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Les banques et la dette publique 22 mai 2010 Formation La Marlagne Sophie Perchellet.

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1 Les banques et la dette publique 22 mai 2010 Formation La Marlagne Sophie Perchellet

2 La dette publique « Derrière chaque euro supplémentaire de dette publique, il existe un euro de dette privée qui a été repris ou soutenu par lEtat, » Paul De Grauwe, Centre For European Policy Studies, 6 mai 2010

3 Transformer une dette privée en dette publique La grande déréglementation financière des années Collusions au pouvoir : Chassé croisé entre « Wall Street » et « Washington » Crise financière de 2008 Austérité et dette publique

4 La grande dérégulation des années Fin du Glass Steagall Act. Séparait notamment banque de dépôt et banque dinvestissement -- Citigroup -- Multiplication des sociétés financières non réglementées, à côté des banques (elles-mêmes concentrées * ) Privatisation des banques : LEtat est un acteur comme les autres Lère des « innovations » de lindustrie financière : CDS ; ABS ; CDO … LOMC remplace le GATT : intensification de loffensive. Blocage depuis Doha En France, la titrisation a été introduite par la loi du 23 décembre Sous l'impulsion de Pierre Bérégovoy, l'idée était de faciliter le développement du crédit immobilier en permettant aux banques de sortir les créances de leurs bilans et d'améliorer leur ratio "Cooke". Essor de la consommation par endettement * 5 banques américaines dinvestissement dominaient le marché jusquà la crise : Bear Sterns, Lehman Brothers,Goldman Sachs, Merryl Linch et Morgan Stanley

5 Prolifération des innovations financières Effet de levier :Bear Sterns avait doté un fond de 600 millions de capitaux propres et de 10 milliards demprunt aux banques; Globalement, cette banque avait « une position globale sur les dérivés de crédit de 13,4 trillions de dollars pour 80 milliards dactifs et 10 milliards seulement de capitaux propres » ! Le marché des produits dérivés vaut 15 fois le PIB mondial. Août 2008 : produits financiers dérivés = Mds $ 1000 milliards de CDS couvraient la dette de 15 milliards de GM Sources : Jusquà quand ? Pour en finir avec les crises financières, Frederic Lordon

6 Fin structurée : Titrisation et titres au carré, au cube… Portefeuille de référence : créances et obligations diverses CRÉANCES Tranche « senior » Risque faible Tranche « mezzanine » Risque moyen Tranche « equity » Risque élevé ABS * * ABS : Asset Backed Security : titre adossé à des actifs, créances titrisées ** CDO : Collateralized Debt Obligation, obligation sur dette collatéralisée, titre de titre (au carré) Adossé à la tranche « senior » CDO ** Adossé à la tranche « mezzanine » Adossé à la tranche « equity » Titre Titres ²

7 Collusions au pouvoir : Chassé croisé entre « Wall Street » et « Washington » Goldman Sachs : "La première chose que vous devez savoir de Goldman Sachs, c'est qu'elle est partout. La banque d'investissements la plus puissante au monde est une gigantesque pieuvre vampire qui enfonce sans cesse son syphon sanguinaire dans tout ce qui a l'odeur de l'argent." Matt Taibbi

8 Robert Rubin A passé 26 ans chez GS et a co- présidé le CA de 1990 à 1992 secrétaire au Trésor entre 1995 et Acteur majeur de la débâcle de la déréglementation financière et dans la crise de la dette notamment des pays du Sud Est asiatique. Architecte de labrogation du Glass Steagall Act (1933). Devient ensuite un des principaux dirigeant de CitiGroup. A reçu environ 118 millions $ dactions, de salaires et de bonus entre 1999 et Actuellement conseiller économique dObama. Est considéré comme le mentor de Lawrence Summers

9 Henry Paulson Codirige Goldman Sachs entre 1999 et 2006 Secrétaire au Trésor sous Bush entre 2006 et Auteur du TARP : Refus de sauver Lehman Brother, principal concurrent de GS / Accord sur le renflouement dAIG à hauteur de 85 Mds$. Motivé parce que celle-ci devait 13 Mds $ à GS ? / Renflouement de GS à hauteur de 10 Mds $ avec TARP Neil Kashkari : administrateur du Fond TARP, nommé par Paulson. Ancien vice président de GS

10 Lawrence Summers « Les pays sous-peuplés dAfrique sont Largement sous-pollués. La qualité de lair y est dun niveau inutilement élevé par rapport à Los Angeles ou Mexico [...] Il faut encourager une migration plus importante des industries polluantes vers les pays Les moins avancés [...] et se préoccuper davantage dun facteur aggravant les risques dun cancer de la prostate dans un pays où les gens vivent assez vieux pour avoir cette maladie, que dans un autre pays où deux cents enfants sur mille meurent avant davoir lâge de cinq ans. […] De ce point de vue, une certaine dose de pollution devrait exister dans les pays où ce coût est le plus faible, autrement dit où les salaires sont les plus bas. Je pense que la logique économique qui Veut que des masses de déchets toxiques soient déversées là où les salaires sont les plus faibles est imparable. » Secrétaire adjoint au Trésor en 1995 sous Rubin puis sécrétaire au Trésor de 1999 à Janvier Actuel directeur du Conseil économique national de la Maison Blanche Chef économiste de la BM entre 1991 et Stiglitz lui succèdera.

