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Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Compétitivité des sites Français de RENAULT Analyses et propositions Les.

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1 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Compétitivité des sites Français de RENAULT Analyses et propositions Les salariés de Renault veulent les moyens de montrer quils méritent leurs salaires horaires !

2 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre Statistiques France (Diagnostic) 02 Comparaison Renault VW (Diagnostic) 03 SOMMAIRE Analyse des propositions de la Direction 04 Contre-Projet 05 SWOT

3 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Statistiques France A la recherche de la croissance perdue (Contribution au diagnostic) 01

4 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Production de richesses en France 1950 – 2011 : PIB (source : INSEE) 1950 : 15 Md 2011 : 2000 Md % ! PIB = Produit intérieur Brut = Somme (Valeurs Ajoutées des entreprises situées en France) ~= Somme (Salaires + Charges) ~= Consommation + export – import + épargne

5 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Production de richesses en France 1950 – 2011 : PIB (source : INSEE) 1950 : 262 Md : 2000 Md +646 % Linflation explique une grande partie de laugmentation => lINSEE fournit le PIB en volume (hors inflation) mesuré en Euro de 2005

6 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Production de richesses en France 1950 – 2011 : PIB (source : INSEE) Comment la France a-t-elle pu augmenter la production de richesses de 646% ? => Un indicateur plus sensible peut être utile : le taux de croissance annuel. Beaucoup de dispersions, tendance globalement décroissante au cours du temps.

7 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Production de richesses en France 1950 – 2011 : Population active (source : INSEE) 1950 : 19,7 M 2011 : 26,9 M +38% Est-ce que la population active peut expliquer laugmentation du PIB ? Raté ! En France, laugmentation de la population active ne pourrait expliquer quune faible part de la croissance.

8 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Production de richesses en France 1950 – 2011 : Heures Travaillées (source : INSEE) 1950 : 43,9 Md h 2011 : 39,7 Md h -10% Est-ce que le nombre dheures travaillées peut expliquer laugmentation du PIB ? Raté ! Cest même le contraire, on constate une baisse de 10% du nb dheures travaillées. => Il nest pas nécessaire de travailler plus pour produire plus.

9 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Production de richesses en France 1950–2011 : Durée annuelle de travail (source : INSEE) 1950 : 2225 h 2011 : 1476 h -34% Est-ce que la durée annuelle de travail peut expliquer laugmentation du PIB ? Raté ! Cest même le contraire, on constate une baisse de 34% de la durée annuelle moyenne. (Cohérent avec la baisse du nombre total dheures travaillées malgré la hausse de la population active)

10 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Production de richesses en France 1950–2011 : Productivité horaire (source : INSEE) Est-ce que la productivité horaire du travail peut expliquer laugmentation du PIB ? EUREKA ! Cette fois, la corrélation est si forte (0,998), quil faut passer aux variations annuelles pour déceler des écarts. Cest la productivité et non la durée du travail qui permet daugmenter la création de richesse!

11 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Production de richesses en France 1950–2011 : Productivité horaire (source : INSEE) Quelques remarques sur le graphique précédent : 1.On constate beaucoup de dispersions, et une tendance globalement décroissante au cours du temps pour les gains de productivité (idem taux de croissance). 2.Cependant, si la France a connu des années de taux de croissance négatifs (récession) en 1975, 1993, 2008 et 2009, on navait jamais connu avant 2008 de perte de productivité ! (« gain négatif » en 2008 et 2009 : un « exploit » dont la France se serait bien passé). On peut suggérer quelques causes: Retard dans la mise en place du chômage partiel Maintien des heures supplémentaires subventionnées malgré le chômage (partiel et total) Réduction de charges sociales sans contrepartie 3.Ce qui est valable pour léconomie dun pays est aussi valable pour la compétitivité dune entreprise : les améliorations durables ne peuvent venir que des gains de productivité. 4.Bonne nouvelle : il y a des solutions pour retrouver les gains de productivité, et ça ne dépend que de quelques décisions humaines (investir massivement pour rattraper le retard).

