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Interprétation Pragmatique en dialogue Anne Xuereb.

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1 Interprétation Pragmatique en dialogue Anne Xuereb

2 École Dialogue et Interaction, juillet Plan Pourquoi la pragmatique est-elle nécessaire en modélisation du dialogue Les théories de lanalyse du discours Formalisation de la cohérence du discours : la SDRT Segmented Discourse Representation Theory Mise en œuvre de la SDRT en dialogue homme- machine Illustration sur exemples

3 École Dialogue et Interaction, juillet La pragmatique La pragmatique recouvre l'ensemble des relations entre le langage et le contexte d'énonciation. La pragmatique peut être définie comme l'étude des aspects du langage qui font référence aux relations entre locuteur et interlocuteur, d'une part, et entre interlocuteurs et situation concrète, d'autre part.

4 École Dialogue et Interaction, juillet Double articulation chez Récanati La signification linguistique sous-détermine les conditions de vérité exemple A : « Le bateau de Jean est finalement resté à quai » B : « Tu veux dire quil ne la jamais utilisé ? » Interprétation pragmatique Il est donc impossible de donner une valeur de vérité à A sans connaître C La dimension sociale est par ailleurs nécessaire pour une bonne interprétation de C (connaissances mutuelles) Linterprétation est doublement « située » dans le monde et dans le discours. C1 : Oui, cest resté un pur rêve « de » renvoie à un projet C2 : Oui, il ne la jamais terminé « de » renvoie à lacte de fabrication

5 École Dialogue et Interaction, juillet Le topos de Ducrot Pour Ducrot, ces phénomènes peuvent être représentées dans un topos. Par exemple « Pierre a travaillé toute la journée » c'est produire le topos x : Pierre(x) fatigué(x) Dimension topique = connaissances mutuelles Dimension logique = règles dinférence conclusives ou constructives (hypothèses) Dimension encyclopédique = connaissances du monde « bateau de Jean » => x, y : Jean(x) bateau(y) rêve(x, y)

6 École Dialogue et Interaction, juillet Présuppositions Pour Corblin, au-delà des formes classiques° certaines présuppositions entrent aussi dans le cadre du topos. ° formes classiques Présuppositions existentielles : Le roi de France est chauve => x : roi_France(x) Restrictions sémantiques : boire(x) => liquide(x) Par exemple « Pierre a peu travaillé son examen » avec C = période de révision présuppose que lexamen paraît facile à Pierre x, y : Pierre(x) examen(y) juge_facile(x, y) Ou au contraire quil lui paraît insurmontable et que de ce fait il juge inutile de travailler

7 École Dialogue et Interaction, juillet Grice (1975) Principe de coopération dans le dialogue Maxime de quantité Que votre contribution contienne autant dinformation que nécessaire, mais pas plus. Maxime de qualité Naffirmez pas ce que vous croyez être faux, ou ce pour quoi vous manques de preuve. Maxime de pertinence Soyez pertinent, parlez à propos Maxime de manière Évitez les ambiguités, soyez brefs, ordonnés

8 École Dialogue et Interaction, juillet Implicatures Sont des post-propositions (à linverse des présuppositions) conscientes ou inconscientes (implicitures) Déclenchées de manière : Descendante pour les implicatures conversationnelles (principe déconomie de Grice) « As-tu invité Pierre et Jean au dîner ? » « Jai invité Jean » => x : Pierre(x) non_invité(x) Ascendante pour les implicatures conventionnelles « je suis garé derrière » transfert métonymique du « je » vers « voiture » puis implicature de « garé derrière » vers « stationné + parking » => x : voiture(x) stationné(x)

9 École Dialogue et Interaction, juillet Interprétation pragmatique Caractère indexical Anaphores Déictiques Ellipses Implicatures Présuppositions Nécessité de représenter un niveau dorganisation supérieur à lénoncé

10 École Dialogue et Interaction, juillet Les théories de lanalyse du discours RST Rhetorical Structure Theory Grosz & Sidner

11 École Dialogue et Interaction, juillet La RST Mann et Thomson (1988) Cohérence = absence dillogismes et de lacunes Relations rhétoriques reliant les segments de texte Noyau / satellite Relations de type informationnelles ou intentionnelles Discours = structure récursive hiérarchique

12 École Dialogue et Interaction, juillet Exemple

13 École Dialogue et Interaction, juillet Grosz & Sidner (1986) Modèle de dialogue à 3 composantes Structure linguistique Segments + relations rhétoriques Structure intentionnelle DSP Discourse Segment Purpose = but associé au segment Structure attentionnelle Objets et buts saillants Lien très fort entre structure informative et structure intentionnelle.

