Pneumologie Plan (1) Bronchodilatateurs Asthme Antileucotriènes Mucolytiques Analeptiques respiratoires Bronchite Oxygénothérapie chronique
Pneumologie Plan (2) Médicaments de l’HTAP hypertension artérielle pulmonaire Les antitussifs La toux non productive
TRAITEMENT DE L’ASTHME PNEUMOLOGIE TRAITEMENT DE L’ASTHME
Asthme -Epidémiologie Prévalence en France : 6 à 8 % 1500 à 2000 décès par an Facteur génétique Causes : Allergie (80% des cas)
Asthme -Définition Définition clinique : accès de dyspnée intermittentes, sibilantes à prédominance nocturne, associé à un syndrome fonctionnel caractérisé par une hyper-réactivité bronchique.
Asthme – Symptômes (1) Toux Oppression Essoufflement Sifflement
Asthme – Symptômes (2) Sur le plan clinique , on distingue : la crise simple : brutale et nocturne dyspnée avec ralentissement expiratoire toux et les sifflements. L’asthme d’effort : Toux + gène respiratoire +/- sibilance Effort bref et violent Isolé
Asthme – Symptômes (3) Asthme à dyspnée continue : Attaque d'asthme : sujet en permanence essoufflé. Attaque d'asthme : Succession de crises. Évolution vers l'état de mal Asthmatique ( Asthme aigu grave: AAG ) = forme grave de l'asthme qui nécessite hospitalisation
Asthme – Physiopathologie (1) Agression allergique Formation d’Ac IgE Complexe Ag +Ac activation des mastocytes bronchiques libération histamine, kinine etc… Spasmes des bronches Œdème de la muqueuse Hypersécrétion Réaction inflammatoire
Asthme – Physiopathologie (2) Bronche saine . Elle est entourée par des muscles ici en rouges Inflammation et hypersécrétion de la bronche. c'est ici qu'agissent les corticoides ( ex :bécotide ) Bronchoconstriction : les muscles entourant la bronche se resserrent . C'est ici qu'agissent les broncodilatateurs ( ex : ventoline, maxair )
Asthme - Traitement ALLERGIE : antihistaminique , antileucotriène
Les bronchodilatateurs bêta-2 stimulants (1) Activité +++ Mode d’action : Agoniste spécifique des Récepteurs Bêta -2 adrénergique des muscles lisses des bronches Indications : Traitement de la crise d’asthme Prévention de l’asthme d’effort Traitement de fond de l’asthme en association avec un corticoïde inhalé
Les bronchodilatateurs bêta-2 stimulants (2) EI : nervosité, céphalées, vertiges, palpitations, tachycardie sinusale, crampes musculaires, bronchospasmes, hypokaliemie pour forme systemique Précaution d’emploi : ne pas dépasser 15 inhalations /jour modification du traitement.
Les bronchodilatateurs bêta-2 stimulants (3) Spécialités action brève-aerosol doseur : Délai d’action : quasi immédiate Durée d’action : 4 à 8 heures VENTOLINE (salbutamol) 100 µg : 1 à 2 bouffées au moment de la crise ou en prévention de l’asthme d’effort. Traitement de fond 1 à 2 bouffées x 3 à 4/j BRICANYL (terbutaline) 250 µg : idem BEROTEC (fenoterol) 100 µg : idem MAXAIR (pirbuterol) 200 µg : système autohaler réservé à l’adulte
Les bronchodilatateurs bêta-2 stimulants (4) Spécialités action brève-poudre pour inhalation : Délai d’action : quasi immédiate Durée d’action : 4 à 8 heures BRICANYL Turbuhaler (terbutaline) 500 µg : 1 inhalation au moment de la crise ou en prévention de l’asthme d’effort. Inhalation répétée 2 à 3 x /jour pour traitement de fond VENTODISK (salbutamol) 200 µg : idem
Les bronchodilatateurs bêta-2 stimulants (5) Spécialités action prolongée-poudre pour inhalation : Délai d’action : 1 minute à 15 minutes Durée d’action : 12 heures Intérêt dans la préventions des crises nocturnes mais non utilisés pour crise Jamais prescrit seul, sans corticostéroïdes +++ FORADIL (formoterol) 12 µg : 1 à 2 inhalations en prévention de l’asthme d’effort. Idem pour traitement de fond SEREVENT (salmeterol) 200 µg : idem SYMBICORT (formoterol 12 µg + budesonide 200 µg)
