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+ Économie des médias Samuel MAYOL 1. + Économie des médias: Présentation générale 2.

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1 + Économie des médias Samuel MAYOL 1

2 + Économie des médias: Présentation générale 2

3 + Définition Définition de la conception classique des médias : Moyen technique de transmission d'information de masse visant la plus grande quantité d'information possible à transmettre au plus grand nombre de personnes. Dans le sens commun, un média est considéré comme un support de transfert d'informations passant par des objets concrets tels que TV, radio, journaux, livres... et ayant une forme symbolique telle que l'oral, l'écrit, le visuel, l'auditif... donc faisant appel à des modalités perceptives 3

4 + Définition Notion de la transmission d information Caractéristiques de l information: l information n est pas un bien comme les autres les médias ne sont pas des biens comme les autres 4

5 + Les caractéristiques de l information Information = bien public Pas de destruction à l usage Potentialité d une consommation collective potentialité d une consommation collective 5

6 6 BIENS ECONOMIQUES Destruction par l usage oui bien privé non bien public Possibilité d exclusion par l usage oui non Obligation d usage ouinon ouinon ÉclairageÉducation Nationale obligatoire d une rue privée Piscine Télévision par câble Protection policière Défense Nationale Dépollution d une rivière Radio Nationale TV publique Source: J.J.Laffont: Fondements de l Economie Publique

7 + Information = bien public L information doit être « privatisée » par l intermédiaire d un support les médias sont ces supports les médias sont aussi des biens publics 7

8 + Caractéristiques de l information L information est un bien périssable Impose des contraintes en terme de coûts Rapidité de « production » Rapidité de « diffusion » 8

9 + La structure de coûts des médias Les produits médiatiques sont tous des prototypes Une émission TV, un numéro de magazines, … est unique Le bien informationnel est cher à produire et très peu cher à « reproduire » Dans le cas de la presse, coût de distribution non négligeables Dans le cas de la TV, coût de diffusion très faible (le coût de production ne dépend pas de l audience alors que les recettes dépendent de l audience) 9

10 + L information: un bien d expérience En économie, on distingue trois types de biens : Les biens de prospection : la qualité peut être perçue avant lachat la qualité a un impact direct sur la demande Les biens dexpérience: la qualité est connue après lachat (restaurants, biens informationnels, … les stratégies visant à informer les consommateurs sont importantes ainsi que leffet réputation Les biens de confiance: la qualité nest jamais perçue (médecin) la réglementation est primordiale Biens d expérience: il faut inciter à l expérimentation 10

11 + Les modèles avec différenciation informationnelle Bain (1956) : la différenciation informationnelle peut constituer une barrière à lentrée (fidélité des consommateurs) Schmalensee (1982) : une entreprise de bonne qualité installée peut obtenir des profits supra-normaux sans encourager lentrée de concurrentes, même de bonne qualité Bagwel (1985) : le prix peut constituer un signal de qualité ; montre que même une entreprise de mauvaise qualité peut empêcher lentrée dune entreprise de bonne qualité grâce à la différenciation informationnelle 11

12 + Les médias: un marché à double financement Quels clients? Les lecteurs / auditeurs / téléspectateurs? Les annonceurs publicitaires Choix entre les deux modes de financement L un peut subventionner l autre 12

13 + Le marché de la TV 13

14 + La télévision - Des investissements publicitaires en progression malgré la hausse des tarifs - Un média de masse qui devient de plus en plus hétérogène - Le média dont on connaît le mieux les audiences - 3h22 découte par Français quotidiennement - Une audience très fluctuante selon les programmes et le moment - Un fort encombrement publicitaire qui nuit à son effiacacité

15 + - La publicité a été introduite à la TV en octobre Jusquen 1983, le monopole dEtat, soumis à des pressions venant de la presse, a freiné le développement de loffre télévisuelle - Depuis le 1 er janvier 2007, la grande distribution est autorisée à la TV

16 + 1-La TV est un média de masse qui devient plus hétérogène a- Le développement des chaînes thématiques B- La fragmentation croissante des audiences au cours de la journée

17 Découpage de la journée et tarifs : moyenne du tarif dun spot de 30 sec. diffusé dans la tranche Day time 03h00- 18h59 Access Prime Time 19h00-20h00 Prime Time 20h00-22h00 Night time 22h00-02h00 Lundi/Vendredi 4791 euros euros euros 8093 euros Weekend 6648 euros 19464euros euros 8623 euros

18 + c-Des variations sensibles de laudience - Laudience et la durée découte par individu (DEI) varient beaucoup selon lâge et la CSP La DEI est de 1h59 pour les 4 à 10 ans 2h11 pour les 11 à 14 ans 3h18 pour les ménagères de moins de 50 ans 4h19 pour les seniors Les CSP+ fréquentent moins la TV : 2h40 en moyenne -Des audiences varient beaucoup selon les programmes

19 + 2-Avantages et inconvénients du média TV a-Les avantages - Média puissant et complet Le grand nombre de téléspectateurs que la TV peut toucher Le public est disponible pour le message (zapping) La TV est un média complet car son message est visuel, sonore, animé et coloré = média démonstratif

20 + Cest un média idéal pour assurer la notoriété du produit, pour effectuer son lancement, pour construire son argumentaire et pour expliquer son utilisation - Média à faible encombrement Limpossibilité pour des produits concurrents directs dêtre dans le même écran publicitaire De plus ces écrans ne peuvent dépasser 12 minutes par heure de diffusion Lencombrement est localisé sur certaines chaînes et certaines tranches horaires

21 + - Les différentes familles dannonceurs *« Espace optimisé du quotidien » : °il regroupe des annonceurs exerçant une pression limitée mais quasi quotidienne dans des tranches dhoraires économiques °ils visent les ménagères de 50 ans et les ménagères sana enfant °ce type regroupe tous les lessiviers, les secteurs de lalimentation et de lhygiène-beauté pour un budget brut moyen de euros °les chaînes principalement utilisées sont TF1, France 2 et M6

22 + *« Espace concentré aux grands moyens » : °Ce sont des vagues courtes mais présentes dans toutes les tranches horaires avec des montées en puissance lors des week-ends °Lobjectif est de toucher le maximum de consommateurs et en particulier les individus de moins de 50 ans, plutôt masculins et de CSP+ °Les secteurs automobile et alimentaires (Evian, Volvic, Danone…) sont largement utilisés

