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MICRO-ÉCONOMIE 1 : GRANDS PRINCIPES UE1 Introduction à léconomie.

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2 MICRO-ÉCONOMIE 1 : GRANDS PRINCIPES UE1 Introduction à léconomie

3 2 IÈME PARTIE LANALYSE EN TERME DE MARCHÉ Micro-économie 1 : Grands principes

4 CHAPITRE 4 MICRO-ÉCONOMIE ET DÉMARCHE SCIENTIFIQUE Micro-économie 1 : Les grands principes

5 Introduction La micro-économie se donne pour objet létude du comportement d« agents » économiques et leurs interactions. Ces interactions ont lieu sur des marchés : unique espace de socialisation. Chaque agent sefforce théoriquement daméliorer sa position initiale : rivalité. La micro-économie imagine à quelles conditions ces échanges sont compatibles entre eux : optimalité. 4

6 Introduction La micro-économie a un statut théorique : Elle est construite à partir dhypothèses... Et de concepts abstraits. Une théorie se juge moins par le réalisme de ses hypothèses que par sa capacité à expliquer : ambition explicative. Elle décrit des comportements qui devraient être : ambition normative. 5

7 Une théorie du choix qui suppose... Un système de prix qui permette dégaliser les offres et les demandes... Et doffrir à chacun la meilleure situation possible, compte tenu de ses contraintes. La micro-économie sintéresse à lUNE des dimensions du choix Mais elle peut devenir implicitement normative dans le sens où elle indique une référence (la CPP) par rapport à laquelle on juge. 6

8 Source : Perroux, F. [1970], "Les conceptualisations implicitement normatives et les limites de la modélisation en économie", Économies et sociétés, n°26, série H, décembre, p. 2255-2272. Une représentation « implicitement normative » 7

9 Le contenu de la logique de « marché » La logique micro-économique suppose un ensemble de règles du jeu cohérentes et compatibles : La cohérence est un état. La compatibilité est une aptitude. Les règles du jeu doivent être animées par des mobiles. Ex : recherche du profit ou recherche du bien-être (utilité)! Source : De Boissieu, C. [1980], Principes de politique économique, Économica, Paris. 8

10 Plan du chapitre 4 Section 1 : Les procédures daffectation des ressources Section 2 : Une longue filiation smithienne Section 3 : Hétérogénéité des démarches scientifiques 9

11 Théorique ou réel, le marché est une procédure de choix ; Il na pas dominé toutes les organisations sociales ; Repérons le parmi les procédures de choix. 1-Procédures daffectation des ressources 10

12 1.1- Différents modes de « comportements » Karoly Polanyi [1944], dans La grande transformation (Budapest), montre que léconomie nest pas nécessairement marchande. Elle a pu reposer sur des principes de comportement différents Le principe de réciprocité – modèle de la symétrie; Le principe de redistribution – modèle de la centralité; Le principe de ladministration domestique – modèle de lautarcie. Le principe de troc ou déchange – modèle du marché 11 Source : Polanyi, K. [1944 [1983]], La grande transformation. Aux origines politiques et économiques de notre temps, Éditions Gallimard, Paris.

13 1.1- Différents modes de « comportements » Karoly Polanyi [1944] : Le « marché » et lhomo oeconomicus sont les produits dune construction historique ; Dans toute autre société humaine le « marché » ou l « économique » sont insérés/encastrés / enchâssés dans les autres institutions sociales. Fait social total Fait social total (Marcel Mauss) : Damisch, H. [2008],"Marcel Mauss, l'esthétique et le phénomène social total"", L'Homme, n°185-6, t.1, 195- 211 : consistance symbolique du lien social.Marcel Mauss, l'esthétique et le phénomène social total" 12 Source : Polanyi, K. [1944 [1983]], La grande transformation. Aux origines politiques et économiques de notre temps, Éditions Gallimard, Paris.

