La différenciation pédagogique

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Transcription de la présentation:

La différenciation pédagogique   Pour adapter l’enseignement à la diversité des élèves.

Pourquoi différencier ? Pour répondre à l’hétérogénéité d’une classe et permettre au plus grand nombre d’élèves de réussir. les différences cognitives les différences affectives les différences socioculturelles les stratégies d’apprentissage 1. Différences cognitives : prendre en compte les différents fonctionnements mentaux des élèves; Il existe chez les élèves une grande hétérogénéité dans le degré d’acquisition des connaissances exigées et dans la richesse de leurs processus mentaux où se combinent représentations mentales, stades de développement , images mentales, modes de pensées. 2. Différences sur le plan psychologique et affectif : Le vécu ainsi que la personnalité de chaque apprenant, influent sur leur motivation, volonté, attention, créativité, curiosité, énergie, plaisir, équilibre, rythmes, relation maître/élève ( relation pédagogique), relation élève/élève. 3. Différences socioculturelles : Les élèves ont des valeurs, croyances , habitudes, histoires familiales, codes de langages, types de socialisation, cadres de vie différents . Différences psychofamiliales : cadre souple, rigide, incohérent. 4. Différences dans les stratégies d’apprentissage. retirer Prendre en compte les spécificités de chacun dans ses stratégies d’apprentissage Il est nécessaire que l’enseignant observe comment l’enfant s’y prend pour apprendre : il pourra alors constater des différences importantes entre élèves sur plusieurs plans. A RETIRER Cette observation des élèves en train d’apprendre s’accompagnera du souci de les voir expliciter leurs procédures. Il s’agirait donc d’introduire une dimension réflexive par rapport aux démarches d’apprentissage. Elle nécessite d’accorder du temps aux élèves pour expliciter, justifier et analyser les réponses et les stratégies utilisées. est absolument déterminant dans la réussite de ses apprentissages. (Le rôle de la métacognition) En effet, rien ne peut être acquis sans que l’apprenant l’articule à ce qu’il sait déjà, et rien ne peut être acquis sans tenir compte de sa stratégie. Différencier les stratégies d’apprentissage. Apport de précisions sur des distinctions entre : A.Les Auditifs /visuels (Antoine de la Garanderie) ; certains ont une intelligence visuelle tandis que d’autres en ont une auditive voire kinesthésique ou manipulatoire. (diff successive) B. Les dépendants du champ/indépendants du champ . Je vais illustrer mon propos à l’aide d’un exemple concret mis en pratique par des chercheurs. Des chercheurs ont constaté que durant un apprentissage, les sujets dépendants du champ sont significativement plus à la recherche et plus sensibles aux « feedbacks » sociaux (sourires, encouragements verbaux ou non verbaux, contacts visuels) que les indépendants du champ. Exemple : Des chercheurs ont demandé à des enfants d’assembler les morceaux d’un puzzle. Si l’expérimentateur construit le puzzle en même temps, sur son propre matériel, il constitue une source d’informations pour les enfants. Les chercheurs ont constaté que l’adulte est regardé plus souvent par des sujets DC qui s’intéressent davantage à son visage tandis que les IC sont plus attentifs au puzzle. Si l’expérimentateur n’est pas source d’informations, il n’est pas regardé davantage par les DC ou IC. Il semble donc que les sujets DC cherchent non seulement à utiliser l’info extérieure mais préfèrent aussi la recueillir par l’intermédiaire de canaux sociaux. Cette tendance à regarder autrui est d’autant plus forte que le besoin d’informations se fait sentir (selon la complexité de la tâche) C. Les Réflexifs : Tendance à différer la réponse pour s’assurer au mieux d’une solution exacte. La décision est préférée au risque d’erreur. Les Impulsifs : Tendance à répondre rapidement au risque de commettre des erreurs. Il y a une intolérance à l’incertitude. D. Les Producteurs : « Learning by doing » : Importance d’une activité motrice d’accompagnement (orale, graphique, gestuelle) Les Consommateurs : Apprentissage par l’observation. Intériorisation de l’apprentissage sans manifestations motrices. Respecter la stratégie d’un élève et l’aider à la dépasser ! Stratégie d’énumération : mémoriser des listes de mots.(exemple :diviser une leçon, trouver un mot clé de référence par paragraphe. Stratégie d’élaboration : établir des liens entre les informations. Stratégie organisationnelle repose sur l’organisation structurée de l’information. (retenir les infos principales d’un article en le découpant en paragraphes et en idées principales et en les résumant sous forme de tableau. Stratégie de contrôle de la compréhension : un bon lecteur sait adapter sa vitesse de lecture à l’objectif qu’il s’est donné ou à son niveau de compréhension d’un texte. Autocontrôle = stratégie métacognitive. Stratégies affectives jouent sur l’analyse et la maîtrise de ses émotions afin de faciliter un apprentissage : se relaxer avant un examen, apprendre à gérer son temps, se concentrer pour étudier…. Résumé : Les stratégies d’apprentissage sont des opérations cognitives ou métacognitives destinées à mieux intégrer l’information.(prise de note – auto-examen, planification du temps. Les stratégies d’apprentissage d’un élève l’amènent, de façon plus ou moins consciente, à se donner un projet et à rechercher les procédures personnelles les plus efficaces pour lui afin de mettre en œuvre l’opération intellectuelle requise par l’objectif. La démarche pédagogique qui prend en compte les stratégies d’apprentissage va s’efforcer de donner à chaque élève la possibilité de choisir les outils, les démarches, les modalités de guidage de son travail qui lui conviennent le mieux pour atteindre un objectif d’apprentissage qui est le même pour tous.

