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CNEP Centre des Nouvelles Etudes sur le Pacifique Séminaire doctorant Mardi 7 juin 2011.

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1 CNEP Centre des Nouvelles Etudes sur le Pacifique Séminaire doctorant Mardi 7 juin 2011

2 Edouard Glissant 21 septembre février : Naissance au morne Bezaudin dans le Nord de la Martinique 1938 : Admis boursier, intégre le Lycée Shoelcher de Fort-de-France 1946 : Départ pour la Sorbonne à Paris 1953 : Retour au pays, contribution à la revue Les lettres nouvelles 1958 : Prix Renaudot pour La Lézarde roman paru au Seuil 1961 : Assigné à résidence en métropole 1964 : Le quatrième siècle, prix international Charles Veillon 1965 : Installation en Martinique 1981 : Le Discours antillais, les éditions du Seuil Directeur du courrier international de lUnesco 1988 : Distinguished professor, Université de la Louisane 1990 : Poétique de la Relation, Gallimard 1997 : Le traité du Tout-monde 2007 : Création de linstitut du Tout-Monde 2009 : Philosophie de la Relation, Gallimard 2010 : Limaginaire des Langues, entretiens avec Lise Gauvin

3 Créolisations : La créolisation, qui est un mode de lemmêlement – et non pas seulement une résultante linguistique – na dexemplaire que ses processus et certainement pas les « contenus » à partir desquels ils fonctionnent. Cest que fait notre départ davec le concept de « créolité ». Si ce concept recouvre, ni plus ni moins, cela qui motive les créolisations, il propose par ailleurs deux extensions. La première ouvrirait sur un champ ethnoculturel élargi, des Antilles à lOcéan Indien. Mais ces sortes de variations ne paraissent pas déterminantes, tant est grande leur vitesse de changement dans la Relation. La seconde serait une visée à lêtre. Mais cest là un recul par rapport à la fonctionnalité des créolisations. Ce qui nous porte nest pas la seule définition de nos identités, mais aussi leur relation à tout le possible : les mutations mutuelles que ce jeu de relations génère. Les créolisations introduisent à la Relation, mais ce nest pas pour universaliser; la « créolité », dans son principe, régresserait vers des négritudes, des francités, des latinités, toutes généralisantes – plus ou moins innocemment. Poétique de la relation, 1990 p. 103 : III Chemins - A haute voix pour marquer lécart

4 Opacité : Non pas seulement consentir au droit à la différence mais, plus avant, au droit à lopacité, qui nest pas lenfermement dans une autarcie impénétrable mais la subsistance dans une singularité non réductible. Des opacités peuvent coexister, confluer, tramant des tissus dont la véritable compréhension porterait sur la texture de cette trame et non pas sur la nature des composantes. (…) Cest aussi que cette même opacité anime toute communauté : ce qui nous assemblerait à jamais, nous singularisant pour toujours. Le consentement général aux opacités particulières est le plus simple équivalent de la non-barbarie. Nous réclamons pour tous le droit à lopacité Poétique de la relation, 1990 p. 204, 208,209: Pour lOpacité

5 Errance : Lerrance est la dérive, disons que cest lappétit du monde. La dérive, cest aussi une disponibilité de létant pour toutes sortes de migrations possibles. (…) Et lerrance, cest ce qui incline létant à abandonner les pensées de système pour les pensées, non pas dexploration, parce que ce terme a une connotation colonialiste, mais dinvestigation du réel, les pensées de déplacement, qui sont aussi des pensées dambiguïté et de non-certitude qui nous préservent des pensées de système, de leur intolérance et de leur sectarisme. Par conséquent, lerrance a des vertus que je dirais de totalité : cest la volonté, le désir, la passion de connaître la totalité, de connaître le Tout-monde, mais aussi des vertus de préservation dans le sens où on ne veut pas connaître le Tout-monde pour le dominer, pour lui donner un sens unique. La pensée de lerrance nous préserve des pensées de système. Limaginaire des langues, 2010 p. 37