12 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Production de richesses en France 1950–2011 : Pouvoir dachat (source : INSEE) Y a-t-il un lien entre laugmentation des salaires et le PIB ? Malheureusement, lINSEE ne fournit pas de statistiques sur les salaires, mais seulement sur le pouvoir dachat depuis Le taux de croissance a bien une corrélation avec le gain de pouvoir dachat (0,738), mais moins forte quavec la productivité (0,836).

13 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Production de richesses en France 1950–2011 : analyse par période Une moyenne par période permet de lisser les fortes dispersions annuelles Avec ce lissage par période, forte corrélation entre productivité et croissance : 0,962. la baisse tendancielle nest pas une « fatalité » : il y a eu une hausse dans les années 1960, mais aussi de 1997 à Pour la croissance, on décèle un autre facteur favorable depuis 1990 : les gouvernements de gauche (Rocard et Jospin) ont connu une accélération de la croissance. Période Gain annuel de productivité Taux de croissance ,94%4,70% ,14%5,90% ,45%4,16% ,78%1,75% Rocard2,38%2,80% Balladur-Juppé1,69%1,17% Jospin-35h2,13%2,87% Chirac1,78%1,73% Sarkozy0,28%0,03%

14 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Comparaison Renault, PSA, VW. Rapport de M. Freyssenet, CNRS. 02

15 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Comparaison Renault, VW et PSA VW a une meilleure marge que Renault, mais depuis 2007 seulement !

16 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Comparaison Renault, VW et PSA VW augmente fortement sa production mondiale, depuis 2006, de même que Nissan. Malgré des records de ventes battus en 2010 puis en 2011, Renault progresse peu.

17 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Comparaison Renault, VW et PSA VW externalise moins que Renault.

18 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Comparaison Renault, VW et PSA Chute spectaculaire de la production de Renault en France depuis Renault est devenu importateur net de véhicules en France depuis 2009 : pourquoi ?

19 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Comparaison Renault, VW et PSA Rappel : Renault a battu ses records de vente mondiaux en 2010 puis en La baisse de production en France ne peut donc sexpliquer par une baisse des ventes. VW augmente sa production en Allemagne depuis 2007 malgré des ventes stables.

20 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Comparaison Renault, VW et PSA VW augmente sa production en Allemagne depuis 2007 malgré des salaires plus élevés que Renault : pourquoi ?

21 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Comparaison Renault, VW et PSA Quand sarrêtera-t-on ? Quand il ny aura plus personne en France ?

22 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Comparaison Renault, VW et PSA VW montre quon peut se développer à létranger sans négliger sa base.

23 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Comparaison Renault, VW et PSA Conclusions du rapport du CNRS (M. Freyssenet ) 1.« Une stratégie en contradiction avec lorigine des profits du Groupe » (Renault nexploite pas assez ces points forts : gamme Entry, Kangoo, Scénic) 2.Les écarts de compétitivité avec VW ne sont pas dus aux sites de production Français. VW a augmenté sa production en Allemagne, malgré des coûts salariaux plus élevés quen France. Ce que le rapport a oublié : Comparer l'évolution de la productivité horaire du travail sur les 20 dernières années dans les usines Allemandes de VW et dans les usines Françaises de Renault! (explication possible : ces informations sont peut-être confidentielles, en tout cas, non disponibles dans les documents publiés et facilement accessibles sur les sites des constructeurs)

24 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Analyse de laccord de compétitivité Renault 03 Ce nest pas la tête dans le sable quon trouve les bonnes solutions. Les problèmes se dissolvent sous la lumière, il suffit de braquer les projecteurs au bon endroit et avec persévérance.

