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ECCLESIOLOGIES COMPAREES EGLISE CATHOLIQUE EGLISE LUTHERO – REFORMEE ASSEMBLEE DES FRERES Gérard Chazot Bals août 2011.

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1 ECCLESIOLOGIES COMPAREES EGLISE CATHOLIQUE EGLISE LUTHERO – REFORMEE ASSEMBLEE DES FRERES Gérard Chazot Bals août 2011

2 MOTIVATION Nous sommes appelés à reconnaître et à admettre pour la Cène tous les enfants de Dieu qui, depuis la Réforme surtout, sont dispersés dans les églises historiques et les nombreux mouvements du Réveil. Il peut être intéressant de connaître leur doctrine ecclésiastique. Les ecclésiologies des Réformateurs ou des Frères se sont largement formulées en réaction avec les milieux doù ils sortaient. Où sont les différences ? A quelles dérives veut-on remédier ? Quand dans nos assemblées nous adoptons dautres pratiques, il peut paraître souhaitable de savoir ce que nous « bougeons » dans notre doctrine.

3 A – QUELQUES DONNEES PRELIMINAIRES 1 – Une définition Ecclésia (appeler hors de en grec) est un terme profane concernant la vie politique à Athènes. Il a été préféré au terme thiasos désignant un rassemblement religieux. 2 – Un principe Léglise est la communauté unique de croyants à travers le temps et lespace, dessence spirituelle à laquelle tous les hommes sont invités par la prédication de lévangile et dans laquelle ils acceptent dentrer en toute liberté. 3 – Des mises en pratiques La nécessité de sorganiser pour vivre ensemble explique le recours à lécriture et là commencent les problèmes dinterprétation et les variantes ecclésiologiques qui sont le thème de cet exposé.

4 4 – Limportance de lanthropologie a – une même pensée La déclaration dAugsbourg de 1999 entre catholiques et protestants reconnaît que leurs églises annoncent le même évangile et le besoin de salut pour lhomme. b – des approches différentes -les théologiens catholiques : Saint Augustin – Maxime le Confesseur – Pascal La Bible emploie 2 termes : image et ressemblance à propos de la création. Pour eux, limage dans lhomme est indestructible alors que la ressemblance suppose des variantes. En lhomme existe le désir du bien, de la justice, preuves de traces de Dieu qui explique le regard de lhomme vers Dieu. -Calvin : il constate la ruine totale de lhomme incapable de quoi que ce soit, pensée reprise dans les mouvements protestants. c – des conséquences : ces différences expliquent les divergences sur la doctrine du salut et de léglise entre autres. Ou bien lhomme a une place ou il na pas de place.

5 B – LEGLISE CATHOLIQUE ROMAINE Elle se veut lhéritière de léglise apostolique dont elle a pris le relais. Elle en conserve luniversalité (catholique) et par conséquent son unité, ce qui exclut tout autre église. 1 – SOURCE DE SON ECCLESIOLOGIE Se disant héritière de léglise apostolique, elle bénéficie de la tradition orale de cette dernière qui lui permet de continuer lœuvre de lEsprit en adaptant au contexte contemporain la théologie pratique. Les Ecritures demeurent essentielles, car elles permettent de se souvenir de lévénement initial pour le méditer. En effet à la mort des apôtres, les Ecritures ne sont pas encore constituées et on attache beaucoup de prix à ceux qui ont connu les apôtres ou qui en sont proches dans le temps. Il y a donc une relation étroite entre les Ecritures et la Tradition qui séclairent.

6 2 – QUELQUES PRINCIPES DE LECCLESIOLOGIE a – Points communs avec la société civile : une structure -besoin dune organisation interne : cest ce que permet la constitution dogmatique. -besoin dun droit qui précise les droits et les devoirs de chacun : cest le code de droit Canon. b – Unicité du corps de Christ Cette église retient le principe biblique de la communauté unique de croyants et prétend lêtre à lexclusion des autres. c – Place première de léglise et du clergé Léglise est lintermédiaire obligé entre Dieu et les hommes. Le clergé a un statut distinct du monde des fidèles acquis par ordination et titulaire du sacerdoce ministériel. d – entrée dans léglise Elle se fait par le baptême et la profession de foi.

