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La balance des paiements

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Présentation au sujet: "La balance des paiements"— Transcription de la présentation:

1 La balance des paiements
La balance des paiements Sources : nomenclatures CODED d’Eurostats ; chapitre 13 du manuel Economie internationale de Krugmann et Obstfeld; anciennement : chapitre du cours d’International Economics de HEI. Outil d’enregistrement ; difficulté = assimiler les conventions (requiert minutie) mais non théorie TC Économie du développement – IHEID 12e séance

2 Objectifs de la présentation
Raisonner au niveau macro-économique sur les transactions économiques et financières d’un pays avec le reste du monde Connaître la balance des paiements comme l’instrument de base employé pour enregistrer et ordonner ces transactions Éléments du raisonnement : comptabilité en partie double, comprendre que chaque transaction de l’économie réelle est financée => faire fait le lien entre économie « réelle » et financière Connaître les conventions et principaux comptes et balances que l’on définit

3 Plan de la présentation
À quoi sert cet outil ? Comment fonctionne cet outil ? Exemples d’application Quelles questions soulève cet outil ? Conclusion

4 À quoi sert cet outil ? Reste du Monde Pays
Enregistre de manière systématique toutes les transactions économiques et financières entre les résidents d’un pays et le reste du monde pendant une période donnée (par ex. un an). Reste du Monde Pays Balance des paiements : comptabilité de flux. Position extérieure : comptabilité de stocks (information complémentaire). « Pays » : comprend compta publique et privée : contrainte ou avantage global du pays (comme unité monétaire) Flux de biens, de services, de revenus, de capitaux, d’avoirs de réserve…

5 À quoi sert cet outil ? (2) Permet de mettre en relation :
Revenu total disponible du pays Dépenses intérieures du pays revenus < dépenses revenus > dépenses Expliquer en considérant une économie fermée : les dépenses ne peuvent être supérieures aux revenus, l’investissement ne peut être supérieur à l’épargne => ce sont bien les financements extérieurs qui permettent cela. Cela donne l’intuition de ces équations macro, qui peuvent être démontrées « rigoureusement ». Exemple de financements extétieurs Aide publique au développement Financements étrangers privés (investissements étrangers directs ou de portefeuille, prêts bancaires…) Financements extérieurs de l’économie nationale Engagement de ressources financières nationales à l’étranger

6 Comment fonctionne cet outil ? (1)
On distingue deux comptes principaux : Compte courant : transactions sur des valeurs économiques. Compte financier : transactions sur les avoirs et engagements financiers extérieurs d’une économie. Auxquels s’ajoute : Compte de capital : transferts de capitaux fournis ou acquis sans contrepartie. Par ex. une contribution au budget d’une organisation ou encore un abandon de dette. En général de faible ampleur. Compte courant, transaction sur des valeurs « économiques » : c’est-à-dire autres que des actifs financiers On trouve des balances des paiements organisées en 2 comptes seulement (compte courant et compte financier) et d’autres en non 3 (+ compte de capital). FMI : présentation en 2 comptes, tente ainsi de normaliser la présentation de la balance des paiements dans les comptabilités nationales. Le compte de capital, que l’on retrouve encore dans la comptabilité nationale d’un grand nombre de pays (la plupart ?), comptabilise les « actifs économiques courants fournis ou acquis sans contrepartie » ; dans ce type de comptabilité, la contrevaleur de ces actifs est comptabilisée au compte financier (si je comprends bien…). C’est une catégorie par défaut, généralement de faible ampleur. « Ils [ces actifs] résultent en grande partie d’activités non marchandes ou concernent l’acquisition ou la cession d’actifs non produits, non financiers ou parfois intangibles (comme les droits d’auteurs, les brevets ou les marques commerciales » (Krugmann & Obstfeld, p. 306). Les définitions des comptes courants et financiers données ici sont celles du FMI (Dette extérieure) reprises dans le CODED d’Eurostats (http://ec.europa.eu/eurostat/ramon/nomenclatures/index.cfm?TargetUrl=LST_NOM_DTL_GLOSSARY&StrNom=CODED2&StrLanguageCode=EN&CFID= &CFTOKEN=7a c81e7d2-802D018E-EC7F-A9FC-DC07FE5D8A1F2B99&jsessionid=ee3067bd3b b27) Définitions FMI / dette extérieure - Par transferts courants, on entend tous les transferts — de ressources réelles ou d’actifs financiers sans contrepartie — autres que les transferts de capital. Les transferts courants modifient directement le niveau du revenu disponible et influent normalement sur la consommation de biens et services - Par transfert de capital, on entend le transfert — sans contrepartie — de la propriété d’un actif fixe, ou la remise d’un engagement financier du débiteur par le créancier, sur consentement mutuel, sans que rien ne soit reçu en échange. Avoirs de réserve : réserves en or et en monnaies étrangères ; DTS ; positions de réserve au FMI.