23 + *« Espace public » : ° Les secteurs alimentation, hygiène-beauté et pharmacie y font appel ° Ils préfèrent les chaînes de France Télévision ° Une forte pression a lieu le week-end et le day-time est surutilisé

24 + *« Espace sélectif » : ° Cet espace prévoit un petit nombre de tranches horaires, mais une forte répétition et pression en day-time, avec une surutilisation du week-end ° Le petit électroménager, culture-loisirs et alimentation sont les secteurs les plus présents

25 + *« Espace raréfié » : ° On constate lutilisation dune ou deux tranches horaires afin de privilégier la répétition et une forte utilisation du day-time ° Les annonceurs des secteurs appareils ménagers, services et culture- loisirs sont présents ° Ils utilisent France Télévision et M6 ° Les budgets utilisés sont plus faibles

26 + *« Espace enfants » : °La cible est celle des enfants mais aussi leurs mères °Les produits présents sont les jouets (Barbie est le plus gros investisseur) et lalimentaire °On constate un nombre limité de tranches horaires, en après- midi essentiellement °Les vagues sont longues et démarrent le mercredi °Les chaînes sont TF1, France 3 et M6

27 + b-Les inconvénients - Média de faible sélectivité La diffusion très large de ce média rend impossible la sélection du public (sélectivité par tranches horaires) Lannonceur choisit son horaire de passage en fonction de laudience de la cible Lencombrement des écrans publicitaires est important

28 + - Média à faible mémorisation Il y a une forte décroissance de limpact sous leffet de la charge et de lencombrement publicitaire La charge publicitaire le rang de passage le format des spots la tranche dhoraire la particularité de la chaîne sont des facteurs déterminants dans la puissance de limpact La mémorisation décroît proportionnellement avec lencombrement

29 + - Média lourd La lourdeur de lutilisation de média TV nécessite un délai de réservation assez long Cependant, il est possible sur bon nombre de chaînes de réserver au jour le jour les emplacements publicitaires = média broking - Les contraintes juridiques

30 + 3-Utiliser la télévision a-Le sponsoring des programmes - Cest lassociation régulière dune marque à un programme comme Darty et la météo - Le sponsoring télévisuel a commencé en 1987 en France - La liaison entre lannonceur et le producteur de lémission est clairement annoncé - Le sponsoring peut être technique : une marque aide la réalisation dune émission et est présente à lécran, ex : une marque assure le chronométrage dune compétition ou dépouillement informatique des résultats dune élection

31 Les atouts du sponsoring TV pour les annonceursATOUTS Vecteur de notoriété Touche un public ciblé par les émissions sponsorisés Permet aux secteurs interdits totalement ou partiellement de publicité dans les écrans daccéder à la TV (distribution ou édition) Permet à de petits budgets dêtre présents en TV Peut allier lencombrement publicitaire des écrans

32 Les inconvénients de sponsoring TV pour les annonceursINCONVENIENTS La réglementation du sponsoring est très contraignante : - On ne peut pas montrer le produit - On ne peut pas délivrer un message publicitaire classique avec de largumentation Le sponsoring suppose des investissements sur une longue durée pour être efficace Le sponsoring dun programme hors prime-time favorise la répétition au détriment de la couverture

33 + - Sont autorisés avant ou/et après la diffusion de lémission : *la citation du nom de lentreprise *la présence du logo et la musique de lentreprise *leur affichage de façon permanente est interdit - Sont tolérés : *la référence au secteur dactivité de lentreprise *les slogans à condition quils nincitent pas à la consommation dun produit *le témoignage dun dirigeant de lentreprise

34 + b-Le partenariat - Cest une variation du sponsoring - Il consiste dans la financement de lémission - Le partenaire nest pas toujours choisi par le producteur, il peut être imposé par la chaîne

35 + c-Le Bartering ou troc - Procédé américain peu répandu en France - Cette forme dintervention financière permet aux annonceurs de troquer des programmes dont ils contrôlent les droits de lespace publicitaire - Le bartering sest largement développé aux EU quand Procter&Gamble a produit des « soap operas »

36 + d-Les rubriques services - Cest la création dun mini-programme par la chaîne avec le sponsoring dun annonceur - Ex : Trafic Infos, Leroy Merlin « Du côté de chez vous »

37 + e-Les droits dasile - Cest la présence dun produit sous forme de cadeau proposé aux candidats dans les émissions de jeu - Le coût est fonction de la durée de la «vitrine»

38 + Les coûts des médias: la TV Production d une fiction: Un épisode de fiction bas de gamme: F à 1,6 MF Un numéro de série: 2,5 à 6 MF Une dramatique de prestige: 4,5 à 9 MF Soit un coût moyen horaire de 4,9 MF Coût moyen d un film cinéma français: 26,1 MF Soit un coût moyen horaire de 17 MF Droit sportifs: Le foot: C+ devait versé 480 millions d euros par an pour diffuser en exclusivité les rencontres de ligue 1 de 2004 à 2007 (en 2003, C+ 299 Millions d euros pour les droits du foot). Retransmission des grands prix de Formule 1 par C+ en « pay per view » : coût = 40 millions de dollars par an pour des recettes inférieures à 4 millions (entre 96 et 2002)

39 + Mode de financement de la TV Source: Sites Web des chaines

40 + Médias et marché de la publicité Forte dépendance des médias vis-à-vis du marché de la publicité Les risques: Des ressources limitées, et irrégulières (évolution globale et fluctuations saisonnières) Une forte sélectivité des annonceurs Ces caractéristiques de la publicité poussent à la concentration (dans la presse: régies de publicité qui proposent aux annonceurs des formules « globales », cest-à-dire sur plusieurs titres en même temps)

41 + Évolution des recettes publicitaires des médias 41 LES INVESTISSEMENTS PUBLICITAIRES BRUTS DES ANNONCEURS EN 1999 Les investissements pub en MdFÉvolution en % /9898/9797/96 Presse35,23127,925,11410,711,2 Télévision28,726,325,122,795,110,6 Radio9,58,17,07, ,7 Affichage10,19,58,67,7610,211,7 Cinéma0,80,70,60,52613,220 Total plurimédia84,375,469,263,51299 Source: Secodip

42 + Évolution des recettes publicitaires des médias En 2001: recettes publicitaires des grands médias : - 4,8% (à 9,62 milliards deuros) Entre 2002 et 2003, la publicité a enregistrée, sur lensemble des médias, une progression de 4,6%. Croissance constante entre 96 et 99, Ralentissement entre 99 et 2001 Reprise à partir de 2002 selon lIREP (Institut de recherche et détudes publicitaires).