Les bronchodilatateurs bêta-2 stimulants (6) Spécialités solution pour générateur d’aérosol Délai d’action : quasi immédiate Durée d’action : 4 à 8 heures Traitement d’urgence des crises d’asthme aigues sévères en milieu hospitalier Si diminution de l’effet = aggravation de l’asthme VENTOLINE (salbutamol) 50 mg : 2.5 à 10 mg BRICANYL ( terbutaline) 5 mg : idem
Les bronchodilatateurs bêta-2 stimulants (7) Spécialités forme orale action prolongée Durée d’action : 12 à 24 heures -BRICANYL LP ( terbutaline) 5 mg : 1 cp x 2 /jour - OXEOL ( bambutérol) 10 mg : 1 cp /jour
Les bronchodilatateurs bêta-2 stimulants (8) Spécialités forme orale action brève - VENTOLINE ( salbutamol) 2 mg / mesure : forme pédiatrique ATTENTION : forme orale contre-indiquée dans infarctus du myocarde, angor instable et sévère CONTRE-INDICATION : infarctus du myocarde, angor instable C
Les bronchodilatateurs bêta-2 stimulants (9) Spécialités forme injectable Délai d’action : immédiat Durée d’action : 4 à 6 heures - BRICANYL (terbutaline) 0.5 mg : 0.5 mg x 3 à 6 /jour SC -VENTOLINE (salbutamol) 0.5 mg : idem -SALBUMOL fort (salbutamol) 5 mg : Perf IV 0.1 à 0.2/µg/kg/min ATTENTION : forme injectable contre-indiquée dans infarctus du myocarde, angor instable et sévère CONTRE-INDICATION : infarctus du myocarde, angor instable C
Les bronchodilatateurs anticholinergiques (1) Mode d’action : Antagoniste des Récepteurs muscariniques M3 des muscles lisses des bronches : inhibe la bronchoconstriction par diminution du tonus bronchique Délai d’action : 30 à 90 minutes (tardif) Durée d’action : 4 à 10 heures
Les bronchodilatateurs anticholinergiques (2) Indications : Traitement de la crise d’asthme en association avec Bêta 2 Traitement de fond de l’asthme EI : bouche sèche et irritation pharyngée diminuées par la prise d’un verre d’eau après chaque bouffée
Les bronchodilatateurs anticholinergiques (3) Spécialités aérosol-doseur : ATROVENT (ipratropium bromure) 20 µg : 2 bouffée x 3 à 4 /jour TERSIGAT (oxitropium bromure) 100 µg : 2 bouffées x 2 à 3 /jour
Les bronchodilatateurs anticholinergiques (4) Spécialités solution pour aérosol : ATROVENT (ipratropium bromure) 0.5 mg : 1 dose dans sérum physiologique à utiliser dans un nébulisateur.
Les bronchodilatateurs anticholinergiques (5) Association Anticholinergique + bêta-2 stimulant : COMBIVENT 20 µg ipratropium + 100 µg salbutamol : 2 bouffées x 4 /jour en aerosol doseur BRONCHODUAL 20 µg ipratropium + 50 µg fenoterol : idem en aerosol doseur BRONCHODUAL 40 µg ipratropium + 100 µg fenoterol : 1 inhalation x 3 à 4 /jour en poudre pour inhalation
Asthme Les dispositifs d’inhalation (1) L’aerosol-doseur : Agiter le spray doseur Enlever le capuchon protecteur du spray Expirer à fond Mettre l'embout dans la bouche en serrant les lèvres autour, le fond de la cartouche doit être vers le haut Appuyer une seule fois sur la cartouche en inspirant lentement et profondément par la bouche Bloquer 10 secondes la respiration puis expirer lentement Recommencer en fonction du nombre de bouffées prescrites Faire toujours les broncodilatateurs ( ex: ventoline ) avant les corticoides ( ex: bécotide ) Se rincer la bouche après la prise des corticoides. Difficulté d’utilisation quand mauvaise coordination entre main et respiration : cas de l’enfant
Asthme Les dispositifs d’inhalation (2) Les systèmes poudre pour inhalation : turbuhaler , diskhaler : Enlever le capuchon Charger la dose à inhaler (disque ou molette) Expirer à fond Inspirer profondement en mettant l'embout dans la bouche en serrant les lèvres autour, Bloquer 10 secondes la respiration puis respirer normalement Facilite l’utilisation car la délivrance du PA est déclenchée par l’inspiration : pas de pb de coordination main-inspiration
Asthme Les dispositifs d’inhalation (3) Les chambres d’inhalation Introduire le nombre de bouffées prescrites dans la chambre par l’orifice prévu à cet effet. Inspirer et expirer durant 30 secondes dans la chambre Ne pas mélanger les produits, faire toujours les broncodilatateurs avant les corticoides La chambre doit être maintenue propre système adapté à l’enfant et au malade très dyspnéique