7 3 – ORGANISATION GENERALE a - le pouvoir : il appartient au pape et au concile œcuménique le pape : Son rôle est lié à celui de Pierre reconnu comme le chef du collège des 12 apôtres. Il nest pas apôtre lui-même, mais chef du corps épiscopal symbolisant lunité. le concile : rassemblement en assemblée délibérante de tous les évêques autour du pape. Rassemblement épisodique sur convocation du pape. Suivant les époques, le pouvoir oscille entre un pouvoir pontifical ou conciliaire. Cest un pouvoir pyramidal. b – ladministration : la Curie Pour assumer son pouvoir, le pape dispose de services divers : une forme de gouvernement unique au monde car tenu par des personnes de nationalités différentes. c – léglise locale Cest la communauté ecclésiale de base. LEglise nexiste que là où réside lévêque autour duquel gravite les curés : prêtres responsables dune paroisse.

8 4 – QUELQUES DISPOSITIONS DE LA CONSTITUTION Constitution dogmatique du clergé ou Lumen Gentium (L.G.) a – importance de leucharistie Les catholiques définissent la prêtrise et la messe à partir du sacrifice de leucharistie ce qui suppose un sacerdoce de type lévitique. Il faut noter limportance de lautel. b – le sacerdoce existentiel et ministériel Léglise romaine distingue de ce fait le sacerdoce commun des fidèles ou sacerdoce existentiel et le sacerdoce des évêques et prêtres ou sacerdoce ministériel. « Il demeure dans le catholicisme une différence dessence entre le fidèle (laïc) et le détenteur du ministère » (L.G. 10). Celui qui a reçu le sacerdoce ministériel jouit dun pouvoir sacré (potestas sacra) pour former et conduire le peuple sacerdotal, pour tenir le rôle du Christ (in persona Christi) dans le sacrifice eucharistique pour loffrir à Dieu au nom du peuple tout entier.

9 c – lacte de lordination « Le sacerdoce des prêtres… est conféré au moyen dun sacrement particulier qui, par lonction du Saint Esprit, les marque dun caractère spécial et les configure au Christ prêtre pour les rendre capables dagir au nom du Christ Tête en personne (in persona capitis) (L.G. 11). Cet acte leur confère le pouvoir dadministrer les sacrements qui communiquent la grâce. d – la succession apostolique Elle est liée au collège des 12 apôtres dont Pierre était reconnu comme le chef. Cest une succession dans lautorité pastorale liée au siège épiscopal : succession dans la cathèdre, lieu du siège de lautorité de lévêque. Ainsi lévêque succède à celui qui le précède dans la cathèdre. Les évêques ont pour mission de maintenir vivante la mémoire du Seigneur ressuscité. La succession apostolique est plutôt une investiture continue par le Christ vivant.

10 e – le pape « Saint Pierre, de Bethsaïda, prince des apôtres, reçut de Jésus Christ le pouvoir pontifical suprême à remettre à ses successeurs » indique lAnnuaire pontifical Ce terme, hérité du grec pappas est un diminutif affectueux donné dabord aux évêques. Lévêque est au début le pilier local de léglise, chacun conduisant librement sa communauté. Peu à peu les églises fondées par les apôtres : Antioche, Ephèse, Rome etc bénéficient dune aura particulière. A propos de lévêque de Rome Tertullien écrit : « les apôtres lui ont versé toute leur doctrine avec leur sang… Voyons ce que Rome a appris, ce quelle enseigne » (2ème s.) Irénée, écrit vers 180 : « en raison de son origine plus excellente, doit saccorder toute église ». Lautorité pontificale saffirmera après Constantin, lempire sappuyant sur lunité de léglise. Avec Léon 1er (5ème s.), lévêque de Rome est la présence perpétuée de Pierre. Les états pontificaux datent de 756. f – la notion de présidence Pour les catholiques, on ne peut célébrer leucharistie sans la présidence dun clerc ordonné. Cela sexplique par le fait que dans le sacrement de leucharistie est contenu sous les espèces du pain et du vin par la puissance divine le corps et le sang du Christ.

