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Seniors et territoires Jean-François NYS Directeur de lIUP « Management des entreprises de service » Président de la Conférence régionale de santé du Limousin.

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1 Seniors et territoires Jean-François NYS Directeur de lIUP « Management des entreprises de service » Président de la Conférence régionale de santé du Limousin

2 Que disait le Rapport de Michel Godet et Marc Mousli « Vieillissement, activités et territoires à lhorizon 2030 » en 2006 ? Trois scenarii: rose, gris et noir.

3 1- le scénario gris, celui de la continuité Il prévoit la poursuite sans inflexion notable des tendances lourdes à loeuvre dans notre société. - Des mobilités de plus en plus choisies, posent de multiples problèmes mal résolus : urbanisme (mitage de lespace), transports… - Entreprises et territoires : la nécessité danticiper une demande qui change

4 Des mobilités de plus en plus choisies La majorité des retraités vieillissent là où ils ont passé leur vie, notamment dans le périurbain, ce qui pose des problèmes de transport et daccessibilité des services. Une minorité non négligeable partage son temps entre un logement urbain et une maison de campagne (qui est souvent un appartement dans une station balnéaire ou de montagne).

5 Les migrations de seniors vers des zones attractives se multiplient en ignorant les frontières. Les retraités mobiles (qui ont des revenus supérieurs à la moyenne et vivent dans de grandes métropoles) ont tendance à migrer vers des zones agréables ou auxquelles ils sont attachés par des liens familiaux. Cette « dispersion » pose problème lorsque lâge ou létat de santé leur interdit de conduire. On assiste alors à un recentrage sur les villes (mobilité « de 4e âge »).

6 Entreprises et territoires : la nécessité danticiper une demande qui change La demande adressée aux entreprises change sous le quadruple effet : - de lâge moyen des consommateurs, - de la génération à laquelle ils appartiennent, - de la composition des ménages - des mobilités : migrations nationales, internationales et mobilités saisonnières.

7 La transmission des entreprises : la difficulté à accepter les réalités. Seules les belles affaires sont reprises. On assiste à un effondrement de lagriculture. Lactivité ne se développe plus dans le rural profond : seuls les petites villes et les bourgs connaissent un développement souvent satisfaisant au demeurant.

8 2-Le scénario rose : lâge dor des cheveux gris Optimisation des équipements et des systèmes sociaux Les institutions et associations du territoire encouragent, voire organisent,la solidarité intergénérationnelle et entre personnes âgées, les plus jeunes et les plus valides aidant les plus âgées. Cette politique, en facilitant la vie des ménages dans lendroit quils ont choisi dhabiter, en dissuade beaucoup de conserver une double résidence et limite le gaspillage de ressources inhérent à cette dernière pratique.

9 La concurrence entre les territoires est vive, mais bien régulée par le gouvernement, qui fait accepter par lensemble du pays que les territoires les moins favorisés naturellement soient aidés par la collectivité nationale et européenne

10 3- Le scénario noir : de la guerre des âges au chacun pour soi Les retraités installés dans des zones très attractives ne peuvent sy maintenir,à cause de la baisse de leurs revenus. Ils se replient dans des zones plus reculées dont certaines deviennent de véritables « réserves » de vieillards pauvres. Les retraités aisés se regroupent entre eux dans des villages spécialisés de type Sun City. Les zones pavillonnaires périurbaines de qualité médiocre, qui ont mal vieilli, sont abandonnées à vil prix par des populations âgées. Il nest pas rare de voir les héritiers refuser lhéritage tant la revente est problématique.

11 Un tissu de PME-TPE qui se défait, des entrepreneurs ruinés Lagriculture, qui nest plus aidée par lUnion européenne, seffondre. Les dernières chances de maintien des agriculteurs disparaissent, les collectivités territoriales nayant plus les moyens de payer pour lentretien de la nature et des paysages.

12 Deux enjeux et quatre objectifs dans le rapport Godet E1 – Permettre des choix de vie indépendamment de lâge. O1 – Prévenir les fractures et les oppositions entre les âges. O2 – Adapter les services aux vieillissements de la population. E2 – Maintenir et stimuler lactivité dans les territoires. O3 – Développer lattractivité pour les producteurs et les consommateurs par une cohérence des stratégies de production et de consommation. O4 – Maîtriser léconomie présentielle par a qualité de vie.