6 Relation : La différence entre Relation et totalité vient de ce que la Relation joue en elle-même, là où la totalité, dans son concept déjà, est menacée dimmobile. La Relation est totalité ouverte (…). La Relation est mouvement. Redisons cela, chaotiquement : la Relation ne relaie ni relie des afférents, assimilables ou apparentables dans leur seul principe, pour la raison quelle les différencie à tout coup et les détourne du totalitaire – car son ouvrage change à chaque fois, chacun des éléments qui la font, et par conséquent le rapport qui en naît et qui les change à nouveau. Ce qui ressort mieux de la Relation cest ce quon en pressent. La Relation ne peut pas être »prouvée », parce que sa totalité nest pas approchable – mais imaginée concevable par déport de la pensée. Poétique de la relation, 1990 p. 185, 186, 187: RELIE (RELAYE), RELATE

7 Ecarts déterminants : Nous navons pas encore commencé dimaginer ni de calculer les résultantes de tous les écarts déterminants, apparus de partout, porteurs de toutes les traditions et de tous leurs dépassements et dont la confluence abolit les trajets ( les itinéraires) tout en les réalisant à la fin. Les écarts sont nécessaires à la Relation, et ils en sont tributaires – comme lolivier de mer pour le mancenillier. Poétique de la relation, 1990 p. 171: LES ECARTS DETERMINANTS

8 Change - échange : La pensée de lAutre, cest la générosité morale qui minclinerait à accepter le principe daltérité, à concevoir que le monde nest pas fait dun bloc et quil nest pas quune vérité, la mienne. Mais la pensée de lAutre peut mhabiter sans quelle me bouge sur mon erre, sans quelle « mécarte », sans quelle me change en moi-même. Cest un principe éthique, auquel, il me suffirait de ne pas contrevenir. LAutre de la pensée est ce bougemment même. Là, il me faut agir. Cest le moment où je change ma pensée, sans en abdiquer lapport. Je change et jéchange. Il sagit dune esthétique de la turbulence, dont léthique qui lui correspond nest pas donnée davance. Poétique de la relation, 1990 p. 169: LES ECARTS DETERMINANTS

9 Mobilité : Cest là quil faut en revenir : aux sources de nos cultures, à la mobilité de leur contenu relationnel, pour mieux apprécier ce désordre et moduler sur lui toute action. Accélération : La principale qualité devient ici laccélération. Non pas cette précipitation oublieuse qui règne alentour, mais lacuité extrême de la pensée, prompte à varier sur son erre. Etre capable à tout moment de changer de vitesse et de direction sans changer pour autant de nature ni dintentions ni de volonté. Poétique de la relation, 1990 p. 140: LA PLAGE NOIRE

10 Langues : Véhiculaire ou non, une langue qui ne se hasarde pas au trouble du contact des cultures, qui ne sengage pas à lardente réflexivité dune relation paritaire aux autres langues, me paraît, peut-être à long terme condamnée à lappauvrissement réel. Poétique de la relation, 1990 p. 126 : TRANSPARENCE ET OPACITE

11 Multilinguisme : Quand je parle de multilinguisme, quelquun aussitôt me dit : « Ah! Oui, combien de langues tu parles ? » Ce nest pas une question de parler les langues, ce nest pas le problème. On peut ne pas parler dautres langues que la sienne. Cest plutôt la manière de parler sa propre langue, de la parler fermée ou ouverte ; de la parler dans lignorance de la présence des autres langues ou dans la préscience que les autres langues existent et quelles nous influencent même sans quon le sache. Ce nest pas une question de science, de connaissance des langues, cest une question dimaginaire des langues. Et par conséquent, ce nest pas une question de juxtaposition des langues, mais de leur mise en réseau. LImaginaire des langues, 2010 p. 28

12 Racine – rhizome : La racine est unique, cest une souche qui prend tout sur elle et tue alentour; ils lui opposent le rhizome qui est une racine démultipliée, étendue en réseaux dans la terre ou dans lair, sans quaucune souche y intervienne en prédateur irrémédiable. La notion de rhizome maintiendrait donc le fait de lenracinement, mais récuse lidée dune racine totalitaire. La pensée du rhizome serait au principe de ce que jappelle une poétique de la Relation, selon laquelle toute identité sétend dans un rapport à lAutre. Poétique de la relation, 1990 p. 23 : LERRANCE, LEXIL