Asthme Les dispositifs d’inhalation (4) La nébulisation La solution est placée dans la chambre de nébulisation qui doit rester en position verticale L’aérosol est délivré par embout buccal ou masque Le patient doit être en position semi assise et respirer lentement
Les bronchodilatateurs theophylline (1) Mode d’action : inhibition de la phosphodiesterase : relaxation des muscles lisses bronchiques. Effet anti-inflammatoire action analeptique respiratoire centrale et psychostimulant effet diurétique, chronotrope + et inotrope+ Pharmacocinétique : bonne absorption par voie orale, variable par voie rectale, élimination hépatique (interactions medicamenteuses)
Les bronchodilatateurs theophylline (2) indications : Forme orale :crise asthme chez enfant, traitement de fond Forme rectale :crise d ’asthme modérée et traitement de fond Forme injectable : crise d ’asthme aigue et mal asthmatique moins utilisées beaucoup plus difficiles à manipuler, beaucoup moins efficaces et effets secondaires importants.
Les bronchodilatateurs théophylline (3) EI dose-dépendant : troubles gastriques, tachycardie, céphalée, nervosité, tremblements, convulsions à haute doses suivi thérapeutique important – adaptation posologique Interactions médicamenteuses : contre-indiquée : enoxacine (ENOXOR), viloxacine (VIVALAN) : risque de surdosage en théophylline
Les bronchodilatateurs théophylline (4) Spécialités orales forme LP : DILATRANE LP gélule 50, 100, 200 ou 300 mg THEOSTAT LP cp séc. 100, 200 ou 300 mg DILATRANE sirop 10 mg/ml Posologie : 10 mg/kg/jour Spécialités rectales : DILATRANE 350 mg
Les bronchodilatateurs théophylline (5) Spécialités injectables : AMINOPHYLLINE (aminophylline) 250 mg perf IV TRENTADIL (bamifylline) 300 mg perf IV ATTENTION : ne pas utiliser en IM ou IV directe = douloureux
Les anti-inflammatoires corticoïdes inhalés (1) Mode d’action :anti-inflammatoire puissant au niveau bronchique. Peu d’effet systémique indication : Traitement de fond de l’asthme persistant EI : irritation locale transitoire, candidose oro-pharyngée Contre-indication : tuberculose pulmonaire non traitée, ulcère gastro-intestinal non traité
Les anti-inflammatoires corticoïdes inhalés (2) Spécialités non associées BECOTIDE (beclometasone) PULMICORT (budésonide) FLIXOTIDE (fluticasone) Spécialités associées SERETIDE (salmeterol + fluticasone) Forme galénique : Aérosol doseur, poudre pour inhalation
Les anti-inflammatoires cromones Mode d’action : action locale, inhibe la libération des agents bronchoconstricteurs, pro-inflammatoires et chimiotactiques Indications : traitement préventif de l’asthme allergique et de l’asthme d’effort Alternative aux corticoïdes dans les formes mineures EI : rares bronchospasmes modérés, toux irritative, bronchospasmes sévères exceptionnellement
Spécialité : LOMUDAL (Cromoglycate disodique) : 20 mg solution pour nébulisation : 1 amp x 3 à 4/jour
Traitement de l’allergie les antileucotriènes (1) Mode d’action : antagoniste sélectif des récepteurs aux cystéinyl-leucotriène (médiateurs pro-asthmatique) Pharmacocinétique : absorption modérée, élimination hépatique (interactions médicamenteuses)
Traitement de l’allergie les antileucotriènes (2) Indications : traitement additif chez patient contrôlé par corticoïdes et Beta-2 inhalés. Prévention de l’asthme d’effort EI : céphalées, syndrome grippal, troubles digestifs
Traitement de l’allergie les antileucotriènes (3) Spécialité : SINGULAIR (montelukast) 5 et 10 mg. Alternative de traitement quand mauvaise compliance aux spray, notamment pour les enfants Tous les malades ne répondent pas aux antileucotriènes : il ne s'agit donc pas d'un traitement universel dans l'asthme.
