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Présenté par : Date : Lieu : Les vaccins pour enfants à lœuvre au Canada.

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1 Présenté par : Date : Lieu : Les vaccins pour enfants à lœuvre au Canada

2 Les arguments en faveur de la vaccination Linnocuité des vaccins Les vaccins au Canada Des mythes, des faits et des réponses aux questions Les politiques publiques Des ressources Aperçu de la présentation © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

3 Daprès Les vaccins : Avoir la piqûre pour la santé de votre enfant (3 e édition, 2006) Pour obtenir les mises à jour, y compris les documents de principes du comité des maladies infectieuses et dimmunisation de la SCP et de linformation à jour pour les parents, consultez les sites Web de la SCP : et Révisé par le comité des maladies infectieuses et dimmunisation Principaux réviseurs : Docteurs Bob Bartolussi et Dorothy Moore. Les sources dinformation © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

4 Les arguments en faveur de la vaccination

5 Les vaccins sauvent des vies : Une réussite de la santé publique. Les vaccins sont sécuritaires et efficaces : Les maladies quils évitent peuvent provoquer une invalidité permanente ou même la mort. Le monde est petit : Les voyages favorisent la transmission rapide de maladies rares. De nombreuses maladies évitables par la vaccination ne disposent daucun traitement efficace. Pour certaines maladies, comme le tétanos, linfection ne produit pas dimmunité, mais les vaccins en produisent une. …Et le dernier point, mais non le moindre… Pourquoi vacciner? © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

6 …les vaccins protègent tout le monde Directement : la personne vaccinée, et Indirectement : les personnes vulnérables à la maladie, p. ex., les bébés, les enfants, les personnes âgées, les personnes dont le système immunitaire est affaibli. Les vaccins assurent des collectivités en meilleure santé : les enfants à lécole, les parents au travail, les personnes qui interagissent normalement. © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

7 Immunologie 101 La surface des bactéries et des virus contient des protéines uniques et des polysaccharides (des sucres complexes). Ce sont les antigènes. Le système immunitaire cible les antigènes à laide danticorps et de lymphocytes. Les lymphocytes (un type de globules blancs) incluent les lymphocytes B, les lymphocytes T et les cellules mémoires. Les cellules mémoires permettent au système immunitaire de reconnaître les germes quil a déjà vus, ce qui crée une mémoire immunitaire. Le fonctionnement des vaccins © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

8 Limmunité prolongée dépend des cellules mémoires. La mémoire immunitaire désigne la capacité quacquiert le système immunitaire de repérer la présence dun germe et de le détruire. Deux moyens dêtre immunisé : linfection naturelle et la vaccination. – Linfection naturelle provoque une maladie et peut sassocier à des complications, à des lésions permanentes et même à la mort. – Les vaccins assurent une protection sans causer de grave maladie. Limmunité © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

9 Les types de vaccins TYPE DE VACCINEXEMPLES Virus intact tuéVaccin inactivé contre la polio, vaccin contre l hépatite A Bactérie intacte tuéeVaccin oral contre le choléra (Dukoral) Virus fragmenté tuéVaccin contre linfluenza Bactérie vivante atténuée (affaiblie)Vaccin oral contre la typhoïde, vaccin contre le BCG (contre la tuberculose) Virus vivant atténué (affaibli) ou virus génétiquement modifié Vaccins contre la rougeole, la rubéole, les oreillons, la varicelle, la fièvre jaune; vaccin oral contre la polio, contre le rotavirus; vaccin contre linfluenza par voie intranasale Protéine bactérienne purifiéeVaccin acellulaire contre la coqueluche, vaccin injectable contre la typhoïde Polysaccharide bactérien purifié (sucre complexe)Vaccin contre lHaemophilus influenzae de type b, vaccins contre le pneumocoque et le méningocoque Protéine virale purifiéeVaccin contre lhépatite B, vaccin contre le virus du papillome humain Toxine bactérienne inactivéeAnatoxines diphtérique et tétanique Limmunologie des vaccins © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

10 MALADIE NOMBRE MOYEN DE CAS ET DÉCÈS CONNEXES (par année) Avant le vaccinAprès le vaccin Diphtérie cas, dont décèsDe 0 à 5 cas et 0 décès TétanosDe 60 à 75 cas, dont 40 à 50 décèsDe 0 à 2 cas et aucun décès depuis 1991 CoquelucheDe à cas, dont 50 à 100 décès3 000 cas, dont 1 à 5 décès Polio2 000 cas lors de la dernière épidémie en Hib1 500 cas de méningite et cas dinfections du sang, des os, des poumons, de la peau, des articulations Environ 30 cas Rougeole95 % des enfants ont déjà eu la rougeole à 18 ans, soit cas, 300 décès et 300 enfants ayant des lésions cérébrales Moins de 50 cas et 0 décès Rubéole85 % des enfants, soit cas, ont déjà eu la rubéole à 20 ans. Environ 200 cas de syndrome de rubéole congénitale 25 cas. De 0 à 3 bébés atteints du syndrome de rubéole congénitale nés dune mère non vaccinée Oreillons cas95 cas La réussite de la vaccination au Canada © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

11 MALADIE NOMBRE MOYEN DE CAS ET DÉCÈS CONNEXES (par année) Avant le vaccinAprès le vaccin Pneumocoque3 000 cas de maladie grave (méningite, bactériémie, pneumonie) chez les enfants de moins de 5 ans Environ 250 cas Varicelle casDéjà en 2007, réduction de 85 % des hospitalisations dans les provinces dotées dun programme de vaccination précoce ( ); réduction de 65 % lors des programmes suivants ( ) Hépatite B nouveaux cas, dont 480 à 500 décès < cas MéningocoqueDe 200 à 400 cas, dont 20 à 40 décèsProgramme trop récent pour quon en constate tous les effets Hépatite ADe à casProgramme trop récent pour quon en constate tous les effets Virus du papillome humain (VPH) cas de cancer du col de lutérus, dont 400 décès et 200 décès causés par dautres formes de cancer attribuables au VPH Programme trop récent pour quon en constate tous les effets Rotavirus cas, dont 2 à 4 décès chez les enfants de moins de 2 ans Programme trop récent pour quon en constate tous les effets La réussite de la vaccination au Canada (suite)

12 MALADIEEFFETS DE LA MALADIEEFFETS SECONDAIRES DU VACCIN DiphtérieMaux de gorge importants, faiblesse marquée, lésion nerveuse, insuffisance cardiaque. Décès dans 10 % des cas. Vaccin DCaT : 20 % des nourrissons ont une rougeur et une douleur localisées; < 5 % font de la fièvre; plus de rougeur et denflure à la dose de rappel entre 4 et 6 ans. TétanosLa toxine touche les terminaisons nerveuses, ce qui entraîne de douloureux spasmes musculaires et des convulsions. Voir DCaT ci-dessus. Rougeur et douleur localisées courantes à la dose de rappel pour adultes. CoquelucheQuintes de toux importantes qui perdurent de 3 à 6 semaines, pneumonie, convulsions. Lésion cérébrale ou décès chez 1 nourrisson sur 400. Voir DCaT ci-dessus. Le risque de lésion cérébrale après ladministration du vaccin contre la coqueluche est trop faible pour être mesuré. PolioParalysie musculaire chez une personne infectée atteinte de polio sur 100. Décès dans les cas graves. VPI. Aucun risque de maladie attribuable au vaccin. Administré en combinaison avec le vaccin DCaT (voir les effets secondaires ci-dessus). HibLa méningite tue dans 5 % des cas et provoque une lésion cérébrale et la surdité chez 10 % à 15 % des survivants. Administré en combinaison avec les vaccins DCaT/VPI (voir les effets secondaires ci-dessus). RougeoleGrave bronchite, forte fièvre, éruption pendant 7 à 14 jours; décès dans 1 cas sur 1 000; encéphalite dans 1 cas sur Administré en combinaison avec les vaccins contre la rubéole et les oreillons (RRO). De 5 % à 10 % font de la fièvre, accompagnée ou non dune éruption de 8 à 10 jours après la vaccination. Pas de risque de contracter la maladie par le vaccin. Risque dencéphalite dans 1 cas par million de doses. Un cas sur présente une faible numération plaquettaire. RubéoleFièvre, enflure des glandes, éruption. Pas de symptômes visibles dans environ 50 % des cas. Grave atteinte du fœtus si la mère est infectée pendant le premier trimestre de la grossesse. Voir vaccin RRO ci-dessus. Les risques et les avantages des vaccins © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