14 École Dialogue et Interaction, juillet Exemple (1) E: Remplace la pompe et la courroie. (2) A: Comment faire ? (3) E: D'abord enlève la courroie puis la pompe. (4) A: D'accord. (5) A: La courroie est enlevée. (6) A: Comment faire pour enlever la pompe ? (7) E: En premier, il faut enlever le volant. (8) A: Ok (9) A: Mais comment l'enlever ? (10) E: D'abord enlève les deux vis puis retire le volant. (11) A: Bien. (12) A: Je n'ai trouvé qu'une seule vis. Ou se trouve l'autre ? (13) E: Sur le moyeu du volant.

15 École Dialogue et Interaction, juillet Crit Limites Problème : la reconnaissance des intentions Relations entre DSP trop limitées

16 École Dialogue et Interaction, juillet La SDRT Asher (93) Asher & Lascarides (03) RST + DRT Analyse du discours pour lorganisation structurelle du discours et sémantique dynamique pour interprétation des énoncés. Discourse Representation Theory (Kamp & Reyle, 1981) Intégration sémantique / pragmatique dans une construction incrémentale du contexte. Cest une théorie représentationnelle de linterface sémantique-pragmatique.

17 École Dialogue et Interaction, juillet La DRT Discourse Representation Theory Kamp & Reyle (1981) DRS Discourse Representation Structure U( ) Conditions C( ) Conditions : prédicat ou formule logique sur DRS marqueurs de référence de lUnivers : x1 x2… P (x1, x2) x1 = y x2 = C

18 École Dialogue et Interaction, juillet La DRT (2) les présuppositions Van der Sandt (1992) Anaphore et présupposition : même mécanisme de liage Déclencheurs de présupposition : contenu sémantique riche, introduction dune nouvelle DRS Si liage impossible alors accommodation information ajoutée au contexte

19 École Dialogue et Interaction, juillet x y x = Léo vélo(y) possède(x,y) DRT (3) exemple Accessibilité si K1 fait partie des conditions de K 0, alors K 0 est accessible à K1 (mais non l'inverse), si K1 K2 est une condition de DRS, alors K 0 est accessible à K1 K1 est accessible à K2 Léo na pas de vélo. Limites Anaphore propositionnelle Structure temporelle (1) Max est tombé. John la aidé à se relever. (2) Max est tombé. John la poussé

20 École Dialogue et Interaction, juillet La SDRT Étend la DRT liens logiques entre les segments discursifs : relations rhétoriques Interaction entre le contenu sémantique et lorganisation structurelle du discours. Contraintes plus fines sur laccessibilité

21 École Dialogue et Interaction, juillet La SDRT (2) Segmented Discourse Representation Theory SDRS Segmented Discourse Representation Structure U Conditions Référents discursifs dactes de langage : étiquettes de DRS ou SDRS 1, n Formule : K ou R ( 1, n ) relations de discours entre segments 0

22 École Dialogue et Interaction, juillet La SDRS SDRS : structure hiérarchique Relations subordonnantes/coordonnantes : Règles structurelles pour la construction du dialogue Sites dattachement disponibles Contraintes sur laccessibilité des référents a.Jules a eu une journée sportive b.Le matin, il a joué au tennis c.Il a gagné son match d.Laprès-midi il est allé à la piscine élaboration a 1 b d c Sites dattachement disponibles e.Il a bien nagé e. * Il la gagné en trois sets

23 École Dialogue et Interaction, juillet SDRS b : Elaboration ( a, b ) y, e 2, n y = x jouer_tennis (e 2, y) e 2 < n matin(e2) a : x, e 1, n John(x) Journée sportive (e 1, x) e 1 < n a, b

24 École Dialogue et Interaction, juillet Sites dattachement Domination par emboîtement Dom-E Domination par subordination Dom-S Domine : fermeture transitive (Dom-E Dom-S)* SD ensemble des sites d'attachement disponibles : SD = { tel que = Last Domine(, Last) } élaboration a 1 b d c Sites dattachement disponibles