14 1.2- Différents systèmes de « choix social » Dans sa typologie des différents modes de choix social, Frank H. Knight [1933], dans Risk, uncertainty and profit, (Londres) distingue trois mécanismes : La coutume Lautorité Le consensus 13 Source : Vahabi, M. [1997], Les modes de coordination et les institutions : vers une approche dynamique, Note introductive, Université Paris I, Panthéon-Sorbonne Pari

15 1.3- Une théorie des choix sociaux Kenneth Arrow [1951], Choix collectif et préférences individuelles (Cambridge, Mass.). Comment réaliser des choix collectifs ou sociaux dans une démocratie capitaliste ? Arrow ramène la réponse à deux options : Le vote Le marché 14 Source : Baslé, M., F. Benhamou, et al., (sous la dir.), [1988], Histoire des pensées économiques : les contemporains, Synthèse +, Sirey, Paris.

16 Source : Baslé, M., F. Benhamou, et al. [1991], Histoire des pensées économiques : les contemporains, Sirey, Paris. Comment réaliser des choix sociaux ? Frank H. K NIGHT (1885-1972) Kenneth A RROW (1921-...) 15

17 1.3- Une théorie des choix sociaux Vote – Marché au lieu de Plan – Marché ? Un Plan est un instrument daction ; Un Marché est une procédure de choix. Le Plan est laboutissement dune procédure de vote. 16 Source : De Boissieu, C. [1980], Principes de politique économique, Économica, Paris.

18 1.3- Une théorie des choix sociaux Biens privatifs : le marché est le critère de décision. Biens collectifs : Fort degré dindivisibilité. Biens publics : Fournis par des personnes de droit public 17 Source : De Boissieu, C. [1980], Principes de politique économique, Économica, Paris.

19 1.3-Une théorie des choix sociaux Différence de nature entre les deux rationalités ? Le vote = rationalité politique ? Le marché = rationalité économique ? Kenneth Arrow : Les problèmes politiques liés à une procédure de vote peuvent être abordés en partant des instruments et de la rationalité de la science économique 18 Source : De Boissieu, C. [1980], Principes de politique économique, Économica, Paris.

20 1.3-Une théorie des choix sociaux Kenneth Arrow : Théorème dimpossibilité Transitivité Mr ECOG : Droit > Micro-économie Anglais > Droit Anglais > Micro-économie 19 Source : Baslé, M., F. Benhamou, et al., (sous la dir.), [1988], Histoire des pensées économiques : les contemporains, Synthèse +, Sirey, Paris.

21 1.3- Une théorie des choix sociaux Imaginons 3 candidats : Alain, Béatrice et Claude. 40% de la population préfère Alain à Béatrice, mais préfère Béatrice à Claude : Alain>Béatrice>Claude. Pour 35% des gens on obtient Béatrice>Claude>Alain, et pour les 25% restants Claude>Alain>Béatrice. Groupe 1 (40%) : A > B > C Groupe 2 (35%) : B > C > A Groupe 3 (25%) : C > A > B 20 Source : http://sciencetonnante.wordpress.com/2012/04/23/le-paradoxe-de-condorcet/http://sciencetonnante.wordpress.com/2012/04/23/le-paradoxe-de-condorcet/

22 1.3-Une théorie des choix sociaux Le paradoxe : Quel que soit le mode de scrutin, une majorité de la population sera prête à changer le vainqueur. Si le vainqueur est Béatrice : Les groupes 1 et 3 (65% des voix) sont daccord pour remplacer Béatrice par Alain car les deux préfèrent A à B. Si Alain est élu : les groupes 2 et 3 (60% des voix) préfèrent avoir Claude à sa place. Etc. Il ne peut pas exister de vainqueur indiscutable compte tenu des préférences individuelles des uns et des autres. 21 Source : http://sciencetonnante.wordpress.com/2012/04/23/le-paradoxe-de-condorcet/http://sciencetonnante.wordpress.com/2012/04/23/le-paradoxe-de-condorcet/

23 1.3- Une théorie des choix sociaux Kenneth Arrow : Théorème dimpossibilité qui sapplique si la finalité dune société est la maximisation du bien-être social ; « Dans certains cas, il nexiste pas de manière indiscutable dagréger des préférences individuelles en une préférence collective. » 22 Source : Baslé, M., F. Benhamou, et al., (sous la dir.), [1988], Histoire des pensées économiques : les contemporains, Synthèse +, Sirey, Paris.