43 + Évolution des recettes publicitaires: la TV EVOLUTION DES RECETTES PUBLICITAIRES DE LA TELEVISION Source: MPG Ressources

44 + Évolution des recettes publicitaires: la TV EVOLUTION DU VOLUME PUBLICITAIRE TV NATIONALE ENTRE 1986 ET 2001 Source: MPG Ressources

45 + Efficacité de la publicité Beta de mémorisation pour les différents médias (pourcentage de personnes qui mémorisent une publicité quand elles la voient) 75% pour le cinéma 15% pour la télévision (pour un spot de 30 secondes) 10% dans la presse magazine (pour une page en quadichromie) 9,5% pour laffichage (4 fois 3) 5% pour la radio (pour un spot de 30 secondes).

46 + Et le média Internet? En 2003: Internet représente 2,6% du marché de la publicité, contre 2% en Évolution: Fort ralentissement en 2001 et 2002 le marché de le-publicité Redémarrage en 2003: progression de 52,4% entre 2002 et 2003 (de 199 millions deuros à 302,7 millions deuros) Beta de mémorisation: 11% (pour une bannière)

47 + Les recettes publicitaires de la TV: fluctuations saisonnières SAISONNALITE EN 2002 DES INVESTISSEMENTS PUBLICITAIRES, DE L'AUDIENCE TV ET DES COUTS/GRP - NOUVELLE NORME

48 + Sélectivité des annonceurs Pas de relation proportionnelle entre audience et recettes Le nombre d annonceurs augmentent avec l audience Le prix de l annonce augmente avec l audience L annonceur est prêt à payer plus cher pour une audience ciblée

49 + Recettes publicitaires (volume / valeur) et audience TV PARTS DE MARCHE DES CHAINES DE TELEVISIONNATIONALE EN 2001

50 + Les tarifs de la publicité TV DISPARITES DES TARIFS TV - BASE 30 SECONDES - 1er SEMESTRE TARIF MOYEN 30" EN 000F Source: MPG Ressources

51 + TF1: une forte audience en « prime time » EVOLUTION DE L'AUDIENCE AU COURS DE LA JOURNEE Source: MPG Ressources

52 + L audience de TF1: la cible privilégiée des annonceurs PART D'AUDIENCE DES CHAINES - 1er SEMESTRE ENSEMBLE JOURNEE LUNDI A DIMANCHE (en %)

53 + Le marché de la presse 53

54 + La presse: fonctionnement général

55 + La presse: matière première Deux types de matières premières: Celles liées au contenant: Celles liées au contenu: Deux sources d information: Les agences (mondiales, régionales, spécialisées, photos): l AFP est l une des 3 grandes agences mondiales (Associated Presse aux USA, Reuters en GB) Les sources propres aux journaux (reporters, bases de données)

56 + La presse: la distribution Trois modes de distribution La poste (tarifs réduits qui s apparentent à des subventions publiques) Les marchands de journaux: coûteux car il faut acheminer mais il existe des coopérative de distribution (NMPP: nouvelle messagerie de presse parisienne) Le portage

57 + La presse: les charges Structure des charges dun quotidien : Rédaction : 15 à 20% Administration : 10 à 15% Courtage publicitaire : 8 à 10% Papier : 10 à 15% Impression : 15 à 20% Distribution : 10 à 25% Promotion : 1 à 2% Frais généraux : 3 à 6%.

58 + Le marché de la presse Les français sont peu consommateurs de quotidiens par rapport à leurs voisins européens Forte diminution du nombre de quotidiens entre l après-guerre et le milieu des 90 s Mais augmentation globale du nombre de titres due au dynamisme de la presse magazine (des dizaines de titres apparaissent chaque année)

59 + Le marché de la presse: quel type de presse? Parts de marché en 2011 selon le type de presse. Source: OJD (Organisme de justification de la diffusion)

60 + La presse quotidienne nationale Part faible et décroissante: 13% en 2011 contre 16% en 2001 Une dizaine de quotidiens nationaux en France Faible tirage par rapport à la plupart des grands quotidiens européens

61 + Le marché des quotidiens nationaux: description Nombre dexemplaires diffusés et payés par quotidiens en Parts de marché des différents quotidiens nationaux. Source: OJD

62 + Les difficultés des quotidiens économiques Deux exemples: Les Échos: Baisse du CA de 16% en 2011 Stagnation des ventes en 2011 la première fois depuis des années Baisse des bénéfices de 32% en 2011 (2010 a été une année exceptionnelle) Réduction de la pagination, gel des embauches La Tribune: Baisse des ventes de 3,7% Suppression de postes

63 + La presse quotidienne régionale Près de 20 millions de lecteurs par jours (en 01) soit 7 millions d exemplaires vendus 1er média d information en France Capacité d impression répartie sur l ens. du pays 409 titres Diffusion annuelle de 2,2 milliards d ex. PdM = 44% A mieux résisté à la crise que la presse nationale (infos de proximité et pages locale la protège de la TV et radio

64 + La presse régionale: quelle pénétration?

65 + La concentration de la presse régionale Forte concentration sur le marché de la presse régionale: Hersant contrôle 30% du marché le Dauphiné Libéré, Paris-Normandie, le Progrès de Lyon, les Dernières Nouvelles d'Alsace, Nord-Matin, Nord-Éclair, le Havre-Libre, Midi-Libre, etc … Hachette Filipacchi Presse: très présent le Provençal, le Méridional, la République Groupes plus modestes autour d un titres phares Ouest-France, Sud-Ouest, la Dépêche du Midi, la Voix du Nord Premier quotidien français: Ouest France 17 éditions, exemplaires dans 12 départements

66 + La presse hebdomadaire La presse hebdomadaire: très dynamique en France 1354 exemplaires vendus pour 1000 habitants La France = premiers lecteurs de magazines dans le monde Deux types de presse hebdomadaires: Les hebdomadaires d information: pas de déclin et marché en bonne santé Magazines spécialisés: des dizaines de nouveaux titres apparaissent chaque année (crise des magazines économiques en 2001 compensée par l essor des autres)