25 École Dialogue et Interaction, juillet Accessibilité des référents Soit R ( 1, 2 ) une condition de la SDRS 2 et ses sous-DRS accèdent aux référents (DRS- accessibles) de 1 On ne peut accéder qu'aux référents des constituants qui dominent le constituant courant, ou du constituant situé immédiatement à gauche a 1 b d c

26 École Dialogue et Interaction, juillet Deux composants logiques Logique du contenu informatif : logique monotone Inférences dures sur la base dindices linguistiques Logique des attachements (« glue logic ») : non monotone Le raisonnement pragmatique est révisable selon lévolution du contexte Inférences par défaut, implication défaisable La logique des attachements na quun accès restreint au contenu informatif

27 École Dialogue et Interaction, juillet Les RR du discours narratif Axiomes : règles de déclenchement + effets sémantiques Narration, Arrière-plan, Élaboration, Explication, résultat Élaboration Relation partie-tout entre évènements principaux Contraste Isomorphisme de structure et contraste de thème

28 École Dialogue et Interaction, juillet Principe de cohérence maximale du discours Facteurs daugmentation de la cohérence : Le nombre de connexions rhétoriques Le pouvoir de cohérence des relations Le nombre de résolution de sous-spécifications

29 École Dialogue et Interaction, juillet Travaux de (Prévot et al, 2001) La représentation des énoncés doit inclure la notion dacte de langage Les questions et les réponses ont une représentation sémantique spécifique Leffet résolvant de la réponse doit être capturé. La SDRT du dialogue

30 École Dialogue et Interaction, juillet Nouvelles RR pour le dialogue QAP Question Answer Pair PQAP Partial Question Answer Pair IQAP Indirect Question Answer Pair Q-Elab Question Elaboration Plan-Elab Plan Elaboration Aknowledgment

31 École Dialogue et Interaction, juillet Attachement des constituants Insertion nœud topique T1 topique Q1 R1 QAP Q1 R1 QAP

32 École Dialogue et Interaction, juillet Le nœud topique reçoit le contenu de la résolution Q/R (A) La salle Eluard est-elle libre la semaine prochaine ? 1 (M) Oui 2 K 2 appliquée à K 1 : f.f (dispo(Eluard, d1)) ( p.p) fonction identité K 1 : f.f (dispo(Eluard, d1)) { p.p, p. p} restriction de la réponse K 2 : p.p dispo(Eluard, d1) stocké dans le nœud topique

33 École Dialogue et Interaction, juillet Pragmatique et structure du dialogue La pragmatique est première Acte de langage : force illocutoire Pragmatique du questionnement Élargissement de la notion de réponse Enrichissement du constituant topique : effets projectifs

34 ActesEngagementVisée Arrière- plan Effets F FS A A, BépistémiqueMonde, K A K AB FSAFSA AépistémiqueMonde, K B K AB FPAFPA AdéontiqueBPlan FDAFDA BdéontiqueBBut FFAFFA A, BactionnelleButMonde, K AB FAAFAA AactionnelleButMonde, K AB Les actes

35 École Dialogue et Interaction, juillet But F2 Incidences transactionnelles Incidences épistémiques Axes subordonnés Épistémique Transactionnel F3 F1 F4 Répliques (remises en cause) F4 F3 Les axes du dialogue

36 École Dialogue et Interaction, juillet Enchaînements dialogiques acte A acte B interacte temps Effet résolvantEffet projectif La paire adjacente (acte A – acte B ) crée un « interacte » (ou acte conjoint aux effets résolvant + projectif) qui construit le topos par : fermeture des attentes (rattachement à lhistorique), résolution des référents et des buts ouverture aux actions futures, aux engagements, aux annonces de projet, aux implicatures

37 A : Avez-vous lheure ? B :Non Exemple Dans la rue à minuit A : un homme un peu négligé B : une jolie fille Situation Effet résolvant = QAP (réponse à une question) Effet projectif = « laissez-moi tranquille » Interprétation pragmatique + enchaînements du dialogue => Extension du rôle du topique A et B ne se connaissent pas Historique du dialogue vide Contexte

38 École Dialogue et Interaction, juillet Pragmatique du questionnement Notion de réponse résolvante = qui permet la réalisation de la tâche Dans le monde de la tâche Élargie à tout acte de langage Évite le raisonnement sur les intentions du locuteur