25 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Analyse de laccord de compétitivité Renault (1/5) Des prévisions de volume trop pessimistes. Des études indépendantes (source CGT Groupe Renault) montrent quil faut au contraire se préparer à une augmentation des volumes y compris en Europe, et il faut préparer les sites Français, sous-utilisés aujourdhui pour répondre à cette augmentation. Source: CGT Source: CGT

26 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Analyse de laccord de compétitivité Renault (2/5) La Direction demande aux salariés de prendre des congés pour « vider » les compteurs de capital temps. Elle veut aussi réduire les effectifs : dici Mais, en même temps, elle veut augmenter la durée annuelle de travail ??? Pour quoi faire, si, comme elle le prétend, il ny a pas assez dactivité? La Direction propose aux salariés un intéressement lié aux taux de MOP, mais la part variable de Carlos Ghosn dépend du Free Cash Flow. Pour 2012, on a eu un Free Cash Flow élevé (> 1Md ) lié à la vente des actions Volvo, mais la MOP a été faible : y aurait-il un lien avec les méthodes de calcul des intéressements respectifs de Carlos Ghosn et des salariés? La Direction a généralisé le DACS à tous les salariés, sans critères de pénibilité. Départ en « pré-retraite » à partir de 58 ans, payé pendant 3 ans à 75% Qui paye? Si cest Renault, ça signifie que la Direction estime rentable de payer des salariés à 75% à ne rien faire pendant 3 ans ? Donc, ces salariés ne seraient pas capables de produire plus de 25% de leur salaire en travaillant ? Pourquoi ? Ils sont incompétents ou on ne veut plus leur donner du travail? Dans tous les cas, on peut douter de lintérêt économique pour Renault, mais cest totalement incompatible avec lintérêt général de léconomie Française qui consiste à utiliser au mieux les compétences de chacun et non à les « mépriser ».

27 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Analyse de laccord de compétitivité Renault (3/5) La Direction considère que la capitalisation des jours de congé non pris dans lannée diminue la Marge Opérationnelle (MOP) : cest une vision purement comptable, qui ne tient pas compte de la valeur des jours travaillés. En effet, si un salarié capitalise des jours de congé, cest quil a travaillé plus que la durée légale standard. Lentreprise a alors une dette envers le salarié (les jours de congé à prendre plus tard) il est donc normal que la règlementation oblige les entreprises à provisionner cette dette. Mais, en face de cette dette, il y a eu production dune journée de travail donc, contribution au chiffre daffaire, à la valeur ajoutée et à la MOP, en principe de façon équilibrée avec la dette à provisionner, si lentreprise est bien gérée. Dire que la capitalisation pénalise la MOP revient à dire que travailler ne sert à rien! Si lentreprise estime quil ny a pas dactivité et que les salariés qui ne prennent pas leur congé, sont payés à ne rien faire, alors, il faut appeler les choses par leur nom : il sagit de chômage technique. La capitalisation peut être un outil de régulation pour sadapter aux variations dactivité, y compris sur des périodes de plus dun an, mais, dans ce cas, il ne faut surtout pas plafonner le capital temps. La Direction propose aussi de réduire les effectifs de 7500 personnes : mais on a déjà réduit de 6000 personnes les effectifs en France entre 2008 et 2011 (cf ATLAS) et on nest toujours pas compétitif. Quest-ce qui prouve quune solution qui ne marche pas depuis 4 ans, marchera mieux dans 4 ans ? Il faudrait que la direction nous donne ses objectifs de productivité et on sapercevrait que la seule solution crédible, cest daugmenter fortement la production par relocalisation (par exemple : produire en France les volumes quon vend en France, en Allemagne et en Belgique, soit voitures en 2012 et même en 2011 qui devrait servir de référence).

28 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Analyse de laccord de compétitivité Renault (4/5) La Direction sengage sur un volume de production de véhicules en 2016 : est-ce vraiment suffisant pour garantir la compétitivité des sites Français? Le graphique suivant permet den douter. On constate que la productivité en France stagne de 2001 à 2005 puis se dégrade fortement, alors que, sur la même période, la productivité de DACIA et de RSM ne cesse de saméliorer : la France avait la meilleure productivité en 2000 et 2001, elle devient la plus mauvaise à partir de Or, le plan proposé par la direction ne permettra même pas à la France de retrouver en 2016 la productivité quelle avait en 2005 et elle restera donc toujours moins productive et moins compétitive que Dacia et RSM qui, eux, continueront certainement à progresser. Si on na pas la volonté daméliorer plus fortement la productivité en France, il parait évident quen 2016, ou avant, la fermeture dusine sera de nouveau à lordre du jour. Productivité Renault en nb de véhicules par salarié et par an.