11 g – lhospitalité eucharistique « Parce que leucharistie est le repas du Seigneur, elle ne nous appartient pas. Le N.T. nous montre quelle est partagée par ceux qui ont reçu le même baptême et vivent dans la même communion visible de la foi. En dautres termes, communion eucharistique et communion ecclésiale se superposent. « Le synode ne peut pas actuellement approuver la participation dun protestant à la Sainte Cène » (note de la commission épiscopale). h – les sacrements Ils sont définis comme « non seulement des signes, mais comme des causes qui produisent la grâce par leur propre vertu, cest à dire par la vertu de la chose faite » (concile de Trente).

12 5 – LES TEXTES OFFICIELS DE LEGLISE Lumen Gentium ou constitution dogmatique Document souvent cité (L.G.). Révisé lors de Vatican II, il traite du problème de lautorité dans léglise. (ex. le rôle du prêtre, son pouvoir). Une constitution est indispensable pour la gestion dun grand corps social. Elle fait autorité pour toute léglise. Le code de droit canonique Révisé en 1983 (codex Iuris canonici), il règle pour toute léglise le problème du droit et du devoir des fidèles face aux événements de la vie : baptême, mariage, divorce etc. Discerner le corps de Christ Cest un document officiel de dialogue œcuménique utilisé en France. Cest une réflexion sur ce sujet. (Source des citations de lexposé). Les encycliques : moyen pour le pape de sadresser aux fidèles ou à tous les hommes de bonne volonté à propos dune question religieuse, morale ou sociale. Les catéchismes : Cest une présentation pédagogique de la foi instituée par le concile de Trente pour pallier à lignorance religieuse. Ils sont de dimension locale ou pour toute léglise

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15 CONCLUSION Léglise est pour les catholiques le cadre spirituel essentiel à lépanouissement des fidèles, lieu de relation incontournable avec Dieu. Les ministres consacrés jouissent dune grâce et dune autorité particulière. Ils accompagnent le fidèle dans sa foi et sa vie spirituelle. Son unité dorigine divine ne peut être remise en question. Les schismes et les hérésies sont des accidents regrettables que le retour à léglise mère peut effacer. Cest une église multidiniste à lopposé des églises de professants regroupant des fidèles plus engagés. On y rentre par le baptême qui a une valeur sanctifiante suivi de la confirmation. Elle a une organisation pyramidale.

16 C – LES EGLISES LUTHERO-REFORMEES Elles naissent au 16ème s. en réaction avec les abus de léglise romaine dans la vie pratique. Léglise perd son rôle obligé dintermédiaire entre le fidèle et Dieu. Luther a agi dans le cadre de léglise romaine dont il pensait pouvoir corriger les abus de lintérieur. Ses prises de positions radicales lui ont valu dêtre excommunié. Pris dans la tourmente quil avait déclenchée, il a revendiqué haut et fort le salut par la grâce moyennant la foi et a placé le fidèle en relation avec Dieu. Calvin plus jeune dun quart de siècle a agi en dehors de ce grand corps malade. Son grand mérite est davoir donné à la Réforme une théologie et une ecclésiologie pour faire face à celles de léglise catholique.

17 1 – UNE DOCTRINE QUI SE CONSTRUIT EN REACTION a – le problème de lautorité Toute autorité appartient à Dieu. Le Christ qui a part à la puissance du Père a autorité sur son église. Cette autorité a été confiée par le Christ aux apôtres pour conduire la communauté croyante par un enseignement que la Réforme considère comme normatif. Ainsi léglise apostolique fondée par les apôtres représente léglise référente. Clément de Rome ou Clément 1er (88 à 97) a écrit une lettre au nom de léglise de Rome. Il explique que les apôtres ont établi les épiscopes et ils posèrent comme règle quaprès la mort de ces derniers, dautres hommes éprouvés leur succéderaient dans leur office. Ceux-ci ne se distinguent des fidèles que par leurs responsabilités spirituelles.