39 École Dialogue et Interaction, juillet Définition RR dialogique = relation F A p F B q RR monologique = relation de discours F A p F A q Effet projectif = {b A, b B, K AB }

40 École Dialogue et Interaction, juillet (a) Laxe épistémique et son subordonné Les questions-réponses notées QAP : Question Answer Pair, PQAP (Partial QAP) et IQAP (Indirect QAP). Ces questions-réponses sont sur laxe principal, Les questions subordonnées Q-Sub : Question Subordination, sont des demandes dexplicitation à propos des connaissances mutuelles. Les demandes de clarifications, corrections, reformulations, précision, etc. sont dans cette classe. On les notera Q-Sub:clarification, etc. Les élaborations de connaissances notées Elab : Elaboration, sont des apports de connaissances mutuelles construites au cours du dialogue. Elab:clarification, Elab:explication, Elab:correction, Elab q questions constructives.

41 École Dialogue et Interaction, juillet (b) laxe transactionnel et son subordonné Les délégations daction notées RAP : Request Answer Pair, est une demande daction. PRAP réponse-action partielle et IRAP indirecte Les élaborations de plan notées P-Elab : Plan Elaboration, est une contribution à la construction dun plan conjoint – ce plan devient le cadre daction qui conduit à la résolution du but, Les élaborations de question Q-Elab : Question Elaboration, contribution à la construction dun plan par une question, Les élaborations de but R-Elab : Action Elaboration, est une contribution à la construction dun but – ou à la mise en perspective de ce but sil est déjà posé. Cette transaction sur le but est sur laxe subordonné,

42 École Dialogue et Interaction, juillet (c) les axes divergents : incidences et répliques Les incidences notées I : On distingue les incidences avec retour ou détour et les incidences sans retour, les insultes par exemple. Les détours sont en général des actes constructifs, mais indirectement et non médiatement, pour larrière-plan du dialogue, Les répliques notées R : se comportent comme des coordinations fermantes. En effet on ne peut enchaîner que sur une réponse à la réplique ou par un échappatoire. Les répliques permettent cependant de changer les règles du dialogue, de réguler la prise de tour de parole, de contester les rôles, etc. Leur effet est de modifier les engagements des interacteurs.

43 École Dialogue et Interaction, juillet (d) Les continuations notées C : sont des actes qui continuent le discours dans le même topique. Les phatiques et méta-discours nengendrent pas de relations rhétoriques intéressantes pour le DHM. Les acquiescements [Prévot, 2004] sont des phatiques qui ont pour rôle soit de maintenir le fil du dialogue (comme mmh, ouais, etc.) soit de fermer une suite dénoncés sous un même topique. Les acquiescements ne sont pas des réponses oui/non à des questions.

44 Exemples de relations dialogiques FSB FSB FAB FAB Axe PrincipalAxe Subordonné Transactionnel QAP, PQAP QAP, PQAP, IQAP P-Elab FFB FFB QAP, PQAP, IQAP F FS B Q-Sub, Elab q R-ElabF S B F P B F F B F D B Epistémique Venez, je vous emmène avec moi Venez avec moi je vous montre le début du chemin Elle est au fond de ce couloir Dans un autre bâtiment A côté de la salle Rouge Le plan des salles est dans le hall Vous montez là ou vous prenez lascenseur Vous allez au fond de ce couloir Vous allez dans lautre bâtiment Vous allez dans la salle qui est à côté de la salle C Cest bien une salle de réunion que vous cherchez ? Cest pour lassemblée générale ? Demandez au concierge Vous devez dabord passer au contrôle F FS A Où est la salle B ?