13 MALADIEEFFETS DE LA MALADIEEFFETS SECONDAIRES DU VACCIN OreillonsFièvre, enflure des glandes salivaires. Aucune maladie visible dans > 50 % des cas. Encéphalite dans 1 cas sur 200; surdité dans 1 cas sur Administré en combinaison avec les vaccins contre la rougeole et la rubéole (RRO). De 5 % à 10 % font de la fièvre, accompagnée ou non dune éruption de 8 à 10 jours après la vaccination. Pas de risque de contracter la maladie par le vaccin. Risque dencéphalite dans 1 cas par million de doses. Un cas sur présente une faible numération plaquettaire. PneumocoqueDécès chez environ 30 à 50 enfants; de 15 % à 20 % des survivants de la méningite ont une lésion cérébrale ou deviennent sourds. Rougeur, enflure et douleur mineures localisées chez 15 % des vaccinés. VaricelleHospitalisation dans cas par année et décès dans 10 cas par année attribuables à la pneumonie, à lencéphalite, à de graves infections de la peau; zona plus tard dans la vie. Réaction mineure localisée; éruption chez environ 5 % des enfants. Hépatite BDécès découlant des complications de linfection chronique (cirrhose, cancer du foie) ou dune grave maladie aiguë. Rougeur mineure, enflure et douleur mineures localisées. MéningocoqueDécès dans 10 % des cas; lésion cérébrale, surdité, amputations, perte cutanée chez 10 % des survivants. Rougeur, enflure et douleur mineures localisées chez 15 % des vaccinés. Hépatite ADécès découlant de lésions hépatiques foudroyantes dans une très petite proportion des cas. Douleur légère et rougeur au point dinjection. Virus du papillome humain (VPH) Décès attribuable à un cancer du col de lutérus et à dautres formes de cancer. Douleur légère et rougeur au point dinjection. RotavirusDécès découlant dune grave déshydratation causée par une diarrhée profuse et aqueuse. Aucune réaction significative. Les risques et les avantages des vaccins (suite)

14 La variole est éradiquée. Aucun cas nulle part dans le monde depuis Les enfants ne sont plus vaccinés contre la variole. La polio paralytique est éliminée de la plupart des régions du monde. De nos jours, elle est endémique dans quatre pays seulement : Afghanistan, Inde, Nigeria, Pakistan. – Diminution des cas de en 1988 à en – Éclosions récentes au Tadjikistan et en Ouzbékistan, danciennes républiques de lUnion soviétique. – Pour éradiquer complètement la polio, tous les enfants doivent être vaccinés. Les réussites des vaccins © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

15 Lorsque le taux de vaccination diminue, le taux de maladie augmente. Exemple : À la fin des années 1980, les États de lancienne Union soviétique ont vu leurs approvisionnements en vaccins perturbés et leur système de santé publique seffondrer et ont vécu linstabilité socioéconomique. Résultat : Diminution des taux de vaccins pour enfants. Une épidémie de diphtérie a suivi : Plus de cas et plus de décès dans les nouveaux États indépendants et les États de la Baltique. Un programme de vaccination massive a finalement permis de contrôler lépidémie. Leçon : Le relâchement de la vigilance peut être fatal. Pourquoi vaccine-t-on (encore)? © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

16 Les éclosions se produisent pour diverses raisons : Le doute du public : Au début des années 2000, une étude infondée sur lautisme et le vaccin RRO menée au Royaume-Uni a suscité une diminution de la vaccination contre la rougeole. – Résultats : augmentation des taux locaux dinfections contre la rougeole et des décès, et propagation de la rougeole à dautres pays. – Leçon : La vaccination doit se poursuivre pour éviter les éclosions de maladie. Les voyages : La rougeole et les oreillons ont été introduits au Canada par des voyageurs, qui ont entraîné des éclosions locales : La polio a été propagée dans 20 pays par des voyageurs provenant des quatre pays où elle demeure endémique. – Leçon : Le monde est petit! Les voyages peuvent susciter la propagation très rapide dune maladie rare. Pourquoi des éclosions se produisent-elles (encore)? © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

17 La baisse de limmunité : Importante éclosion doreillons en Apparue en Nouvelle-Écosse, elle sest propagée au Nouveau- Brunswick et en Alberta, et des cas sporadiques se sont déclarés ailleurs. A surtout touché les 20 à 29 ans en milieu scolaire. A suscité la recommandation dadministrer une deuxième dose du vaccin aux élèves du secondaire, des collèges et des universités qui nen avaient reçu quune dose pendant la petite enfance. Leçon : Il est peut-être nécessaire dadministrer une dose de rappel du vaccin contre les oreillons. Pourquoi des éclosions se produisent-elles (encore)? (suite) © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

18 Linnocuité des vaccins © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

19 La Direction des produits biologiques et des thérapies génétiques (DPBTG) de Santé Canada analyse et approuve tous les vaccins destinés à un usage humain au Canada. Pour que les vaccins soient approuvés, les fournisseurs doivent respecter des normes acceptables dinnocuité et de qualité (efficacité). Production : La DPBTG supervise tous les aspects de la production. Innocuité : La DPBTG effectue des tests de laboratoire indépendants pour évaluer linnocuité et lefficacité des premiers lots dun vaccin. Qualité : Précisée par la DPBTG et vérifiée à répétition sur des échantillons de lots avant et après la commercialisation du vaccin. Le mode dapprobation des vaccins au Canada © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

20 Le CCNI : Le Comité consultatif national de limmunisation fait des recommandations à ladministrateur en chef de la santé publique. Le CCI : Le Comité canadien dimmunisation évalue les recommandations du CCNI et donne des conseils sur les plans opérationnels. Les provinces et les territoires font appel aux recommandations du CCNI et du CCI pour élaborer des programmes de vaccination. Le Guide canadien dimmunisation du CCNI : Lignes directrices virtuelles de lAgence de la santé publique du Canada tous les 4 ans (édition la plus récente en 2010), à ladresse La Société canadienne de pédiatrie : Documents de principes du comité des maladies infectieuses et dimmunisation, à ladresse Les recommandations sur lutilisation des vaccins © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

21 Les effets secondaires : Les effets secondaires suivant limmunisation peuvent ou non être liés au vaccin. Les effets secondaires légers, comme la fièvre et lenflure au point dinjection, sont courants. Les effets plus graves sont rares. La surveillance postcommercialisation des effets secondaires : Système mis en place pour signaler et analyser les effets secondaires une fois que lutilisation dun vaccin est approuvée. Linformation est transmise à lAgence de la santé publique du Canada par lentremise de médecins et dinfirmières qui la signalent aux représentants de la santé. Les médecins et les infirmières qui administrent des vaccins devraient connaître les démarches locales visant à signaler à la santé publique les effets secondaires suivant limmunisation. La surveillance de linnocuité des vaccins © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

22 Système canadien de surveillance des effets secondaires suivant limmunisation (SCSESSI) : Reçoit les rapports des médecins, des infirmières. Comité consultatif sur lévaluation de la causalité (CCEC) : Analyse tous les cas signalés deffets secondaires graves. IMPACT : Programme canadien de surveillance active de limmunisation. Vaccine Adverse Event Reporting System (VAERS) : Programme de surveillance postcommercialisation de linnocuité aux États-Unis. Institute of Medicine (IOM, États-Unis) : Comité danalyse de linnocuité des vaccins. GACVS (OMS) : Comité consultatif mondial de la sécurité vaccinale. Les entités participant à la surveillance de linnocuité des vaccins © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

23 Les vaccins au Canada © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

24 Les vaccins systématiques pour enfants Vaccin 5-dans-1 (DCaT-VPI-Hib) : Protège contre la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la polio et les infections bactériennes causées par le Hib (Haemophilus influenzae de type b), y compris la méningite (une infection du cerveau), et dautres graves infections. Vaccin RRO : Protège contre la rougeole, la rubéole et les oreillons. Vaccin contre lhépatite B Vaccin contre la varicelle Vaccin contre linfluenza saisonnière (la « grippe ») Vaccin dcaT : Dose de rappel des vaccins contre la diphtérie, la coqueluche acellulaire et le tétanos pour les adolescents et les adultes. © 2010 Société canadienne de pédiatrie I Vaccin contre le pneumocoque : Protège contre des infections bactériennes causées par le Streptococcus pneumoniae, y compris la méningite, la pneumonie et les otites. Vaccin contre le méningocoque : Protège contre des infections bactériennes causées par le Neisseria meningitidis, y compris la méningite et la septicémie, une grave infection du sang. Vaccin contre le VPH : Protège contre les types de virus du papillome humain responsables du cancer du col de lutérus et du vagin et des condylomes. Vaccin contre le rotavirus : Prévient la diarrhée à rotavirus.