18 b – la réaction des réformés Luther a recensé « trois murailles » quil sagit dabattre la séparation entre clercs et laïcs Léglise seule interprète de lEcriture Le pape seul habilité à convoquer les conciles Par ailleurs il fait de la prédication de lévangile et de ladministration des sacrements la marque première de léglise. La lecture de la parole devient première doù limportance de la chaire. c – le problème de lapostolicité Selon la pensée luthéro-réformée, la succession apostolique consiste dans le rattachement aux apôtres dans le respect fidèle à la foi et à lenseignement et non dans la succession dans la cathèdre.

19 d – les ministères Les types de ministère Les pasteurs : ils annoncent la parole et administrent les sacrements Les docteurs : ils enseignent la doctrine Les anciens : ils veillent sur la conduite des individus Les diacres : ils soccupent des tâches matérielles : la gestion des dons Le ministère selon les Réformés Le ministre est suscité et appelé par le Christ pour un service bien défini, mais il ne change pas de qualité ontologique (dessence). Lordination est un acte liturgique de reconnaissance qui ne confère aucune vertu particulière au ministre mais reconnaît lappel par le Christ de celui qui se présente.

20 2 – LORGANISATION GENERALE a – réflexions des réformateurs Luther : Soucieux du salut des âmes, il na pas eu le temps de soccuper de léglise mais excommunié par le pape, il se sent toujours membre de léglise. Il distingue de ce fait léglise invisible constituée de tous les croyants et sa manifestation visible. Calvin : intérêt pour léglise. Il sest longtemps posé la question : « Où est la vraie église ? », ce qui la retardé pour rejoindre la Réforme. Choqué par le désordre religieux qui règne à Genève, il a le souci de formuler une ecclésiologie. Pour lui lEglise est rendue visible par la fidèle prédication de la parole de Dieu. limportance des pasteurs : « Puisque le Seigneur a voulu que sa parole comme ses sacrements nous fussent dispensés par le ministère des hommes, il est nécessaire quil y ait des pasteurs… ». A la Réforme naît un « professionnel du religieux » le pasteur égal des autres fidèles si ce nest sa formation et lautorité que lui reconnaît la bible.

21 b – lorganisation - locale : léglise réformée repose sur la paroisse, communauté dans laquelle la parole est annoncée de manière authentique et les sacrements y sont correctement distribués. Lensemble pasteurs et anciens forment le conseil presbytéral ou consistoire dont le pasteur est président. Cest ce conseil qui prend les décisions. -régionale et nationale Au-dessus des paroisses fonctionnent des assemblées consistoriales et régionales. A la tête, il y a un synode national qui définit les grandes orientations et arbitre en dernier ressort les conflits. Les membres sont désignés par les paroisses.

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24 CONCLUSION Les églises réformées oscillent entre une forme épiscopale avec un pouvoir centralisé et une forme congrégationaliste respectant lautonomie des églises locales. Au niveau de lautorité, léglise réformée est une église hybride associant le pasteur, formé sur le plan théologique et les anciens, des laïcs. Cest le type presbytéral du latin ancien. Léglise réformée ne prétend pas être la seule église visible au monde. Pour Luther, « il est une église dont fait partie celui qui vit dans la foi et dont rien ne peut le séparer ». Manquant de hiérarchie, elle a réagi en ordre dispersé face au modernisme au 19 ème s. Il existe un courant libéral plus éloigné de la Bible. Lautorité dans cette église est ascendante.