24 2-1 Des classiques aux néo-classiques 2-2 Lhéritage commun 2-3 Une définition « formelle » de léconomie 2- Une longue filiation Smithienne 23

25 Source : Albertini, J.-M. et A. Silem [1983], Comprendre les théories économiques. 2. Petit guide des grands courants, Éditions du Seuil, Paris. 2.1- Des classiques aux néo-classiques 24

26 a) Des précurseurs aux successeurs Les précurseurs de la synthèse dAdam Smith Valeur dusage/valeur déchange : Xénophon, William Petty, Ibn Khaldoun. Lordre naturel : Aristote, Thomas Hobbes, John Locke, William Petty, David Hume. Les successeurs de la synthèse dAdam Smith : Thomas Robert Malthus, David Ricardo, John Stuart Mill. Jean-Baptiste Say, Frédéric Bastiat, Henri Charles Carey. Source : Albertini, J.-M. et A. Silem [1983], Comprendre les théories économiques. 2. Petit guide des grands courants, Éditions du Seuil, Paris. 25

27 b) Linvention du marginalisme Fin du XIXe siècle : Volonté de reprendre le programme scientifique dAdam Smith Prétention à faire de léconomie une science positive Faire de léconomie une science de la rationalité économique Source : Albertini, J.-M. et A. Silem [1983], Comprendre les théories économiques. 2. Petit guide des grands courants, Éditions du Seuil, Paris. 26

28 Idéologie libérale et théorie néo-classique... 27 Source : Albertini, J.-M. et A. Silem [1983], Comprendre les théories économiques. 2. Petit guide des grands courants, Éditions du Seuil, Paris.

29 c) Lémergence des néo-classiques Trois ouvrages, en trois lieux différents, avec un fort socle commun : Stanley Jevons [1871], Théorie de léconomie politique, Londres. Carl Menger [1871], Les fondements de léconomie politique, Vienne. Léon Walras [1874], Eléments déconomie politique pure, Lausanne. Source : Albertini, J.-M. et A. Silem [1983], Comprendre les théories économiques. 2. Petit guide des grands courants, Éditions du Seuil, Paris. 28

30 2-2 Lhéritage commun Les trois principes fondateurs du libéralisme: La rationalité des comportements individuels. Le marché comme institution régulatrice de léconomie. « Les valeurs séchangent contre des valeurs ». Source : Albertini, J.-M. et A. Silem [1983], Comprendre les théories économiques. 2. Petit guide des grands courants, Éditions du Seuil, Paris. 29

31 a) La rationalité des comportements individuels. Triomphe de la raison au XVIIIe siècle : Lhomme est un être rationnel. Chacun recherche ce qui est utile à son plaisir Les choix sont avant tout individuel Il sagit délaborer des instruments dune science autonome. Source : Albertini, J.-M. et A. Silem [1983], Comprendre les théories économiques. 2. Petit guide des grands courants, Éditions du Seuil, Paris. 30

32 a) La rationalité des comportements individuels. Passer du comportement individuel au résultat général (cétait la question de K. Arrow) ? Il nexiste quun seul type de rationalité économique Généralisation de lindividu au collectif, à la société. La quête individuelle nimplique-t-elle pas la désintégration sociale ? Lordre naturel accorde les deux pour Adam Smith : la main invisible. Source : Albertini, J.-M. et A. Silem [1983], Comprendre les théories économiques. 2. Petit guide des grands courants, Éditions du Seuil, Paris. 31