Traitement de l’allergie les antihistaminiques (1) Mode d’action : antagoniste des récepteurs à l’ à l’histamine H1. Inhibition de la bronchoconstriction. Pharmacocinétique : absorption rapide, élimination hépatique en dérives conjugués
Traitement de l’allergie les antihistaminiques (2) Indications : Traitement prophylactique de l’asthme allergique EI : somnolence
Traitement de l’allergie les antihistaminiques (3) Spécialité : ZADITEN (ketotifene) 1mg gelule ou solution buvable ZADITEN LP
Asthme – Nouveau traitement XOLAIR omalizumab : Ac monoclonal recombinant humanisé dirigé contre les IgE pour les empêcher de se fixer sur leur cible. Indiqué dans les asthmes sévères, résistants aux autres traitements. Médicament sous ATU
Asthme Stratégie thérapeutique (1) Les paliers de l'asthme vont guider la thérapeutique Pallier 1 : intermittent Critères Traitement de fond Traitement des symptomes Symptômes - crises courtes < 1 h - rares < 1/ semaine - nocturne < 1/mois non - b2-adrénergiques inhalés courte durée - b2-adrénergiques ou cromones avant exercice ou allergène
Asthme Stratégie thérapeutique (2) Pallier 2 : persistant léger Critères Traitement de fond Traitement des symptomes Symptômes - crises > 1 / semaine - mais < 1/ jour - nocturne < 2/mois Corticoïdes inhalés 200 - 500 µg ou cromones Si crises nocturnes - théophylline action longue - b2-adrénergiques longue action - b2-adrénergiques inhalés courte durée
Asthme Stratégie thérapeutique (3) Pallier 3 : Persistant modéré Critères Traitement de fond Traitement des symptomes - symptômes quotidiens - b2 court pluri quotidien - nocturne > 1/mois Corticoïdes inhalés 500 - 1500 µg Si insuffisant - soit théophylline action longue - soit b2-adrénergiques longue action surtout si nocturne Si insuffisant - Flixotide® (1000 µg) - - b2-adrénergiques inhalés courte durée +/ - anticholinergique inhalés
Asthme Stratégie thérapeutique (4) Pallier 4 : Persistant sévère Critères Traitement de fond Traitement des symptomes - Symptômes permanents - b2 court pluri quotidien - nocturne fréquents Corticoïdes inhalés 1500-2000 µg Bronchodialatateurs - b2-adrénergiques longue action - +/ - théophylline action longue Si insuffisant - corticoïdes oraux (courtes cures) - Flixotide® (2000 µg) - - b2-adrénergiques inhalés courte durée +/ - anticholinergique inhalés
Asthme Stratégie thérapeutique (5) Si prise > 10 bouffées par jour de beta-2 adrenergique > 20 bouffées par jour de corticoides modification de traitement Critères de gravité : mesure de débit expiratoire de pointe vitesse à laquelle l’air peut circuler dans les voies aeriennes (< 65 % signe de gravité) Peak flow
PNEUMOLOGIE Traitement de la bronchite chronique et bronchite chronique obstructive (hors anti-infectieux)
Epidémiologie -Etiologies (1) La bronchite chronique touche 2,5 millions de personnes en France et 12 500 meurent chaque année de ses complications. La cause la plus fréquente est le tabac. Autres causes : gaz toxiques, ciment, solvants, produits de la mine, poussières de silice (professionnelles)
Epidémiologie (2) Les fumeurs considèrent à tord comme normal de tousser, cracher et d’être plus essoufflés que les non-fumeurs. Or derrière ces symptômes peut se cacher le début d’une bronchite chronique obstructive.
Définitions (1) La bronchite chronique : toux grasse avec expectoration (crachats) tous les matins pendant au moins trois mois de suite dans l’année et au moins deux années consécutives. C’est la conséquence d’une augmentation des sécrétions par les grosses bronches.