25 Autres vaccins ou calendrier de rattrapage Les enfants atteints de certaines maladies chroniques ou qui voyagent à lextérieur de lAmérique du Nord peuvent avoir besoin de vaccins supplémentaires. Les enfants néo-canadiens nont peut-être pas reçu des vaccins qui sont administrés systématiquement ici. Les enfants qui déménagent ailleurs au Canada peuvent rater une dose du vaccin parce que les calendriers ne sont pas uniformes partout au pays. © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

26 Les réactions anaphylactiques ou dautres réactions allergiques après ladministration dun vaccin constituent une contre-indication à des doses supplémentaires du vaccin. Les personnes ayant certains troubles du système immunitaire ne devraient pas recevoir de vaccins vivants (p. ex., rougeole, rubéole oreillons, varicelle, typhoïde par voie orale). Éviter les vaccins vivants pendant la grossesse, sauf lorsque les avantages prévus pour la mère et le bébé sont supérieurs aux risques. Les contre-indications à la vaccination © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

27 Les précautions Retarder ladministration du vaccin. Maladie modérée à grave. Les personnes traitées au moyen de produits sanguins ne devraient pas recevoir de vaccin vivant (p. ex., rougeole, rubéole, oreillons, varicelle) pendant au moins 3 mois. Selon le produit sanguin et la dose reçue, il se peut que ces vaccins ne fonctionnent pas. Ne pas reporter la vaccination en raison dune maladie mineure (p. ex., toux ou rhume, accompagné ou non de fièvre). © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

28 Causée par une toxine fabriquée par une bactérie qui infecte le nez, la gorge ou la peau. Peut causer des troubles respiratoires, une insuffisance cardiaque, des lésions nerveuses, une insuffisance rénale. Environ 1 personne sur 10 en meurt. Transmise par contact direct et étroit avec des gouttelettes provenant de la toux ou dun éternuement. Avant 1900, lune des principales cause de décès chez les enfants. On estime cas par année au Canada, dont 100 décès : cas au Canada. Vaccination systématique des enfants canadiens après Depuis 1983 : 5 cas par année, aucun décès. © 2010 Société canadienne de pédiatrie I La diphtérie

29 Toxine bactérienne inactivée. Administré avec le vaccin 5-dans-1 contenant les vaccins contre le tétanos, acellulaire contre la coqueluche et contre la polio et le Hib. Également administré sous forme de dose de rappel avec les vaccins contre le tétanos et la coqueluche à ladolescence. Également administré avec le vaccin contre le tétanos sous forme de dose de rappel recommandée tous les 10 ans chez les adultes. Réactions localisées courantes : rougeur, enflure, douleur et sensibilité au point dinjection. Seule contre-indication : réaction anaphylactique ou autre réaction allergique grave à une dose précédente du vaccin. Le vaccin contre la diphtérie © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

30 Causé par une toxine fabriquée par une bactérie qui bloque le contrôle normal des réflexes nerveux de la moelle épinière. Non contagieux : Se propage par les spores (des cellules semblables à des semences) dans lenvironnement, notamment le sol et la poussière contaminés. Avant le vaccin : De 60 à 75 cas par année au Canada, dont 40 à 50 décès. La vaccination systématique a été amorcée en De nos jours, 2 cas par année au Canada. Puisque les spores du tétanos sont présentes dans lenvironnement, la vaccination demeure le seul mode de prévention. Linfection au tétanos nassure pas dimmunité contre le tétanos. Dans les pays sans programme de vaccination, le tétanos continue de tuer. © 2010 Société canadienne de pédiatrie I Le tétanos

31 Toxine bactérienne inactivée. Administré avec le vaccin 5-dans-1 contenant les vaccins contre la diphtérie, acellulaire contre la coqueluche et contre la polio et le Hib. Également administré sous forme de dose de rappel avec les vaccins contre la diphtérie et la coqueluche à ladolescence. Également administré avec le vaccin contre la diphtérie sous forme de dose de rappel recommandée tous les 10 ans chez les adultes. Réactions localisées courantes : rougeur, enflure, douleur et sensibilité au point dinjection. Seule contre-indication : réaction anaphylactique ou autre réaction allergique grave à une dose précédente du vaccin. Le vaccin contre le tétanos © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

32 Infection respiratoire causée par une bactérie. Provoque de graves quintes de toux suivies dun bruit rauque. Dure de 6 à 12 semaines. De 20 % à 30 % des nourrissons atteints de la coqueluche seront hospitalisés. 1 nourrisson sur 400 aura des lésions cérébrales. Très contagieuse : Transmise par contact direct et étroit avec les gouttelettes de la toux ou dun éternuement. Avant le vaccin : de à cas par année, dont 50 à 100 décès. Maintenant : cas au Canada, dont environ 5 décès par année. Ces dernières années : nombre croissant de cas chez les adolescents, les jeunes adultes. Toujours une cause courante de toux chronique (> 2 semaines) chez les adolescents et les adultes. © 2010 Société canadienne de pédiatrie I La coqueluche

33 Vaccin à cellule complète adopté au Canada en Remplacé par le vaccin acellulaire contre la coqueluche en Protéines bactériennes purifiées : moins deffets secondaires. Administré avec les vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la polio et le Hib, sous forme de vaccin 5-dans-1. Également offert aux enfants plus âgés, aux adolescents et aux adultes sous forme de dose de rappel, en combinaison avec le vaccin Td. La vaccination des parents et des adultes qui travaillent avec des enfants protège les bébés trop jeunes pour être entièrement immunisés. Ne prévient pas linfection chez tout le monde, mais efficace pour réduire la gravité de la maladie et les risques de complications. Les effets secondaires mineurs et localisés sont courants. Seule contre-indication : réaction anaphylactique ou autre réaction allergique grave à une dose précédente du vaccin. Le vaccin contre la coqueluche © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

34 Causée par le poliovirus. Avant 1955, infection courante au Canada. La plupart des infections sont asymptomatiques (sans symptômes) ou légères, mais de 1 % à 5 % provoquent une méningite et 1 %, la polio paralytique. Virus dans la gorge et les excréments des personnes infectées : transmis par contact direct et étroit avec les sécrétions de la gorge, ainsi que par contact indirect (p. ex., mains contaminées, eau, aliments) : dernière épidémie au Canada, dont cas de polio paralytique. Enfants de 5 à 9 ans les plus touchés : dernier cas de polio paralytique causé par le poliovirus au Canada : encore observée régulièrement dans 4 pays; peut se propager par les voyageurs. © 2010 Société canadienne de pédiatrie I La polio

35 VPI (vaccin inactivé contre la polio) : Vaccin intact tué. Administré avec les vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et le Hib, sous forme de vaccin 5-dans-1. VPO (vaccin oral contre la polio) : Vaccin vivant atténué. Pas utilisé au Canada depuis , mais encore utilisé dans de nombreux pays. Les effets secondaires du VPI sont rares. Efficace et durable : Après 3 doses, 100 % des nourrissons développent des anticorps contre les 3 types de poliovirus. Seule contre-indication au VPI : Réaction anaphylactique ou autre réaction allergique grave à une dose précédente du vaccin. Le vaccin contre la polio © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

36 À ne pas confondre avec la grippe saisonnière. Les jeunes enfants sont les plus vulnérables. Jusquen 1985, principale cause de méningite bactérienne au Canada : cas par année chez les < 5 ans autres cas par année atteints dune grave infection (p. ex., du sang, de lépiglotte, des poumons, des articulations, des os ou de la peau). Méningite : infection du liquide et des membranes recouvrant le cerveau et la moelle épinière. Sans traitement, tous les enfants atteints dune méningite à Hib meurent. Complications de la méningite à Hib : lésions cérébrales, retard de développement, troubles de la parole et du langage, surdité. Pas très contagieux : bactéries du Hib dans la bouche, sécrétions nasales transmises par exposition étroite et prolongée ou contact avec des gouttelettes de la toux ou dun éternuement. Une réussite récente 1986 : vaccin approuvé en vue dêtre utilisé au Canada. Depuis 2000 : de 5 à 16 cas de Hib envahissant par année chez les enfants. Le Hib disparaît de tous les pays où les nourrissons sont vaccinés systématiquement. © 2010 Société canadienne de pédiatrie I LHaemophilus influenzae de type B (Hib)