33 b) Le marché comme institution régulatrice Le marché est linstrument le plus efficace pour la circulation des informations. Le marché garantit la satisfaction de chacun avec la meilleure allocation des ressources. Le marché élimine les inefficacités et les abus de rémunération. Source : Albertini, J.-M. et A. Silem [1983], Comprendre les théories économiques. 2. Petit guide des grands courants, Éditions du Seuil, Paris. 32

34 c) Les valeurs séchangent contre des valeurs Les échanges fonctionnent sur le modèle du troc. La monnaie est une marchandise comme une autre. « La monnaie nest quun voile » : TQM Bodin – 1568. Source : Albertini, J.-M. et A. Silem [1983], Comprendre les théories économiques. 2. Petit guide des grands courants, Éditions du Seuil, Paris. 33

35 Source : Albertini, J.-M. et A. Silem [1983], Comprendre les théories économiques. 2. Petit guide des grands courants, Éditions du Seuil, Paris. Du marginalisme au néo-marginalisme 34

36 2-3 Une définition « formelle » de léconomie Lionel ROBBINS «The Subject Matter of Economics» - 1932 « La science qui étudie les comportements humains comme une relation entre des fins et des moyens rares à usage alternatifs». Dans ce cas, il sagit de la théorie formelle de toute action finalisée 35

37 Une conception praxéologique de léconomie R. BURLING « Maximization Theories and the Study of Economic Anthropology » - 1962 «Il ny a pas de techniques ni de buts économiques spécifiques. Cest seulement la relation entre des fins et des moyens qui est économique». LEconomie politique se dissout dans une théorie générale de laction 36

38 La praxéologie Ludwig Von MISES « LAction Humaine» - 1949 «La praxéologie traite de laction humaine en tant que telle, dune façon universelle et générale». « La praxéologie soccupe des voies et des moyens choisis en vue des objectifs de laction humaine ». 37

39 La théorie formelle de laction finalisée ne saurait définir lEconomique. Posée comme telle, il sagit dune procédure mathématique « indifférente » aux objets quelle manipule. Elle suppose que ces « objets » préexistent. 38 Le principe général de laction rationnelle : critique Source : Godelier, M. [1969], Rationalité & irrationalité en économie - I Le thème, François Maspero, Paris.

40 Le principe général de laction rationnelle : critique LEconomique doit être défini en termes réels et non formels La structure dun système économique déterminé doit être connue La structure des besoins/valeurs des membres dune société doit être identifiée 39

41 Source : Les Echos, 13 août 2009 Article référencé Fruteau, C., B. Voelklb, et al. [2009], Supply and demand determine the market value of food providers in wild vervet monkeys, PNAS Early Edition, Emory University, Atlanta.], Supply and demand determine the market value of food providers in wild vervet monkeys La question dune « loi naturelle » du marché ! 40 Action humaine ?

42 3-1 La démarche scientifique générale 3-2 La conception de la science chez Léon Walras 3-3 Les critères de scientificité en économie 3- Hétérogénéité des démarches scientifiques 41

43 3-1 La démarche scientifique générale Savoir scientifique = vérités qui, de toute éternité, attendent dêtre découvertes, constatées. But = découvrir, comprendre et expliquer le monde tel quil est. Moyen = utilisation dune raison pure, observations neutres, rationalité indépendante de toute époque. Résultat = élaboration de théories en stricte correspondance avec la réalité. Source : Hagège, H. [2007], La démarche scientifique : invariants et spécificités disciplinaires (une approche épistémologique), LIRDEF, IREM, Montpellier et http://www.bubblews.com/news/376457-the-other-side-of-reality/La démarche scientifique : invariants et spécificités disciplinaires (une approche épistémologique)http://www.bubblews.com/news/376457-the-other-side-of-reality/ 42