25 C – LE MOUVEMENT DES FRERES Né en Angleterre au début du 19ème s. dans le cadre dun grand réveil spirituel, ce mouvement présente bien des particularités. 1 – UN RAPIDE CONTEXTE a – la floraison déglises Ce début de 19ème s. est marqué par un réveil spirituel et un souci de saffranchir de la tutelle de létat ou des hiérarchies ecclésiastiques.. Aussi, on assiste à une multiplication déglises qui nient lunité de léglise, vérité biblique importante. b – importance de la prophétie Les événements politiques (révolution française, conquêtes napoléoniennes) éveillent lintérêt pour la prophétie marqué par un livre dun jésuite chilien devenu ermite De Lacunza : « La venue du Messie en gloire et en majesté ». c – la réflexion sur léglise Le retour du Seigneur pose naturellement la question de léglise, lieu de rassemblement des croyants, dans le plan de Dieu.

26 2 – UNE EGLISE QUI CHERCHE SA PLACE a – les 1ers jalons Lacunza évoque lAntichrist et dénonce le clergé apostat. Le Réveil en Angleterre associe les idées millénaristes à un radical renouveau chrétien. Cela pose le problème des grandes églises visées par la critique de Lacunza. Il devient évident quil faut en sortir, mais les attitudes varient. b – lexpérience de Cronin (1801 – 1882) Ce médecin, catholique de naissance, se convertit. Mais, pour lui, adhérer à une église multiplie son émiettement. Par la conversion, il adhère au corps de Christ mais, adhérer à une église cest se séparer des autres dénominations. Avec tous ceux qui partagent ses convictions, il organise des réunions informelles qui rassemble des croyants de différentes églises. Avec eux, il partage la Cène sans pasteur consacré et témoigne ainsi de lunité du corps. Groves, un dentiste après une lecture directe de la Bible se joint au groupe.

27 c – lassemblée de Plymouth -son développement Elle sorganise de manière très libre et entre en relation avec dautres assemblées informelles apparues spontanément. Ceux qui la rejoignent refusent tout leader. On ne peut les distinguer par un nom doù lorigine du mot frère de Plymouth. Deux croyants plus instruits Darby et Newton en tant quanciens la dirigent. -les tensions Ces communautés se développent et maintiennent des contacts avec les chrétiens des autres églises avec qui ils rompent le pain. Darby entre autres, sur la base de son étude de la prophétie imprime, une attitude séparatiste : il faut se séparer du mal ecclésiastique en particulier. Ce point de vue nest pas accepté par tous, certains refusant de fonder une nouvelle église.

28 d – la démarche de Darby Il nest pas vraiment à lorigine du mouvement des Frères, mais sest joint à ces communautés informelles. Avec sa connaissance de léglise anglicane en tant que prêtre et ses études théologiques, il réfléchit au problème de lecclésiologie. -le constat Darby constate la différence de sens entre léglise au temps de Paul : léglise à Rome, à Corinthe, à Ephèse et aujourdhui où lon parle de léglise anglicane, réformée, catholique… preuve de lémiettement du corps de Christ. « … nous trouvons que le système actuel est celui dassemblées formées par les hommes… avec un homme choisi par eux et mis à leur tête. On devient membre de cette église… que lon soit membres de Christ ou non… Dans la plupart des églises… cest la majorité qui décide. Le Saint Esprit nentre point en question… Cest ainsi, que pour avoir des églises, on a mis de côté lEglise, lAssemblée de Dieu. Cest ainsi que les hommes ont remplacé, par des ministres de leur choix, lEsprit qui répartit ses dons… » Extrait « Les Eglises et lEglise » Darby 1874

29 -lanalyse « Il sest produit et développé dans le christianisme une fausse notion dont les conséquences sont grandes. Je parle de la confusion que lon a faite de deux aspects différents sous lesquels lEglise nous est présentée dans lEcriture ; cest à dire son aspect comme maison de Dieu, et son aspect comme corps de Christ » (LEglise du Dieu vivant. Darby). * le corps : Eph Cor Lassemblée nest pas une organisation mise en place par lhomme, mais un organisme vivant, composé de membres vivants, sous la direction de lEsprit de Dieu. * la maison Elle présente deux aspects : la maison construite par Dieu Eph ou 1 Pier la maison construite par lhomme 1 Cor