37 Polysaccharide bactérien purifié lié à un porteur de protéines, comme lanatoxine diphtérique ou tétanique Administré avec les vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la polio, sous forme de vaccin 5-dans-1 Protège lenfant contre le Hib et contribue à limiter la transmission entre les enfants en général Rougeur et douleur localisées chez 5 % à 15 % des nourrissons Seule contre-indication : réaction anaphylactique ou autre réaction allergique grave à une dose précédente du vaccin Le vaccin contre le Hib © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

38 Streptococcus pneumoniae : principale cause de méningite et dautres infections bactériennes envahissantes graves chez les enfants du Canada, notamment ceux de < 2 ans. Les enfants plus âgés, les adolescents et les adultes atteints de certains troubles chroniques sont également à plus haut risque. Linfection se déclare dans le nez ou la gorge. Bien des gens sont des porteurs asymptomatiques (sans symptômes). Pas très contagieuse, mais transmise par contact direct et étroit : enfants en milieu de garde les plus à risque. Infections localisées : otite moyenne aiguë, sinusite aiguë, bronchite aiguë, pneumonie. Infections envahissantes : méningite, bactériémie, septicémie, endocardite, arthrite septique, ostéomyélite, péritonite. De nombreux pneumocoques deviennent antibiorésistants. Une réussite récente Depuis le début de la vaccination systématique des nourrissons en 2005 : diminution de la maladie envahissante de 94 % chez les enfants < 2 ans. Effet indirect : la moins grande exposition a suscité une diminution de la maladie envahissante de 91 % chez les personnes âgées. © 2010 Société canadienne de pédiatrie I La pneumococcémie

39 Deux types offerts : polysaccharide et conjugué. Polysaccharide : inefficace chez les enfants de < 2 ans. Utilisé chez les enfants plus âgés, les adolescents et les adultes. Contient les 23 sérotypes responsables de plus de 90 % des graves infections. Conjugué : approuvé en Efficace dès 2 mois de vie. Contient 7 sérotypes. Des vaccins contenant 10 et 13 sérotypes ont récemment été homologués au Canada et ont remplacé le vaccin à 7 sérotypes dans certains territoires de compétence. Les vaccins ont réduit considérablement les formes locales et envahissantes des infections dans tous les groupes dâge. Souches responsables des infections réduites de 40 % à 50 %. Réactions localisées : rougeur, enflure, douleur et sensibilité au point dinjection chez 10 % à 20 % des gens. Seule contre-indication : réaction anaphylactique ou autre réaction allergique grave à une dose précédente du vaccin. Le vaccin contre le pneumocoque © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

40 Neisseria meningitides : peut provoquer la méningite, la bactériémie, la septicémie et dautres infections envahissantes. Avant ladoption du vaccin, de 200 à 400 cas dinfection envahissante par année au Canada, dont 20 à 40 décès. Depuis 2001, le taux au Canada a diminué à environ 200 cas par année. Les personnes ayant certaines maladies chroniques sont plus vulnérables. Décès attribuable à une maladie grave dans 5 % des cas, même malgré un traitement, pouvant se produire dans les 6 à 12 heures suivant les premiers signes de la maladie. Les bactéries à méningocoque sont fragiles et les infections ne sont pas très contagieuses. La plupart des infections se transmettent par contact direct et étroit avec les sécrétions buccales et les gouttelettes de salive de porteurs sains, soit environ 1 adolescent ou adulte sur 5. 5 sérogroupes (A, B, C, Y et W135) sont responsables de presque toutes les infections au Canada, les groupes B et C provoquant le plus de maladies. Selon toute probabilité, les infections causées par les sérogroupes A, C, Y et W135 seront moins courantes puisque le vaccin quadrivalent conjugué (VCM4) est maintenant offert au Canada. © 2010 Société canadienne de pédiatrie I La méningococcémie

41 Une dose de rappel systématique du vaccin conjugué contre le méningocoque du groupe C ou le VMC4 est recommandé pour tous les enfants à environ 12 ans. Des doses de rappel plus fréquentes peuvent devoir être administrées aux personnes plus vulnérables aux méningococcémies. Il nexiste aucun vaccin contre le méningocoque du groupe B. Réactions localisées légères (rougeur, enflure, douleur ou sensibilité au point dinjection) déclarées pour tous les types de vaccin chez 10 % à 20 % des gens. Seule contre-indication : réaction anaphylactique ou autre réaction allergique grave à une dose précédente du vaccin. Le vaccin contre le méningocoque Type de vaccin Adopté au Canada Administré àDuréeEfficace contre Résultat Conjugué contre le groupe C Nourrissons, enfants de < 2 ans; dose de rappel à 12 ans Production dune mémoire immunitaire : Programme trop récent pour quon en constate tous les effets Groupe C seulement Diminution des infections à méningocoque du groupe C de 50 % en 2006 Conjugué quadrivalent (VCM4) 2007Enfants de 2 ans et plus; dose de rappel à 12 ans Production dune mémoire immunitaire : Programme trop récent pour quon en constate tous les effets A, C, Y, W135 © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

42 Infection virale grave. Provoque une forte fièvre, un écoulement nasal, une toux, une conjonctivite, une éruption qui dure de 1 à 2 semaines. La pneumonie est courante (de 1 % à 6 % des cas). Encéphalite : 1 cas sur 1 000, peut provoquer des lésions cérébrales ou la mort. Cas rares : PSS (panencéphalite sclérosante subaiguë). Très contagieuse : Transmise par contact direct et par lair. Les germes deviennent aéroportés après une toux ou un éternuement. Avant ladoption du vaccin : vastes épidémies tous les 2 ou 3 ans. La plupart des enfants avaient eu la rougeole avant lâge de 18 ans cas par année au Canada; 300 décès et 300 enfants ayant des lésions cérébrales. Vaccin approuvé en 1963; calendrier à deux doses en : moins de 20 cas par année. Éclosion en 2007 au Québec : 95 cas, presque tous chez des personnes qui avaient refusé la vaccination. Éclosion en 2008 en Ontario : dans plus de 50 cas, la plupart navaient reçu quune dose du vaccin ou navaient jamais été vaccinés. © 2010 Société canadienne de pédiatrie I La rougeole

43 Virus vivant atténué (affaibli). Administré avec les vaccins contre la rubéole et les oreillons, sous forme de vaccin RRO auquel on peut aussi ajouter le vaccin contre la varicelle, sous forme de vaccin RRO-Var. 2 doses requises, car environ 5 % des enfants vaccinés demeurent non protégés après la première dose. Effets secondaires légers : fièvre (chez 5 % à 10 % des enfants) ou éruption (chez 2 % des enfants). Graves effets secondaires rares : risque dencéphalite inférieur à 1 cas par million de doses. Pas de preuve de lien avec dautres maladies ou troubles (comme lautisme, le retard de développement, la maladie de Crohn, la colite ulcéreuse). Contre-indications : Réaction allergique à la néomycine, à la gélatine ou à une dose précédente du vaccin. Certains troubles du système immunitaire. Grossesse. Précautions : Retarder le vaccin en cas de maladie modérée à grave. Retarder le vaccin dau moins 3 mois chez les personnes qui ont reçu des produits sanguins, car le vaccin pourrait ne pas fonctionner. Le vaccin contre la rougeole © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

44 Infection virale. Peut provoquer de la fièvre, des maux de gorge, une enflure des glandes, une éruption. Généralement légère chez les enfants. Plus grave chez les adolescents et les adultes : Les arthralgies et larthrite sont courantes chez les adultes. Pendant la grossesse, peut infecter le fœtus et provoquer de graves invalidités : Le syndrome de rubéole congénitale (SRC), qui peut être responsable dune cardiopathie, de surdité, de cataractes et dun retard intellectuel. Se propage par contact direct avec les sécrétions de la bouche ou du nez et les gouttelettes de la toux ou dun éternuement. Moins contagieuse que la varicelle ou la rougeole. Avant ladoption du vaccin, 85 % des enfants avaient eu la rougeole avant lâge de 20 ans : cas par année, dont 200 cas de syndrome de rubéole congénitale. Épidémie mondiale en 1964 : Aux États-Unis, ~ bébés infectés pendant les 20 premières semaines de grossesse. De ce nombre, ~ cas de SRC et décès. Depuis le début de la vaccination systématique en 1980 : Seulement 0 à 3 bébés atteints du SRC naissent au Canada chaque année de mères non vaccinées. © 2010 Société canadienne de pédiatrie I La rubéole