7 Comment fonctionne cet outil ? (2)
Présentation du compte courant : Compte courant Exportations Biens Services Revenus Importations Transferts courants (net) Par ex. rémunération de travailleurs ou d’investisseurs nationaux. Autre exemple d’exportation de services : services bancaires, commerciaux… Dans les revenus du capital ou du travail, il y a bien une contrepartie aux revenus versés (le travail ou le capital), contrairement aux transferts courants (par exemple pour le revenu des immigrés : on ne voit passer (par la frontière) que ce revenu et pas le travail correspondant qui a lieu dans un autre pays). Transferts courants : les transferts des immigrés sont considérés comme des revenus et non comme des capitaux dans la mesure où ils « modifient directement le niveau du revenu disponible et influent normalement sur la consommation de biens et services ». Si je comprends bien, ils sont comptabilisés 1) comme importation de revenu (débit) et 2) comme transfert courant (crédit) Autre exemple : Une importation de bien (débit) financée grâce à un don d’APD (crédit) Transferts sans contrepartie Par ex. APD, transferts des migrants.

8 Comment fonctionne cet outil ? (3)
Présentation du compte financier (ex. États-Unis) : Compte financier Avoirs détenus par des nationaux à l’étranger (sauf produits dérivés) Avoirs de réserve Avoirs officiels autres qu’avoirs de réserve Avoirs privés Avoirs détenus par des étrangers dans le pays (sauf produits dérivés) Avoirs officiels Autres avoirs Produits dérivés (net) Créances très liquides de l’autorité monétaire : or monétaire, droits de tirage spéciaux, position de réserve au FMI, actifs en devises. Sur les avoirs de réserve : Site d’Eurostats : « Les avoirs de réserve sont une composante importante des statistiques de balance des paiements et un élément essentiel à l'analyse de la position extérieure d'une économie. Les avoirs de réserve sont constitués des actifs sur l'étranger dont les autorités nationales peuvent disposer immédiatement, et dont elles ont la maîtrise, aux fins, entre autres, de financer directement les déséquilibres des paiements internationaux ou de réguler indirectement l'ampleur de ces déséquilibres en intervenant sur les marchés des changes de façon à modifier le taux de change de la monnaie nationale. La catégorie des avoirs de réserve comprend l'or monétaire, les DTS, la position de réserve au FMI, les actifs en devises. » Or monétaire = or en lingots ou en pièces, utilisé dans les échanges internationaux. Site de la BCE « Les avoirs de réserve doivent i) être sous le contrôle effectif de l'autorité monétaire concernée de l'Eurosystème ou d'une BCN; et ii) être des créances très liquides, négociables et de premier rang détenues par l'Eurosystème sur des non-résidents de la zone euro libellées en devises autres que l'euro, de l'or, des positions de réserve au FMI ou des droits de tirage spéciaux (DTS).  Autre nomenclature possible, exemple de la Suisse : par instrument financier Investissements directs (« durables ») Par exemple participation au capital social d’une entreprise étrangère à hauteur de plus de 10%. Investissements de portefeuille (« volatiles ») Par exemple des actions, obligations ou autres titres d’endettement. Autres mouvements de capitaux Par exemple les crédits des banques commerciales, des collectivités publiques, des entreprises… Flux d’avoirs de réserve Comprend l'or monétaire, les droits de tirage spéciaux (DTS), la position de réserve au FMI, les actifs en devises