29 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Analyse de laccord de compétitivité Renault (5/5) Conclusions On peut largement mieux faire. La Direction na proposé que des solutions de facilité, déjà utilisées depuis 4 ans, et qui nont pas apporté de résultats durables : baisse des salaires horaires, réduction des effectifs, mutations forcées. Ces solutions, peut-être nécessaires dans le cas dentreprises au bord de la faillite comme létait Nissan en 1998, mais insuffisantes dans tous les cas, ne sont pas adaptées à la situation de Renault aujourdhui, qui nest pas endetté, na ni augmenté les salaires ni embauché récemment de façon injustifiée. De plus, cet accord napporte aucune perspective à moyen ou long terme qui pourraient motiver les salariés, comme cétait le cas avec le Contrat 2009 : quels volumes de ventes, quelle gamme, quelle productivité dans 3, 5, 10 ans ? Rien (ou presque). Seule perspective annoncée : produire véhicules Nissan dans une usine Renault. Mais, produire des véhicules Nissan, ne peut pas être un objectif, encore moins une perspective pour Renault ! Quel est lintérêt, à la fois pour Nissan et pour Renault qui ont chacun leurs usines en Europe ? Sil faut « dépanner » Nissan une nouvelle fois, pourquoi pas, mais, ça ne peut être que provisoire, limité dans le temps. Dans tous les cas, il faut montrer dautres perspectives pour Renault.

30 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Contre-projet 04

31 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Contre-Projet : nouveaux objectifs pour C Ghosn Objectifs et mode de rémunération du PDG. 1.Supprimer le critère de « Free Cash Flow positif » pour lévaluation de la part variable de Carlos Ghosn et le remplacer par un objectif de 2% minimum de gain annuel de productivité pour chaque site Français de production (au sens large : le TCR est un site de production détudes), pendant au moins 5 ans, avec une moyenne dau moins 3% par an pour lensemble des sites Français. 2.Limiter la rémunération fixe de Carlos Ghosn à annuel, comme le préconise le gouvernement pour les entreprises publiques. 3.En échange, la part variable pourrait atteindre 0,5% du capital de Renault, mais versée uniquement en stock option valables 5 à 10 ans, et avec un cours dexercice élevé, par exemple, 120 pour 2012 (cest le cours maximum atteint par laction en 2007, loption naura donc de valeur que si laction retrouve au moins ce niveau).

32 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Contre-Projet : nouvelle stratégie Produire en France Sandero et/ou Duster et/ou Lodgy Il faut inverser la logique de la direction pour la production de véhicule « Entry » en France : on nous dit « ça coûte x de plus en France », on va demander, ( et contribuer aux propositions) : quels gains de productivité et combien faut-il investir pour que le coût de production en France soit identique aux autres usines du groupe ? Il faut une nouvelle stratégie pour produire en grande quantité, dans des usines hautement productives (automatisées) des véhicules Standards, de bonne qualité et économiques à lachat comme à lusage. => Devenir le « Microsoft » de lautomobile (le moins cher, le plus vendu, devenu de fait un standard).

33 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Contre-Projet : semaine de 4j/32h La semaine de 32h/4j est un des moyens possibles pour faire des gains de productivité. Proposition de mise en place : convertir le CEF en 4 ou 5j de RTT supplémentaires, et ajouter 21 autres jours de RTT supplémentaire (passer de 35 à 32h représente environ 10% de baisse du temps de travail, la durée annuelle de travail étant de 210j, une réduction de 10% représenterait 21j de RTT supplémentaires). Les salariés auraient ensuite le choix dans lutilisation des RTT : soit un jour de congé par semaine, en utilisant les RTT et une partie des congés annuels, soit, un mois tous les 4 mois, soit 1 an tous les 5 ans (à chaque changement de poste par exemple) soit 2 ans tous les 10 ans (permettrait par exemple dêtre payé pendant 2 ans en cas de création dentreprise), soit pour partir 2, 3, 4 ans plus tôt en retraite.

