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En effet, selon le directeur général de lenseignement scolaire au ministère de léducation nationale, M. Jean- Michel Blanquer, la situation française.

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2 En effet, selon le directeur général de lenseignement scolaire au ministère de léducation nationale, M. Jean- Michel Blanquer, la situation française se caractérise par : – une forte concentration des jours décole dans lannée, soit 144 jours « ouvrables » ; – un grand nombre dheures denseignement dans la journée, souvent supérieur, quel que soit lâge des élèves, à celui des autres pays développés. Cest le paradoxe français qui se traduit, dans le primaire, par des journées de six heures « bien remplies, trop remplies » daprès M. Jean-Michel Blanquer. On peut parler, à cet égard, dexception française – ce qui est nullement flatteur pour notre pays au vu de ses effets, que lon examinera plus loin, sur la fatigue de nos écoliers.

3 Nombre annuel moyen dheures dinstruction obligatoireNombre de jours denseignement de 7 à 8 ansde 9 à 11 ans Autriche Belgique (Fr) Danemark Angleterre Finlande France (avant la réforme) Allemagne Italie Japon Corée Espagne Moyenne de lOCDE Moyenne de lUE Source : Regards sur léducation 2010, OCDE.

4 Sur le plan historique, selon le chef du service de linspection générale de ladministration de léducation nationale et de la recherche, M. Thierry Bossard, la situation de notre pays résulte dune double évolution : – la réduction du nombre dheures hebdomadaires denseignement, qui est passé de 30 heures sous la Troisième République, à 27 heures en 1969, puis à 26 heures en 1989 et, enfin, à 24 heures en 2008 ; – la réduction du nombre de jours dans lannée scolaire, qui est passé de 223 jours sous la Troisième République, à 163 jours en 1969, puis à 156 jours et, enfin, à 144 jours.

5 Depuis la troisième République, sous leffet de ce double mouvement, lenseignement primaire a été réduit dun tiers environ. Outre le fait quelle est remarquablement courte, lannée scolaire française a, sur légalité des chances, des conséquences préjudiciables, ainsi résumées par la Cour des comptes dans son rapport thématique LÉducation nationale face à lobjectif de la réussite de tous les élèves :

6 Dernier constat : le nombre dheures denseignement très élevé de lécole primaire française, soit un tiers de plus quen Finlande (936 heures annuelles, si lon tient compte des 60 heures daide personnalisée, pour les écoliers français contre, selon lOCDE, 608 heures pour les élèves finlandais de sept et huit ans), ne permet pas aux jeunes Français, passés par cette école aux journées bien remplies, dêtre classés parmi les premiers aux tests dits « PISA ».

7 La mission sest dailleurs rendue en Finlande les 9 et 10 septembre pour y étudier les règles dorganisation du temps scolaire. Celle-ci est décentralisée, puisquelle dépend des « plans denseignement » des municipalités, lesquels peuvent être ensuite adaptés par les écoles. Toutefois, elle doit respecter deux contraintes fixées au niveau national : dune part, le nombre de jours denseignement dans lannée scolaire, fixé par la loi à 190 ; dautre part, un nombre hebdomadaire minimal de séquences denseignement (dune durée de 45 minutes, en général, suivis de 15 minutes de récréation) qui varie selon la classe. En ce qui concerne les heures denseignement proprement dites, lécole fondamentale finlandaise, qui est obligatoire pour les enfants de sept ans à seize ans et englobe donc léquivalent de nos écoles élémentaires et collèges, présente deux grandes caractéristiques :

8 – ainsi que la souligné la Présidente de la Commission de léducation et de la culture du Parlement finlandais, Mme Raija Vahasalo, cette école est celle qui assure le nombre dheures denseignement le plus faible en Europe ; – la journée scolaire finit tôt et sa durée est progressive, cest-à-dire quelle augmente en fonction de lâge des élèves. Le nombre minimum de séquences hebdomadaires denseignement fixé par le ministère de léducation nationale est donc de : 19 pour les classes 1 et 2 (élèves de sept et huit ans), 23 pour les classes 3 et 4 (élèves de neuf et dix ans), 24 pour les classes 5 et 6 (élèves de onze et douze ans) et 30 pour les classes 7, 8 et 9 (élèves de treize, quatorze et quinze ans).