9 Comment fonctionne cet outil ? (4)
Lien entre compte courant et financier : Toute transaction sur des valeurs économiques doit être financée. Par exemple : l’importation d’une usine est financée par un investissement direct étranger. => Toute transaction apparaît une fois dans le compte courant, une fois dans le compte financier, avec des signes opposés (débit et crédit). « Exception » : les transferts de capitaux sans contrepartie, qui figurent au compte de capital et dont la contrevaleur est au compte financier. Importation d’usine : débit (-) au compte courant crédit (+) au compte financier

10 Comment fonctionne cet outil ? (5)
Techniquement : comptabilité en partie double. Crédit (+) Débit (-) Solde Compte courant (1) Biens Services Revenus Transferts courants Compte de capital (2) Compte financier (3) Actifs détenus par les nationaux à l’étranger Actifs détenus par des étrangers dans le pays Erreurs et omissions -(1+2+3) Solde du compte courant (1) Solde du compte de capital (2) Solde du compte financier (3)

11 Comment fonctionne cet outil ? (6)
Crédit et débit, conventions sur les signes : Un crédit (+) correspond à un flux (réel ou financier) sortant. Un débit (-) correspond à un flux (réel ou financier) entrant. Exemple : exportation Flux réel sortant : + Reste du Monde Pays Flux financier entrant : - Logique des signes + ou - : Crédit : une transaction réelle (compte courant) pour laquelle le pays est payé, donc un flux réel sortant. Par exemple, une exportation. Débit : une transaction réelle (compte courant) pour laquelle le pays doit payer, donc un flux réel entrant. Par exemple, une importation. Exemple : importation de biens d’équipement par la Chine = investissements directs pour l’Allemagne. Exemple : importation Flux réel entrant : - Flux financier sortant : +

12 Comment fonctionne cet outil ? (7)
Quelle solde regarder ? Aux erreurs et omissions près, le solde total de la balance des paiements est, par construction, toujours nul ! Le solde du compte courant (CC) peut lui être positif ou négatif. Il représente l’équilibre entre le revenu total disponible et les dépenses intérieures du pays. Si CC > 0 (excédentaire), alors le revenu est supérieur aux dépenses : le pays exporte des capitaux. Le solde du compte financier sera négatif. Si CC < 0 (déficitaire), alors les dépenses sont supérieures au revenu : le pays importe des capitaux. Le solde du compte financier sera donc positif. Je n’ai pas repris ici le compte de capital mais il faudrait l’ajouter au compte courant pour avoir le besoin total de financement d’un pays (c’est ce qui est fait dans Krugman & Obstfeld). La logique est (si je comprends bien) que le compte de capital a sa contrepartie dans le compte financier. Donc si on ajoute solde du compte capital + financier, les deux montants s’annulent et on ne voit rien. Toujours si je comprends bien, la raison pour laquelle le compte de capital n’est pas mis directement dans le compte courant est qu’il s’agit de capitaux et non de revenus qui eux sont comparés aux dépenses intérieures. Voilà donc pourquoi ces capitaux sans contrepartie sont entre deux et nous ennuient. Dans le document de la Banque Nationale Suisse on lit à ce sujet : « En théorie, la balance des paiements devrait être équilibrée, car elle est dressée selon le système d'enregistrement en partie double: toutes les transactions sont comptabilisées une fois du côté des recettes (recettes de la balance des transactions courantes, transferts en capital de l'étranger, importations de capitaux) et une fois du côté des dépenses (dépenses de la balance des transactions courantes, transferts en capital vers l'étranger, exportations de capitaux). » Epargne intérieure et investissement : le solde du compte courant est aussi appelé « investissement extérieur net » ou « endettement extérieur net ».