67 + La presse écrite 1-Les principales caractéristiques de la presse écrite a-La presse reste le 1 er média publicitaire mais lécart avec la TV diminue - La développement de la TV sest surtout fait au détriment des recettes publicitaires de la presse mais la situation semble être stabilisée - La répartition entre les grands médias a fortement évolué au cours des dernières années : la presse a perdu en part de marché, la radio a progressé

68 + b-La presse est un ensemble hétérogène La presse écrite grand public est divisée en 5 catégories : - La presse quotidienne *La presse quotidienne nationale (PQN) *La presse quotidienne régionale (PQR) - La presse magazine (PM) - Les gratuits (PG) - Les journaux dentreprise ou consumers magazines - La presse on line

69 TYPEAVANTAGESINCONVENIENTS PQN - Forte pénétration et grande fidélité du lectorat - Souplesse dutilisation, dével. déditions régionales et de suppléments thématiques - Durée de vie très courte et qualité du papier ne permettent pas une vision optimale du produit PQR - Gros impact régional - Segmentation locale - Grande crédibilité - Idem PQN

70 Principales caractéristiques publicitaires de la presse quotidienne nationaleAudience - Plus parisienne que nationale - Essentiellement des hommes - Age moyen assez élevé (40 à 50 en moyenne) - Grande fidélité du lectorat Sélectivité Selon les CSP, les choix politiques et les centres dintérêt

71 Taux de circulation Faible Qualité de reproduction Médiocre du fait des contraintes de rapidité dimpression, dencre et de papier Coût publicitaire Acceptable surtout pour les messages en noir et blanc ou avec une couleur daccompagnement

72 Principales caractéristiques publicitaires de la presse quotidienne régionaleAudience - Surtout des hommes assez âgés (50-55 ans) ; toutes CSP confondues - Tous niveaux dinstruction, grande fidélité Sélectivité Géographique (par région, par département, par ville, par quartier de ville)

73 Taux de circulation Faible Qualité de reproduction Médiocre du fait des contraintes de rapidité dimpression, dencre et de papier Coût publicitaire Acceptable surtout pour les messages en 1 ou 2 couleurs

74 Principales caractéristiques publicitaires de la presse périodiqueAudience - Impliquée dans le choix des titres et accordant une grande crédibilité aux titres choisis - Durée de lecture assez longue qui favorise le contact avec les publicités - 3,9 reprises en main en moyenne Sélectivité Selon les CSP, lâge, le sexe, les centres dintérêt, les styles de vie, le lieu dhabitation

75 Taux de circulation Elevé ce qui augmente fortement laudience par rapport à la diffusion Qualité de reproduction Excellente à lexception de très rares titres Coût publicitaire Intéressant y compris pour les messages en quadrichromie et pour les annonces véhiculant des échantillons

76 + c-Une relation très particulière à la presse - Des liens de nature très différente selon le type de presse - La presse est le seul média quil faut acheter directement et fréquemment (achat au numéro), ce qui suppose une implication forte et soudaine - Une grande fidélité quon na pas lhabitude de rencontrer dans la plupart des marchés - Une grande liberté de « consommation »

77 + d- La presse est le média le plus segmentée e-Les Français lisent peu la presse quotidienne mais sont de grands lecteurs de magazines - 96% des adultes lisent au moins 1 magazine (au cours du dernier mois). Cest lun des taux les plus forts au monde - 10% des Français lisent près de 30% des magazines

78 + f-La vitalité de la presse - Cest un univers en perpétuelle recomposition *Le développement considérable de la presse de la TV a accompagné celui de la télévision *Les années 2000 ont vu larrivée des quotidiens gratuits *La presse a été lun des tout premiers secteurs à se mettre à lheure dinternet

79 + - La presse française sinternationalise de plus en plus *Les concepts éditoriaux sont transposés dun pays à lautre avec des rédactions nationales qui sadaptent aux particularismes locaux *La France exporte sa presse et en retour accueille des formules dorigine étrangère comme « Prima », « Géo », « Auto Plus »…

80 + g-Un mode de diffusion particulier mais en mutation - Le système de la diffusion de la presse en France est très atypique - Il a été mis en place par la loi Bichet du 2 avril 1947 qui a instauré un système coopératif pour donner les mêmes chances de distribution aux petits et grands supports

81 + - 3 sociétés sont en présence : *les NMPP (Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne) sont créées en 1947 et distribuent 2500 titres *les MLP (les Messageries Lyonnaises de presse) sont créées en 1945 et distribuent 800 titres. Elles concurrencent les NMPP en proposant un taux de commission inférieur *le Parisien / Aujourdhui a quitté les NMPP et assure sa diffusion par ses propres moyens

82 + 2-Les recettes publicitaires de la presse a-La presse magazine attire près dun tiers des recettes publicitaires totales de la presse Les atouts de la presse magazine qui attirent les recettes publicitaires sont : - La forte audience de la presse magazine - Sa spécialisation par centres dintérêt - La qualité de la reproduction des visuels

83 + b-Le développement des couplages - Le couplage « 66.3 » a réunit la quasi-totalité des quotidiens régionaux au sein dune offre commerciale simple - En 1991, les 66 titres de la PQR se sont fédérés pour créer le 1 er couplage publicitaire : le « 66.3 » (3 insertions dans les 66 quotidiens régionaux) - Cette offre permet aux annonceurs de mener une campagne commerciale sur lensemble du territoire

84 + - Depuis, les couplages publicitaires se sont multipliés dans la presse - Un autre exemple de couplage est le H30 du groupe Expansion (LExpansion, lEntreprise et la Vie Financière) - Le PQN5 regroupe 5 grands quotidiens : *Le Figaro *Le Monde *Libération *Les Echos *Le Journal du Dimanche

85 + 3-La presse quotidienne nationale - Des supports qui sont plus parisiens que nationaux, plus masculins que féminins - Une presse sélective par la catégorie socioprofessionnelle (ex: cadres), le militantisme ou un centre dintérêt particulier (sport, finance, etc) - Une charge publicitaire très variable selon les titres - Un équilibre financier lié non seulement au marché publicitaire proprement dit mais aussi aux petites annonces (emploi, immobilier) et à la publicité financière

86 + a-Un petit nombre de quotidiens nationaux et des audiences limitées - La PQN a bien développé ses ressources publicitaires en raison dune politique marketing dynamique : *nouvelles maquettes *nouveaux contenus *couplages entre titres

87 + b-La publicité financière est une ressource majeure de la PQN Les secteurs qui sinvestissent le plus dans la PQN : - Publicité financière - Information / Média - Transport - Services - Culture / Loisirs - Voyage / Tourisme - Habillement