13 Le rapport Godet opposait le Limousin et Grenoble… Vieillissements en Limousin : craintes et difficultés des acteurs de terrain : - La désertification ? - Une pénurie de main-doeuvre qualifiée ? - Le sentiment dimpuissance Grenoble : lindifférence au vieillissement dune région éternellement jeune

14 Que retenir aujourdhui? Quatre thèmes à privilégier pour les responsables : Mobilité et Vieillissement Habitat et vieillissement Consommation et bien-être des seniors Vieillissement et activité économique

15 1- Mobilité et Vieillissement Pour les ans le mode de résidence, les activités et les relations sociales se caractérisent par une mobilité physique importante, tant personnelle (sports, loisirs…) que mécanique via notamment lautomobile, symbole dune totale autonomie.

16 Une Enquête sur lAire urbaine Belfort-Montbéliard- Héricourt-Delle donne des indications. Le taux de motorisation des personnes âgées devrait croître dans lavenir du fait de la multi motorisation des nouvelles générations liée à laugmentation des pratiques de mobilité automobiles des dernières décennies. Ce phénomène culturel samplifie par ailleurs avec larrivée massive des jeunes retraités. Cependant, cette tendance pourrait être atténuée par les nouvelles préoccupations environnementales et par la hausse du prix du carburant.

17 En tout état de cause, les Seniors seront probablement amenées à abandonner un jour lusage de leur véhicule pour des raisons de santé. Plusieurs questions se posent alors : ces personnes finiront elles par devenir captives des Transports en commun (sils existent) ? Changeront-elles de lieu dhabitation pour bénéficier de services de proximité (transports en commun, commerces, services) ? Ne se déplaceront-elles plus ? Organiseront-elles leurs déplacements avec laide dune personne véhiculée (amis, enfants…) ?

18 Le motif de déplacement principal des plus de 60 ans est lié aux achats qui représente entre 40 et 50 % des déplacements suivant lâge. Une des explications à ce phénomène réside dans la diminution du volume dachat avec lâge compensé par un renouvellement des déplacements pour ce motif dans la semaine permettant ainsi seniors de sortir plus régulièrement de chez eux et rythmant lorganisation de leurs journées.

19 Les déplacements liés aux loisirs sont également plus importants en proportion que chez les actifs. Ils représentent 30 % des déplacements des plus de 60 ans et varient peu suivant lâge. Alors que laccompagnement des scolaires représente le 3ème motif de déplacement chez les actifs, celui-ci devient négligeable après 60 ans,

20 Entre 60 et 75 ans, le motif « démarche de santé » nest pas plus important que dans la classe dâge inférieure, contrairement à ce que lon observe chez les plus de 75 ans. Ces chiffres interrogent sur la stratégie daménagement et sur les dessertes des pôles de services de santé actuels et futurs (hôpitaux, maisons de santé…)

21 Vers le développement du transport à la demande (tad) dans les secteurs périurbains Le TAD sadresse à tous les publics et pour des motifs variés (achats, travail, loisirs, scolaire). Il est important que le TAD soit conçu de manière à permettre à lusager de rejoindre un autre réseau (autocars, bus,SNCF) pour pouvoir poursuivre un déplacement dans lAire urbaine et au-delà et quainsi soit construite un véritable système de transport multimodal à léchelle du bassin de vie.

22 Une double approche complémentaire quoique fondée sur des logiques apparemment opposées : favoriser les services de proximité essentiels à la vitalité des lieux de vie. Mais cette politique qui consiste à rapprocher les services des usagers, voire à les porter directement jusquà eux (services à domicile), sera-t-elle suffisante face aux aspirations des prochaines générations de personnes âgées qui baignent dans une « culture de la mobilité » bien plus prégnante que chez leurs aînés ? Il faudra donc également harmoniser la couverture des transports pour une accessibilité homogène aux services et pour un droit à la mobilité, y compris parmi les populations les plus captives des transports collectifs.

23 2- Habitat et vieillissement Vieillir chez soi en adaptant les logements - Quels sont les principaux travaux damélioration à prévoir ? Existe-t-il une évaluation des coûts en fonction du type de logement ? - Dans une de ses recommandation la CRS souhaitait quau moment du départ à la retraite tous les ménages bénéficient dun diagnostic de leur logement pour identifier les travaux nécessaires à faciliter le maintien à domicile en cas de dépendance prévisible à terme…

24 Certaines personnes âgées vivent aujourdhui seules dans de grandes maisons de plus en plus inadaptées et parallèlement les jeunes rencontrent des difficultés à se loger face à la hausse des prix de limmobilier. Peut-on imaginer des cohabitations entre ces deux publics ? Quelles sont les formes de solidarités intergénérationnelles à inventer : personnes âgées et jeunes ; grands-parents, enfants et petits enfants… ?

25 Beaucoup de personnes âgées expriment le souhait dhabiter dans le bourg et de bénéficier dune proximité de services et de commerces. La tendance est de pouvoir anticiper la demande de logement de type T2 ou T3 avec une offre de possibilités daccueil (logement supplémentaire) pour des visites occasionnelles (famille, amis etc.).