45 Virus vivant atténué. Administré aux nourrissons avec les vaccins contre la rougeole et les oreillons sous forme de vaccin RRO auquel on peut aussi ajouter le vaccin contre la varicelle, sous forme de vaccin RRO-Var : 2 doses. Contre-indications : Réaction allergique à la néomycine, à la gélatine ou à une dose précédente du vaccin. Certains troubles du système immunitaire. Grossesse. Précautions : Retarder le vaccin en cas de maladie modérée à grave. Retarder le vaccin dau moins 3 mois chez les personnes qui ont reçu des produits sanguins, car le vaccin pourrait ne pas fonctionner. Le vaccin contre la rubéole © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

46 Il faudrait vérifier si les femmes en âge de procréer sont immunisées contre la rubéole avant leur première grossesse. Les femmes non immunisées et qui ne sont pas enceintes devraient être vaccinées. Si elles sont enceintes et non immunisées, retarder le vaccin, mais les mères devraient être vaccinées le plus tôt possible après laccouchement pour assurer leur future protection. Les effets secondaires du vaccin sont rares chez les nourrissons. 25 % des femmes vaccinées ont des douleurs articulaires. Le vaccin contre la rubéole et la grossesse © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

47 Infection virale pouvant provoquer de la fièvre, des céphalées et une enflure des glandes salivaires autour des mâchoires et des joues. Peut également causer une forme légère de méningite (dans 1 cas sur 10) ou une grave encéphalite entraînant des lésions cérébrales. Complications : surdité, enflure des testicules, infection des ovaires et (rarement) stérilité. Le virus contenu dans la bouche et les sécrétions nasales se propage facilement par contact direct et étroit et par les gouttelettes de la toux ou dun éternuement. Avant ladoption du vaccin, plus de cas par année déclarés au Canada. Les programmes de vaccination ont été amorcés dans les années Diminution des cas à < 400 par année après le calendrier à une dose, et à une moyenne de 79 cas par année en , après le calendrier à deux doses. Le nombre croissant de cas chez les adolescents et les jeunes adultes depuis 2007 pourrait refléter une baisse de limmunité après une seule dose du vaccin. © 2010 Société canadienne de pédiatrie I Les oreillons

48 Virus vivant atténué. Administré en combinaison avec les vaccins contre la rougeole et la rubéole, sous forme de vaccin RRO auquel on peut aussi ajouter le vaccin contre la varicelle, sous forme de vaccin RRO-Var : 2 doses. Les effets secondaires sont rares : Méningite déclarée dans 1 cas pour doses. Contre-indications : Réaction allergique à la néomycine, à la gélatine ou à une dose précédente du vaccin. Certains troubles du système immunitaire. Grossesse. Précautions : Retarder le vaccin en cas de maladie modérée à grave. Retarder le vaccin dau moins 3 mois chez les personnes qui ont reçu des produits sanguins, car le vaccin pourrait ne pas fonctionner. Le vaccin contre les oreillons © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

49 Causée par le virus varicelle-zoster. Fièvre, céphalées, douleurs et éruption prurigineuse. Maladie généralement légère (mais coûteuse) : Les parents restent souvent à la maison pendant 3 jours; de 30 % à 65 % des enfants consultent en clinique ou à lhôpital. Peut provoquer des complications comme la pneumonie, la bactériémie ou de graves infections cutanées. La maladie est plus grave, et les complications plus courantes, chez les adolescents et les adultes. Les cas graves peuvent poser de graves risques, notamment pour les nouveau-nés, les adultes ou quiconque a le système immunitaire affaibli. Très contagieuse : Les virus de la gorge et ceux des lésions grattées de la peau se répandent facilement dans lair. Transmise également par contact avec léruption. Contagieuse 2 jours avant lapparition de léruption jusquà ce que la dernière cloque ait formé une gale, généralement 5 jours environ après lapparition de léruption. Le virus demeure en dormance dans le système nerveux et peut être réactivé plus tard pour provoquer un zona. © 2010 Société canadienne de pédiatrie I La varicelle Une réussite récente Avant ladoption du vaccin : > cas par année (95 % des Canadiens la contractaient). Le nombre denfants hospitalisés à cause de la varicelle a chuté considérablement depuis ladoption des programmes de vaccination. Déjà en 2007, on avait constaté une diminution de 84 % des hospitalisations dans les provinces et les territoires ayant implanté leur programme rapidement ( ), et une réduction de 65 % dans les régions où les programmes avaient été implantés plus tard ( ).

50 Virus vivant atténué. Efficace à prévenir la varicelle dans 85 % à 90 % des cas et à prévenir une maladie modérée à grave dans 100 % des cas. 2 doses du vaccin maintenant recommandées pour tous les enfants de > 1 an (auparavant seules les personnes vaccinées à 13 ans en recevaient 2 doses). Protection dau moins 20 ans, peut-être permanente. Réaction localisée légère chez environ 20 % des enfants. Une maladie modifiée par le vaccin peut se déclarer, mais les cas sont rares et la maladie, moins grave. La transmission du virus du vaccin dun enfant vacciné en santé à des contacts susceptibles est rare. Administré sous forme de vaccin contre la varicelle ou en combinaison dans le vaccin RRO-Var. Contre-indications : Réaction allergique à la néomycine, à la gélatine ou à une dose précédente du vaccin. Certains troubles du système immunitaire. Grossesse. Précautions : Retarder le vaccin en cas de maladie modérée à grave. Retarder le vaccin dau moins 3 mois chez les personnes qui ont reçu des produits sanguins, car le vaccin pourrait ne pas fonctionner. Le vaccin contre la varicelle © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

51 Infection virale du foie. La moitié des personnes infectées nont pas de symptômes. Lautre moitié devient malade : fièvre, fatigue, perte dappétit et jaunisse, qui peut durer des semaines ou des mois. 10 % des personnes infectées deviennent des porteurs chroniques, et une maladie hépatique ou un cancer peut faire son apparition des années plus tard. Transmise par le sang et les sécrétions génitales. Observé à très faibles concentrations dans la salive, mais pas dans le lait maternel. Les activités sexuelles et le partage daiguilles sont les principaux modes de propagation au Canada. Peut être transmise dune mère infectée à son enfant pendant la grossesse ou laccouchement. Avant ladoption du vaccin, près de 500 décès par année au Canada et environ 1 personne sur 200 devenait porteur chronique. Une réussite récente Depuis 1997, le nombre moyen de nouveaux cas par année au Canada est passé de à environ Les programmes de vaccination en milieu scolaire ont atteint plus de 90 % des enfants admissibles. © 2010 Société canadienne de pédiatrie I Lhépatite B

52 Protéine virale purifiée. Offert seul ou avec le vaccin contre lhépatite A. Pas de calendrier uniforme de vaccination systématique, mais les programmes scolaires sont généralisés. Dans certaines provinces et certains territoires, le vaccin est administré au nourrisson. Recommandé pour : – les nouveau-nés de mères atteintes de lhépatite B; – les enfants qui fréquentent un milieu de garde, et leur éducatrice; – tous les enfants avant le début ou au début de ladolescence; – les personnes qui se rendent dans des pays où elles courent un risque de contracter lhépatite B; – les enfants de moins de 7 ans qui ont immigré au Canada de régions où les taux dhépatite B sont élevés; – les membres de la famille ou les contacts étroits dune personne infectée; – les personnes qui risquent davantage davoir des contacts avec du sang, comme : les travailleurs de la santé, les patients sous hémodialyse (en traitement dune maladie rénale). Le vaccin contre lhépatite B © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