30 -les conséquences Darby montre à partir de Romains 11 ce quil advient de chaque économie. Linfidélité collective entraîne le jugement du système, les fidèles quant à eux sont gardés. Il en conclut que Dieu ne rétablit pas une chose quil a donnée et que lhomme a gâtée. Il la retranche après un long temps de patience. Il applique ce principe à léglise : elle a apostasié. Léglise apostolique des débuts, marquée par son unité, nest plus dans une forme visible, mais elle continue dexister puisque « les portes du hadès ne prévaudront pas contre elle » (Math ). Darby prend limage dune armée dispersée. Il y a partout de vrais chrétiens, mais leur unité nest plus visible. Seul Dieu la voit

31 e – quel chemin suivre ? Léglise doit reconnaître sa ruine et sappuyer sur Dieu en reconnaissant lautorité du Christ sur sa maison et accepter que léglise apostolique nexiste plus. Trois points clef ont été remis en lumière : -limportance de lEsprit Le Saint Esprit dirige les croyants assemblés et suscite les ministères (1 Cor ,11) -la réunion autour du Seigneur Aucune organisation nest nécessaire pour se réunir entre croyants (Matth ) -rupture avec les églises nationales Darby prône la rupture avec léglise anglicane en appelant les croyants à sortir hors du camp (Heb ). La communion eucharistique (la Cène) saccompagne de la communion ecclésiale

32 3 – TRAITS PARTICULIERS DE LASSEMBLEE DES FRERES -une vraie conversion basée sur le salut par grâce moyennant la foi -Le sacerdoce universel des croyants : chaque frère peut intervenir -Centralité de la Cène dans le culte. On doit demander sa place et en principe on associe communion eucharistique et communion ecclésiale -Souci de rendre témoignage à lunité du corps par les lettres de recommandation et le fait que toute décision prise dans une assemblée est applicable dans toutes les assemblées dites en communion (expression de cercle de communion (discutée) ou notion de (communion pratique) -La discipline est liée aux décisions dassemblée qui sont reconnues partout en principe -La séparation ecclésiastique est liée au souci de se protéger du mal doctrinal qui peut souiller par le principe de « la souillure par association ». -Doctrine dite de la dispensation qui voit lhistoire humaine divisée en grandes économies (ou phases) marquées par des ruptures dans les relations de Dieu avec les hommes. Le retour du Seigneur marquera la fin de la « parenthèse de léglise ».

33 4 – QUELQUES TRAITS DES ASSEMBLEES EVANGELIQUES -la plupart reconnaissent un pasteur ou quelquun de désigné -La Cène se prend sur le principe de la responsabilité personnelle, de ce fait il y a « décrochage » entre la communion eucharistique et ecclésiale. On ne la prend pas forcément tous les dimanches. -En fonction des communautés, il y a accentuation sur un point doctrinal ou un autre : les charismes, le baptême etc -Pour créer des liens entre elles, plusieurs se fédèrent dans le cadre des C.A.E.F. -La doctrine des dispensations est moins largement accepté

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36 CONCLUSION Dans les milieux évangéliques, on se divise par souci dauthenticité, considérant lunité de léglise dans léglise invisible. Le mouvement des Frères, considérant que léglise a apostasié a eu le souci de rendre témoignage à cette unité sans prétendre la reconstruire. Par manque dautorité instituée, et manque de visibilité des anciens reconnus spontanément ils ont connu maintes et maintes divisions liées surtout au principe de la séparation du mal doctrinal en particulier lié à lecclésiologie. La tension entre communion pratique très sourcilleuse et reconnaissance de tous les chrétiens comme faisant partie du corps pose souvent problème. La lenteur des décisions dassemblée fonctionnant sur le principe de lunanimité pousse à limmobilité ou à des décisions intempestives.

37 CONCLUSION GENERALE Un constat Il est frappant de voir que lEsprit de Dieu a profité de la présence de beaucoup de monde à Jérusalem pour la fête pour annoncer dans les langues de ceux qui étaient là la bonne nouvelle de lévangile. Or une langue véhicule la culture dun pays. Léglise a pour vocation de souvrir à luniversalité. Déjà dans les Actes léglise fait un bond culturel : dun milieu sémitique à Jérusalem au début, elle passe à un milieu occidental à Rome à la fin. Contrairement au culte lévitique, cadré par des prescriptions strictes correspondant à un peuple, une langue, une culture, un espace géographique, léglise qui prétend à luniversel est capable de sadapter par lEsprit à toutes les cultures. Ce qui explique le peu denseignements détaillé sur léglise.