11 Timothy Geithner : Président de la FED de New York Sous secrétaire au Trésor entre 1998 et 2001, adjoint successivement de Rubin et de Summers qui sont tout deux ces mentors ; actif au Brésil, Indonésie, Corée du Sud, Mexique, Thaïlande. Secrétaire du Trésor sous Obama

12 Paul Volcker En tant que président de la Réserve fédérale ( ), il avait augmenté brutalement les taux dintérêt aux Etats-Unis en octobre 1979, ce qui avait par effet de contagion internationale constitué le détonateur principal de la crise de la dette publique au début des années Chase Manhattan Bank de à 1965 à 1969 Dans le cas de la crise de la dette des pays en développement qui a explosé en 1982, il faut ajouter un deuxième détonateur : la chute brutale des prix matières premières qui a entraîné une réduction drastique des recettes dexportation dans lesquelles les gouvernements puisent pour rembourser la dette extérieure publique.

13 Crise financière de 2008 Jean-Claude Trichet, Président de la Banque centrale européenne (BCE) : « Il y a maintenant une telle créativité en matière de nouveaux instruments financiers très sophistiqués que nous ne savons pas où sont les risques » Financial Times, 29 janvier 2007

14 Sauver le système Agences de notations : S tandard & Poors, Moodys (US), et Fitch (Fr) Les innovations financières continuent Financements mis à la disposition des marchés par les banques centrales et les Etats entre avril et octobre 2008 : Mds $ Est coût global de la crise sur les banques par le FMI en janvier 2009 : 2200 Mds $ Pertes des banques américaines, britanniques, espagnoles, suisses en 2008 : Mds $ Source : La crise, quelles crises ? Eric Toussaint et Damien Millet

15 suite Pertes en 2008 pour la Royal Bank of Scotland : 30 Mds PIB du Kenya : 30 Mds TARP (700 Mds $) : 600 banques ont reçu en tout 199 Mds $. Dix banques ont remboursé 68 Mds dont GS, JP M et M Stanley qui ont remboursé 43 Mds $ à elles trois Source : La crise, quelle crise ? E.T et D.M

16 La folie financière reprend son cours 32,6 milliards de dollars versés en 2009 sous forme de primes par neuf établissements de Wall Street qui, dans le même temps, avaient perçu 175 milliards daides publiques* 4 milliards de livres sterling de bonus attendus par les traders de la City, à Londres BNP Paribas a versé 1 Mds euros en UBS : 2,9 Mds de francs suisse. Ajustement structurel que pour le Sud, et les pop du Nord, mais jamais pour les banquiers …. *SOURCE : conclusions de lenquête menée par le procureur général de lEtat de New York, M. Andrew Cuomo

17 Les gagnants JP Morgan Chase : 25 Mds $ et a racheter pour une bouchée de pain Bear Stearn et Washington Mutual Goldman Sachs « Government Sachs » :10 milliards $ (gouvernement US) plus 13 Mds $ dAIG Bank of America a racheté Merrill Lynch En 2009, JP Morgan et Goldman Sachs ont déjà remboursé les sommes prêtées au gvt. Environ 30 milliards $ de bonus seront versés cette même année pour les trois plus grosses banques (GS, JP M et Morgan Stanley). CitiGroup a reçu 45 Mds $. Etat a gardé sa participation pour le moment car pas de remboursement anticipé.