13 Comment fonctionne cet outil ? (8)
Le solde du compte courant peut aussi être lu comme la différence entre l’épargne intérieure et les investissements dans le pays : notion d’investissement ou d’endettement extérieur net. Le compte financier représente l’ensemble des mouvements de capitaux qui compensent l’excédent ou le déficit du solde du compte courant. Epargne intérieure et investissement : le solde du compte courant est aussi appelé « investissement extérieur net » ou « endettement extérieur net ». Investissement net = « Accroissement du stock de biens d'équipement ou de l'appareil productif, calculé en retranchant de l'investissement total ou brut la perte de valeur, appelée dépréciation (et probablement la perte de capacité productive), des biens d'équipement existants. À mesure qu'une économie devient davantage capitalistique, une proportion croissante de sa production doit être consacrée au remplacement du capital déprécié afin de maintenir le niveau de vie. Si une entreprise dépense 1 million de dollars en nouveaux équipements au cours d'une année, mais amortit $ d'anciens équipements qui ont perdu de leur valeur, son investissement net est de $. » (http://www.fin.gc.ca/gloss/gloss-hi_f.html#investissement_net)

14 Exemple d’application (1)
Balance des paiements simplifiée des Etats-Unis, 2006 et 2007 : Source : Bureau of Economic Analysis - (milliards US $) Transferts en capital (si je comprends bien) : la valeur négative indique que la Suisse exporte globalement des capitaux. Catégorie nouvelle « produits dérivés et structurés » dans le compte financier.

15 Exemple d’application (2)
Transferts en capital (si je comprends bien) : la valeur négative indique que la Suisse exporte globalement des capitaux. Catégorie nouvelle « produits dérivés et structurés » dans le compte financier. La balance du compte courant est déficitaire / le flux financier net excédentaire : les Etats-Unis sont importateurs nets de capitaux étrangers.

16 Exemple d’application (3)
Lecture de données synthétiques sur la balance des paiements dans les annuaires statistiques : Texte de B. Gurtner : pays exportateurs et importateurs de capitaux. Banque Mondiale, WDR 2008, Table 5. Trade, aid, and finance.

17 Quelles questions soulève cet outil ?
Questions générales soulevées par les méthodes de comptabilité nationale : Activités non enregistrées ? Fiabilité des données ? Montant des « erreurs et omissions »? Un déficit ou un surplus du compte courant ne dit rien de la croissance économique, ni de la force de la monnaie, ni de la « puissance économique » d’un pays. En 2006 et 2007, le solde des comptes courants des États-Unis a été déficitaire et la croissance du PIB a été de 2,8% et 2,0%. Inversement, un excédent de la balance courante peut être dû à un faible montant des importations lié à une faible croissance économique (« excédent de récession »). Montant des erreurs et omissions : dans la BdP de la zone euro 2004 donnée dans Krugman & Obstfeld Economie internationale p. 309, Le solde du compte courant et de capital est de 63,0 milliards d’euros Le solde du compte financier est de -8,3 milliards d’euros … et les 54,7 milliards manquants sont des erreurs et omissions ! Les Etats-Unis arrivent à maintenir cette situation de déficit du compte courant grâce à un pacte politique plus ou moins implicite avec la Chine : maintien de la monnaie chinoise à un niveau dévalué contre maintien du déficit américain, financé en grande partie par la Chine. Par ailleurs, la dépréciation d’une monnaie permet à long terme de résoudre le problème de la dette et c’est bien ce qui est en train de se passer avec le dollar américain.

18 Conclusion Un outil de base employé par les organismes de comptabilité nationale pour enregistrer l’ensemble des transactions économiques d’un pays avec le reste du monde. Importateur / exportateur net de capitaux étrangers ? Permet de comprendre les liens entre les différents types de transactions. Mais ne permet pas seule d’analyser la « bonne santé » économique d’un pays : nécessite des indicateurs complémentaires.


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