Différencier ne veut pas obligatoirement dire «individualiser » La différenciation pédagogique est une démarche qui consiste à mettre en œuvre un ensemble diversifié de moyens, de procédures d’enseignement et d’apprentissage afin de permettre à des élèves d’âges, d’aptitudes, de compétences, de savoir-faire hétérogènes, d’atteindre par des voies différentes, des objectifs communs et ultérieurement, la réussite éducative. Conseil supérieur de l’Education de Montréal Conseil composé de membres Universitaires issus du Monde de l’Education (22 Membres) C’est adapter les situations d’apprentissage de sorte qu’elles puissent être profitables aux élèves. Enseignement adapté au niveau des élèves : (pour un élève seul, création de groupes de besoins) Enseignement adapté au développement des élèves : - adaptation du rythme de travail (plus lent , plus rapide). La quantité de travail diffère et non la nature. Enseignement adapté aux intérêts des élèves : Motivation/Pédagogie de contrat , de projet Enseignement adapté aux méthodes d’apprentissage Utiliser tous les supports nécessaires (visuel, oral, auditif) Création de groupes de besoins (homogènes) qui ont un travail à faire, mais qui est différent selon le niveau. Mise en commun avec la formation d’un nouveau groupe : chaque élève explique aux autres membres du groupe ce qu’il a fait. Exposé oral à toute la classe. Création de groupe hétérogène : privilégier le tutorat ou la discussion entre les élvèes sur différentes procédures pour réinvestir des notions étudiées en dclasse. PPRE : contrat entre l’élève, l’enseignant et les parents : l’élève s’engage, dans une durée donnée, à acquérir les compétences inscrites au contrat (de la mat au collège)

Amener chacun à son plus haut niveau de compétence « Différencier, c’est organiser les interactions et les activités pour que les élèves soient constamment, ou du moins, le plus souvent possible confrontés aux situations didactiques les plus fécondes pour lui. La pédagogie différenciée pose le problème d’amener les élèves non pas à un point déterminé mais chacun à son plus haut niveau de compétence.» Philippe Perrenoud P. Perrenoud : Professeur à l’Université de Genève « Pédagogie différenciée : des intentions à l’action, ESF, 1997 » Comment différencier la pratique pédagogique ? . Un mode unifié d’enseignement valorise toujours les mêmes élèves. Les recherches montrent que personne ne peut apprendre à la place de l’enfant et personne ne peut apprendre tout seul. Ces perspectives modifient le rôle de l’enseignant qui n’apparaît plus comme un dispensateur de savoir, mais comme l’organisateur de situations d’apprentissage variées. Puisque les obstacles ne sont pas les mêmes pour tous, ils pourront être franchis en mettant à la disposition de chacun une diversité d’outils, de démarches d’entrées dans les apprentissages ou une possibilité de choix dans les objectifs à atteindre. La différenciation peut alors s’opérer par plusieurs entrées : A– expliciter les objectifs d’apprentissage et miser sur l’évaluation formative B – prendre en compte les spécificités de chacun : C – varier les modes de communication et de situation d’apprentissage