26 3- Consommation et bien-être : les seniors dans la société Le bien-être des personnes âgées est également lié à la pratique dune activité physique, bénéfique pour lutter contre larthrose et lostéoporose ou prévenir les chutes. La société présente limage dun senior alliant équilibre et dynamisme, ce qui constitue une forme de norme collective. Ces évolutions se traduisent par de nouveaux besoins : apparence physique, mode,esthétique… Ces nouvelles pratiques peuvent générer des besoins spécifiques en matière daccompagnement et déquipement. Face à ces tendances, loffre (équipementiers de loisirs, centres de remise en forme, randonées…) doit sorganiser.

27 Au final, lidée serait de créer une filière « construction / aménagement / cadre de vie » qui recenserait et organiserait des synergies entre lensemble des savoir-faire de la région : centres de formation, entreprises du bâtiment (bureaux détudes, construction neuve et réhabilitation), TIC, industrie des équipements du foyer (fabricants de meubles, cuisinistes…), organisations professionnelles (CCI, chambres de métiers, Fédération du bâtiment…)…

28 4- Vieillissement et activité économique Le vieillissement de la population dans les zones rurales va se traduire par des cessations dactivités dans lagriculture, lartisanat, le commerce et dans les activités libérales, en particulier la médecine.

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31 Lemploi des seniors reste limité en Limousin Dans la tranche dâge ans, 38% sont actifs en 2005 (cest à dire actifs occupés ou chômeurs) contre 30,4% en Le taux dactivité régional demeure inférieur aux données observées pour la France métropolitaine (taux dactivité des ans de 41,2%) et parmi les plus bas des régions françaises.

32 Seuls 35,5% des ans ont un emploi en Comme le taux dactivité, le taux demploi des ans a progressé en région entre 1999 et 2005 (31,6% en 1999), légèrement moins rapidement que la pour la France métropolitaine (33,6% en 1999 et 35,5% en 2005). Bien éloigné de lobjectif de 50% fixé par le sommet de Lisbonne, la progression du taux en région est révélatrice du vieillissement dans lemploi et dans lentreprise dune frange de la main doeuvre.

33 Des salariés âgés plus nombreux en Limousin, dans presque tous les secteurs

34 Le cas particulier des médecins Dans les zones rurales les médecins ont en moyenne plus de 50 ans et ils ne trouvent plus de remplaçants au moment ou ils prennent leur retraite. Les projection des départs envisageables à 10 et à 20 ans mettent en évidence l'ampleur des remplacements auxquels il faudra procéder pour conserver une présence médicale inchangée, pour autant que l'on puisse considérer qu'elle est aujourd'hui satisfaisante.

35 Dans un échantillon de 122 jeunes médecins* limousins les déterminants de la non installation sont : - Lamplitude horaire de travail trop importante ( raison n°1 : 29%) - La préférence dune activité salariée (raison n°1 : 24%) - Des modalités administratives trop chronophages (24,6% de la totalité des réponses) - La complexité de la gestion comptable libérale - Les contraintes liées à la permanence des soins - Des charges fiscales trop importantes * Laure Guillot Démographie médicale en Limousin: profil et devenir des jeunes médecins généralistes Congrès CNGE Angers novembre 2008

36 48% plébiscitent le cabinet de groupe, 15% les maisons médicales pluridisciplinaires, 18% hésitent entre les 2. 10% préfèrent le cabinet individuel.

37 53% pensent exercer en zone péri-urbaine, 20% en zone rurale et 16% en zone urbaine Lordre de préférence est identique quelque soit le sexe. - Les facteurs influençant le choix du lieu dexercice : - La qualité de vie personnelle et familiale (école, commerces…) - Des possibilités professionnelles pour le conjoint - La proximité dun CH et/ou dun service durgence - Le manque dattractivité socio-économique et culturel de la région

38 Limage du MG dans la société est dévalorisée pour 75% des jeunes médecins voire très dévalorisée pour 17%. Hommes et femmes, toutes catégories dexercices confondues, ont la même vision négative globale

39 Et pourtant les ruraux ont besoins de soins*… Les habitants de la campagne se font suivre régulièrement par leur médecin généraliste mais paraissent en moins bonne santé que la population urbaine. En plus d'une surcharge pondérale plus importante (28% contre 13,2% en ville), ils souffrent plus fréquemment de déficits sensoriels, surtout visuels. Certains ne se soignent pas, par manque de moyens financiers ou par défaut de soins à proximité. Les maladies neuro-dégénératives (Alzheimer, Parkinson, Sclérose en plaques…) sont trois fois plus fréquentes qu'en milieu urbain et 26% montrent une plus forte propension à être déprimées (contre 9% en ville). *Etude AMI Centre de recherche Inserm U897 de Bordeaux Décembre 2009