38 Un contexte difficile Notre société en pleine mutation est inquiète, ce qui explique en grande partie le repli identitaire dans son église. Ces mêmes mutations expliquent aussi la désaffection des églises constituées. Les gens des villes ne se reconnaissent plus dans la liturgie ou les pratiques dune autre époque. On assiste à la naissance déglises émergentes qui veulent coller aux aspirations spirituelles de lère post moderne depuis 1968, marquée par le relativisme contre lequel le pape Benoît XVI sélève vigoureusement. Lœcuménisme a pour objectif lunicité du modèle ecclésial selon la prière du Seigneur. Mais les différences ecclésiologiques restent importantes. La déclaration dAugsbourg de 1999 entre léglise catholique et luthéro-réformé a levé les anathèmes prononcés au 16ème s. Pour les réformés non libéraux, larticle par lequel une église tient ou tombe est la justification par la grâce moyennant la foi, pour les catholiques cest un article parmi dautres. Laccord a abouti à un consensus « différencié ». Les communautés issues de la Réforme ne représentent pas des églises pour les catholiques. Les protestants traités dhérétiques hier sont des désobéissants aujourdhui.

39 Un dépôt à garder On peut retenir ce que léglise a maintenu ou réaffirmé au cours de son histoire. -le dépôt conservé par léglise catholique Au début de son histoire, elle a bataillé pour maintenir la vérité sur la divinité : « Jésus est le Fils de Dieu » (concile de Nicée 325) « le Verbe sest fait chair » (concile dEphèse (431) « Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme » (concile de Chalcédoine 451). (Croire p. 369 à 374 B. Sesboüé Droguet & Ardant) - le dépôt remis en lumière par léglise protestante En réaction aux dérives catholiques, Luther affirme « sola gratia » la grâce seule « sola fides » la foi seule « sola scriptura » lEcriture seule Les Réformateurs ont ainsi insisté sur la centralité de lEcriture et du salut par la grâce moyennant la foi

40 - le dépôt remis en lumière par les églises évangéliques Il reprend à son compte les vérités précédemment retenues et met laccent sur lauthenticité -importance de la conversion -engagement chrétien du croyant dans léglise -Centralité de lœuvre de Christ - le dépôt remis en lumière par les assemblées de Frères Ils ont peut-être plus à cœur le culte, le souvenir de la mort du Seigneur en commémorant la Cène tous les dimanches, le sacerdoce universel appliqué et linsistance sur laction de lEsprit au sein de léglise. Le retour du Seigneur : « le Cri de minuit » pour enlever son Eglise est souvent rappelé au culte ou dans les méditations. Ce qui pose problème aujourdhui, cest entre autres sur quels critères moral ou doctrinal peut se faire la séparation.

41 Une proposition de réflexion Est-ce quil y a unicité du modèle ? Est-ce quon peut être église autrement quà ma façon ? Est-ce que lon ne confie pas trop de choses à linstitution église alors que le Seigneur en est la tête ? Reconnaissons la variété de Dieu source de vie au delà des divisions qui sont le fait de chacun. Pour autant, noublions pas que nos communautés ont une histoire et on ne peut tout bousculer sans égard aux personnes. Savoir manifester un consensus différencié peut-être un comportement sage qui sattache à ce qui nous est commun et reconnaît ou constate sans le pratiquer ce qui nous est différent. (extrait des réflexions dun pasteur luthérien membre de la commission oeucuménique) Le cheminement du changement est en marche, on ne peut larrêter. Dans ce dernier cas interrogeons-nous sur ce que nous « bougeons » dans nos pratiques avant dagir, ce peut-être une attitude sage.

42 Lautel

43 La chaire

44 La table


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