44 a) Naissance de la démarche expérimentale Renaissance : La raison na de valeur scientifique que si elle est confrontée à lexpérience. Depuis plusieurs siècles, la scolastique offre une vision du monde qui conforte nos sens : obstacle épistémologique.scolastiqueobstacle épistémologique Nicolas Copernic (1473-1453) publie sa théorie héliocentrique le jour se sa mort.théorie héliocentrique Galileo Galilée (1564-1642) ne disposait pas de preuves directes du mouvement terrestre. Le Messager céleste. (Sidereus Nuncius) http://www.astrosurf.com/luxorion/galilee-hommage3.htm Source : Hagège, H. [2007], La démarche scientifique : invariants et spécificités disciplinaires (une approche épistémologique), LIRDEF, IREM, MontpellierLa démarche scientifique : invariants et spécificités disciplinaires (une approche épistémologique) 43

45 a) Naissance de la démarche expérimentale Après Galileo Galilée peut commencer la révolution scientifique : Développement de la démarche expérimentale ; Mathématisation de lastronomie et de la physique ; Extension des mathématiques. Source : http://www.astrosurf.com/http://www.astrosurf.com/ 44

46 La révolution scientifique Galileo Galilée (1564- 1642) : Les mathématiques ce « langage décrivant la nature ». Il appelait de ses vœux « l'écriture mathématique du livre de l'Univers ». Expériences uniquement de « pensée ». Source : http://www.astrosurf.com/http://www.astrosurf.com/ 45

47 b) Penser la démarche scientifique Naissance de lempirisme. Cest un réaliste. « Révéler les vérités cachées de la Nature » Se défaire de lobstacle de la science antérieure. Douter de ce qui est supposé acquis (tabula rasa) 46 Francis Bacon (1561-1621)René Descartes (1596-1650) Source : Hagège, H. [2007], La démarche scientifique : invariants et spécificités disciplinaires (une approche épistémologique), LIRDEF, IREM, MontpellierLa démarche scientifique : invariants et spécificités disciplinaires (une approche épistémologique)

48 b) Penser la démarche scientifique Naissance du positivisme.positivisme Rechercher des lois (comment) et non des causes (pourquoi). Idéaliste Douter des théories et considérer les faits. Isoler toutes les causes pour interpréter un phénomène OHERIC 47 Auguste Comte (1798-1857)Claude Bernard (1813-1878) Source : Hagège, H. [2007], La démarche scientifique : invariants et spécificités disciplinaires (une approche épistémologique), LIRDEF, IREM, MontpellierLa démarche scientifique : invariants et spécificités disciplinaires (une approche épistémologique) Science = proposer des mécanismes expliquant des phénomènes : COMMENT Science = Identifier les causes expliquant des phénomènes : POURQUOI

49 O.H.E.R.I.C. Observation Hypothèses Expérimentation Résultats Interprétation Conclusion Source : http://st.creteil.iufm.fr/reperes/demarche_scientifique.htmhttp://st.creteil.iufm.fr/reperes/demarche_scientifique.htm 48

50 Conclusion Démarche déductive La « vérité » émane de constructions logiques et de schémas conceptuels Démarche inductive Grâce à lempirisme, lobservation est à lorigine de la connaissance du monde 49 RationalismeIdéalisme Source : Hagège, H. [2007], La démarche scientifique : invariants et spécificités disciplinaires (une approche épistémologique), LIRDEF, IREM, MontpellierLa démarche scientifique : invariants et spécificités disciplinaires (une approche épistémologique)

51 Les menaces sur la démarche scientifique Exemple : « Exxon aurait financé des recherches remettant en cause le réchauffement climatique », Le Monde, 3 juillet 2009.Exxon aurait financé des recherches remettant en cause le réchauffement climatique Source : http://lecerveau.mcgill.ca/http://lecerveau.mcgill.ca/ 50