40 La problématique posée par la présence médicale future sur le territoire régional ne saurait être circonscrite à la seule question des soins dispensés par les praticiens (médicaux et paramédicaux) dans leur cabinet ou au domicile des patients. Il est indispensable de considérer que la densité de professionnels de santé conditionne l'existence des structures traditionnelles de soins (hôpitaux, cliniques…) mais aussi des structures d'accueil pour les personnes âgées(EHPAD, foyers logements…). On imagine difficilement que de telles institutions puissent demeurer dans des zones insuffisamment pourvues en professionnels de santé.

41 Une localisation des seniors tributaire du niveau de développement économique et d'aménagement du territoire Le devenir des territoires est tributaire de leur développement, l'économique et le social étant à ce niveau indissociables. En effet, si les craintes de dévitalisation relatives à certains territoires se concrétisent, des phénomènes de dépopulation se manifesteront. Il s'accompagnerait d'un vieillissement accru. De telles évolutions, sans doute très pessimistes, sont dans l'ordre du possible mais probablement à longue échéance et très certainement postérieurement à l'horizon 2030.

42 Quels revenus pour les seniors d'ici 10 à 20 ans ? La question des revenus des seniors d'ici 2020 et 2030 est centrale et constitue un facteur d'incertitude qu'il est indispensable d'aborder dans une réflexion générale sur les conséquences du vieillissement de la population. En effet, les variations possibles, à la baisse ou à la hausse, des revenus des seniors sont de nature à produire de multiples effets. Au-delà de la situation personnelle des personnes âgées et de leur qualité de vie, très dépendantes de leurs niveaux de ressources, les variations globales de leurs revenus sont susceptibles de conditionner, d'une part, la richesse et la prospérité économiques régionales et, d'autre part, la mobilité ou la non mobilité des intéressés.

43 "Notre obsession et notre programme sont simples : faire venir des actifs et les accueillir le mieux possible en surmontant trois réticences : le logement, l'emploi du conjoint et l'appareil éducatif pour les enfants", explique de son côté Yvon Emile, commissaire à l'aménagement du Massif central. Des territoires "labélisés" ont été définis et certaines filières attractives sont sélectionnées, comme la mécanique, les métiers équestres ou le tourisme thermal.

44 L'un des moyens de conserver une répartition relativement équilibrée de la population et en l'occurrence de la population âgée sur le territoire régional est de maintenir l'offre de services au moins à son niveau actuel. Sinon le risque est grand de voir la population migrer au gré de l'offre de services en particulier en matière sanitaire, commerciale et de transports collectifs. De cette évolution des services, en forme de maintien ou d'altération, dépendra notamment la stabilisation relative ou la mobilité des seniors au sein du territoire régional.

45 Six domaines pourraient faire l'objet d'une attention soutenue : - développement de politiques de prévention de la santé ayant pour cible les seniors actuels ou futurs ; - réflexion et l'appui aux actions à mener sur le vieillissement au travail ; - logement des seniors (accessibilité, localisation, amélioration…) ; - participation aux politiques menées en faveur du maintien d'une présence médicale à un niveau satisfaisant ; - accentuation des politiques de formation dans les domaines médicosociaux (amélioration de la qualification dans l'assistance à la personne…) ; - contribution aux efforts de recherche en gérontologie.

46 Plusieurs régions ou départements ont déjà mis en œuvre des actions LE VIEILLISSEMENT DE LA POPULATION BAS- NORMANDE D'ICI 2025 : CONSEQUENCES POSSIBLES ET ANTICIPATIONS SOUHAITABLES CESR 16 juin 2006 Synthèse du rapport de la Plate-forme prospective sur les enjeux économiques du vieillissement en Côtes dArmor Mai 2007 VIEILLISSEMENT DÉMOGRAPHIQUE ET TERRITOIRES EN NORD-PAS-DE-CALAIS À L'HORIZON 2025 décembre 2008

47 Pour la création dun Institut Régional du Vieillissement Dans le domaine du vieillissement, il serait sans doute utile que les exécutifs territoriaux suivent lexemple de lInstitut Régional du Vieillissement (IRV) de Franche-Comté créé en mai 2002 financé par le Conseil Régional de Franche- Comté, les Conseils généraux du Jura, du Doubs et du Territoire de Belfort, différentes mairies et aussi des institutions comme la MSA de Franche-Comté ou le Groupement Régional de Santé Publique de Franche-Comté.

48 Merci de votre attention


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