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Contact et expansion des langues. La longévité d'une langue dépend de sa vitalité, c'est-à-dire de la distribution de la langue dans l'espace, mais aussi.

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1 Contact et expansion des langues

2 La longévité d'une langue dépend de sa vitalité, c'est-à-dire de la distribution de la langue dans l'espace, mais aussi de certains facteurs d'ordre démographique et social. Plus une langue manifeste de la vitalité, plus il lui sera possible d'assurer sa longévité; moins elle en a, moins elle aura des chances de survivre et de s'épanouir.

3 Parmi les facteurs contribuant à l'expansion d'une langue, mentionnons les facteurs démographiques, économiques, militaires, culturels, politiques. Pour une faible part, des facteurs proprement linguistiques peuvent jouer un certain rôle dans la mesure où les facteurs précédents sont présents. Par voie de conséquence, il faut comprendre que, si les conflits ne favorisent pas l'expansion d'une langue, ils entraîneront nécessairement sa régression, sinon son extinction. Enfin, il faut savoir que l'expansion d'une langue peut se faire à l'intérieur d'un pays comme elle peut s'étendre en dehors de ses frontières. Seules quelques rares langues naturelles ont la possibilité de connaître une grande expansion en raison de la puissance et de la dispersion de leurs locuteurs.

4 Facteurs de contact et dexpansion des langues : Les linguistes (Jean-Louis Calvet dans La guerre des langues par exemple, dont je reprends certains termes et leur définition en gras dans ce cours) relèvent souvent 4 à 6 facteurs d'expansion d'une langue.

5 Le facteur géographique L'expansion d'une langue suit l'expansion des hommes. Ainsi, une montagne infranchissable pour l'homme l'est également pour la langue. Une langue se répandra donc le long des cours d'eau à mesure des déplacements et échanges des hommes mais l'absence (ou la difficulté) des échanges entre des habitants séparés par une mer empêchera la propagation d'une langue. Ainsi l'anglais n'a pas "débordé" en Belgique ni le flamand (ou le français) en Grande- Bretagne. Les nouveaux moyens de communication peuvent bien sûr changer la donne.

6 Le facteur urbain et démographique: Une langue est un moyen de communication entre deux personnes ; la ville est par essence le lieu où se côtoient de nombreuses personnes et leur interrelation amèneront donc une homogénéisation des langues utilisées. Si lorsqu'une ville se développe, de nombreuses personnes venant de différentes régions ou pays avec différentes langues se côtoient, le temps amènera toutes ces personnes vers l'adoption d'un moyen de communication (langue) commun. C'est ainsi que le français se répand d'abord dans les centres urbains en Afrique et qu'il se propage ensuite dans des régions moins urbanisées. La ville est le lieu du grand brassage linguistique.

7 On peut certes voir des quartiers qui ont une identité et une langue à part (comme les quartiers italiens de New York (Little Italy) ou chinois (China Town)), ce qui donne un sursis aux langues qui peuvent servir de langue grégaire [1] au sein du quartier, mais l'anglais dans le cas de New York servira de langue véhiculaire entre les communautés de langue différente. [1] [1] Langue grégaire: Ainsi, une langue grégaire est « une langue de petit groupe, qui limite donc la communication à quelques-uns et dont la forme est marquée par cette volonté de limitation », par exemple les argots (verlan…), les registres sociaux, les formes linguistiques de classes dâge ou les langues familiales.

8 Le facteur démographique constitue sans nul doute l'un des éléments les plus importants dans le maintien ou la force d'une langue. Dans les variables se rattachant au facteur démographique, le nombre des locuteurs d'une langue constitue certainement un déterminant décisif dans la puissance d'une langue. Cependant, le nombre n'est pas tout: il faut considérer également d'autres variables telles la fécondité d'un groupe linguistique, la capacité d'absorption des forces migratoires et la distribution des langues dans l'espace.

9 Le facteur économique L'économie à la base, ce sont des acheteurs et des vendeurs, c'est donc la place de l'échange par excellence. Ce n'est pas un hasard si Hermes était chez les Grecs le dieu de la communication, le messager des dieux et le dieu du commerce. Un échange est facilité par un moyen de communication et si celui-ci n'existe pas, il existera. Ainsi des lingua franca, pidgins, et autres langues véhiculaires ont-ils été construits par la pratique pour les nécessités de l'échange. Dans d'autres cas, la propagation d'une langue suit les routes du commerce : swahili, malais, français, anglais... les personnes souhaitant échanger apprennent la langue de ceux qui viennent échanger. Ainsi certaines personnes n'étant jamais allé à l'étranger se débrouillent en allemand, français sur les marchés de pays où cette langue n'est pas parlée par la population.