Définitions (2) Bronchite chronique obstructive : complication principale de la bronchite chronique avec rétrécissement des bronches d’où un essoufflement d’abord à l’effort, puis au repos. Peut s’y associer une destruction progressive des poumons (emphysème).
Evolution de la maladie Bronchite chronique simple Bronchite chronique obstructive Insuffisance respiratoire et infections bronchopulmonaires plus de 60 % des malades sont dépendants d’une bouteille d’oxygène pendant 15 heures par jour !
ARRET DU TABAC OU ARRÊT DE L’EXPOSITION TOXIQUE !!! Traitements (1) ARRET DU TABAC OU ARRÊT DE L’EXPOSITION TOXIQUE !!!
Traitements (2) Bronchite chronique simple kinésithérapie Mucorégulateurs Les antitussifs sont contre-indiqués.
Les bêta-bloquants sont contre-indiqués Traitements (3) Bronchite chronique obstructive bronchodilatateurs par voie inhalée Les corticoïdes dans les formes plus graves Les bêta-bloquants sont contre-indiqués
Traitements (4) Insuffisance respiratoire Analeptiques respiratoires oxygénothérapie les sédatifs et les somnifères sont contre-indiqués
Les mucorégulateurs (1) Mode d’action : agents fluidifiant par diminution de la viscosité du mucus par rupture des liaisons chimiques au niveau des mucines EI : risque de liquefaction brutale des sécretions bronchiques avec formes locales et injectables
Les mucorégulateurs (2) Mode d’utilisation : incompatibilité chimique avec le caoutchouc et certains métaux. Utiliser avec appareil compatible
Les mucorégulateurs (3) Spécialités voie locale : instillations trachéale MUCOMYST (N-acétyl-cystéine) MUCOFLUID (Mesna) Spécialités voie injectable : IM ou IV SURBRONC (ambroxol)
Les mucorégulateurs (4) Spécialités voie orale : MUCOMYST (N-acétyl-cystéine) forme sachet, cp, susp buvable. SURBRONC (ambroxol) forme cp, sachet, susp buvable BRONCHOKOD (carbocystéine) forme sirop
Les analeptiques respiratoires (1) Mode d’action :augmentation de la PaO2 et diminution de la PaCO2 Pharmacocinétique : bonne absorption par voie orale, métabolisme hépatique
Les analeptiques respiratoires (2) EI : hyperventilation transitoire, perte de poids Précaution d’emploi : faire un test d’efficacité préalable.
Les analeptiques respiratoires (3) Spécialités : VECTARION (almitrine) : forme orale et injectable
Oxygénothérapie Indiquée quand PaO2<60 mm hg Traitement 8 à 16 heures par jour Faible débit : 0.5 à 3l /min Ne pas augmenter le débit si aggravation : risque de pause respiratoire et hypoventilation aboutissant au coma respiratoire
Traitement de la toux non productive gênante Pneumologie Traitement de la toux non productive gênante
Les antitussifs opiacés (1) Action centrale Référence = codéine Dextrométhophane à utiliser de préférence Codéine Néo-codion Dextrométhorphane Nodex, drill, dexir Noscapine Tussisédal Pholcodine Respilène Depression respiratoire +++ - + analgésie toxicomanogène
Les antitussifs opiacés (2) Pharmacocinétique : absorption rapide et complète, élimination hépatique (dérivés conjugués), passage transplacentaire EI : constipation, somnolence, nausées Dépression respiratoire avec codéine Dépendance avec codéine principalement
Les antitussifs opiacés (3) Contre-indications : Toux productives Toux de l’asthme Insuffisance respiratoire Interactions médicamenteuses : Agoniste-antagoniste morphiniques IMAO non selectif (ex iproniazide) et IMAO A (moclobemide)
Les antitussifs non opiacés, non antihistaminiques (1) Spécialité : SILOMAT clobutinol Mode d’action : action centrale sans effet depresseur respiratoire. Action antitussive équivalente à la codéine Pharmacocinétique : absorption rapide et complète, élimination urinaire
Les antitussifs non opiacés, non antihistaminiques (2) EI : Nausées, vomissements Action antitussive équivalente à la codéine Convulsions à forte dose
Les antitussifs non opiacés, non antihistaminiques (2) Contre-indications : Toux productive Toux de l’asthme Insuffisance respiratoire Antécédent convulsion Épilepsie