88 + 4-La Presse Quotidienne Régionale - Un média installé sur 2 marchés - Un média puissant - Une grande sélectivité géographique - Des liens très privilégiés avec son audience (média de proximité) - Un coût très élevé - Des possibilités assez limitées au plan de lexpression publicitaire avec des améliorations notables (ex : quadrichromie)

89 + a-La PQR a 2 marchés publicitaires : national et local - Le marché des annonceurs nationaux est faible et le marché local est encore sous exploité - La part de la publicité dans les recettes totales est moins importante pour la PQR quelle ne lest pour la PQN ou les magazines - Labsence de concurrence entre les titres de la PQR les protège mais nincite pas au dynamisme - Le marché des médias locaux pourrait être dynamisé par la création de chaînes de télévision numériques locales

90 + b-La PQR est un média puissant - La soixantaine de quotidiens régionaux a une diffusion moyenne de 6 millions dexemplaires par jour, 17,8 millions de lecteurs de plus de 15 ans - 29% des lecteurs lisent leur journal tous les jours

91 c-Laudience de la PQR reflète bien la population sauf le critère de lâge Le profil de laudience de la PQR, en indice par rapport à la population française HommesFemmes15/24ans25/34ans35/49ans50/64ans + 65 ans

92 + d-La distribution est le secteur qui investit le plus en PQR Les secteurs qui investissent le plus sont : - Distribution - Transports - Services - Culture/loisirs - Immobilier - Voyage/tourisme - Information/médias

93 + 5-La presse magazine - Plus de 30% des recettes publicitaires de la presse - Une offre très riche : segmentation croissante, titres spécialisés par centres dintérêts - Des titres qui peuvent être très puissants

94 + a-Les secteurs qui investissent le plus dans la presse magazine - Toilette / beauté - Distribution - Transport - Habillement - Services - Télécommunications - Informations Médias

95 + b-Une audience considérable et une offre très riche Les magazines sont dune grande diversité On les classe de différentes façons : - Selon la fréquence de parution *Bihebdomadaires (ex : France Football) *Hebdomadaires (ex : LExpress) *Bimensuels ( ex : LAuto-Journal) *Mensuels ( ex : Capital) *Bimestriels (ex : Art et décoration)

96 + - Selon le contenu *la presse TV *la presse féminine *la presse économique et financière *les news *les pictures *la presse seniors *la presse parentale *les centres dintérêt

97 + Les raisons du déclin de la presse quotidienne La concurrence de la TV et la radio Des coûts et prix élevés La diminution des recettes publicitaires Le manque de fonds propres

98 + Déclin de la presse: la concurrence de la TV et de la radio La radio et la TV: des médias plus attractifs L image ou le son Une information en temps réel Le prix (médias perçus comme gratuits) En 2002: les français passe en moyenne 5H45min par jour à la TV alors qu ils ne consacrent qu une demie heure la presse

99 + Déclin de la presse: la concurrence de la TV Source: RTF et Simalec)Source: INSEE

100 + Déclin de la presse: des coûts et prix trop élevés Depuis 70 s: coût de la vie 4 Prix des quotidiens 8 Les raisons Augmentation du coût du papier (10 à 15% des charges) Coûts liés au mode de distribution : plus élevés que nos voisins européens; la France a privilégiée la distribution en kiosque: coûteux et pas d avance de trésorerie la poste: + coûteux qu une distribution indépendante Augmentation des coûts d imprimerie: investissements liés à la modernisation des outils

101 + Déclin de la presse: un manque de fonds propres La presse française manque de fonds propres: les fonds propres représentent 31% du bilan (contre 40% pou des entreprises du secteur des biens de consommation courante) la plus sous-capitalisée du monde la plus subventionnée par l État Induit des frais financiers importants Pèse sur les investissements de modernisation

102 + Le déclin de la presse: une incitation à la concentration Cela pousse à la concentration Pour bénéficier des économies d échelle liées aux coûts d impression toujours croissants Pour valoriser une audience plus importante auprès des annonceurs

103 + La presse sur Internet Deux questions: Menace ou soutien pour la presse traditionnelle Modèle économique de la presse en ligne: quelles stratégies de tarification?

104 + La presse sur Internet: les avantages Les avantages: Permet de s affranchir des coûts d impression, de papier et de distribution Structures des charges d un quotidien: Rédaction : 15 à 20% Administration : 10 à 15% Courtage publicitaire : 8 à 10% Papier : 10 à 15% Impression : 15 à 20% Distribution : 10 à 25% Promotion : 1 à 2% Frais généraux : 3 à 6%.

105 + La presse sur Internet: les avantages Infrastructure de diffusion plus large permet de capter la communauté francophone à l étranger Internet offre des possibilités supplémentaires en terme de contenu rédactionnel et de forme Présentation: plus de photos, présence d un sommaire Liens (internes ou externes) Archivage Interactivité (possibilité de « dialoguer » sur des thèmes précis ou de réagir à des articles)

106 La presse sur Internet: quelle audience? Rang du quotidien en ligne Nom du quotidien Rang du quotidien « papier » Rang tout site confondu Nombre de visite Durée moyenne en minute de la visite 1Le Monde :44 2 L Equipe :03 3Libération :20 4Les Echos :10 5Le Figaro :12 6Le Parisien : Les 5 sites de presse quotidienne les plus fréquentés en juin 2012 sur le web français (résultats cybermétrie)

107 + La presse sur Internet : quelle audience? Evolution de la presse quotidienne en ligne Pas de quotidiens regionaux Proche de l ordre des editions papier (les memes 6 premiers)

108 La presse sur Internet : quelle audience? Rang du quotidien en ligne Nom du quotidien Rang du quotidien « papier » Rang tout site confondu Nombre de visites Durée moyenne en minute de la visite 1Le Nouvel Observateur :48 2 L Express :03 3Courrier International :05 4Paris Match :40 5Télé 7 jours : Les cinq sites de presse hebdomadaire les plus fréquentés sur le web français Juin 2002 (résultats cybermétrie)

109 + La presse sur Internet : quelle audience? Evolution de la presse hebdomadaire en ligne

110 + Risque de cannibalisation? Une enquête américaine (Newspaper Association of America): Plus de la moitié des internautes américains se connectent sur des sites de presse pour rechercher de l information Plus de 80% des internautes américains affirment lire autant le journal papier qu avant d avoir découvert le site Seuls 20% se contentent des infos en ligne