52 3-2 Conception de la science chez Walras Les trois oppositions posées par Léon Walras Source : Dockès, P. [1996], La société n'est pas un pique-nique : Léon Walras et l'économie sociale, Economica, Paris. 51

53 a) Science abstraite vs science concrète Science à priori / déductive : idéalisme Science à posteriori / inductive : empirisme Léon Walras veut une science rationnelle et abstraite. Mais il ne construit pas un modèle hypothétique : ils recherchent des « types idéaux ». Source : Dockès, P. [1996], La société n'est pas un pique-nique : Léon Walras et l'économie sociale, Economica, Paris. 52

54 Opposition avec les classiques James Mill [1829] : « Les conclusions de léconomie politique, comme celle de la géométrie, ne sont vraies que dans labstrait, cest-à-dire quelles ne sont vraies que sous certaines conditions». John Elliot Cairnes [1875] : « On ne peut récuser une théorie économique sur la base dune infirmation factuelle». Les conclusions des théories ne sont vraies que dans labstrait, sous certaines conditions ceteris paribus. Chez Léon Walras, il sagit de vérités ontologiques (des hypothèses de bon sens concernant la nature humaine. Source : Dockès, P. [1996], La société n'est pas un pique-nique : Léon Walras et l'économie sociale, Economica, Paris. 53

55 Opposition avec lécole autrichienne Ludwig Von Mises [1950], Human Action : a Treatise on Economics, Yale University Press, New Haven : « Les disciplines «praxéologiques » ne se prêtent à aucune vérification infirmation sur le terrain de lexpérience [...] létalon ultime pour apprécier si un théorème correct ou non est la seule raison, sans laide de lexpérience ». Chez Léon Walras, les faits sont nécessaires aux sciences a priori pour définir les « types réels ». Il sagit datteindre « la vérité ». Source : Dockès, P. [1996], La société n'est pas un pique-nique : Léon Walras et l'économie sociale, Economica, Paris. 54

56 b) Science pure vs science appliquée Léon Walras : « La science pure consiste à étudier en eux-mêmes tous les faits dont le monde est le théâtre pour en formuler les lois » « Elle sapplique à des êtres de raison, fictifs, aisés à concevoir, mais nexistant pas dans la nature, et non pas à des « corps ». Source : Dockès, P. [1996], La société n'est pas un pique-nique : Léon Walras et l'économie sociale, Economica, Paris. 55

57 c) Science naturelle vs science humanitaire Les sciences naturelles sont celles des « faits » naturels, dont la caractéristique est dêtre régis par « des forces aveugles et fatales ». Les « faits » humanitaires exigent « lexercice de la volonté de lhomme » - une force qui se possède. Source : Dockès, P. [1996], La société n'est pas un pique-nique : Léon Walras et l'économie sociale, Economica, Paris. 56

58 3-3 Critères de scientificité en économie Lapriorisme en économie : Position méthodologique qui affirme que les théories économiques ne peuvent jamais être réfutées par leurs implications ou les faits. Lionel Robbins, Ludwig von Mises, Carl Menger, Friedrich von Hayek, etc.. Source : Brochier, H. [1990], "Critères de scientificité en économie", in Greffe, X., J. Mairesse et J.-L. Reiffers (sous la dir.), Encyclopédie économique, Économica, Paris, p. 25-54. 57

59 3-3 Critères de scientificité en économie Rationalisme et formalisme : Il sagit du rationalisme pur, ou rationalisme cartésien, tel que la construit Léon Walras. Il ne permet pas, nous lavons vu, de véritables confrontations de la théorie au monde de lexpérience. Frank Hahn, Kenneth Arrow, Gérard Debreu, etc. Source : Brochier, H. [1990], "Critères de scientificité en économie", in Greffe, X., J. Mairesse et J.-L. Reiffers (sous la dir.), Encyclopédie économique, Économica, Paris, p. 25-54. 58