13 Rhizome : A la différence des arbres ou de leurs racines, le rhizome connecte un point quelconque à un autre point, et chacun de ces traits ne renvoie pas nécessairement à des traits de même nature, il met en jeu des régimes de signes très différents et même des états de non-signes.( ….)Il nest pas fait dunités mais de dimensions, ou plutôt de directions mouvantes. Il na pas de commencement ni de fin mais toujours un milieu, par lequel il pousse et déborde. (…) A lopposé dune structure qui se définit par un ensemble de points et de positions, de rapports binaires entre ces points et de relations biunivoques entre ces positions, le rhizome nest fait que de lignes : lignes de segmentarité, de stratifications, comme dimensions, mais aussi ligne de fuite ou de déterritorialisation comme dimension maximale daprès laquelle, ne la suivant, la multiplicité se métamorphose en changeant de nature. On ne confondra pas de telles lignes, ou linéaments, avec les lignées de type arborescent, qui sont seulement des liaisons localisables entre points et positions. Gilles DELEUZE, Félix GUATARI Milles Plateaux, p 31

14 Identité: Lancienne pensée de lidentité comme racine conduit imparablement, là où elle se révèle difficile à définir ou impossible à maintenir, aux refuges généralisants de luniversel comme valeur. (…) Lidentité comme système de relation, comme aptitude à « donner avec » est à lopposé une forme de violence qui conteste luniversel généralisant et requiert dautant plus la sévère exigence des spécificités. Mais elle est difficile à équilibrer. Poétique de la relation, 1990 p. 156 : LES ECARTS DETERMINANTS

15 Lidentité- racine - est lointainement fondée dans une vision, un mythe, de la création du monde; - est sanctifiée par la violence cachée dune filiation qui découle avec rigueur de cet épisode fondateur; - est ratifiée par la prétention à la légitimité, qui permet à une communauté de proclamer son droit à la possession dune terre, laquelle devient un territoire; - est préservée, par la projection sur dautres territoires quil devient légitime de conquérir – et par le projet dun savoir. -Lidentité –racine a donc ensouché la pensée de soi et du territoire, mobilisé la pensée de lautre et du voyage. Poétique de la relation, 1990 p. 157, 158 : LES ECARTS DETERMINANTS

16 Lidentité- relation - est liée, non pas à une création du monde, mais au vécu conscient et contradictoire des contacts de cultures ; - est donnée dans la trame chaotique de la Relation et non pas dans la violence cachée de la filiation; - ne conçoit aucune légitimité comme garante de son droit, mais circule dans une étendue nouvelle; -Ne se représente pas une terre comme un territoire, doù on projette vers dautres territoires, mais comme un lieu où on « donne avec » en place de « com-prendre ». -Lidentité-relation exulte la pensée de lerrance et de la totalité. Poétique de la relation, 1990 p. 158 : LES ECARTS DETERMINANTS

17 La carte du passeur de langues

18 Le Tout-Monde J'appelle Tout-monde notre univers tel qu'il change et perdure en échangeant et, en même temps, la "vision" que nous en avons. La totalité-monde dans sa diversité physique et dans les représentations qu'elle nous inspire : que nous ne saurions plus chanter, dire ni travailler à souffrance à partir de notre seul lieu, sans plonger à l'imaginaire de cette totalité.

19 Le postulat Le passeur de langues MULTILINGUE + RHIZOME Il est celui qui non seulement enjambe les frontières linguistiques mais aussi celui qui permet à dautres de le faire. Il a en effet, la capacité de transposer les normes et codes dune langue et dune culture dans une autre sans que cela naffecte sa propre hiérarchie de valeurs. Il a donc la capacité dengendrer un flux, une circulation dynamique qui permet au système de se (re)générer.

20 Archipélique : La réalité archipélique dans la Caraïbe ou dans le Pacifique, illustre naturellement la pensée de la Relation, sans quil faille en déduire quelque avantage de situation que ce soit. Poétique de la relation, 1990 p. 46 : POETIQUES

21 Ny a t-il pas en Orient, notamment en Océanie comme un modèle rhizomatique qui soppose à tous égards au modèle occidental de larbre ? Gilles Deleuze, Felix Guattari, Milles Plateaux p.28


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