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A PPRENTISSAGE DU FRANÇAIS À L ÉCOLE ET ÉLÈVES EN SITUATION DE BI ( PLURI ) LINGUISME Parcours fléché : écoles du REV Redon. Module de 6 heures, sous forme.

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1 A PPRENTISSAGE DU FRANÇAIS À L ÉCOLE ET ÉLÈVES EN SITUATION DE BI ( PLURI ) LINGUISME Parcours fléché : écoles du REV Redon. Module de 6 heures, sous forme de « chantier ». Animation : Muriel Nicot-Guillorel, janvier 2012

2 P LAN Quelques éclairages théoriques sur la notion de bilinguisme Quelle place accorder aux L1 dans lapprentissage du Français Langue Seconde (FLS) ? Les spécificités du turc, L1 de beaucoup délèves. Implications en classe : par groupes, lister les difficultés prévisibles pour lapprentissage du français. Recherche dactivités pouvant alimenter les pratiques de classe, laide personnalisée, la réalisation de décloisonnements avec la mise en place dateliers spécifiques.

3 A PPRENTISSAGES BILINGUES : QUELQUES POINTS THÉORIQUES Mythe de lhypothèse déficitaire du bilinguisme (semi- linguisme), en référence au « bilinguisme parfait » dun locuteur idéal. Le locuteur bilingue nest pas la somme de deux locuteurs monolingues. Le bilinguisme nest pas un handicap. Un individu bilingue utilise chacune de ses langues pour différentes fonctions, selon un contexte donné, en fonction des interlocuteurs (variétés du répertoire linguistique). Bilinguisme simultané (avant 3 ans) ou successif. Après le psychologue Lev Vygotski (L2 accroît la distanciation entre signifiant et signifié et donc les capacités réflexives de lindividu sur les langues), le psychologue Jim Cummins montre que le bilinguisme ne se résume pas à laddition de L1 ou L2. Les compétences langagières dans les deux langues sont interdépendantes et ont des compétences sous-jacentes communes.

4 ( POINTS THÉORIQUES, SUITE ) Importance du bilinguisme additif (et non soustractif = disparition de lusage de L1). Théorie des seuils selon Jim Cummins : pour que le bilinguisme ait un effet positif sur le développement linguistique, cognitif et scolaire, les deux langues doivent continuer de se développer au niveau de la littéracie (lecture/écriture) (cf. ELCO). Effets bénéfiques et réciproques dans les deux langues.

5 F ONCTIONS DU LANGAGE (C F. G. V IGNER, 2008.) Dimension socialeDimension cognitive / intellectuelle COMMUNICATION TRANSMISSIONREPRESENTATION Interactions à effet immédiat Echanges conversationnels (Cible privilégiée du FLE) Mémoire culturelle Exemple scolaire : la littérature. Répertoires discursifs très éloignés des usages sociaux ordinaires : réflexion sur le texte, lauteur, un réseau littéraire, etc. Savoirs sur le monde Exemple scolaire : acquisition des savoirs scientifiques. Langue pour énoncer et commenter les résultats : genre écrit spécifique aux sciences, rhétorique particulière. La langue de lécole (FLM ou FLS) sécarte sensiblement des usages communicatifs du quotidien et cible la dimension cognitive / intellectuelle. Le FLM et le FLS ont en commun de faire travailler les élèves sur la variété haute du français. Cela renvoie à la compétence conversationnelle (BICS) et à la compétence académique (CALP) de Cummins. Laisance dans la communication orale en L2 ne suffit pas toujours pour pouvoir appréhender les savoirs scolaires en L2. Il convient daider les élèves à développer une compétence linguistique leur permettant de faire face aux attendus scolaires (cf. programmes).

6 Q UELLE PLACE ACCORDER AUX L1 DANS L APPRENTISSAGE DU F RANÇAIS L ANGUE S ECONDE ? Idée actuelle : le recours aux ressources du répertoire linguistique (B. Py), en particulier lappui sur L1, est un tremplin pour lacquisition linguistique de L2, L3, etc. Comment tenir compte des L1 en classe ? Sinformer sur la langue première de lenfant. Repérer les aspects de contraste entre L1 et L2. Identifier les points de langue à approfondir en L2 car très différents de L1. Reconnaître la L1 de lenfant : reconnaissance culturelle et linguistique. Penser les apprentissages linguistiques comme le développement dun répertoire plurilingue avec des compétences communes. Initier lensemble de la classe à la diversité culturelle et linguistique, à laltérité (ce nest pas du folklore). Ex : donner à voir, « à lire » (prises dindices) les différentes langues de la classe, voire dautres langues (cf. Eveil aux langues, Evlang, école Didenheim). Comparer le fonctionnement des langues présentes dans la classe. Cf. DVD. Extraits sur : atelier/fiche.asp?id=1387&theme=1200http://www.cndp.fr/bienlire/02- atelier/fiche.asp?id=1387&theme=1200