111 Risque de cannibalisation? Ensemble de la population (+ de 11 ans) Non internautesInternautes Lecteurs presse quotidienne79,5 %76,9 %85 % Lecteurs presse quotidienne nationale 35,7 %30,8 %45,8 % Lecteurs presse quotidienne régionale 62,9 %64 %60,7 % Lecteurs dernier mois magazine informatique 10,4 %3,3 %25,1 % Lecteurs dernier mois magazine d informations 23,6 %18,1%34,7 % Lecteur dernier mois magazine économique 14,3 %9,8 %23,4 % 111 Source: Etude Mediametrie, Avril 2002

112 + Risque de cannibalisation? Les internautes lisent plus la presse que la moyenne Les sites Internet peuvent créer un besoin de plus d information Enquête américaine sur visiteurs de 8 sites quotidiens: la consultation d un site donne envie de: Lire plus : 29% Lire moins : 9% Ni plus ni moins : 63% Les sites Internet peuvent capter une nouvelle clientèle

113 + Le modèle économique des journaux en ligne Les stratégies de tarification: Le modèle du tout payant: Les journaux ont essayé d imposer le modèle du tout payant mais ont renoncé Exemple du Monde: payant pendant 3 ans puis tarification mixte En France, sur 50 sites recensés, un seul payant: le magazine Investir Beaucoup de sites de presse envisagent un retour au payant Le modèle mixte En général: contenu de l édition papier en ligne gratuitement Archives et informations très spécialisées payantes Le modèle du tout gratuit Contenu de l édition papier ou pas de contenu

114 + Le modèle économique des journaux en ligne Les stratégies éditoriales Le site miroir: contenu identique à celui de l édition papier Le site au contenu spécifique: contenu entièrement rédigé pour les internautes parfois plusieurs mises à jour de l édition papier dans la journée nécessite des investissements spécifiques Le site au contenu mixte: reprend l édition papier donne accès à certains contenus spécifiques Le site de notoriété: aucun contenu (seulement les titres) ; vitrine du journal renvoie à l édition papier

115 + Le modèle économique des journaux en ligne Strategies editoriale sur 50 sites francais tout type de presse confondus (quotidienne, hebdomadaire, nationale et regionale)

116 + Le marché de la Radio 116

117 + La Radio - Cest un média qui est plus important en France quen Europe - Cest le média de la grande distribution - Cest un média dégagé des contraintes techniques : rapidité et faible coût de la production des messages radio

118 + 1-Les grandes familles de la radio Il existe 4 familles - Les généralistes - Les musicales - Les thématiques - Les locales

119 + 2-Laudience de la radio - Laudience de la radio est faible en août et stable les autres mois - La durée découte individuelle par jour est de 152 minutes - Tout au long de la semaine, la radio est écouté de manière importante de lundi au vendredi, moins le weekend - La tranche 06h00-08h30 est la plus écoutée

120 + 3-Les points positifs de la radio - Sa répétition permet dobtenir une forte pression publicitaire en un temps réduit - La rapidité de mise en place dune campagne - Une audience prévisible car elle fonctionne sous forme de RDV stables - Une audience complémentaire à la TV - La sélectivité quantitative et qualitative - Le synchronisme des moments de consommation avec le passage du spot - Lintercativité média/ auteur

121 + - La qualité de linsertion - La caution des animateurs - Les opérations hors antenne mais retransmises - La création possible démissions

122 + 4-Les points négatifs de la radio - La radio nautorise pas la mise en valeur du produit - La création radio est majoritairement centrée autour des massages prix/produit, aboutissant à un déficit créatif - Le caractère fugace du spot ne permet aucune réflexion et nécessite donc de travailler la répétition

123 + Le marché de laffichage 123

124 + Laffichage 1-Les caractéristiques et les utilisations de laffichage a-Laudience globale de laffichage - Le média de masse par excellence - Laffichage est un média de masse mais cest un média souple qui permet un certain ciblage *Une excellente sélectivité géographique *Un média urbain *Une audience captive -Laffichage est un média dont laudience est mal connue

125 + b-Des caractéristiques de communication très intéressantes - Cest le média de lévénement - Cest un média de limage, très exigeant, au plan de la création - Cest un média aux formes multiples et qui peuvent être créatives - Laffichage construit rapidement de la notoriété - Laffichage génère du trafic sur les points de vente

126 + 2-Une offre exceptionnelle en France a-Un secteur qui se concentre b-Une offre abondante et variée - Affichage 4x3 mètres - Affichage transports - Affichage mobilier urbain - Affichage hypers, parkings - Affichage rural - Affichage lumineux

127 +

128 + 3-Les atouts de laffichage - Grande sélectivité dans lespace permettant un ciblage géographique - Diversité dimplantation (ville, agglomération, routier) - Variété des supports et des possibilités dexpression créative : panneaux animés, en relief - Rapidité deffet et dutilisation - Disponibilité - Qualité des emplacements et des réseaux - Média de proximité

129 + 4-Les faiblesses de laffichage - La cible des non-actifs âgés, des ouvriers et employés - La faible sélectivité de son audience - Les coûts de fabrication - Le prix quil suppose pour une campagne nationale - Le manque dargumentation sur le produit ou lentreprise - Lentretien - Lencombrement à certaines dates

130 + Le marché du cinéma 130

131 + Le cinéma 1-Les caractéristiques du cinéma - Un taux de mémorisation très élevé - Un média puissant sur la cible des hauts revenus - Un fort pouvoir de communication - Une forte sélectivité *Sélectivité géographique *Sélectivité saisonnière

132 + 2-Laudience du cinéma a-Le public jeune est plus important dans la population : - Jeune (les ans sont sur-présentés) - Dun niveau dinstruction élevé - Appartenant aux CSP+ - Urbaine

133 + Le marché de lInternet 133

134 + 2-Internet, le plus polyvalent des médias, a des caractéristiques très originales a-Le seul grand média interactif - Interne est le nouveau canal de communication interactif - Il a une audience plus large, plus accessible et moins coûteuse b-Un public qui peut toucher tous les publics de lentreprise