Les antitussifs antihistaminiques (1) Spécialité : FLUISEDAL promethazine Mode d’action : Antihistaminique Propriétés sédatives et anticholinergiques EI : somnolence, effet atropinique (secheresse buccale, rétention urinaire)
Les antitussifs antihistaminiques (2) Contre-indications : Toux productive Toux de l’asthme Insuffisance respiratoire glaucome Adénome prostatique
Surfactant pulmonaire Pneumologie Surfactant pulmonaire
Surfactant pulmonaire (1) Mode d’action : réduit la tension de surface au niveau des alvéoles pulmonaires, facilite les échanges gazeux, prévient le collapsus alvéolaire EI : hemorragie intrapulmonaire, obstruction du tube endotrachéal par les sécrétions muqueuses
Surfactant pulmonaire (2) Précaution d’emploi : réservé en néonatalogie chez enfants intubés Vérification radiologique du bon positionnement de la sonde intra-trachéale Vérification continue de la PaO2 Indication : en instillation endo-trachéale chez nouveaux nés présentant un syndrome de détresse respiratoire et dont le poids de naissance est > 700g
Surfactant pulmonaire (3) Spécialités : SURVANTA (colfoscéril palmitate)
Traitement de l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) Pneumologie Traitement de l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP)
Epidémiologie Maladie rare, sévère, mortelle dans un délai moyen de 2.8 ans sous traitement conventionnel 1 à 2 cas /millions Sujet jeune (36 ans en moyenne) Sexe féminin
Symptomatologie Symptomatologie peu spécifique : délai entre 1er symptomes et diagnostique = 20 mois Dyspnée, fatigue, douleurs thoraciques, syncopes (stade 1 à 4)
Définition-physiopathologie Définie par l’élévation de la pression artérielle pulmonaire moyenne supérieure à 20 mmHg au repos, et 30 mmHg à l’effort (chez le sujet sain 10 et 15 mmHg) Augmentation des résistances vasculaires pulmonaires évoluant vers l’insuffisance cardiaque et la mort. Implication de l’endothéline et des récepteurs ETA et ETB
Stratégie thérapeutique Traitement de référence : oxygénothérapie Pronostic amélioré par Flolan : mais utilisation difficile cathéter central à demeure Développement d’un traitement voie orale Tracleer Alternative au tracleer : Ventavis
Traitements FLOLAN epoprostenol perf IV (1) Mode d’action : prostaglandine vasodilatatrice directe pulmonaire et systémique Anti-agrégant plaquettaire EI :hypotension, bradycardie, céphalées ,flush
Traitements FLOLAN epoprostenol perf IV (2) Contre-indications : Insuffisance cardiaque gauche Œdème pulmonaire Maladies veino-occlusive (ex : phlébite) Maladies hémorragiques EI :hypotension, bradycardie, céphalées ,flush
Traitements TRACLEER bosentan cpr (1) Mode d’action : antagoniste des R ETA et ETB avec diminution des résistances vasculaires Pharmacocinétique : absorption moyenne, métabolisme hépatique, inducteur enzymatique (induit son propre métabolisme et celui des médicaments associés = interactions médicamenteuses)
Traitements TRACLEER bosentan cpr (2) Posologie : 62.5 mg x 2/jour 4 semaines, augmentation à 125 mg x 2/jour (cf pharmacocinétique) EI : céphalées, bouffées de chaleur, perturbation de la fonction hépatique surveillance ALAT et ASAT tous les mois
Traitements TRACLEER bosentan cpr (3) Contre indications : Insuffisance hépatique ALAT et ASAT > 3 fois la normale grossesse Intéractions médicamenteuses : cyclosporine +++
Traitements VENTAVIS iloprost inhalation (1) Mode d’action : prostaglandine vasodilatatrice directe pulmonaire et systémique Anti-agrégant plaquettaire EI :hypotension, bradycardie, céphalées, flush, majoration de la toux (mode d’administration)
Traitements VENTAVIS iloprost inhalation (2) Contre-indications : Maladies hémorragiques Coronaropathie sévère, angor instable Maladies veino-occlusive (ex : phlébite) EI :hypotension, bradycardie, céphalées ,flush
Traitements VENTAVIS iloprost inhalation (3) Utilisation : Utilisation d’un nébuliseur particulier : nébuliseur prodose (à louer par le service) 6 à 9 inhalations par jour