34 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Contre-Projet : affectation des gains de productivité 1.100% des gains de productivité doivent être restitués aux salariés. Une référence des mesures de gains de productivité devra être établie en tenant compte dun historique depuis 2001 pour évaluer un éventuel retard ou une avance entre les augmentations de salaires accordées et les gains de productivité réalisés depuis Si on constate des pertes de productivité, on peut considérer que le rattrapage de ces pertes est « facile » et ne donne pas lieu à augmentation de salaire. Dans la pratique, il faudra peut-être considérer quon a du retard à rattraper par rapport à VW ou aux autres concurrents, il faudrait donc plutôt baisser les prix et se contenter de maintenir le pouvoir dachat, ce qui serait déjà bien si on passe à 32h. Mais, pour pouvoir quand même « récupérer » 100% des gains de productivité, tout en baissant les prix de vente, il faudra accorder aux salariés des actions gratuites représentant le complément des gains de productivité qui nont pas été utilisés pour des gains de pouvoir dachat en augmentation de salaire. 2.Lintéressement ne devra plus avoir comme critère un taux de MOP, mais un montant de MOP, pour privilégier les volumes aux taux de marges.

35 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 SWOT 05

36 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 SWOT S Strength (forces) Forte motivation des salariés pour défendre Renault en France, malgré les coup de boutoirs!. Succès historiques de Renault pour les voitures populaires : Dauphine, 4L, R5, Clio, Sandero. W Weaknesses (Point à améliorer) Productivité des sites Français O Opportunities Dautres solutions sont possibles! La Direction a des comptes à rendre car elle est responsable de la baisse de production des sites Français, alors que les usines étrangères ne permettent pas de répondre aux commandes clients. Renault est faiblement endetté et peut emprunter pour investir dans la productivité Taux dintérêt historiquement bas (2% sur 10 ans pour les OAT) et Banque Publique dinvestissement. Devenir le Microsoft de lautomobile : gros volumes avec des produits standards, populaires, de qualité et économiques, et des usines fortement automatisées. T Threats (Risques / Menaces) Peur du changement, des gains de productivité, de limpact sur les effectifs chez certains acteurs. Baisses des salaires en Espagne. Quand les salaires augmenteront dans tous les pays dEurope (Roumanie, Slovénie, Turquie, Espagne …), la productivité des usines redeviendra un critère discriminant pour les constructeurs, ce qui augmentera encore lavantage de VW si Renault ne fait rien.

37 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 SWOT : autre opportunité, la transition VE. Si, à court terme, la meilleure opportunité consiste à exploiter au mieux la gamme Entry en investissant dans des usines hautement productives, il faut se préparer à moyen terme au remplacement dune majorité du parc Européen de 240 millions de voitures thermiques, par des véhicules électriques dès que des solutions dinfrastructures de recharge des batteries auront été décidées, financées et déployées. Or, à cette occasion, tous les « compteurs » seront remis à zéro, et les motoristes Allemands, en pointe aujourdhui, perdront leur avantage, dautant plus quils ne semblent pas sintéresser beaucoup à la propulsion électrique. En France, au contraire, plusieurs sociétés explorent différentes pistes, du véhicule utilitaire ou urbain, au coupé sportif (Bolloré, Mia, Venturi …) dans le sillage de Renault, leader incontesté aujourdhui, malgré le retard de ZOE. La France est donc toujours un pays ayant la passion de linnovation automobile dans les gènes, Renault doit profiter de cette émulation pour capter la plus grosse part de ce marché qui sannonce prometteur. Cest même loccasion inespérée de percer sur le marché des véhicules sportifs, et haut de gamme, chasse gardée aujourdhui des Allemands, malgré les succès répétés de Renault en Formule 1.

38 Section Renault Guyancourt (Technocentre) du syndicat SDMY-CFTC 4 octobre 2013 Lavenir nexisterait pas si certains ne lavaient pas rêvé, imaginé, inventé. Bernard Werber (Le miroir de Cassandre)


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