45 Exemples de relations monologiques Axe PrincipalAxe Subordonné F F A Pouvez-vous me réserver une salle ? Epistémique Transactionnel FSA FSA Élaborations PRAP F FS A C F D A F P A R-Elab P-Elab F F A F A A R-Elab, P-Elab, C F FS A Q-Sub Q-Elab Elab q Cest pour une réunion La même quhier Je sais que la C2 est disponible demain Y aura-t-il du matériel ? Faites-le par Internet Et prévenir les participants Je commence à remplir la fiche Cest bien vous le responsable ? Est-ce que vous savez si Dupond la déjà fait ? Ou bien me dire qui peut le faire ? Vous devez d'abord saisir ma demande dans le système Vous pouvez remplir une fiche ou appeler le responsable

46 École Dialogue et Interaction, juillet Utilisation de la SDRT en Mécanismes de construction de la SDRS Construire la DRS de lénoncé courant Intégrer ce segment dans la SDRS en cours Site dattachement Inférer la relation rhétorique Mise à jour de la SDRS Résolutions des sous-spécifications Introduction de segments complexes Notion de topique Calculer les effets projectifs

47 École Dialogue et Interaction, juillet Topique et dialogue Le topique en SDRT est : Une relation structurelle Un nœud de résolution de la structure SDRS Rôle particulier pour les relations Question/ réponse Extension pour la pragmatique : Une unité logique de contenu : Un « lieu » de représentation des connaissances mutuelles (co-construites) pour une interprétation pragmatique

48 École Dialogue et Interaction, juillet Exemple 1 : topiques coordonnés ctx (conférence) r2 q1 r1 QAP T1T1 T2T2 topique q2 QAP T3T3 topique continuation (A-q1) :Où a lieu la conférence ? (B-r1) :Dans la salle des colloques (A-q2) :C'est à quelle heure ? (B-r2) :A quatorze heures.

49 École Dialogue et Interaction, juillet Exemple 2 : Topique élaboré (A-q3) : Puis-je te voir la semaine prochaine ? (B-q4) : Es-tu libre mardi ? (A-r4) : Oui. ctx q3 Q-Elab T1T1 T2T2 QAP topique r4 q4 topique

50 École Dialogue et Interaction, juillet Exemple 3 : Réponses partielles (A-q5) : Pour quelle date voulez-vous réserver ? (B-r5) :Avant la fin du mois. (B-r6) :Un jeudi ctx q5 T1T1 topique r5r6 PQAP

51 École Dialogue et Interaction, juillet Plan Pourquoi la pragmatique est-elle nécessaire en modélisation du dialogue Les théories de lanalyse du discours Formalisation de la cohérence du discours : la SDRT Mise en œuvre de la SDRT en dialogue homme- machine Illustration sur exemples

52 École Dialogue et Interaction, juillet La représentation logico-sémantique (DRS) Énoncé : conjonction dactes de langage Fp force illocutoire F + contenu propositionnel p Forces F A, F F, F S, F FS, F D, F P p : marqueurs de référence ; prédicats ; équations Sous-spécifications U : Luc Blanc à lappareil 1 U : [F S ; a1 : personne ; identité+annonce(a1) ; a1.NomComplet = "Luc Blanc"]

53 École Dialogue et Interaction, juillet QAP, PQAP, IQAP F FS A F S B ou F FS A F A B QAP (p, q) Question Answer Pair Réponse (p,q) PQAP (p, q) Partial Question Answer Pair q r Réponse (p,r) IQAP (p, q) Indirect Question Answer Pair q r Réponse (p,r)

54 École Dialogue et Interaction, juillet Délégations daction RAP (p, q) Réponse (p,q) PRAP (p, q) Partial Request Answer Pair q r RAP (p,r) IRAP (p, q) Indirect Request Answer Pair q r RAP (p,r) F F A F A B ou F F A F S B ; F P A F A B ou F P A F S B

55 École Dialogue et Interaction, juillet Questions subordonnées Q-Sub Ce sont des suites de questions dépendantes, chacune susceptible de recevoir une réponse. La subordination laisse chaque nœud question ouvert). Q-Sub:clarification(p, q) q est une question élaborant sur le contenu de p Q-Sub:incidence(p, q) question ne portant pas sur le contenu de p (ni sur une sous partie de p et nest pas non plus une élaboration) mais restant dans le même thème.

56 École Dialogue et Interaction, juillet Élaborations de connaissances Relation partie/tout entre les constituants principaux p et q. Elab q (p, q) Elaboration de question q est une question élaborant sur le contenu de p Elab: explication (p, q) Relation sémantique dexplication entre p et q Elab: correction (p, q) q apporte une correction de la sémantique, par substitution dune partie de p Elab: clarification (p, q) q apporte une clarification ou une précision sur le contenu de p

57 École Dialogue et Interaction, juillet Élaborations de but Q-Elab(p, q) Question Elaboration Réponse (q, p) p fournit un plan a qui participe à la résolution du but b associé à p R-Elab(p, q) Request Elaboration Lexécution de le réponse q fournit à A un but quil devra atteindre pour atteindre le but b associé à p. Plan-Elab(p, q) Plan Élaboration q constitue un élément du plan a pour atteindre le but associé à p. q est une assertion.