53 Infection du foie causée par le virus de lhépatite A. De nombreux jeunes enfants nont pas de symptômes ou font seulement de la fièvre, mais ils demeurent contagieux et peuvent infecter dautres personnes. Les adolescents et les adultes sont plus susceptibles de devenir malades. Linfection cause de la fièvre, de la fatigue, une perte dappétit, des nausées, des vomissements et une jaunisse. Nentraîne pas dhépatite chronique. Transmise par contact avec les excréments, qui contiennent le virus jusquà 14 jours avant lapparition des symptômes. Également par leau ou les aliments contaminés. Infection plus courante chez les voyageurs dans des pays où lhépatite A est endémique, et dans les collectivités canadiennes où les techniques sanitaires et leau potable sont insuffisantes. Avant ladoption du vaccin, de à cas par année au Canada. © 2010 Société canadienne de pédiatrie I Lhépatite A

54 Vaccin à virus intact tué. Ne fait pas partie du calendrier de vaccination des enfants, sauf au Québec. Efficace à > 95 % à prévenir linfection. Non recommandé pour les enfants de < 1 an. Pour obtenir une protection plus longue, 2 doses administrées à 6 à 12 mois décart sont recommandées. Recommandé pour : – les personnes qui voyagent à des endroits où lhépatite A est courante, y compris les enfants de Néo-Canadiens qui rendent visite à la parenté à létranger; – les personnes atteintes dune maladie hépatique chronique ou dhémophilie; – les collectivités qui ne disposent pas de techniques sanitaires pertinentes ou deau potable sécuritaire; – les personnes qui exercent un métier dangereux (p. ex., travailleurs humanitaires, travailleurs dans les égouts) ou dont le mode de vie est plus risqué (p. ex., consommateurs de drogues illicites, les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes); – des contacts étroits avec des cas connus. Réactions localisées : douleur légère et rougeur au point dinjection. Seule contre-indication : réaction anaphylactique ou autre réaction allergique grave à une dose précédente du vaccin. Le vaccin contre lhépatite A © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

55 Le virus contre linfluenza provoque des épidémies annuelles de maladies respiratoires. Peut être responsable de pandémies périodiques, lorsque le virus change soudainement et que plus personne nest immunisé. Pendant les éclosions, les taux dhospitalisation des nourrissons et des personnes âgées augmentent. Très contagieuse : transmise par les sécrétions respiratoires, les mains contaminées, les gouttelettes de la toux ou dun éternuement et par les surfaces ou les objets contaminés. Transmise facilement à lécole et dans les milieux de garde. Les enfants rapportent linfection aux membres de la famille à la maison. Les complications de linfluenza chez les jeunes enfants incluent la pneumonie, lotite moyenne, les convulsions fébriles, une grave inflammation musculaire et lencéphalopathie. Le vaccin annuel contre linfluenza saisonnière est recommandé pour les personnes vulnérables aux complications de linfluenza, comme : – tous les enfants de 6 à 23 mois et les enfants plus âgés ayant certaines maladies chroniques; – les parents, les frères et sœurs, les contacts de la famille et les éducatrices des enfants à haut risque. Linfluenza saisonnière

56 © 2010 Société canadienne de pédiatrie I Le virus fractionné tué, dont les souches vaccinales changent tous les ans. Le virus change chaque année : La vaccination annuelle est nécessaire à lautomne, pour assurer une protection contre la grippe saisonnière. Première année dimmunisation : Les enfants < 9 ans ont besoin de 2 doses, à 4 semaines dintervalle. Réactions localisées chez 10 % à 50 % des vaccinés : Douleur au point dinjection pendant 1 ou 2 jours. Certains vaccins contiennent des traces de thimérosal (0,01 %/dose ou 100 parties par million), afin de prévenir la contamination bactérienne. Non recommandé pour : – les enfants < 6 mois (non efficace); – les personnes ayant une réaction anaphylactique ou une autre réaction allergique grave aux œufs ou à une dose précédente du vaccin; Les personnes allergiques au thimérosal devraient recevoir le vaccin sans thimérosal. Le vaccin contre linfluenza

57 Un nouveau vaccin contre linfluenza Vaccin intranasal à virus vivant atténué (VIVVA) homologué au Canada en Pas encore financé par une province ou un territoire ou intégré à un programme public. Homologué pour tous les enfants en santé de > 2 ans et toutes les personnes en santé de < 59 ans. Selon certaines données, il fonctionnerait mieux chez les enfants que le vaccin inactivé contre linfluenza. Les souches vaccinales sont adaptées pour croître seulement dans les voies nasales, où elles induisent limmunité mais ne peuvent envahir lorganisme. Les souches de linfluenza varient chaque année et sont les mêmes que celles incluses dans le vaccin inactivé.

58 © 2010 Société canadienne de pédiatrie I En cas de pandémie : le virus contre linfluenza change subitement, se propage rapidement dans le monde et personne, ou seulement un très petit segment de la population, nest immunisé contre le nouveau virus. les populations à risque de contracter une maladie grave peuvent être différentes de celles qui le sont pendant la saison annuelle dinfluenza. le vaccin contre linfluenza saisonnière nest pas efficace contre la nouvelle souche du virus. Linfluenza pandémique par rapport à linfluenza saisonnière

59 © 2010 Société canadienne de pédiatrie I Les représentants de la santé régionaux, nationaux et mondiaux réagissent à une annonce de pandémie : en étant préparés. Le gouvernement, les autorités sanitaires du monde entier : – activent des plans de préparation à la pandémie auprès des travailleurs de la santé et du grand public afin de prévenir la propagation et de protéger les groupes les plus vulnérables à une maladie grave. – organisent des campagnes de communication dynamiques sur les moyens de réduire la propagation de la nouvelle souche (p. ex., se laver les mains, tousser dans sa manche plutôt que dans ses mains et demeurer à la maison en cas de maladie). par la surveillance : Les cas positifs sont suivis, surveillés et signalés. par limmunisation : Un vaccin contre une pandémie dinfluenza conçu pour les populations à risque partout dans le monde est développé et mis à lessai : – le vaccin devient disponible par lot, pas tout en même temps. – les nouveaux vaccins subissent un processus dapprobation rigoureux pour garantir une haute qualité. Le vaccin contre linfluenza pandémique

60 © 2010 Société canadienne de pédiatrie I Principale infection transmise sexuellement au Canada. Prévalence au Canada : entre 11 % et 29 %. Les taux les plus élevés de VPH se manifestent dans les 5 premières années suivant le début des activités sexuelles. Environ 3 Canadiens sexuellement actifs sur 4 sont infectés à un moment ou à un autre. En général, aucuns symptômes, mais le VPH est la principale cause de cancer du col de lutérus et du cancer du vagin chez les femmes. Il peut provoquer la formation de condylomes, tant chez les hommes que chez les femmes. En moyenne, cas de cancer du col de lutérus sont diagnostiqués chaque année au Canada, dont 400 décès et 200 décès découlant dautres formes de cancers attribuables au VPH. Le vaccin contre le VPH est très efficace pour prévenir linfection par les principaux types de VPH responsables dun cancer. Les programmes de vaccination sont encore trop récents pour quon détienne des données sur leffet à long terme sur le taux de la maladie. Le virus du papillome humain

61 © 2010 Société canadienne de pédiatrie I Vaccin à protéine virale purifiée : Vaccin homologué au Canada pour les filles et les femmes de 9 à 26 ans : Le gouvernement fédéral annonce un financement pour instaurer des programmes de vaccination contre le VPH : Vaccin quadrivalent approuvé à la fois pour les filles et les garçons de 9 à 26 ans. Le CCNI analyse les recommandations afin délargir les programmes scolaires pour inclure les garçons et les jeunes hommes. Vaccin bivalent contre le VPH-16 et le VPH-18 et le vaccin quadrivalent contre le VPH de génotypes 6, 11, 16 et 18. Lun ou lautre des vaccins doit être administré avant lapparition des activités sexuelles, entre 9 et 13 ans. Réaction localisée : Douleur au point dinjection pendant 1 ou 2 jours. Seule contre-indication : Réaction anaphylactique ou autre réaction allergique grave à une dose précédente du vaccin. Une maladie légère à modérée nest pas une raison de retarder la vaccination. Le vaccin contre le VPH

62 © 2010 Société canadienne de pédiatrie I Principale cause de diarrhée aiguë chez les bébés et les jeunes enfants dans le monde : au moins 20 % de tous les cas de gastroentérite infantile sont causés par le rotavirus. Presque tous les enfants ont déjà été infectés à 5 ans. Les éclosions se produisent généralement entre février et mai. Cause de la fièvre, des vomissements, une grave diarrhée aqueuse et une déshydratation rapide chez les jeunes enfants qui ne peuvent conserver assez de liquide. Les décès sont rares dans les pays occidentaux, mais dans les pays en développement, le rotavirus tue jusquà 5 enfants sur 100 avant leur 5 e anniversaire. Très contagieux avant et après lapparition des symptômes : Le virus contenu dans les excréments se transmet facilement par contact avec les mains contaminées, les objets ou les surfaces puis un transfert sur la bouche. Vaccin efficace pour prévenir une maladie grave et lhospitalisation attribuable à linfection contre le rotavirus. Le rotavirus