10 Le facteur religieux Certaines langues sont des langues de liturgie : arabe, hébreu, latin et cela a contribué à leur utilisation et leur expansion. C'est aussi parfois en tant que langue de propagation de la foi (missionnaires, ou mise en avant d'une langue unificatrice de la liturgie par des colons) qu'elle se répand.

11 Le facteur culturel et ses variables La puissance culturelle d'une langue constitue un autre facteur (non économique) pouvant assurer indéniablement sa vitalité. Le grec et le latin se sont répandus en Occident et sont restés des langues de culture pendant plusieurs siècles même après avoir perdu leur puissance démographique, militaire et économique. Le degré de normalisation d'une langue, le nombre de livres édités ou de publications scientifiques, le nombre et le tirage des journaux, la production cinématographique, la quantité des postes émetteurs et récepteurs de radio ou de télévision, etc., sont des variables sûres pour mesurer la force culturelle d'une langue. Il est possible d'accéder à la culture par la musique, les beaux-arts ou la gastronomie, mais il s'agit là de manifestations culturelles qui n'ont à peu près aucun rapport avec le rayonnement d'une langue.

12 Les langues à l'ère d'Internet

13 Facteur militaire L'armée en tant qu'institution est un lieu de brassage des langues. Le service militaire a mis en présence des gens venant d'un peu partout en France et a favorisé l'apprentissage de la langue des officiers mais aussi des copains de régiment. Ainsi l'armée et le service militaire ont fait beaucoup pour la propagation du français au début du XXe siècle. Un célèbre maréchal français, Louis-Hubert Lyautey ( ), qui contribua à l'expansion coloniale de son pays, fit un jour la déclaration suivante: «Une langue, c'est un dialecte qui possède une armée, une marine et une aviation.» De fait, les grandes langues doivent toutes leur réussite première à la conquête militaire et à la colonisation, suite immédiate de l'occupation.

14 Le facteur linguistique Le facteur proprement linguistique est principalement relié à la proximité ou la distance génétique (ou typologique) des langues, puis aux problèmes relatifs à leur codification ou à leur normalisation.

15 L'idéologie linguistique C'est une opinion très largement répandue que la force d'attraction d'une langue résiderait dans sa valeur intrinsèque. Contrairement à ce que plusieurs pourraient croire ; cependant, il n'y a pas de langues en soi plus aptes que d'autres à s'étendre dans l'espace. L'idéologie de la glorification des vertus de la langue n'a jamais favorisé l'expansion ou la survie d'une langue sauf dans l'esprit de quelques idéalistes. Les jugements de valeur qui portent sur l'esthétique d'une langue, ses qualités ou ses défauts, ses prétendues dispositions et sa facilité d'apprentissage, relèvent de critères fort discutables et reposent sur des considérations arbitraires.

16 La clarté et la précision des langues : Certains affirment que le français, l'anglais et l'espagnol sont des langues importantes en raison de leur clarté et de leur précision. Cela signifierait que les locuteurs de ces langues seraient privilégiés. La richesse et la pauvreté des langues D'autres soutiennent que l'anglais et le français sont des langues riches par rapport à l'apache ou au zoulou, réputés pauvres. On se fondera, pour porter un tel jugement, sur le nombre plus ou moins important de mots spécifiques servant à désigner la réalité. Le français et l'anglais compteraient quelques centaines de milliers de mots alors qu'on n'en relèverait que quelques milliers en apache et en zoulou.

17 Les langues «primitives» et «évoluées» De même, plusieurs croient à l'existence de langues primitives par rapport à des évoluées. Or, aussi loin que l'on remonte dans l'histoire des langues, on n'a toujours affaire qu'à des langues évoluées, c'est-à-dire développées, achevées, qui ont donc derrière elles un passé considérable dont on ne sait rien, bien souvent. Toute langue évolue nécessairement dans le temps, sinon elle meurt. On associe les concepts de langue primitive et de langue évoluée au développement du progrès scientifique ou technologique occidental.

18 La beauté et la pureté des langues D'autres encore soutiennent que telle ou telle langue est plus belle, plus douce, plus musicale qu'une autre. De là à prétendre que la beauté supposée d'une langue favorise son expansion, il n'y a qu'un pas... Mais les critères de la beauté correspondent à des clichés culturels, sujets à des discussions dont l'issue est toujours aléatoire. En fait, on confond souvent la langue et le sentiment que l'on éprouve pour le peuple qui la parle; un peuple que l'on estime aura une belle langue, un peuple méprisé, une langue laide.

19 BIBLIOGRAPHIE : CALVET L. J., 1987, La guerre des langues et les politiques linguistiques, Payot, Paris. CALVET, L.J. (1993) : La Sociolinguistique, Que sais-je ?, PUF, Paris. GARMADI J., 1981, La sociolinguistique, Paris, PUF. HAMERS, J.-F., BLANC, M., 1983, Bilinguisme et bilingualité, Dessart & Mardaga, Bruxelles.


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