécifiques comme ce fut le cas pour les pôles de compétence des sciences de la mer, de la qualité et des sciences et technologies de linformation et de la communication. Ce fut aussi le cas pour la valorisation de la recherche auprès de lindustrie et la mise à niveau des entreprises marocaines à travers des programmes de rapprochement entre la recherche et lindustrie, parmi eux : lInstitut marocain de linformation scientifique, le réseau de diffusion technologique, le réseau de génie industriel et le réseau Maroc incubation et essaimage, qui constituent les 4 volets du Fonds de Solidarité Prioritaire (FSP).

47 CNSP Oujda La priorité sera accordée aux moyens et méthodes permettant de conquérir de nouveaux espaces de coopération concernant : < la recherche conjointe, les échanges denseignants-chercheurs et détudiants, les cotutellesde thèses, lorganisation conjointe de manifestations scientifiques et culturelles ; < la formation par et à la recherche par la mise en place de programmes communsde recherche, déchange de publications et de documentation scientifique et pédagogique, des stages de formation, etc. ; < lamélioration des performances du SNR par le développement des structures devalorisation de la recherche dotées de services aidant au montage de projets de recherche et à leur gestion.

48 CNSP Oujda Aller vers 2025 nécessitera de dépasser les deux tra- vers majeurs qui ont déjà été mentionnés. Le premier, dordre interne, correspond à la condition dauxiliaire de lactivité pédagogique dans laquelle se trouve la recherche dans lenseignement supérieur. La solution passe par une émancipation et la conquête du statut dune activité majeure. Le second handicap est externe et renvoie à la tendance de la recherche à se cantonner dans la sous-traitance. Là aussi, il va falloir se donner les moyens pour passer dun système de tutorat, à un exercice pro- gressif dune autonomie, comme cest le cas pour les pays qui ont édifié un véritable système national de recherche.

49 CNSP Oujda celui du PARS où lappel à projet était ouvert. Au cours de cette étape, le souci majeur était de lancer un message aux enseignants-chercheurs leur signifiant que lEtat inaugurait une nouvelle politique dincitation à la recherche par le financement de projets, à condition que ces derniers se conforment à des critères de rigueur et de professionnalisme ; < le deuxième englobe les programmes PROTARS I et II. Il se caractérise par une insistancesur les critères dexploitabilité et dapplicabilité de la recherche et accorde une place importante au partenariat avec les secteurs socio-économiques. Le choix des projets rete- nus reposera sur ces exigences qui sont censées contribuer à engager les entreprises et les opérateurs socio- économiques à participer effectivement à la réalisation des projets ou /et à leur implication financière. < Enfin, le troisième moment concerne le PROTARS III. Il revient à une position pluséquilibrée qui, tout en maintenant le cap de lincitation de la recherche à participer au développement socio-économique de court et moyen terme, rappelle la place dune recherche fondamentale tournée vers le moyen et le long terme

50 CNSP Oujda La responsabilité des universités et des établissements de formation des cadres ne se limite pas à la formation de base assurée aux cadres destinés au monde socio-écono- mique et à lactivité de recherche génératrice de savoir, mais elle sétend à dautres rôles qui prolongent ces deux missions : < La formation continue des cadres en activité pour leur donner la capacité dassimiler lévolution des savoirs et des technologies en relation avec leurs domaines profes- sionnels actuels et la possibilité de se reconvertir, en cas de besoin, pour intégrer de nouvelles fonctions au sein du même organisme ou en changeant demployeur ; < Laide à la réalisation dopérations de transferts de technologies, par le biais de presta- tions de services et de conseil, permettant daccompagner les opérateurs économiques dans le choix, lacquisition et la maîtrise des technologies susceptibles daccroître le degré de compétitivité des activités socio-économiques concernées ; < La réalisation des travaux de Recherche & Développement au profit des entreprises, les PME/PMI en particulier, pour les aider à asseoir une stratégie de développement basée sur linnovation ; < Lélaboration de programmes de recherche appliquée susceptibles de permettre le développement du noyau dune technologie nationale à même de catalyser les activités économiques du pays et de rehausser leurs parts de valeur ajoutée ; < Le développement de la culture dentreprenariat dans les milieux académiques pour permettre à certains éléments de cette population de jouer un rôle actif dans la création dentreprises innovantes basées sur la valorisation des résultats de la recherche.

51 CNSP Oujda Le plan daction pour la période a pour ambition : < de constituer un SNR doté des capacités nécessaires pour générer des résultats de recherche valorisables ; < transformer ces derniers en inventions ou en toutes autres œuvres intellectuelles à travers des processus de R&D ; < valoriser ces inventions et ces autres œuvres intellectuelles, protégées préalablement par des titres de propriété intellectuelle, en innovations moyennant des mécanismes dincubation de projets et dentreprises innovants ; transfert de technologie. En effet, les actions programmées dans le cadre de ce plan daction visent : < de diffuser ces innovations dans le tissu socio-économique via des opérations de < la mise à niveau de la gouvernance du SNR ; < le renforcement des ressources humaines et lamélioration de leur mobilisation ; < le développement de projets de R&D orientés vers les besoins des opérateurs socio- économiques et cofinancés par lEtat et ces derniers ; < lamélioration du rendement scientifique et technologique des activités de recherche ; < le développement des infrastructures scientifiques, de R&D et de linnovation.

52 CNSP Oujda Le projet de plan daction présenté ci-dessus vise la mise à niveau du SNR. Cette mise à niveau couvre les aspects gouvernance, motivation et mobilisation des ressources humaines liées à la recherche, financement national des activités de recherche, impact de ces activités au niveau national et international, et infrastructure de recherche et de développement technologique. Le budget estimatif nécessaire à cette mise à niveau est de lordre de 4842 MDH sur cinq ans, soit environ 968 MDH/an. 62% de ce budget est destiné à la réalisation des projets de recherche ; moins de 11% aux nouveaux recrutements ; la même proportion pour le renforcement et la mobilisation des ressources humaines ; 9% environ pour laméliora- tion des infrastructures de R&D, dinnovation et de transfert de technologie. 2,6% est consacré à lamélioration du rendement des activités scientifiques et technologiques. La contribution du monde socio-économique est de lordre de 225 MDH et celle de la coopération bilatérale et multilatérale est denviron 75 MDH. La contribution du monde socio-économique pourrait être réalisée grâce à la mise en oeuvre de laction fixant leffort financier minimal des entreprises entre 0,25 à 1% du C.A.H.T. Il est à noter que la société Ittissalat Al Maghrib a commencé lapplication de la clause contractuelle qui fixe sa contribution financière à leffort de recherche dans le domaine des télécoms à 1%.

53 CNSP Oujda La part de lEtat au budget annuel, hors salaires, est estimée, donc, à 669 MDH. Si lon garde la même répartition de ce budget, entre lautorité gouvernementale chargée de la recherche et les établissements publics de recherche ne relevant pas de cette autorité, que celle pratiquée actuellement, soit 52,5% et 47,5%, respectivement, la part qui revien- drait à lautorité gouvernementale chargée de la recherche serait de 351 MDH environ et celle des établissements publics de R&D à 318 MDH. La réalisation de ce plan daction permettrait de doter le Maroc, à lhorizon 2010, dun système national de recherche capable de jouer le rôle de locomotive de développement socio- économique et culturel du Maroc, aboutissant, ainsi, à lobjectif visé par la charte nationale de léducation et de la formation.


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