63 © 2010 Société canadienne de pédiatrie I Le vaccin contre le rotavirus 2010 : Utilisation systématique recommandée au Canada. Deux vaccins oraux à virus vivant atténué (affaibli) offerts pour prévenir la gastroentérite à rotavirus chez les nourrissons de 6 à 32 semaines de vie. À la fois sécuritaire, efficace et administré oralement, sous forme liquide. Administré en 2 ou 3 doses, généralement à 2, 4 et 6 mois. La première dose doit être administrée entre 6 et 14 semaines de vie, et toutes les doses doivent lêtre avant 8 mois de vie. Doses administrées à 4 semaines dintervalle. Contre-indications : Réaction anaphylactique ou autre réaction allergique grave à une dose précédente du vaccin. Antécédents dobstruction intestinale. Troubles du système immunitaire (car les données dinnocuité ne sont pas encore disponibles). Précautions : Un système immunitaire affaibli. Retarder la vaccination en cas de maladie modérée à grave, surtout la diarrhée.

64 Des mythes, des faits et des réponses aux questions © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

65 FAITS : Les vaccins sont souvent administrés au jeune nourrisson. Souvent, les anomalies cérébrales ne peuvent être dépistées à un si jeune âge. En général, on pose un diagnostic dinfirmité motrice cérébrale, de retard intellectuel ou de retard du développement lorsque lenfant a quelques mois. Souvent, on ne diagnostique une anomalie quaprès ladministration de une ou plusieurs doses du vaccin, mais ça ne veut pas dire que le vaccin est responsable du problème. Mythe : Les vaccins peuvent être responsables de lésions cérébrales et dautres maladies autrement inexplicables © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

66 FAIT : Cest faux. Certaines maladies (p. ex., la rougeole, la diphtérie) sassociaient à un moins grand nombre de décès grâce à une meilleure alimentation et aux meilleurs soins des enfants, mais pour dautres maladies (p. ex., la polio), des enfants en santé continuaient de mourir ou de subir des invalidités. Mythe : Le taux des maladies diminuaient avant quon commence à utiliser les vaccins © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

67 FAIT : La vaccination nest pas obligatoire. Cependant, le fait de ne pas se faire vacciner rend dautres personnes vulnérables à la maladie et compromet leurs droits. Mythe : La vaccination obligatoire viole les droits civils © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

68 FAIT : Aucune infection nagit comme stimulant général du système immunitaire. En fait, la rougeole et linfluenza suppriment le système immunitaire. © 2010 Société canadienne de pédiatrie I Mythe : Des infections comme la rougeole stimulent le système immunitaire

69 1998 : The Lancet publie une étude dirigée par le docteur Andrew Wakefield, qui semble lier le vaccin à lautisme. Les taux de vaccination RRO chutent en Grande-Bretagne éclosion de rougeole. Depuis, létude elle-même est complètement discréditée. Mars 2004 : 10 des 13 auteurs originaux de létude publient une rétractation de leur interprétation dans The Lancet. Janvier 2010 : Le conseil médical général du Royaume-Uni, un organisme de réglementation, décrète que Wakefield a agi « de manière malhonnête et irresponsable » en faisant cette recherche. Février 2010 : Les éditeurs du Lancet retirent entièrement larticle de Wakefield des dossiers publics. Mai 2010 : Wakefield est radié du registre médical du Royaume-Uni. De vastes études récentes menées par de grands organismes médicaux ont démontré à maintes reprises labsence de lien causal entre le vaccin RRO et lautisme. Le mythe de lautisme : le vaccin RRO © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

70 Le thimérosal : Un agent de conservation utilisé pour éviter la croissance de bactéries et de champignons dans les fioles multidoses de vaccins. Absent des vaccins à dose unique. Dans lorganisme, métabolisé en éthylmercure : Inquiétude aux États-Unis quant à la toxicité possible de léthylmercure : Une analyse de lInstitute of Medicine des États-Unis na établi aucun lien entre le thimérosal et lautisme ou dautres maladies neurologiques. Les études plus récentes confirment leurs observations. Les diagnostics dautisme ont continué daugmenter après le retrait du thimérosal des vaccins pour enfant. Le thimérosal est un composant contenu dans un seul vaccin systématique pour les enfants canadiens : Le vaccin contre linfluenza, généralement commercialisé dans des fioles multidoses. Un vaccin contre linfluenza à la fois stable et ne contenant pas de thimérosal est également offert pour les enfants. Encore utilisé comme agent de conservation dans certains vaccins produits pour les adultes, mais pas pour les enfants. Le mythe du thimérosal © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

71 Des réponses aux questions Lallaitement ne protège-t-il pas les bébés de linfection? © 2010 Société canadienne de pédiatrie I Le lait maternel est lalimentation idéale pour les bébés. Il fournit dimportants facteurs nutritionnels et immunitaires et contient des anticorps qui contribuent à prévenir certaines infections. Cependant, cette protection est incomplète et ne prémunit pas le bébé contre toutes les infections évitables par la vaccination. Lallaitement ne peut pas remplacer la vaccination et naméliore pas les réponses aux vaccins. La protection diminue rapidement à larrêt de lallaitement.

72 © 2010 Société canadienne de pédiatrie I Limmunité que procurent la plupart des vaccins est tout aussi efficace que celle produite par la maladie, mais ne comporte pas les risques associés à la maladie. Chaque infection évitable par la vaccination peut entraîner de graves problèmes. La réponse immunitaire à linfection naturelle peut se produire trop tard pour éviter de graves problèmes. Après ladministration du vaccin, le système immunitaire est stimulé à assurer une protection contre la maladie, sans que lenfant subisse une infection caractérisée. Des réponses aux questions Limmunité « naturelle » nest-elle pas plus efficace?

73 © 2010 Société canadienne de pédiatrie I Rien nindique que les nourrissons et les bébés ont plus deffets secondaires que les enfants plus âgés. Le report de ladministration des vaccins laisse les très jeunes enfants vulnérables aux complications et aux décès causés par des maladies courantes (p. ex., la coqueluche, le Hib et les pneumococcémies sont plus graves chez les bébés). Des réponses aux questions Ne devrait-on pas retarder ladministration des vaccins jusquà ce que les enfants soient plus âgés et courent moins de risques deffets secondaires?

74 © 2010 Société canadienne de pédiatrie I Les nourrissons peuvent réagir à environ antigènes différents en tout temps. Les bactéries et les virus exposent les nourrissons à un grand nombre dantigènes à la fois, soit beaucoup plus que ceux que lon trouve dans les vaccins. Ladministration de vaccins multiples mais combinés réduit le nombre dinjections que doit recevoir lenfant. Des réponses aux questions Ladministration dun trop grand nombre de vaccins peut-elle surcharger le système immunitaire du bébé?

75 © 2010 Société canadienne de pédiatrie I Tant que les maladies évitables par la vaccination existent quelque part dans le monde, tout enfant non vacciné est vulnérable : – Un voyageur peut transporter la maladie nimporte où. – Un enfant peut voyager dans une région où la maladie est plus courante. La vaccination ne débarrasse pas lenvironnement de certains germes (p. ex., le pneumocoque) dont des enfants plus âgés et des adultes peuvent être porteurs. Les bactéries du tétanos sont présentes dans la terre et la poussière du monde entier. Nimporte quel enfant peut contracter linfection à cause de la saleté dune plaie. Des réponses aux questions Puisque la plupart des autres enfants sont vaccinés et que les maladies disparaissent, pourquoi me donnerais-je la peine de faire vacciner mon enfant?

76 © 2010 Société canadienne de pédiatrie I Pour assurer une protection maximale, il faut finir dadministrer la série de vaccins bien avant le début des activités sexuelles. Les programmes en milieu scolaire atteignent mieux les populations ciblées au primaire quau secondaire. Les enfants plus jeunes ont une meilleure réponse immunitaire au vaccin. Des réponses aux questions Pourquoi ma préadolescente devrait-elle se faire vacciner contre le VPH?