Différentes formes de différenciation (selon A. de Peretti) La pédagogie différenciée consiste à attribuer à chaque élève une tâche correspondant à ses besoins et à ses possibilités. On adapte alors les niveaux d'exigence à partir d'un objectif commun ; c'est une différenciation qui se situe au niveau de l'élève. André de Peretti : docteur ès lettres et sciences humaines, André de Peretti a exercé de multiples responsabilités : d'ingénieur, de professeur, de parlementaire, ... Conférences sur le thème des enfants en difficultés scolaires et difficiles. Pédagogie différenciée : Elle conduit à simplifier les exercices ou à les réduire, à soutenir l'élève dans chaque étape de son travail, à morceler les savoirs pour se les approprier par étapes. Une dictée avec une niveau d’exigence différente. (Exemple : 3 phrases ou 5 phrases) .

Différentes formes de différenciation (selon A. de Peretti) La pédagogie variée consiste à varier les formes de présentation ou les situations d'approche d'une même notion ; c'est une différenciation qui se situe au niveau du maître. Une dictée identique avec des modalités différentes : Travail en groupe / Dictée avec un enfant

Différentes formes de différenciation (selon A. de Peretti) La pédagogie diversifiée consiste à développer la diversité des procédures mentales en fonction des motivations et des stratégies propres à chacun; c'est une différenciation qui se situe au niveau des savoirs. Pédagogie diversifiée : Elle se propose de multiplier les itinéraires d'apprentissage et les voies d'accès à un savoir selon différentes phases : mobilisation, prise d'information, mémorisation, discussion, tâtonnement, recherche, imitation, etc… Prendre en compte les stratégies de chacun : Dictée flash : travail sur la mémoire / l’intelligence visuelle Motivation : En mathématiques, difficulté du problème (problème de princesse, problème de rugby Chacun choisit un problème

Les modalités de mise en œuvre Différenciation successive : sur plusieurs séances Exemple d’une progression sur la dictée Différenciation simultanée : au cours d’une séance Analyse des vidéos de classe différenciation successive , sur plusieurs séances(Peggy dictée) 2 – différenciation simultanée : activités diverses définies pour et avec chacun Elle consiste à distribuer à chaque élève un travail correspondant précisément à un moment donné du programme, à ses besoins et à ses possibilités. Complexe à mettre en œuvre car nécessite une évaluation des élèves afin de déterminer le niveau de chacun sur un des points du programme, on pourra éviter la dispersion en instaurant des plans de travail individuel ou des contrats. diversifier les situations et les activités : (contenus, autonomie, organisation du temps et de l’espace, lieux, supports diversifiés, mode de regroupement des élèves, consigne) (E.D) L’enseignant distribue à chaque élève un travail correspondant à ses besoins. Ceci implique des mécanismes d’inscription aux tâches. Exemple : sensibiliser les élèves à la poésie par différents dispositifs. Cinq activités : création d’une roue des rimes avec la banque de mots ; illustration d’un poème à lire avec justification ; enregistrement sur magnétophone ou ordinateur et écoute d’un poème connu ; rédaction d’un poème sur un sujet personnel ; lecture d’un poème et expression de ce qui a été compris au moyen de la rédaction de cinq phrases sur traitement de textes ou non.

Les vidéos pour illustrer la différenciation VIDEO Langage écrit Classe de GS / CP VIDEO Résolution de problèmes Classe de CM1 VIDEO Calcul mental Classe de CM1

Vidéo sur le langage écrit en GS Les étapes de la vidéo Les éléments de la différenciation Présentation du projet Travail en autonomie Mise en commun Travail individuel sur feuille . Rôle de l’enseignant : amener tous les élèves à s’exprimer. Outil d’aide : outil d’autocorrection Support d’activité : permettre à tous les élèves de réussir l’activité. Modalité de travail : respecter le rythme de chaque élève Démarches utilisées par l’enseignant : faire verbaliser les élèves sur leurs procédures mettre en place une situation motivante Support d’activité :  complexification des situations Outil d’aide : pour aider l’élève à mettre en place une stratégie, pour comparer