58 École Dialogue et Interaction, juillet Détermination des relations rhétoriques et points dattachement Vérification pragmatique des présuppositions et traitement des implicatures conventionnelles Résolution pragmatique des référents (indexicaux, anaphores, déictiques) Calcul du topos (implicatures et effets projectifs) Mise à jour de la SDRS insertion/mise à jour des nœuds topiques. Processus général de résolution

59 École Dialogue et Interaction, juillet Principes généraux SDRS Ontologie Monde règles topique objets tâches Jeux dialogiques

60 École Dialogue et Interaction, juillet Exemple de résolution U: Bonjour, Luc Blanc à lappareil. 1 Est-ce que la salle Lafayette est disponible demain ? 2 M : Non. Elle est disponible jeudi. 3, 4 U : Bon et bien réservez-la moi 5 M : Voulez-vous réserver aussi le rétro-projecteur ? 6

61 1 U: Bonjour, Luc Blanc à lappareil FS( 1) jeux Tâches et BDD règles Ouverture +présentation présupposition Luc Blanc = Prénom Nom implicature a1 : membre_connu Effet projectif : attente : demande_service offre_service 1 demande de service offre_service Ouverture +présentation a1= Luc Blanc, U = a1] 1 U:[F S ; a1:personne ; Identité+annonce(a1) 61

62 jeux Tâches et BDD règles 2 U: Est-ce que la salle Lafayette est disponible demain ? Dispo salle demande de service/termes 1 Arrière-plan 2 2 U:[F FS ; s2:salle; d2:date; e2:booléen; Agenda+demande(s2,d2,e2) ; s2=Lafayette; d2=j+1; e2=0] 62 salle(Lafayette) présupposition

63 jeux Tâches et BDD règles 3 M : Non 3 :[F S : neg(x) ; x = ? ]x = 2 T1: 3[ 2] [non dispo (salle Lafayette, j+1) ] Arrière-plan T1T QAP 1 Arrière-plan 2 3 QAP 63

64 jeux Tâches et BDD règles 4 M : Elle est disponible jeudi Calcul_date : présupposition jeudi = + proche jeudi Implicature : non dispo (demain à jeudi-1) Arrière-plan T1T1 2 IQAP 1 3 QAP 4 T1: 3[ 2] [non dispo (salle Lafayette, j+1) + 4 [ 2] dispo(salle Lafayette, jeudi) + non_dispo(salle lafayette, [j+1, jeudi-1]] 64 4 U:[F S ; v : indéfini ; d3: date; e3: booléen_dispo; Agenda+annonce(v2,d3,e3) ; v = ?; e3 = 0; d3 = plus proche jeudi]

65 jeux Tâches et BDD règles 5 U: eh bien réservez-la moi. 5 U:[F F ; x :indéfini ; réservation+demande(x), x=? ] Arrière-plan T1T1 2 IQAP 1 3 QAP Exécution service Réserver. Salle ? Date ?

66 jeux Tâches et BDD règles Arrière-plan T1T1 2 IQAP 1 3 QAP 4 5 U: eh bien réservez-la moi. 5 U:[F F ; x:indéfini ; d5:date; réservation+demande(x,d5), x=? d5=? ] 5 T2T2 T3T3 * 12 Cont. topique T2:[salle(x), x=v=Lafayette; d5=d3=jeudi prochain ] T3: T1 + T2 : [dispo salle + résa salle (lafayette, jeudi ] 66 Execution service

67 École Dialogue et Interaction, juillet La SDRS finale * Arrière-plan topique * 14 T2T2 5 6 Elab q QAP IQAP 7 T1T1 topique * 234 T3T3 cont.

68 École Dialogue et Interaction, juillet Conclusion Rôle structurant du nœud topique Résolution des référents Intégration des présuppositions et implicatures Introduction des effets projectifs Construction des connaissances partagées Séparation des sources de connaissances Ontologie de jeux dialogiques Modèle de tâche


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