135 + La diversité des cibles potentielles dInternet -E-pub - ing -Sites de marques -Sites marchands Clients/Distributions Communication Marketing -Intranet : communication au sein de lentreprise -Internet : communication de recrutement dans des sites spécialisés et des sites dentreprises Collaborateurs actuels et futurs Communication interne & Communication de recrutement Informations financières dans des sites dentreprises et sites spécialisés de type Boursorama ou courtiers Capitalistes Communication financière Sites dentreprises Citoyens Communication institutionnelle

136 + c-Internet, un média polyvalent par ses audiences et la façon de communiquer avec elles - Internet est le média du marketing direct et du marketing relationnel par sa capacité de communication individualisée - Internet est un média dinformation - Internet est un canal de vente - Internet est un média de publicité

137 + Un exemple de succès du tout payant: WSJ L exemple du Wall Street Journal 2,6 millions d exemplaires papier chaque jour Le modèle de WSJ.com: tarif abonné édition papier: 29$ / non abonné: 59$ abonnés: mars 2001: / mars 2002: CA 2001: 37 millions de $ Fin janvier 2001: nouvelle version du site: représente un investissement de 28 millions de $ Rentabilité: pas encore à l équilibre Répartition du CA publicité / abonnements Jusqu à récemment 50/50 Aujourd hui 40/60

138 + LA MONTÉE DES SERVICES EN RÉSEAU Le paradigme de la société en réseau Convergence technologique autour des enjeux de la mobilité et de la « connectivité » Développement des phénomènes communautaires médiatés par le web Développement de nouveaux usages des médias et des TIC (peer to peer, musique, vidéo, TV, Presse, …) Blogosphère, wikisphère

139 + LA MONTÉE DES SERVICES EN RÉSEAU Un contexte de libéralisation des industries de réseaux, dont celles touchant aux télécommunications Transposition dans les droits nationaux des directives européennes Objectifs: favoriser linnovation, la concuurence, tout en maintenant des obligations de services universels Libéralisation des opérateurs télécommunications, entraînant des opérations capitalistiques de grandes ampleurs sur tous (et entre) les continents Libéralisation de la poste Création dautorité de régulation (en France : lART devenu ARCEP)

140 + LA MONTÉE DES SERVICES EN RÉSEAU Des marchés en effervescence Téléphonie: déploiement de la 3G en cours, anticipation de la 4G; Iphone, Googlephone Diffusion de lADSL : 11 millions dabonnés en France Déploiement de la TNT Industrie du jeu video Concurrence dans les modèles de plateforme de téléchargement de musique Concurrence entre téléchargement et streaming, modèles daffaires non stabilisés Guerre des standards sur les formats et les technologies

141 + LES EXTERNALITÉS DE RÉSEAUX Au cœur de la dynamique de marché des services en réseau se trouvent les propriétés de la demande pour ce type de biens ou services Ces propriétés concernent aussi bien les biens et services de léconomie numérique que les biens et services de léconomie « traditionnelle » (transport, énergie, banques, réseaux de distribution commerciale, …) Dès lors que la notion de réseau intervient, ce sont les fonctions dutilité traditionnelles des consommateurs (ou « users ») qui sont modifiées.

142 + LES EXTERNALITÉS DE RÉSEAUX Ces propriétés concernent les effets de réseaux qui influencent la fonction de demande des « users ». On parle alors dexternalités de réseaux, bien que ce soit un abus de langage Les externalités de réseaux ont dabord été mobilisées et développées pour expliquer lémergence de standards technologiques (Voir Arthur, David, Liebowitz & Margolis) Parmi un ensemble dalternatives technologiques, une technologie, même sous- optimale, peut simposer sur un marché en raison de la « dépendance du sentier » quimpliquent les choix séquentiels dadoption en présence de problèmes de compatibilité, dapprentissage, et de rendement déchelle Aujourdhui, les externalités de réseaux sont une des justifications de la diffusion des biens et services en réseaux, et des structures de concurrence qui émergent pour ce type de biens et services Elles sont également au cœur de la stratégie de marketing et des business models des entreprises du numérique

143 + LES EXTERNALITÉS DE RÉSEAUX Les externalités de réseaux se manifestent lorsque le bénéfice quun agent retire de la consommation dun bien ou service évolue lorsque le nombre des agents consommant le même type de bien évolue également Le bénéfice que tire donc un consommateur de la consommation dun bien ou service en réseau est donc séparé en deux parties. Une composante, traditionnelle (bénéfice « autarcique »), est représentée par le bénéfice ou lutilité de lusage de ce bien ou service indépendamment des autres usagers. La deuxième composante, est la valeur additionnelle (bénéfice de « synchronisation ») liée à laccroissement (i) du nombre dindividus avec lesquels interagir; (ii) de la qualité et des potentialités que fournit ce bien ou service

144 + LES EXTERNALITÉS DE RÉSEAUX (i) et (ii) permettent de distinguer deux types dexternalités de réseaux Les externalités directes de réseaux: elles dépendent directement du nombre dindividus connecté au réseau (ou à un réseau compatible et interconnecté) Exemple: je retire une utilité dun fax dautant plus forte que le nombre dutilisateurs du fax saccroît, car je peux envoyer et recevoir plus de documents avec une seule technologie parmi lensemble des technologies disponible Les externalités indirectes de réseaux: elles dépendent également du nombre dindividus connectés, mais le bénéfice est indirect, et transite à travers les stratégies de loffreur, laquelle pousse à la diversification des services au fur et à mesure que le nombre dusagers, aux préférences hétérogènes, saccroît. Exemple: je retire une utilité dautant plus forte du web que la variété des sources dinformation saccroît au fur et à mesure que le nombre des fournisseurs dinformation saccroît. Remarque: pour certains économistes, les externalités indirectes de réseaux peuvent être également de simples externalités pécuniaires sur des biens complémentaires (Liebowitz & Margolis) Exemple: je retire un bénéfice dautant plus croissant de lusage dun fax que le nombre dutilisateurs saccroît, car le prix des cartouches dencre diminue dautant par un phénomène déconomie déchelle