Vidéo sur la résolution de problèmes CM1 Les étapes de la vidéo Les éléments de la différenciation Présentation du projet Travail préalable par groupe de deux Mise en commun par énoncé Mies en commun collective Supports d’activités :Activités de plus en plus complexes. Modalités de travail :Choix de travailler en groupe ou individuellement. Rôle de l’enseignant : S’assurer de la compréhension du problème, de la consigne. Observer et questionner les groupes dans le but de les aider à mieux expliciter leurs procédures. Démarches utilisées par l’enseignant: : Amener chaque élève : à mettre en œuvre ses propres stratégies d’apprentissage pour résoudre le problème (dessiner, schématiser, effectuer des calculs). à présenter sa propre démarche sous différentes formes (écriture de texte, schémas….) à apprendre et à évoluer selon son niveau. « Rien ne peut être acquis sans que l’apprenant l’articule à ce qu’il sait déjà, et rien ne peut être acquis sans tenir compte de sa stratégie. »

Vidéo sur le calcul mental CM1 Les étapes de la vidéo Les éléments de la différenciation Présentation de la séquence Mise en œuvre Démarche de l’enseignant : Permettre à chaque élève à partir d’une même tâche d’avoir des exigences différentes Impliquer l’élève dans un projet (intérêt, motivation) Supports d’activités : Supports de plus en plus complexes Support d’autoévaluation et mise en évidence des progrès de l’élève Outils d’aide : Pour faciliter la tâche

Mise en œuvre de la différenciation : Tableau de synthèse Démarche de l’enseignant Supports d’activités Outils d’aide Rôle de l’enseignant Amener chaque élève : À mettre en œuvre ses propres stratégies d’apprentissage pour résoudre le problème À présenter sa propre démarche sous différentes formes A apprendre et à évoluer selon son niveau Faire verbaliser les élèves sur leurs procédures Mettre en place une situation motivante Permettre à chaque élève, à partir d’une même tâche, d’avoir des exigences différentes Supports de plus en plus complexes Supports d’autoévaluation Supports pour mettre en évidence les progrès de l’élève Pour mettre en place une stratégie Pour comparer Pour se corriger Pour faciliter la tâche S’assurer de la compréhension du problème, de la consigne Observer et questionner les groupes dans le but de les aider à mieux expliciter leurs procédures Amener tous les élèves à s’exprimer Prendre en compte le mode de fonctionnement cognitif de l’élève

L’enseignant doit être vigilant : Il faut faire attention que la différence ne soit pas vécue sur le mode de l’exclusion. Il faut garder à l’esprit qu’il existe une double contrainte : il y a deux manières symétriques d’empêcher un élève d’apprendre : soit lui proposer quelque chose qui soit trop «  sur mesure » et ne le tire pas vers l’avant, soit lui présenter un but tellement distant de ses possibilités immédiates que cela le dissuade d’entreprendre. B – prendre en compte les spécificités de chacun : a - dans ses motivations Les enfants ont des motivations très différentes pour travailler et apprendre, comprendre le sens d’un apprentissage ( par exemple savoir quel est l’intérêt des livres pour vouloir apprendre à lire). b – dans ses stratégies d’apprentissage Ce point découle du précédent. Il est nécessaire que l’enseignant observe comment l’enfant s’y prend pour apprendre : il pourra alors constater des différences importantes entre élèves sur plusieurs plans. Cette observation des élèves en train d’apprendre s’accompagnera du souci de les voir expliciter leurs procédures. Il s’agirait donc d’introduire une dimension réflexive par rapport aux démarches d’apprentissage. Le rôle de la métacognition est absolument déterminant dans les apprentissages : Elle nécessite d’accorder du temps aux élèves pour expliciter, justifier et analyser les réponses et les stratégies. En effet, rien ne peut être acquis sans que l’apprenant l’articule à ce qu’il sait déjà, et rien ne peut être acquis sans tenir compte de sa stratégie. Suppl ! Les recherches montrent que personne ne peut apprendre à la place de l’enfant et personne ne peut apprendre tout seul. Ces perspectives modifient le rôle de l’enseignant qui n’apparaît plus comme un dispensateur de savoir, mais comme l’organisateur de situations d’apprentissage variées. Puisque les obstacles ne sont pas les mêmes pour tous, ils pourront être franchis en mettant à la disposition de chacun une diversité d’outils, de démarches d’entrées dans les apprentissages ou une possibilité de choix dans les objectifs à atteindre. La différenciation peut alors s’opérer par plusieurs entrées :