9 LundiMardiMercrediJeudiVendredi 8 : 10 Maths 2*FinnoisMaths 2 Finnois 9 : 00 Travail manuel MusiqueSciencesArtÉducation physique 10 : 00 MathsMusiqueSciencesMathsÉducation physique Déjeuner 11 h 15 Finnois 12 h 00 Religion**Maths 1*ReligionMaths 1*Finnois 1* 13 : 05 Finnois 1* 14 : : 00

10 LundiMardiMercrediJeudiVendredi 8 : 10 Anglais 2*FinnoisÉducation physique Finnois 1* 9 : 00 FinnoisArtsÉducation physique MusiqueHistoire 10 : 00 MathsHistoireMaths 1*/ Allemand Éducation physique Travail manuel 11 h 15 Anglais 2*MathsBiologieÉducation physique Travail manuel Déjeuner 12 h 00 MusiqueAnglais 2*/ Allemand MathsFinnois 1* / AnglaisAnglais 2* / Maths 2* 13 : 05 Religieux**PhysiqueFinnois 2* Religion 14 : 10 Religion** Anglais 15 : 00

11 Selon les interlocuteurs finlandais de la mission, lorganisation du temps scolaire nest cependant pas le facteur de réussite le plus décisif du « modèle finlandais ». Les deux clefs dexplication des résultats obtenus par les élèves de ce pays sont, à leurs yeux, dune part, la qualité de lencadrement pédagogique, et le fait, dautre part, que le système éducatif sattaque résolument à la difficulté scolaire dès quelle apparaît, grâce à lintervention denseignants spécialisés.

12 Lanalyse selon laquelle il ne faut pas surestimer le poids du facteur « rythmes scolaires » dans la réussite du système finlandais est corroborée par M. Éric Charbonnier, de la division des indicateurs et des analyses de la direction de léducation de lOrganisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Selon cet expert, il nexiste pas de « corrélation forte » entre les rythmes scolaires dun pays et les performances de son système éducatif, telles que mesurées par les résultats de ses élèves âgés de quinze ans aux évaluations conduites par lOCDE dans le cadre du Programme international pour le suivi des acquis des élèves.

13 Source : daprès les Regards sur léducation 2009 et 2010, OCDE. Nota : pour chaque matière testée, le score des pays participants est la moyenne de tous les scores des élèves de ce pays. Nombre annuel moyen dheures dinstruction prévues (2008) Score moyen obtenu aux évaluations PISA de 2006 PaysDe 7 à 8 ansDe 9 à 11 ansDe 12 à 14 ans À 15 ans (programme typique) Compréhensi on de lécrit Mathématiqu es Finlande Norvège France Australie

14 Au total, pour M. Éric Charbonnier, la performance dun système scolaire tient à quatre facteurs : 1. la qualité de la formation des enseignants, 2. le recours à des dispositifs de soutien scolaire, couplé à une évaluation positive et non stigmatisante des acquis des élèves, 3. lautonomie dont dispose le chef détablissement 4. et un budget de lenseignement scolaire constant permettant deffectuer, dans un climat de confiance, des réformes de fond.

15 Après les congés dété, la rentrée scolaire sétend sur une période denviron six semaines allant du début août (certains Länder en République fédérale dAllemagne, Danemark) à la deuxième quinzaine de septembre (Espagne, Italie et le Luxembourg), tous les écoliers de certains de ces pays reprennent les cours à la même date tandis que dans dautres, la date de rentrée peut varier au sein même du pays. La période de congé estivale varie de six semaines environ (Allemagne, Pays-Bas, Angleterre, Pays de Galles et Écosse) à douze ou treize semaines (Grèce, Espagne, Irlande). Dans certains États membres, les congés dété sont plus étendus au niveau de lenseignement secondaire. Cest le cas en Espagne, en Irlande et aux Pays-Bas.

16 Au cours de lannée scolaire, dans tous les États membres, les enfants ont environ deux semaines de congé à la période de Noël. Dans la majorité dentre eux, le long premier trimestre est allégé par une semaine de congé dautomne accordée vers la fin octobre/début novembre, à lexception des pays du Sud où la rentrée est plus tardive.

17 En revanche, pendant le second trimestre de lannée scolaire, les situations sont plus variables. Les écoliers grecs, irlandais, italiens et écossais ne bénéficient pas de vacances à la fin de lhiver. Dans dautres États membres, des congés sont accordés dans le courant du mois de février ou de mars. De surcroît, ces congés peuvent avoir une durée très courte (un à trois jours) ou plus longue (une à deux semaines).

18 Traditionnellement, une plus longue période de congé est organisée à loccasion de Pâques, à lexception des Pays-Bas et de la France où ces congés ne sont plus nécessairement articulés autour de la date variable de la fête de Pâques. En Allemagne, au Luxembourg, en Angleterre et au Pays de Galles, le troisième trimestre est encore interrompu par une semaine (de un à douze jours pour les Länder) aux environs de la Pentecôte.

19 Nous espérons que ces exposés vont faire naître des questions. Cest toujours la première qui est la plus difficile.


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