18 Austérité et dette publique «On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l'ont engendré» Albert Einstein

19 Religion du Marché et thérapie de choc « En aidant la Grèce, on saide nous-mêmes. Les 6 milliards [deuros prêtés à la Grèce par la France] on ne les a pas trouvés dans les caisses de lEtat. On les emprunte à un taux denviron 1,4 ou 1,5 % et on les prête aux Grecs à environ 5 %. Donc nous ferons un gain là-dessus. Cest bon pour le pays, cest bon pour la Grèce, cest surtout bon pour la zone euro. Il faut rassurer les marchés. Cest toujours comme ça, il faut rassurer les marchés. [...] Il faut rassurer, il faut tendre un filet de sécurité public. » Eric Woerth

20 Grèce Après un premier programme de 4,8 milliards d'euros pour 2010, Athènes a consenti, en échange des 110 milliards d'euros d'aide internationale, à faire 30 milliards d'économies supplémentaires d'ici L'objectif est ambitieux : ramener le déficit budgétaire de 14% en 2009 à 3% en Le gouvernement prévoit : Gel, après réduction, des pensions de retraite des fonctionnaires et des salaires du public comme du privé (réduction de 7% en moyenne des pensions de retraite). La TVA passe de 19 à 21%. Les taxes sur lalcool augmentent de 20%. Le prix des cigarettes augmente de 63%. Le prix de lessence monte de 8 centimes au litre, et le diesel de 3 centimes, alors quun mois plus tôt le prix des carburants avait déjà augmenté de 25 centimes. Et ce nest pas fini : « De nouvelles solutions devront être envisagées en 2011 et 2012 », prévient le Finlandais Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires. Taux de chômage prévu : 18%. La France et lAllemagne vont emprunter sur les marchés financiers à taux très modéré pour « prêté » à la Grèce à taux fort ---- Solidarité européenne ?

21 Irlande Premier pays de la zone euro à être entré en récession,le gouvernement a pris dès 2008 des mesures de rigueur, encore renforcées l'an dernier. Les ménages supportent le gros de l'effort : Réduction des salaires dans la fonction publique (de 5 à 15%). 760 millions deuros déconomie dans les dépenses sociales, réduction des allocations sociales. 2 milliards déconomie dans les dépenses de fonctionnement et dinvestissement. Une taxe carbone et une taxe sur leau (jusquici gratuite) sajoutent à une hausse générale dimpôt sur le revenu. Hausse du chômage. A noter que la rigueur ne s'impose pas aux entreprises, qui continuent de bénéficier d'un taux de 12,5% d'impôts sur les bénéfices...

22 Espagne Déficit de 11,2% du PIB et un taux de chômage record de 20% Réduction des salaires et retraites dans la fonction publique (baisse de 5%). Gel des embauches dans la fonction publique. Baisse des indemnités de licenciement. Report de lâge de départ à la retraite de 65 à 67 ans. Réduction de 600 millions deuros de laide au développement en Réduction de 6,045 milliards deuros dici 2011 de linvestissement public. Le gouvernement va demander aux régions et aux municipalités de faire 1,2 milliard deuros déconomies supplémentaires. Hausse de la TVA

23 Portugal Confronté à un déficit record de 9,4% du PIB en Hausse de la TVA. Surtaxes sur les ménages et les entreprises. Gel des salaires dans la fonction publique pendant quatre ans, suppression de certaines allocations, avec à la clé, un vaste plan de privatisations, dans les transports, lénergie, les assurances ou la poste... Augmentation des impôts sur le revenu : le parlement a par ailleurs approuvé la création d'une nouvelle tranche d'imposition à 45% pour les revenus supérieurs à plus de euros ainsi que la taxation à 20% des plus-values boursières. Des efforts jugés insuffisants à en croire la décision de S&P de dégrader fin avril sa note souveraine.

24 Les autres France : Gel des dépenses dEtat pour les trois prochaines années. Baisse de 10% des dépenses de fonctionnement. Démantèlement des services publics : protection sociale, justice, santé… Un million de chômeurs dici la fin 2010, dont sans aucune ressource. Au Royaume Uni, le nouveau gouvernement conservateur de David Cameron entend mettre fin à la hausse des cotisations sociales voulue par les travaillistes et indique "que des baisses de dépenses modestes, de l'ordre de 6 milliards de livres (7 milliards d'euros) sont possibles" sur l'année en cours. Les projets de réduction du déficit seront présentés lors d'un "budget d'urgence" qui se tiendra dans les 50 jours et une taxe spécifique sur les banques sera levée. Italie se retrouve dans la ligne de mire. Des annonces concrêtes ne devraient pas tarder

25 Alternatives : remettre la finance à sa place … mais pas seulement La finance doit redevenir subordonnée aux pouvoirs publics Audit de la dette publique externe et interne Faire payer la crise aux responsables Sortir de la crise du capitalisme Justice sociale et fiscale Souveraineté alimentaire, politique, économique et sociale Revalorisation du Travail face au Capital

26 Bibliographie et sources La crise, quelles crises ? Eric Toussaint et Damien Millet Jusquà quand ? Pour en finir avec les crises financières. Frederic Lordon La face cachée des banques. Eric Laurent /%3bkw=%5B3351,11459%5D. Matt Taibbi /%3bkw=%5B3351,11459%5D Fond monétaire international (FMI)


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