7 É TUDE DE CAS : AVOIR LE TURC COMME L1. Caractéristiques de la langue turque - Quelques sonorités de la langue turque présentées sur le site du lycée Bréquigny de Rennes, sur le Blog de Laprof : blog.com/categorie htmlhttp://coursdeturc.brequigny.over- blog.com/categorie html Lalphabet Gestuel et paraverbal à partir de quelques phrases (cf. le mouvement de tête pour dire « non » en turc) - Langue turque : aspects formels, un site facile daccès Structure de la phrase, négation, pluriel,etc. Lexique bilingue

8 I MPLICATIONS EN CLASSE : SPÉCIFICITÉS À PRENDRE EN COMPTE POUR LA SCOLARISATION ET L APPRENTISSAGE DU FRANÇAIS PAR LES ÉLÈVES TURCOPHONES Travaux de groupes : A partir des documents proposés, lister les spécificités à prendre en compte au niveau… Groupe 1 : aspects culturels (représentations sur lécole, la place des enfants dans les familles, la problématique fille-garçon, etc.) Groupe 2 : différences entre le turc et le français au niveau phonologique et du système graphique Groupe 3 : différences entre le turc et le français au niveau de la morphologie et de la syntaxe Groupes Synthèse : spécificités relevées dans chaque domaine

9 G ROUPE 1 : QUELQUES ASPECTS CULTURELS RESSORTANT DES LECTURES Émigration économique et politique, souvent familiale. On estime à le nombre de Turcs en France. La communauté turque est connue pour sa « forte sociabilité communautaire », ce qui lui permet de pratiquer sa langue au quotidien. Souvent la langue turque demeure la langue dominante dans le milieu familial, avec un usage progressif du français dans les fratries ou dans le groupe des pairs (le français devient langue dominante à la 3 ème génération). Les médias (TV, internet, etc.) préférés dans les familles sont turcs. On constate un très fort attachement au pays dorigine avec des retours fréquents pendant les vacances. Quand les enfants vont en Turquie lété, décalage possible entre les valeurs intériorisées et lévolution du pays.

10 ASPECTS CULTURELS ( SUITE ) Système éducatif turc : fonctionnement similaire au système français (mais 40 élèves par classe), nationalisme très fort (lever du drapeau, etc.), école obligatoire jusquen 3 ème, école laïque, respect de ladulte, lautonomie nest pas valorisée, les pères soccupent peu du suivi scolaire, les parents ne vont pas voir les enseignants deux- mêmes mais attendent dêtre convoqués. En Turquie, on se doit de subvenir aux besoins de ses parents, de ne jamais les abandonner. Les enfants doivent être respectueux, affectueux et obéissants. Grand respect de ladulte. La vie des jeunes garçons est davantage tournée vers lextérieur que celles des jeunes filles. Le poids de la religion musulmane est fort (souvent apprentissage du coran, port du foulard, etc.). Conflits de génération possibles entre enfants de lémigration et parents (cf. mariages arrangés, conflit des cultures, etc.).

11 L A LANGUE TURQUE La langue turque parlée en Turquie fait partie d'une famille de langues ouralo-altaïques dites "agglutinantes" incluant le kirghiz, le kazakh, l'ouzbek, le ouïgour, le turkmène, l'azeri, etc. Ces langues sont parlées de nos jours, des Balkans jusqu'à la Chine. L'histoire de la langue turque comporte trois périodes principales: le turc ancien du 7ème au 13ème siècle, le turc moyen du 13ème au 20ème siècle, et le turc moderne depuis lors. La langue turque a été transcrite avec différents alphabets au cours des âges. Avec l'islamisation des peuples turcs, c'est l'alphabet et l'écriture arabe qui se sont imposés pour transcrire le turc. Durant l'Empire Ottoman, les emprunts de l'arabe et du persan ont envahi la pratique de la langue turque. En 1928, avec la fondation de la République de Turquie, Atatürk impose l'adoption de l'alphabet latin. A noter que la langue turque comporte environ 3000 mots empruntés au français (orthographe phonétique) (ex : abajur, ambulans, ect.).

12 G ROUPE 2 : ALPHABETS TURCFRANÇAIS 29 lettres a, b, c, ç, d, e, f, g, ğ, h, i, ı, j, k, l, m, n, o, ö, p, r, s, ş, t, u, ü v, y, z 26 lettres a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z Lettres se prononçant différemment du français : c = dj ç = tch e = è (jamais muet) ğ = gh h = h expiré ı = entre i et é ö = eu ş = ch u = ou ü = u Lettres nappartenant pas à la langue turque : q, w, x Lalphabet turc est phonétique : les lettres se prononcent toujours de la même manière.