77 © 2010 Société canadienne de pédiatrie I Les vaccins inactivés ne contiennent pas de germes vivants et ne peuvent pas provoquer les infections contre lesquelles ils nous protègent. Les vaccins vivants contiennent des virus qui ont été modifiés pour être très affaiblis et incapables de provoquer de maladie chez les personnes en santé. Dans de rares cas, ils peuvent provoquer une forme très légère de linfection. Les enfants ayant certains troubles du système immunitaire peuvent contracter une infection à partir de ces vaccins et ne devraient donc pas les recevoir. Des réponses aux questions Les vaccins peuvent-ils provoquer linfection quils sont censés prévenir?

78 Parler aux parents de la vaccination © 2010 Société canadienne de pédiatrie I Écouter, évaluer, catégoriser. Convenir des inquiétudes légitimes. Fournir un contexte. Réfuter les idées fausses. Fournir de linformation valide. Admettre que la vaccination est la décision du parent. Informer des conséquences potentielles de la décision. Faire une recommandation claire. Source : Docteur Scott A. Halperin, université Dalhousie, Canadian Journal of CME, janvier 2000

79 Les politiques publiques © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

80 En 2010, 14 vaccins sont financés par lensemble des gouvernements provinciaux et territoriaux. Le calendrier de certains programmes financés par le gouvernement (vaccins conjugués contre le méningocoque et contre le pneumocoque, vaccins contre lhépatite B, linfluenza et le VPH) varie selon la province ou le territoire. Aucune province et aucun territoire ne financent encore le vaccin contre le rotavirus (en décembre 2010). Les coûts peuvent être considérables pour les gouvernements, de même que pour les parents. Le soutien public de la vaccination © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

81 Feuille de route du Canada afin dassurer laccès, lapprovisionnement, linnocuité et lefficacité des vaccins. Créée en 2003, elle comporte cinq mandats : – Élaboration de recommandations et dobjectifs nationaux à légard des programmes de vaccination – Planification des programmes de vaccination – Innocuité vaccinale – Approvisionnement des vaccins – Réseau de registres de vaccination Enjeux transsectoriels : recherche sur la vaccination, perfectionnement professionnel et éducation du public, populations spéciales (immigrants, réfugiés, voyageurs, Premières nations et Inuits) et surveillance des maladies évitables par la vaccination. La Stratégie nationale dimmunisation (SNI) © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

82 2003 : Lancement de la SNI, dotée de 45 millions de dollars répartis sur 5 ans pour améliorer les programmes de vaccination au Canada, ainsi que de 32 millions de dollars répartis sur 5 ans pour mettre sur pied une stratégie de vaccination dans les réserves. Sinscrit dans le cadre dun programme de 1,3 milliard de dollars pour la santé des Premières nations et des Inuits : 300 millions de dollars supplémentaires sur 3 ans pour lapprovisionnement des vaccins, afin de permettre aux provinces et aux territoires dajouter les vaccins nouvellement recommandés aux programmes quils financent : Le gouvernement fédéral crée un fonds de fiducie sur 3 ans pour les provinces et les territoires afin de lancer un programme pour le VPH. La défense dintérêts doit se poursuivre pour sassurer du financement continu dautres vaccins. Le gouvernement fédéral offre actuellement un certain financement annuel afin daméliorer lefficacité des programmes de vaccination au Canada. Les progrès vers la SNI © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

83 Assurer un financement et un soutien soutenus en vue dune Stratégie nationale dimmunisation complète. Assurer un financement soutenu aux provinces et aux territoires afin de leur permettre doffrir les vaccins nouvellement recommandés sans frais pour le public. Mettre sur pied un registre national de vaccination afin de savoir le nombre denfants et dadolescents qui sont vaccinés. Idéalement, ce registre inclurait des fonctions électroniques de tenue de dossier, afin den faciliter la transmission et la surveillance et de sassurer que le calendrier de chaque enfant est à jour. Standardiser le calendrier de vaccination dans tout le Canada. Sassurer de la participation des organismes non gouvernementaux et des organisations professionnelles, telles que la SCP, qui possèdent des compétences en matière de vaccination. Des appels à laction © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

84 Des ressources © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

85 Le perfectionnement professionnel © 2010 Société canadienne de pédiatrie I Compétences en immunisation à lintention des professionnels de la santé Publié par lAgence de la santé publique du Canada en novembre 2008

86 © 2010 Société canadienne de pédiatrie I Des connaissances et des compétences essentielles pour une vaccination efficace. Préparé pour appuyer les Lignes directrices nationales relatives à limmunisation, publiées dans le Guide canadien dimmunisation. Peut être adapté et intégré à toute formation sur la vaccination ou à toute évaluation du rendement : – pour former les professionnels de la santé qui participent à la vaccination; – pour promouvoir des pratiques sécuritaires et compétentes. Compétences en immunisation à lintention des professionnels de la santé

87 Les compétences abordent : 1. les fondements scientifiques de la vaccination, 2. les pratiques essentielles et sécuritaires, 3. les enjeux contextuels pertinents. Le manuel contient un outil pratique pour mesurer les niveaux de compétence. Compétences en immunisation à lintention des professionnels de la santé (suite) © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

88 Programme de formation sur les compétences en matière de vaccination Une cyberformation à lintention des professionnels de la santé, préparée par la SCP et lAgence de la santé publique du Canada, accessible à ladresse Multidisciplinaire : pour répondre aux besoins du nombre croissant de professionnels de la santé de secteurs plus variés qui participent à ladministration des vaccins. Cours conçu pour : acquérir des compétences et des connaissances en matière dimmunisation, promouvoir la confiance du public sur lefficacité et ladministration des vaccins, favoriser les relations entre professionnels de la santé qui nont pas lhabitude de travailler ensemble. Compétences de base Le fonctionnement des vaccins La raison dêtre et les bienfaits de la vaccination Les principales étapes délaboration et dévaluation des vaccins Les composants et les propriétés des agents dimmunisation Les principes de la santé de la population pour améliorer les taux de couverture Chaque compétence est appuyée par un domaine dapprentissage et un certain nombre dobjectifs directeurs dapprentissage. © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

89 Des sites Web sur la vaccination pour les professionnels et les parents Société canadienne de pédiatrie : Santé Canada, Agence de la santé publique du Canada : Comité consultatif national de limmunisation : Coalition canadienne pour la sensibilisation et la promotion de la vaccination : American Academy of Pediatrics : Centers for Disease Control and Prevention : Advisory Committee on Immunization Practices (ACIP) : Immunization Action Coalition : Institute of Medicine : © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

90 Évaluer linformation sur les vaccins dans Internet Poser quelques questions peut vous aider à établir si vous pouvez vous fier à linformation contenue dans Internet. 1. Quelle est la source de linformation? Le site : indique-t-il qui a produit linformation? précise-t-il toutes les sources de financement? fournit-il un moyen de communiquer avec le fournisseur de linformation? 2. Linformation médicale a-t-elle été révisée par des experts scientifiques? 3. Une date indique-t-elle le moment auquel linformation a été affichée ou révisée pour la dernière fois? 4. Des données scientifiques appuient-elles les allégations (p. ex., articles de revues médicales respectées)? Les « études » et les « rapports » ne sont pas nécessairement tous fiables. © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

91 Des livres et des ressources imprimables à lintention des professionnels et des parents Société canadienne de pédiatrie. 3 e éd Les vaccins : Avoir la piqûre pour la santé de votre enfant. Société canadienne de pédiatrie. « Le vaccin RRO : Les mythes et les faits ». Un bloc-notes pour informer les familles. Fisher, Margaret C. (2006) Immunization and Infectious Diseases: An Informed Parents Guide. Elk Grove Village, Ill.: American Academy of Pediatrics. Agence de la santé publique du Canada Compétences en immunisation à lintention des professionnels de la santé. Agence de la santé publique du Canada Guide des parents sur la vaccination. Agence de la santé publique du Canada. Guide canadien dimmunisation. 8 e éd © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

92 Des questions? Des commentaires? © 2010 Société canadienne de pédiatrie I

93 Documents à conserver Une liste de ressources et le calendrier de vaccination systématique sont offerts sous forme de documents pdf dans le site Web de la SCP, afin que les utilisateurs puissent les imprimer, les photocopier et les distribuer sans frais dans le cadre de leur présentation. © 2010 Société canadienne de pédiatrie I


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