145 + LES EXTERNALITÉS DE RÉSEAUX Les limites ou effets de seuil aux externalités de réseaux Premier seuil, classique: les effets de congestion qui peuvent générer une « désutilité » Exemple: saturation des réseaux, débits insuffisants Deuxième seuil: les effets de conformité ont un seuil qui peut stopper la dynamique des externalités de réseaux Exemple: une partie de la population française peut être définitivement récalcitrante à la téléphonie mobile, adverse à la communication mobile (si bien que des fixes et mobiles peuvent coexister) Troisième effet de seuil: les liens sociaux ne sont pas indifférenciés, tirés aléatoirement dans une population, mais socialement encastrés dans des réseaux. Les frontières de ces réseaux peuvent donner lieu à une coexistence de technologies, même incompatibles entre elles. Exemple: jutilise Mac, même si cela ne marche pas avec un PC Quatrième effet de seuil: la taille dun réseau et la diversité des individus qui la compose me pousse à « switcher » vers un réseau plus petit où sont seuls connectés mes « semblables » Exemple: facebook est une auberge espagnole sans intérêt, je « switche » sur profdefacbook (si bien que des sites communautaires peuvent coexister)

146 + LA STRUCTURE DE COÛTS DES BIENS ET SERVICES EN RÉSEAU La deuxième spécificité des services en réseaux tient à la structure de coûts de ce type dactivité, où il faut distinguer les coûts liés aux services des coûts liés aux infrastructures Le déploiement des infrastructures se caractérise par des coûts fixes élevés, qui limitent les possibilités de concurrence et entraîne lexistence de monopoles naturels Exemple (1) : la boucle locale de FT Exemple (2) : le développement de la fibre optique par Free Les coûts fixes dans les services sont plus faibles que dans les infrastructures, dès lors quils sappuient sur des softwares, de limmatériel. Ce sont essentiellement des coûts de R&D, de marketing Exemple : Facebook créé dans le cadre dun projet détudiants Lintérêt des fournisseurs est damortir au mieux les coûts fixes en élargissant le plus possible la base de clientèle adressable, et ce dans la limite des capacités du réseau pour les infrastructures, et des types dusagers pour les services

147 + LA STRUCTURE DE COÛTS DES BIENS ET SERVICES EN RÉSEAU Une infrastructure de réseau numérique Le montant des coûts fixes dépend des effets de taille et du graphe du réseau. Les coûts moyens sont décroissants jusquà un niveau de production qui correspond au seuil des rendements croissants. Ce seuil est dautant plus élevé, quà taille donné, le graphe du réseau permet linterconnexion dun nombre dutilisateurs élevé, assurant une meilleur répartition des coûts fixes. Enfin, les coûts marginaux sont inférieurs aux coûts moyens dans la phase de rendements croissants. Le coût marginal de connexion dun agent situé le long du graphe sera quasiment nul dans la limite des capacités techniques du réseau.

148 + LA STRUCTURE DE COÛTS DES BIENS ET SERVICES EN RÉSEAU Un logiciel, une plateforme La création dun logiciel en tant que bien caractéristique de linfostructure de la net- économie présente de forts coûts fixes, représentés par des coûts de développement du prototype. Les coûts marginaux correspondent alors à de simples coûts de reproduction du prototype qui, parce que sous forme numérique, sont très faibles. Les coûts moyens sont donc toujours décroissants avec le nombre dutilisateurs.

149 + LA STRUCTURE DE COÛTS DES BIENS ET SERVICES EN RÉSEAU Un site de presse en ligne La presse en ligne, caractéristique dun service de linfomédiation de la net-économie, présente une structure de coûts différente de la presse papier. Les coûts fixes, représentés par la création des contenus, sont de même nature quel que soit le support. Ils peuvent cependant être répartis sur une base plus large lorsque le support numérique reprend les contenus du support papier et élargit ainsi laudience. Les coûts moyens, sils sont conséquents pour la presse papier en raison du montant des coûts variables (papier, impression, distribution), sont beaucoup plus faibles dans le cadre de la presse numérique, si bien que les coûts marginaux sont également plus faibles, voire quasi-nuls

150 + LA DYNAMIQUE DE MARCHÉ EN BIENS ET SERVICES EN RÉSEAU Lexistence dexternalités de réseaux du côté de la demande et de coûts de réseaux du côté de loffre crée une dynamique de diffusion des services en réseaux qui obéit à la loi des rétroactions positives. Cette loi stipule que toute hausse de la demande va entraîner une hausse de loffre qui en retour va stimuler la demande, et ainsi de suite. On parle de causalité circulaire, phénomène absent des modèles de concurrence pure et parfaite. EXPLICATION Si un service commence à être adopté par plusieurs consommateurs, il permet aux fournisseurs de ce service de réaliser des économies déchelle et ainsi dabaisser les prix de vente. Cette baisse du prix de vente va entraîner une hausse de la demande, qui suscitera des externalités de réseaux et stimulera la demande. Cet afflux de demande va de nouveau rétroagir sur loffre, par le biais des économies déchelle, et faciliter les baisses des prix, permettant délargir la diffusion de ce service. Par effet boule de neige, les rétroactions positives vont jouer en faveur dune concentration de loffre et donc un monopole de loffre, le gagnant étant celui qui parvient à la taille critique à partir lavalanche se déclenche.

151 + LA DYNAMIQUE DE MARCHÉ EN BIENS ET SERVICES EN RÉSEAU Loffre du fournisseur génère des rendements croissants et des effets de variétés Stimule la demande en raison dune baisse des prix et de la variété des services La demande est sujette à des effets directs et indirects de réseaux Stimule loffre en raison de lutilité croissante avec le nombre dadopteurs (communication et variété)

152 + LA DYNAMIQUE DE MARCHÉ EN BIENS ET SERVICES EN RÉSEAU Ce phénomène de causalité circulaire peut également sexpliquer par les anticipations des consommateurs et les équilibres de marché qui en résultent

153 + LA DYNAMIQUE DE MARCHÉ EN BIENS ET SERVICES EN RÉSEAU La diffusion du service dépend de la masse critique dutilisateurs à partir de laquelle les effets de rétroactions de développent Les biens et services en réseau se diffusent alors selon une « S-shaped curve », déjà mise en avant pour la diffusion du fax, et que lon retrouve pour dautres technologies Les adopteurs sont séquentiels, et ne sont pas de la même nature Une technologie peut ne pas se diffuser si elle na pas atteint cette masse critique (exemple: Betamax, mini disc, …) et des consommateurs dune certaine nature (la majorité « pragmatique » à la Rogers) Le fournisseur qui atteint le premier la masse critique peut prendre une position monopolitisque

154 + LA DYNAMIQUE DE MARCHÉ EN BIENS ET SERVICES EN RÉSEAU

155 +

156 + exemple: la téléphonie mobile en France


Télécharger ppt "+ Économie des médias Samuel MAYOL 1. + Économie des médias: Présentation générale 2."

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