13 G ROUPE 2 : PHONOLOGIE TURC 29 phonèmes FRANÇAIS 36 phonèmes 8 phonèmes voyelles (pas de voyelles nasales) 21 phonèmes consonnes Harmonie vocalique : La loi de l'harmonie vocalique fixe l'association des voyelles à l'intérieur d'un même mot. Si la première voyelle principale du mot est postérieure, les voyelles suivantes sont postérieures. Si elle est antérieure, les suivantes le sont aussi. 12 phonèmes voyelles [i] d i t, l y re - [y] t u - [u] t ou t /E/ (archiphonème) : [ e ] b é bé, all er, ch ez - [ ɛ ] p è re, l ai t, f ê te, m er ci /Œ/ (archiphonème) : [ ø ] f eu - [ œ ] p eu r - [ ə ] ch e min /O/ (archiphonème) : [o] p o t, eau, s au t - [ ɔ ] p or t /A/ (archiphonème) : [a] t a che - [ ɑ ] t â che 4 voyelles nasales [ ɑ ̃ ] b an c, v en t - [ ɔ ̃ ] b on, om bre / / (archiphonème) : [ ɛ ̃ ] b ain, pl ein, b rin, [ œ ̃ ] br un, parf um 3 semi-consonnes [J] f ill e, y eux, pan i er - [ ɥ ] l u i - [w] ou i, f ou et, j ou a, b oi s 18 phonèmes consonnes : [p] p ère - [b] b allon - [t] t out - [d] d oux - [k] c ou, qu i, k épi [g] g oût, ba gu e - [f] f ou, ph oto - [v] v ous [s] s ous, c elui, ta ss e, na t ion - [z] oi s eau, z éro [m] m ou - [n] n ous - [ ɲ ] a gn eau - [l] pi l e - [R], [r] r oue [ ] ch ou, sch éma [ ʒ ] j oue, g irafe, rou ge ole

14 G ROUPE 2 : S YSTÈME GRAPHIQUE, ORTHOGRAPHE TURCFRANÇAIS Langue transparente : relation bi-univoque phonème / graphème. Aspect phonographique : Une lettre = un phonème. Aucune lettre muette. Absence de graphème à plusieurs lettres. Pas de groupement de consonnes. Langue opaque : pluri-système graphique. Aspect phonographique : Un phonème = plusieurs graphèmes possibles Fréquence des graphèmes à plusieurs lettres (di, trigraphes : ou, eau, etc.) Lettres muettes, liées à la dimension morphologique (chat) ou syntaxique (parlent). Logogrammes : sept, thym, pouls, coing, etc. ou dimension étymologique. En français, à une opposition phonologique donnée ne correspond pas nécessairement une distinction graphémique (ex : un couvent, les poules couvent). Inversement, une opposition graphémique ne renvoie pas toujours à une distinction phonologique (ex : maître, mètre, mettre).

15 T YPES DE LANGUES Langue turque : langue agglutinante importance des suffixes (les préfixes nexistent pas). Langue française : langue isolante et flexionnelle.

16 G ROUPE 3 : M ORPHOLOGIE Quelques caractéristiques de la langue turque Absence de genre Absence darticle défini (ex : kalem : stylo) Nombre : suffixes –ler / - lar selon lharmonie vocalique. Pas daccord de nombre entre le nom et ladjectif. Pas daccord de nombre entre le sujet et le verbe.

17 G ROUPE 3 : SYNTAXE Quelques caractéristiques de la langue turque Ordre : sujet – complément – verbe (en français : S-V-O ou V-S-O?) Adjectifs : toujours devant le nom Négation : suffixes –mi –ma ou –me (harmonie vocalique) à placer entre le radical et la désinence. Ex : SEV MI YOR UM ( radical + négation + indication de temps + indication pronom personnel) Interrogation : suffixes –mi, -mu, mü ( à placer avant la terminaison indiquant la personne). Six cas différenciés : nominatif (sujet), accusatif (CO), ablatif (origine de laction), locatif (lieu de laction), datif (point daboutissement de laction), génitif (complément du nom ou possession)

18 R ECHERCHE D ACTIVITÉS SUR LE PLAN LINGUISTIQUE … Chacun peut commencer à réfléchir… et concevoir des activités possibles… Prochaine séance : le mercredi 29 février FIN ! Spécificités, contrastes L1 / L2Activités possibles


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