60 3-3 Critères de scientificité en économie Rationalisme et formalisme (suite) : La théorie de léquilibre général (TEG) est soumise à un travail daxiomatisation depuis 1930 (Cowles Commission). La TEG est la théorie plus brillante de la science économique. Pour Walras, létat déquilibre est une « état idéal et non réel » Source : Brochier, H. [1990], "Critères de scientificité en économie", in Greffe, X., J. Mairesse et J.-L. Reiffers (sous la dir.), Encyclopédie économique, Économica, Paris, p. 25-54. 59

61 3-3 Critères de scientificité en économie Rationalisme et formalisme (suite) : Léquilibre nest jamais assuré sur tous les marchés. Certaines propriétés mathématiques ne sont pas « économiques ». Létablissement de léquilibre exige la « suspension du temps ». Source : Brochier, H. [1990], "Critères de scientificité en économie", in Greffe, X., J. Mairesse et J.-L. Reiffers (sous la dir.), Encyclopédie économique, Économica, Paris, p. 25-54. 60

62 3-3 Critères de scientificité en économie Mais …la TEG permet de réfuter des points de vue politiques mal fondés. Elle permet de repérer trois problèmes centraux pour la théorie de lorganisation : Nature et rôle de linformation ; Nature des processus de décision ; Place des régulations fondamentales. Source : Brochier, H. [1990], "Critères de scientificité en économie", in Greffe, X., J. Mairesse et J.-L. Reiffers (sous la dir.), Encyclopédie économique, Économica, Paris, p. 25-54. 61

63 3-3 Critères de scientificité en économie Le rationalisme critique : Il sagit de lapproche fondée sur les thèses de Carl Popper. Un corps de connaissances en progrès constant, Le refus de linduction, Critères de la réfutabilité et doctrine du faillibilisme Source : Brochier, H. [1990], "Critères de scientificité en économie", in Greffe, X., J. Mairesse et J.-L. Reiffers (sous la dir.), Encyclopédie économique, Économica, Paris, p. 25-54. Les théories doivent être réfutables. Tester une théorie revient à en tirer des prédictions précises et les confronter à lobservation. 62

64 3-3 Critères de scientificité en économie Critères dévaluation chez Thomas Samuel Khun. Lévolution scientifique opère par étapes : science normale, crise, révolution scientifique, nouvelle science normale. La « normalité » correspond à un fonctionnement satisfaisant dun « paradigme ». Un paradigme est un ensemble de concepts et de valeurs communes à une discipline : méthode : hypothèses fondamentales, etc. Source : Brochier, H. [1990], "Critères de scientificité en économie", in Greffe, X., J. Mairesse et J.-L. Reiffers (sous la dir.), Encyclopédie économique, Économica, Paris, p. 25-54. Lorsque les anomalies saccumulent avec les échecs de la théorie, cest toute la discipline qui entre en crise. Les deux paradigmes sont incommensurables 63

65 Hagège, H. [2007], La démarche scientifique : invariants et spécificités disciplinaires (une approche épistémologique), LIRDEF, IREM, Montpellier.La démarche scientifique : invariants et spécificités disciplinaires (une approche épistémologique) Lengaigne, B. et N. Postel [2004], "Arrow et limpossibilité : une démonstration par labsurde", Revue du MAUSS, n°24, t.2, 388-410.Arrow et limpossibilité : une démonstration par labsurde Lhuillier, V. [2002], "Les trois premières tentatives dapplication des mathématiques à léconomie politique de Léon Walras et lintégration progressive des choix subjectifs en économie pure", Cahiers d'Économie Politique, n°42, t.1, 29-48.Les trois premières tentatives dapplication des mathématiques à léconomie politique de Léon Walras et lintégration progressive des choix subjectifs en économie pure Maucourant, J. [2001], "Une lecture de Karl Polanyi", L'Économie politique, n°12, t.4, 90-106.Une lecture de Karl Polanyi Bibliographie... pour aller plus loin 64


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